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27/03/2017

RÉPONSE A E. MACRON POUR SA FORMATION HISTORIQUE

RÉPONSE A E. MACRON POUR SA FORMATION HISTORIQUE.

Un petit cours d'histoire sur l'Algérie

19:23 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

14/04/2014

Merci à Florent Pagny

Merci à Florent Pagny pour sa chanson "Le soldat"

Une pensée, des mots justes, un touchant ressenti.

Florent Pagny révèle une fibre sensible qu'on ne lui soupçonnait pas, une gravité qui échappe si souvent à nos stars extraverties et soucieuse de leur affiche pour le moins fantaisiste et guimauve.

15/11/2013

Le Nationalisme n'est pas un monstre mais un mythe vivant

Pourquoi le nationalisme déclenche-t-il à ce point l’aversion de la classe politicienne dite républicaine ?? En effet, on veut imputer au nationalisme toutes les calamités du XXe siècle et justifier par là même son rejet. Pourtant, celui-ci n’a jamais été la cause réelle des conflits apocalyptiques.

Citons l’exemple de la guerre de tranchées. Lors de l'émission "C dans l'air", Yves Calvi avait posé une question pertinente à ses invités : "Quelles sont les causes de la 1ère guerre mondiale ?? Quelle débandade !! Quelle désolation !! Nos instructeurs se sont enfuis à toute jambe, tout penauds !! Or, les causes sont non seulement connues, mais surtout sont connus ceux qui l'ont voulue.

En 1897,  la Weltpolitik ou « politique mondiale » du Kaiser Wilhelm II, plus offensive que celle de Bismarck, avait pour objectif de s’affranchir de toute dépendance  en matière d’importations de matières premières. Cette Weltpolitik, menée par Bernhard von Bülow et l'amiral Alfred von Tirpitz, nécessita une puissance navale conséquente, dont le développement sera assuré avec réussite par von Tirpitz. Les ambitions de l'Allemagne et l'accroissement de son empire colonial, créèrent des craintes chez les Français et les Britanniques d'où de vives tensions. Quant aux rivalités balkaniques, elles sont le fait d'Etats luttant pour leur survie sur fond d’ambitions territoriales somme toute banales, mais dont les nations bellicistes se servirent pour renverser la donne.

Par ailleurs, sur le plan franco-français, cette guerre voulue avait le sinistre avantage de briser les velléités contestatrices d'une jeunesse de tradition allante et réactionnaire, par trop hostile à l'établissement d'un ordre nouveau éradicateur de l'ancien monde forcé à la mutation, mais aussi de conjurer le climat instable d'une vague révolutionnaire organisatrice de grèves à répétition qui menaçait de se généraliser, enfin de conduire au remplacement des victimes de guerre par une population plus malléable venue de pays exportateurs de main-d'oeuvre bon marché.

Le ton est donné de nos jours. La fierté nationale qui trouve son inspiration dans l'attachement à ses racines est, pour nos professeurs, vecteur de haine. Bref, il faut savoir que le bellicisme n’a pas attendu les nationalismes pour se manifester tout au long de l’histoire des hommes, et la République, qui a été par essence l'expression d'un nationalisme aveugle et dévoyé en principe absolu de la nation batailleuse, aurait de quoi faire frémir nos inconditionnels actuels. Elle a imposé sa volonté selon une conception bourgeoise sans égard pour l’homme,  homme livré à une servitude politico-religieuse qui dévoile son intouchabilité dans les tables de la loi de Moïse dressées dans la convention comme symbole de la volonté nationale. C’est à cette République si sensuellement représentée aujourd'hui par nos élus en soutane bariolée, que l’on a dû la loi Jourdan-Delbrel, qui a permis à des pouvoirs en place de disposer de la vie de tous les hommes d’une nation au mépris de leur consentement.

Enfin, sous la troisième République en révolution, les clivages idéologiques vont changer progressivement à partir de l'affaire Dreyfus. Le camp conservateur défait, la digue sera rompue. Le nationalisme, jusqu'alors favorisé dans l'outrance selon les caprices du régime républicain, va se retrouver rejeté en dehors d'un consensus qui  fera du "cosmopolitisme" jusqu'ici valorisé et lié aux lumières, le fer de lance de cette notion de "citoyen du monde". Le nationalisme subira alors une désaffection du pouvoir en place, un peu comme le paganisme dans la Rome chrétienne. [Paganisme qui d'ailleurs, s'associait intimement à un nationalisme inhérent]. Le patriotisme restera néanmoins une référence pour la chair à canon et le règne d'une certaine cohésion.

Très vite, alors que le nationalisme en France se caractérise en lettres de sang par le principe d'une nation une et indivisible, nos réformateurs en odeur de sainteté maintiendront ce principe mais l'adapteront cependant à cette idée du "sentiment d'être français" en vogue. Désormais notre soupe quotidienne, ce nouveau concept issu d'une idéologie colonialiste sera prélevé sur la dépouille du cadavre à jamais sali du fait français honni. Fait français honni dés lors qu'il n'a pas vocation à conduire à un cosmopolitisme sans racines soumis à l'aveugle.

