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15/06/2012

Roger Garaudy, figure trés controversée, est mort

Figure trés controversée du paysage intellectuel français, Roger Garaudy est mort. "Brillant orateur jouant de sa considérable culture et de ses allures de doux savant" (propos cités/le monde), député puis sénateur, il a été l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages, pour certains engagés. Titulaire de la croix de guerre 1939/1945 et de la médaille de la déportation et de l'internement pour faits de résistance, il n'en est pas moins un négationniste(=révisionniste) en puissance qui nie l'existence des chambres à gaz et le génocide hitlérien à travers son ouvrage "Les mythes fondateurs de la politique israélienne", ouvrage interdit en France et qui lui vaudra une condamnation. Ancien dirigeant du parti communiste français, il en est exclu en 1970 suite à la parution de deux ouvrages écrits suite à l'entrée des soviétiques en Tchécoslovaquie : "Peut-on être communiste en 1968 ? et "Pour un modèle français du socialisme". Né dans une famille athée d'ouvriers et de marins, il est hostile à tout athéisme rigide et veut ouvrir entre chrétiens et communistes de nouvelles perspectives de dialogue. Converti au protestantisme à 14 ans, puis au catholicisme à 57 ans, Roger Garaudy finit par se convertir à l'Islam à 67 ans en 1980. Sa popularité est grande dans les pays arabo-musulmans. Du Caire à Téhéran en passant par Beyrouth, Damas, Amman, le Qatar et les territoires palestiniens, il est accueilli avec égards. http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2012/06/15/mor...

13:33 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |

Le français ou l'individualisme en pleine lumière

Le français est un personnage de roman, mais l’histoire nous en dresse un portrait plus réaliste qui s’affranchit des contes pour enfants.

Toujours divisés, individualistes et contradicteurs, les français n’ont jamais su constituer le ciment d’une unité considérée comme une sous-marque de fabrique. En cela, ils sont aidés par les systèmes et régimes qu'ils se sont choisis. Je ne parlerai pas des jeux d’alliances et mariages d’intérêt d’une monarchie imposée d'abords chrétienne pour la circonstance, mais principalement de ces rivalités incessantes dont la République est prodigue avec ce vice non dissimulé des belles pensées pleines d'arrières-pensées qui excusent toutes les manoeuvres et exactions.

Outre cette vieille opposition entre Catholiques et Protestants que l’on doit à la religion nouvelle, on notera bien d’autres divorces avant mariage auxquels la religion n’est jamais étrangère, et dont la République exploite une lecture nihiliste contre une nation incapable de tuer ses démons, éternellement revancharde et incapable de surmonter ses mécaniques oppositions. Opposition entre Bourbons et Orléanistes, Républicains et Monarchistes, Exploiteurs et Exploités, Dreyfusards et Antidreyfusards, Pétainistes et Gaullistes, Droite et Gauche, Nationaux et Mondialistes (et sa déclinaison Laïcité et Islam), avec cette nouvelle donne d’un citoyen du monde venu prêcher la bonne parole dans l’esprit figé et ringard des autochtones rétrogrades et consanguins.

Existe un facteur aggravant. La vertu s’excuse d’être vertueuse, et la lâcheté s’expose sans gène comme une toison d’or pour servir d’exemple à nos enfants, conditionnés sans relâche afin d’obtenir ce précieux sésame : le brevet de républicanisme.

Pour l’homme de convictions, il n’existe pas de diplômes et la République plaide l’isolement afin de ne pas affoler le poulailler des élites attachées à leur label.