Dans un déni quasi hermétique de ce qu’est la République qu'ils chérissent, les politiques actuels nous montrent opportunément la sainte relique d'un corps transfiguré, et contrairement à leurs manifestations de ferveur nationale, ils ne conçoivent plus désormais le nationalisme que sur le plan exclusivement social et économique. Le citoyen socialement déraciné n'est plus alors que l’instrument d’une volonté nationale absolutiste substituée à l’engagement de raison.

Français que j'aime, sachez enfin que le nationalisme n'est pas un monstre, mais un mythe pacifique et vivant dans la mémoire collective des hommes de réflexion épris de liberté.

13/11/2013

Le silence du 11 novembre

Le silence du 11 novembre / Laurent Ozon

24/10/2013

"Komm Frau" ("Viens, femme"), de Bogdan Szumczyk

Un jeune étudiant des beaux-arts de Gdańsk, au nord de la Pologne vient de mortifier les autorités russes en représentant avec un réalisme cru le viol d’une femme enceinte par un soldat de la glorieuse Armée rouge ! Selon ses dires, Bogdan Szumczyk n’aurait voulu exprimer que ses opinions pacifistes : "C’est un message de paix ", clame le jeune sculpteur qui a exposé sa sculpture, baptisée "Komm Frau" ("Viens, femme"), de nuit, le week-end dernier, sur l’avenue de la Victoire à Gdańsk. La police n’a certes mis que quelques heures pour l’en faire disparaître, mais trop tard ! L’outrage était connu de Moscou.

"Je suis profondément choqué par cette incartade de l’étudiant des beaux-arts de Gdańsk qui a insulté avec son pseudo-art la mémoire de plus de 600.000 soldats soviétiques, morts pour la liberté et l’indépendance de la Pologne", s’étrangle d’indignation Alexandre Alekseev, l’ambassadeur de Russie à Varsovie qui attend "une réaction appropriée" des autorités polonaises. Quant à l’œuvre, elle est jugée carrément "vulgaire" et "ouvertement blasphématoire" : un soldat cramponne la victime, sur le dos, les jambes écartées, lui tirant les cheveux d’une main et de l’autre lui plaquant un revolver dans la bouche.

"À Gdańsk, c’étaient surtout des femmes allemandes, ainsi que des prisonnières déportées polonaises ou russes, qui ont ainsi été violées par des soldats soviétiques lors de la libération de la ville en mars-avril 1945. En Russie, le sujet est très sensible. Le rôle de "libérateur" de l’Armée rouge reste un élément-clé de la doctrine de l’Etat et une question de fierté nationale. Le thème des atrocités commises par des soldats soviétiques en Pologne et en Allemagne à la fin de la guerre n’a jamais été vraiment débattu en Russie où il reste largement tabou", lit-on dans les colonnes de la version française du Huffington Post, dirigée par Anne Sinclair.

Ce média n’est pas le seul à se risquer à évoquer les crimes de l’Armée rouge – et notamment la pratique du viol explicitement encouragée par Staline comme moyen de terreur contre les populations –, mais c’est sans doute moins par honnêteté historique que pour ternir l’image de la Russie, et surtout celle de son actuel président Vladimir Poutine.

2 millions de femmes violées par l’Armée rouge, on en parle ???

Les médias aiment bien Obama, on est pas prêt d'évoquer les crimes des Anglo-Américains !! France's love america !!!

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Traumatisme enfoui / Tabou : le mur du silence

Article libération.fr : Rouge cauchemar_

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Du blog "Héritage ancestral" :

Le massacre des allemands dés le 8 mai 1945

23/10/2013

Hitler a attaqué l'URSS, vrai ou faux ??

Par l'opération Barbarossa, Hitler a attaqué l’URSS, c'est un fait acquis. Si bien acquis, qu'Hitler ne s'en remis. On peut se poser toutefois cette question, Hitler était-il inconscient de vouloir s'attaquer à un géant sans être prêt militairement ??

Que neni. En réalité, cette attaque n'a précédé que de deux à trois semaines le Plan Orage soviétique, c’est-à-dire l’attaque de l’Europe centrale et occidentale par la partie de l’Armée Rouge située à l’ouest de l’Oural, soit 4 millions d’hommes bien équipés, 20 000 chars et autant d’avions de combat. Une telle armée, où tout était prévu pour l’offensive, aurait-elle pu être arrêtée lors de sa progression sur l’excellent réseau routier allemand ? Hitler le sut. Par le choix d'attaquer, il espéra donc jouer de l'effet de surprise et gagner du temps afin de conjurer le sort des armes.

Niccolo Machiavel : « La vérité ne traîne pas sur les grandes routes où passe tout le monde »

12/06/2013

Leçon de Marie-France Garaud à NKM

La petite NKM face à Marie-France Garaud : elle ne fit pas un pli (lien)

22/03/2013

« Je sais d’où je viens » écrit Nietzsche

Aristote : "Parmi ceux qui ont jusqu'à présent accepté les étrangers pour fonder une cité avec eux, ou pour les agréger à la cité, la plupart ont connu des guerres civiles."

Montesquieu : "Les ambitieux firent venir à Rome des villes et des nations entières pour troubler les suffrages ou se les faire donner."

Il évoque ensuite ce trait que bientôt les empereurs "furent presque tous étrangers, et quelquefois barbares. Rome ne fut plus la maîtresse du monde; mais elle reçut des lois de tout l'univers."

Hölderlin : "Ils sont là, moissonnant ta pensée, ton génie,

Et cueillant à plaisir tes raisins - et pourtant ils te raillent."

Gardez-vous de croire en une vérité à prétention universelle qui ne supporte pas d’être examinée sous l’angle du bon sens. Les promesses de lendemains meilleurs vous crucifient à l'observation de commandements qui attentent à votre liberté de pensée, confisquent votre joie de vivre et s'imposent à l'héritage de vos goûts pour un modèle transmis et non imposé.

31/01/2013

La lâcheté, une aristocratie moderne armé de toutes les vertus

Tout le monde semble s'accomoder de certaines injustices et travers de l'histoire pourvu qu'ils soient relégués à un passé dérobé. A plus forte raison si ce passé est récent, il y aura blâme ou prescription sous réserve de la tonalité politique de l'infâme à l'origine du sinistre. On va m'objecter que le contemporain résigné n'a aucune prise sur le passé ?? Oui, l'histoire suit son cours, mais la lâcheté suit son lit !!

21/01/2013

Faut-il visiter Auschwitz ??

Le musée d'Auschwitz-Birkenau se félicite du nombre record de visiteurs en 2012 à hauteur de 1,43 million. Sur le demi-million de polonais qui constitue la majorité des visiteurs, essentiellement des scolaires. 75 % des visiteurs ont moins de 25 ans. En effet, la nouvelle direction du camp a mis en place un important département de formation internationale. 10.000 professeurs et éducateurs ont été formés en 2011 sur la manière de préparer les jeunes à cette visite. Par ailleurs, côté français, la réflexion est menée en lien avec les partenaires polonais. 25 voyages par an sont organisés pour les professeurs des lycées français.

A l'occasion d'un reportage à Auschwitz : "la mémoire étouffée par le tourisme de masse" publié dans Télérama, Alain Finkielkraut appelait à ne plus aller à Auschwitz pour mieux honorer la mémoire des morts. Une prise de position qui a provoqué une levée de boucliers.

En attendant, dans les bâtiments où sont conservés les effets personnels des victimes, valises, prothèses, cheveux, etc.., les réactions sont imprévisibles / des cris, des pleurs, des rires nerveux...

Ne faut-il pas en effet dispenser ses enfants de subir pareil traumatisme ??

Faut-il visiter Auschwitz ?

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24/08/2012

L'épuration, amnésie nationale

Voici un article bien ficelé par Didier Pineau sur l’épuration sauvage (1944). Celui-ci présente opportunément un ouvrage de Philippe Bourdrel, « devoir de mémoire » que j’ai lu moi-même et dont je garde l’empreinte à jamais dans mon cœur nauséeux et mon esprit traumatisé.

L'épuration sauvage

Au jour où fleurissent un millier de plaques commémoratives sur les murs de la capitale à la mémoire des années noires de l’occupation et celle de la semaine de la libération, n’est-il pas capital de rendre justice à la vérité ? Devoir de réconciliation !!

Il n’y aura pas de plaque commémorative prés du square de l’avenue de Choisy (XIIIe), là où deux cents personnes furent incarcérées et torturées et une trentaine exécutées d’une balle dans la tête entre le 20 août et le 30 septembre 1944 par un groupe de résistants FTP (Francs-tireurs et Partisans, organisation de résistance du PCF). Les auteurs de ces exactions, qui jetaient ensuite dans la Seine le corps des suppliciés avec un pavé de grés autour du cou, furent acquittés en 1955.

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23/07/2012

Hommage aux pieux héros de Verden / Charlemagne le maudit

Article "histoire-fr.com" :

Charlemagne, le boucher chrétien (Ce titre n'est pas extrait de l'article en lien)

A la fin du VIII° siècle, les Saxons d’Angleterre n’avaient plus de liens avec leurs cousins de Germanie. Ces derniers, vivaient dans une contrée d’accès difficile, parsemée de marais et d’épaisses forêts. N’ayant pas de rois, les Saxons étaient divisés en plusieurs tribus, dont chaque chef était indépendant dans son canton. Cependant, ces derniers se réunissaient une fois par an pour discuter de leurs intérêts communs.

L’on comptait quatre principaux groupes de Saxons, à savoir les Westphaliens, les Ostphaliens, les Angrariens et les Nordalbingiens (mieux connus sous le nom de Danois ou Normands). Les Saxons constituaient un des rares peuples d’Europe à n’avoir pas épousé la foi chrétienne. Ainsi, ces derniers étaient restés fidèles au paganisme, qu’ils considéraient comme le symbole de leur indépendance (à noter cependant que la papauté envoyait depuis près d’un siècle des missions de christianisation dans la région).

Première campagne (772), l’Irminsul : en 772, les Saxons attaquèrent la Thuringe, une province du royaume des Francs. Charles, soucieux de défendre ses Etats, mais aussi de combattre le paganisme, décida alors de contre-attaquer. Réunissant son armée à Worms, Charles pénétra en Saxe. Ce dernier, remportant la victoire contre des Saxons désorganisés, entreprit donc de s’attaquer aux lieux de cultes des vaincus. Au fond d’une forêt sacrée, les Francs trouvèrent l’Irminsul, un arbre gigantesque représentant vraisemblablement l’Yggdrasil de la mythologie scandinave (selon la légende, il était le support de l’univers, les neuf mondes étant soutenus par ses branches. A noter que l’on ne sait pas aujourd’hui si l’Irminsul était un frêne, ou bien un simple tronc totémique sculpté. L’arbre étant considéré comme un symbole du paganisme saxon, Charles ordonna qu’il soit mis à terre. Ce dernier souhaitait prouver aux vaincus que la supériorité de la foi chrétienne, car la destruction de l’Irminsul ne provoquerait pas l’effondrement du ciel.

-Seconde campagne (774 à 775) : si les Saxons avaient fait soumission suite à la campagne de 772, la destruction de l’Irmenseul ne fit que les inciter à poursuivre la lutte contre les Francs. Ainsi, alors que Charles assiégeait Pavie, en 774, les Saxons envahirent la Frise et la Hesse, brûlant les églises et saccageant les monastères en guise de représailles. Alors occupé en Italie, Charles, dans un premier temps, envoya des troupes en Germanie, afin de contenir l’avancée des Saxons. Puis, en 775, convoquant l’ost à Quierzy, entra en Westphalie afin d’en découdre avec les insurgés.

De retour en Gaule, Charles monta une nouvelle expédition contre les rebelles en 775. Franchissant le Weser, le roi des Francs reçut la soumission des Ostphaliens et des Angrariens ; les Westphaliens, commandés par Widukind, poursuivirent la lutte, mais dd) Troisième campagne (777 à 785), l’exécution de Verden : suite à la soumission du duché de Frioul, en Italie, Charles convoqua une assemblée à Paderborn, en Germanie (777). Les Saxons, désormais vassaux des Francs, s’y rendirent à nombre, à l’exception de Widukind, qui s’était réfugié chez les Nordalbingiens. Ce dernier, voyant que Charles était occupé à guerroyer en Espagne, décida de reprendre les armes à compter de 778. Organisant la résistance saxonne, il menaça l’abbaye de Fulda, en Hesse, que les moines évacuèrent en emportant avec eux les reliques de Saint Boniface. Toutefois, la résistance de Widukind fut perturbée par un parti pro-franc qui émergea au sein de l’aristocratie saxonne, Charles ayant annoncé son intention d’instaurer l’institution comtale en Saxe.   En 782, Widukind parvint à vaincre l’armée franque au pied du massif des Wiehengebirge, près du fleuve Weser.

 

Cette défaite entraîna une grande opération de représailles, Charles se rendant en personne en Germanie. Ce dernier, faisant rassembler 4500 saxons à Verden, leur imposa de choisir entre la conversion ou la mort. Les prisonniers ayant refusé d'abjurer le paganisme, ils furent égorgés suite à un procès sommaire. En outre, 12000 femmes et enfants furent déportés dans les différentes provinces du royaume.

 

Cet évènement tristement célèbre fut plus tard baptisé le massacre de Verden.

 

-Le capitulaire saxon, le baptême de Widukind (785) : toutefois, l’annonce du massacre de Verden ne fit qu’exciter encore plus les Saxons contre la domination franque. Ainsi, beaucoup de colons francs installés en Saxe furent assassinés, et de nombreuses églises furent pillées.

La guerre devenant encore plus violente que par le passé, Charles décida en 785 de promulguer le capitulaire saxon (ou de partibus Saxonie), lors de l’assemblée de Paderborn.

Le texte punissait de mort quiconque refuserait de reconnaître les comtes et les missi, refuserait de se baptiser ou de payer la dîme aux églises, pratiquerait la crémation des morts ou les pratiques sacrificielles, violerait le jeûne du Carême et mangerait de la viande, etc.

Le capitulaire saxon plongea la région dans un bain de sang (Charles lui-même admit plus tard la cruauté de cette loi, et en modifia certains passages). Widukind, isolé, fut alors contraint de faire soumission en 785. Ce dernier, abandonnant le paganisme, se fit baptiser avec ses troupes à Attigny (selon certaines chroniques, Charles aurait été le parrain du Saxon).

-Dernières révoltes saxonnes (792 à 804) : suite à la soumission de Widukind, la Saxe fut en paix pendant près d’une décennie.

Mais, en 792, les Saxons se révoltèrent une fois encore, protestant contre le capitulaire. Widukind, quant à lui, se réfugia une fois encore chez les Nordalbingiens. Les insurgés, abjurant le christianisme, pillèrent les églises et tuèrent de nombreux colons francs.  En 794, Charles décida de lancer une expédition contre la Saxe, à laquelle participa son fils Charles le Jeune. L’ost fut alors divisé en deux, le roi des Francs marchant vers la Thuringe, son fils vers la Westphalie. Les insurgés déposèrent alors les armes sans combattre.

Quelques années plus tard, en 798, les Nordalbingiens attaquèrent les Abodrites, un peuple tributaire des Francs, installé entre l’Elbe et l’Oder. Cependant, ces derniers furent rapidement battus. En 799, la Saxe fut définitivement annexée. En mai 804, Charles acheva la pacification de la région en faisant déporter les rebelles Nordalbingiens ; en outre, les Abodrites furent autorisés à coloniser la rive droite de l’Elbe.

Au final, la guerre contre les Saxons avait duré plus de trente années, malgré la brève accalmie des années 785 à 792. Mais la région était désormais soumise, les Francs ayant imposé par la force la foi chrétienne,  à l’issue d’un conflit parfois considéré comme l’une des premières guerres de religion en Europe.

 

Aimez-vous les uns les autres disent-ils !!

18/07/2012

L’idée française de nation modèle, encore un monothéisme nivellateur

Au moyen-âge, le mot natio, conformément à l’étymologie (nascere), « désignait un groupe d’hommes ayant une origine commune ». Il est donc en rapport avec l’origine ethnique et géographique. Le mot nation est aujourd’hui galvaudé au nom d’une utopie mondialiste et nivellatrice érigée en nouvelle babylone, fichée dans le flanc des peuples crucifiés à cette idéologie inquisitrice prétendument bienfaitrice. En effet, si l’idée française de nation a su éveiller tant de peuples à l’histoire, elle n’en a pas moins véhiculé le plus redoutable des universalismes, avec, pour la France dogmatique, cette outrecuidante vanité à vouloir s’affirmer comme la seconde patrie de tous les hommes. Les français ont toujours été persuadés qu’ils avaient la mission d’apporter au monde, de gré ou de force, un modèle de société ou de civilisation. Baïonnette au canon, notre grand empereur n'a pas démenti cet état de fait. L’esprit de 1789, celui des Droits de l’homme, celui des lointaines croisades, habite toujours le peuple français. L’idée française de nation devient folle chaque fois qu’elle se détache de ses racines qui plongent dans un sol que tant de fils de France ont abreuvé de leur sang. Lavez-vous de ces impropres obsessions qui donnent libre court à toutes les spéculations. Notre pays ne s’est pas construit ex nihilo ou avec les bras d'une nuée d'esclaves maintenus en sujetion. Illusion tenace que cette missionnaire utopie salvatrice associée à l'idée d'une dette que nous aurions envers l'histoire. Notre histoire n'est pas née avec l'idéologie des lumières mais se meurt avec elle, inexorablement. Glorifiée aujourd’hui par les dépeceurs de l’âme française, sa bonté feinte galvanise les cosmopolites de cour dont les desseins n’ont rien de philosophiques lorsqu’ils décrète pour la France une vocation suicidaire : être la terre sainte de toutes les convoitises, et conjurer nos fautes présumées grâce à notre abnégation sans failles sous le couperet de toutes les revendications profanatrices.

12/07/2012

Aprés la guerre, 9,6 millions d'allemands expulsés

 
Extrait article de Wikipédia :
 
Les habitants de l’Est fuient l’Armée rouge, qui pille, viole et détruit tout sur son passage. Après la fin de la guerre, 9,6 millions d’Allemands sont encore expulsés de leur région d’origine et migrent vers l’Ouest. Les expulsions d’Europe de l’Est des populations d’origine allemande ont été légalisées et/ou décidées lors de la conférence de Potsdam de l’été 1945, jetant des millions d’expulsés et de réfugiés sur les routes. Le nombre des victimes civiles allemandes a été considérable pendant toute la durée des expulsions. Longtemps passé sous silence, le nombre des victimes des persécutions reste incertain, mais on estime qu’entre un et trois millions de civils allemands ont perdu la vie. Au total, à la fin de la guerre, 12 millions de personnes sont en quête d’un nouveau foyer.
 
Autre extrait article de Wikipédia :

Lors du repli de la Wehrmacht, l'Armée rouge se livre à de violentes représailles contre les populations ethniquement allemandes d'Europe de l'Est. Ainsi, lors de l'exode des populations allemandes de l'Est, 2 millions de civils sont massacrés par une soldatesque en furie, recrutée en priorité en Ukraine et en Biélorussie : colonnes de réfugiés mitraillées, femmes violées et assassinées, familles brûlées vives dans leur maison après une tentative de résistance.

À partir de l'automne 1944, et l'entrée sur le territoire allemand proprement dit, les troupes soviétiques se déchaînent contre les civils allemands : ainsi à Goldap, petite ville de Vieille-Prusse, la population est massacrée de manière barbare par les soldats de l'Armée rouge. Dans une atmosphère de haine contre les Allemands, les violences sont encouragées par les commissaires politiques, sous le coup du décret des Commissaires ... Viols et meurtres de masse sont la norme en ce qui concerne l'attitude des soldats soviétiques, encadrés par leurs officiers, qui organisent les violences. À l'automne 1944, les exactions soviétiques dans des villes reconquises après l'échec de leur première offensive ont donné un avant-goût du sort des populations allemandes de ces contrées : après le déclenchement de l'offensive Vistule-Oder, encouragée par certains de leurs officiers et les intellectuels soviétiques, la soldatesque soviétique se déchaîne sauvagement contre les populations civiles.

Les pillages, nombreux eux aussi, sont le fait de l'ensemble des troupes, soldats et officiers, et prennent une grande ampleur (comme l'atteste le nombre de colis envoyés depuis le front vers l'URSS) et concernent l'ensemble des biens en Allemagne : productions alimentaires, bracelets de montres, livres, horloges, radios, bicyclettes, etc. ; et les exactions proprement dites : fermes et villages brûlés, viols de réfugiées, abattues la plupart du temps.

Les provinces orientales furent donc le théâtre de multiples pillages et massacres de masse de civils allemands...

08:50 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

30/05/2012

Des héros qui exécutent des milliers de femmes et d'enfants

 

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Article de Jimi.B

Les films catastrophe à grand spectacle (et à gros budget) connaissent toujours un grand succès. Il y a quelques années, Le Titanic de Cameron produit par la 20th Century Fox et Paramount Pictures a battu tous les records d’entrée de l’histoire du cinéma (plus de 20 millions de spectateurs en France !). Plus récemment (juin-juillet 2006), le Poséidon de Wolfgang Petersen a rassemblé plus de 600.000 français dans les salles en quelques semaines.
Le sujet passionne. Mais parmi ces millions de spectateurs passionnés, combien sont-ils à avoir entendu parler de la plus grande catastrophe maritime de tous les temps, celle du « Wilhelm Gustloff », le « Titanic de la Baltique » ? Pourtant, coulé en janvier 1945 par un sous-marin russe, le paquebot allemand emporta par le fond quelque 9 343 victimes, civiles pour la plupart, méconnues et oubliées par l’histoire telle qu’elle a été écrite ensuite.
En France, pas un ouvrage n’a paru sur le sujet à l’exception de « En Crabe », de Günter Grass. Pendant plus de 50 ans, les allemands de l’Ouest, culpabilisés, et ceux de l’Est réduits au silence, ont enfoui pudiquement le souvenir de ce « bombardement sous-maritime » sans jamais oser l’évoquer autrement que dans la clandestinité de cérémonies qui se sont tenues discrètement à chaque date anniversaire.
Fleuron de la flotte allemande de l’époque, le « Wilhelm Gustloff » n’était pas conçu comme le Titanic puisqu’il fût construit « à la gloire des travailleurs » et fût le premier navire sans distinction de classes. Transformé en navire-hôpital à partir de 1939, il sert également de caserne flottante à partir de 1940.
En janvier 1945, dans le port polonais de Gdynia, 60.000 réfugiés allemands s’agglutinent sur les quais pour fuir l’avancée des régiments russes. Plus de 10.000 personnes seront autorisées à monter à bord alors que le manuel du navire n’en autorisait que 1.500…
La suite ressemble fort au Titanic, une température extérieure de –20°, un vent de force 7 soulevant d’énormes vagues, des canots de sauvetage en nombre limité…
Extrait de Wikipédia :
Le Wilhelm Gustloff reçoit un message d'une formation de dragueurs en approche lui demandant de naviguer avec les feux de position allumés pour éviter tout risque de collision entre les navires, ce que le capitaine Petersen exécute immédiatement. Mais un quatrième sous-marin se trouvait alors en patrouille à proximité, le long de la côte basse de Poméranie orientale : le S13. Alexandre Marinesko, le capitaine du sous-marin, fait armer 4 torpilles, dénommées « pour la mère-patrie », « pour Staline », « pour le peuple soviétique » et « pour Léningrad », qui touchent le paquebot plongé dans le noir qui coule en moins d'une heure. Pendant ce laps de temps, une grande panique règne à bord du navire bondé, où les canots de sauvetage sont en sous-nombre et assaillis. L'un des rescapés, le mécanicien Johann Smrczek fait le récit des événements. Ayant rejoint le pont supérieur aménagé pour les blessés du front oriental, il y a « pris conscience du drame qui se déroulait en bas. À travers les vitres blindées, je ne pouvais les entendre crier. Mais les gens étaient serrés comme des sardines et le pont inférieur était déjà à moitié couvert d'eau. Et j'ai vu des éclairs, des coups de feu. Les officiers tuaient leur propre famille. »
Seuls 996 rescapés sont secourus par des navires accourus à la rescousse, laissant derrière eux plusieurs milliers de victimes dont plus de 4000 enfants et adolescents.
"Ces jeunes victimes ont élus foyer dans mon coeur. Je leur offre tout mon amour en sépulture."

D'autres navires de transport subiront le même sort dans la fuite de la Prusse-Orientale :

- Le Général Von Steuben coulé le 10 février 1945 par le même Alexandre Marinesko (et dans la même mission) et qui fit près de 3 000 victimes, réfugiés et blessés essentiellement,

- Le Goya, coulé le 16 avril 1945. On avance le chiffre de 15 000 victimes cumulées pour les naufrages du Wilhelm Gustloff et du Goya.

Le torpillage du Wilhelm Gustloff

Alexandre Marinesko, l'exécuteur : Sa recommandation au titre d'Héros de l'Union soviétique fut rejetée par le NKVD parce qu'il avait eu une liaison avec une ressortissante étrangère. Ce n'est qu'en 1990, à la veille du quarante-cinquième anniversaire de la victoire, que cette distinction lui a été attribuée à titre posthume.

Un héros rouge sang, tâché à jamais du sang des innocents désarmés, enfants, adolescents, femmes, vieillards, soldats blessés au front. Qui osera lui contester son titre de héros ? Il rejoint au panthéon des "Héros" funestes, Arthur Travers Harris, à l'origine du concept de "bombardement moral" et des campagnes de bombardements stratégiques massifs.

Arthur_Travers_Harris

Malgré les lourdes destructions de Caen sous les bombardements alliés, en particulier les avions Lancaster et Halifax du général Harris, ce dernier fut fait Citoyen d'Honneur de cette ville après la guerre. Une voie fut même nommée en son honneur, vers 2007, dans la zone Nord de l'agglomération sur laquelle il avait fait larguer 2 500 tonnes de bombes le 7 juillet 1944. Moi qui suis caennais, j'en suis particulièrement affecté !!

Aura-t-on l'impudeur de nous dire que cet hommage ne fait pas ombrage aux victimes ?? Honte à cette humanité qui honore les crimes en odeur de sainteté !! Comment ne pas s'indigner de l'application de tous à taire le martyr de tout innocent, dés lors qu'il ne compte pas au passif du vaincu, dés lors que le vainqueur en est le funeste auteur.

Arthur Travers Harris / Dresde :

Le premier maire communiste de Dresde, après la guerre, Walter Weidauer, considérait en 1946 les attaques comme évitables bien qu'ayant été provoquées par les « fascistes allemands ». Cependant trois ans plus tard, il considérait les puissances occidentales comme seules responsables du bombardement « criminel » de Dresde qui ne répondait à aucune nécessité militaire. Une hypothèse (défendue entre autres par l'Allemagne de l'Est à partir de 1949) était que les Alliés occidentaux avaient voulu laisser à l'Union soviétique une zone d'occupation détruite.

Extrait de Wikipédia :

À la fin de la guerre, l’Allemagne est un pays affaibli. Les bombardements et les incendies ont détruit les grandes villes et plusieurs régions industrielles comme la Ruhr (Ruhrgebiet). Le 30 mai 1942, les Alliés effectuent leur premier raid sur la ville de Cologne. Des raids destructeurs, dont le but est de briser le moral et le potentiel industriel de l’ennemi par des bombardements stratégiques massifs, et qui laissent Cologne dans un état de ruine totale. Seule la cathédrale reste debout. À l’arrivée des troupes américaines à Cologne, la ville ne compte plus que 40 000 « habitants », contre 750 000 en 1939. La ville portuaire de Hambourg connaît un sort encore pire lors de l’opération Gomorrhe en juillet 1943. Lors des bombardements de Dresde, 650 000 bombes incendiaires tombent sur la ville, provoquant entre 300 000 et 450 000 morts dont seules 250 000 ont pu être identifiés. Un tiers de la ville est détruit du 13 au 15 février 1945.

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26/03/2012

Pas d’histoire sans une grande probité intellectuelle

Ce qui est inculte dans l’esprit de l’homme contemporain, c’est son inaptitude à  tendre ou se maintenir dans l’espace intègre de la sagesse qui sous-tend l'exercice pratique de son propre recul, préalable intellectuel insupportable pour son égo menteur. Il en résulte que l’homme est toujours porté à mentir ou exagérer avec ce désinvolte simulacre d’apaisement générateur de conflits futurs. A titre d'exemples, n'ayant pas le coeur de pourfendre les mensonges, je m’en tiendrai à l'énumération pondérée de quelques exagérations à propos d'évènements qui font date, et montrer que la fiabilité  d' écrivains réputés ne fait pas l'histoire, celle-ci étant soumise à leur état d'esprit.

 

Extraits de l’ouvrage de Norton Cru « Du témoignage »

 

On s'en tiendra à la Guerre de 14/18, la seconde n'étant pas ouverte aux débats.

 

« Il n’y a plus de terre, mais un tapis de cadavres »(Lekeux)

« La terre était positivement cachée par les corps »(Descubes)

« Des couches superposées de cadavres boches nivelaient au ras du sol le carrefour [de tranchées] qui la veille s’enfonçait à prés de trois mètres(Péricard)

« Les cadavres allemands se tassaient jusqu’à deux ou trois mètres de hauteur »(Gauchez)

« Les prussiens tombaient tellement serrés qu’il y avait des cadavres restant debout »(Lauzanne)

« Au bord du talus et sur le fond de la tranchée traîne un long glacier de cadavres »(Barbusse)

« Le boyau était un entassement infâme…..on hésitait à fouler ce dallage, puis on avança pataugeant dans la mort »(Dorgelès)

« Telle une averse rouge le sang des braves giclait sur les avoines hautes »(Christian-Frogé)

« Une nappe de sang vermeil…- Une source de sang gémissant…. – Un ruisseau noir qui a afflué dans la rivière..(Barbusse)

Comme disait Jubert, mort à la guerre, « Quand les balivernes nous apparaissent trop fortes, tirées à des millions d’exemplaires, un mouvement d’humeur nous prend bien vite »

 

« Dire la vérité n’est pas de la sévérité, c’est un devoir. Et bien peu la disent. Com. Henches. Lettre du 26 avril 1916

 

Norton Cru : « Barbusse, Dorgelès, Remarque, ne se sont pas mis en frais d’observation et d’esprit critique. Ils ont accepté des mains des bellicistes et Rodomonts d’hier et de jadis la notion traditionnelle du combat ; ils n’y ont rien changé, ils ont dépeint les mêmes bagarres, les mêmes assassinats à l’arme blanche, boucherie héroïques devenues sous leur plume boucheries démentes et inhumaines. Ils n’ont rien ajouté pour remédier à la carence de la psychologie chez leurs modèles : leurs poilus ont des goûts d’apaches et s’adonnent au meurtre avec un brio imité des brutes héroïques de nos fastes militaires apocryphes. C’est la plus révoltante calomnie de ces braves gens, le soldat français et le soldat allemand. La belle œuvre que voilà, pour des pacifistes ! La belle vérité qu’ils nous révèlent ! Ils ne l’ont certes pas puisée dans leur expérience personnelle du combat. Littérateurs, doués du sens du public, avertis de l’attraction malsaine qu’exercent le geste tueur, le couteau sanglant, le cadavre mutilé, ils en ont joué hors de propos avec un art déformateur, et ont servi à la foule moutonnière ce qu’elle lit depuis des siècles, mais en le colorant à la mode du jour.

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23/12/2011

L'histoire, un sujet de moins en moins discuté !!

La proposition de loi "visant à réprimer la contestation de l'existence des génocides reconnus par la loi", adoptée jeudi 22 décembre par l'Assemblée nationale, comporte deux articles :

L'article 1er introduit un nouvel article dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, selon lequel les peines prévues pour la négation des crimes contre l'humanité "sont applicables à ceux qui ont contesté ou minimisé de façon outrancière (...) l'existence d'un ou plusieurs crimes de génocide définis à l'article 211-1 du code pénal et reconnus comme tels par la loi française".

Ces peines sont un an d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.

L'article 2 modifie la disposition de la loi sur la presse autorisant des associations à se porter partie civile contre l'apologie de crimes de guerre ou contre l'humanité. Figure désormais l'apologie des "génocides" dans les motifs de constitution de partie civile avec une liste d' associations étendue.

-La diaspora arménienne en France forte de 500.000 personnes est un enjeu électoral avant le scrutin présidentiel de 2012, ce que n'a pas manqué de faire remarquer Ankara.

Article "20minutes.fr" :

846931-genocide-armenien-debat-assemblee-nationale-etat-s...

Article "lefigaro.fr" :

genocide-armenien-les-historiens-critiquent-la-loi.php

Seule une demi-douzaine de députés ont voté contre. Un seul opposant a été autorisé à prendre la parole lors de la discussion générale. 50 députés étaient présent dans l'hémicycle sur 577.

Valérie Boyer, députée UMP de Marseille à l'origine de cette loi, rappelle dans une interview à 20minutes.fr, qu'elle s'est appuyée sur une directive européenne pour rédiger la proposition de loi qui ne serait qu'une transposition d'une directive européenne.

La Turquie a rappelé son ambassadeur en poste à Paris.

Pourquoi le texte ne reconnaît-il pas  le "génocide vendéen" de 1793-1794 ? N'intéresse t-on pas les instances suprêmes de notre Europe modèle ?

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07/09/2011

Qui sont les chevaliers adoubés dans les manuels scolaires ??

"La France, terre de héros", ouvrage d'Alain Corbin

Quelques extraits :

"Si Bayard a disparu de nos esprits, ce n'est pas seulement parce que l'histoire de France n'est plus guère enseignée dans les manuels scolaires où la chronologie a disparu, mais parce que les valeurs qu'il représentait sont passées à la trappe"

"A t'écouter, Maël, écrit-il à son fils, j'ai vite perçu que, dés l'école primaire, les trois héros que l'on t'a fait admirer étaient Martin Luther King, Mandela et Obama, parce que les deux premiers avaient souffert pour la cause de l'antiracisme, et que le troisième symbolisait la réussite de ce combat."

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16/03/2011

Leclerc de Hauteclocque, états de service

Au pied du nid d'aigle d'Hitler, les combats ont cessé la veille. La guerre est finie. Le PC de Leclerc est installé à Bad Reichenhall. Des soldats américains, qui les avaient fait prisonniers, viennent déposer douze hommes, des Waffen SS, dans la rue où est installé l'état-major de la 2ème DB. Stupeur chez les Français : ces SS sont, eux aussi, français - issus de la Division Charlemagne ! Leclerc passe les voir quelques minutes et une altercation a lieu. Alors qu'il leur demande s'ils n'ont pas honte de porter l'uniforme allemand, l'un des prisonniers fait remarquer au libérateur de Paris qu'il porte bien, lui, l'uniforme américain. C'en est trop. Leur destin est scellé. Dans l'après-midi du 8 mai, (alors que tous les combats en Allemagne ont cessé officiellement), ils sont fusillés par la 4ème compagnie du Régiment de marche du Tchad (RMT), dans une clairière proche de Bad Reichenhall. Les corps sont abandonnés là et ne seront inhumés que trois jours plus tard par l'armée américaine.

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30/09/2010

Eugène et Arbogast, ultime rempart du paganisme

8 novembre 392 : Théodose Ier impose une législation abolissant les cultes païens et interdisant tout comportement païen dans l'Empire. Il interdit toutes les manifestations religieuses païennes (écoles   philosophiques d’Athènes, Jeux olympiques, mystères d'Éleusis, etc.)

Dans la partie occidentale de l'empire, cette même année, Valentinien révoque Arbogas, général franc et païen, magister militum de l'empire romain d'occident, dernière chance de restauration du paganisme. Celui-ci refuse d’obéir et suicide l’empereur. Puis il élève à ce rang  Eugenius, magister scrinii de la cour impériale romaine d'occident, réputé pour ses connaissances et son aisance en rhétorique. Son ascension est soutenue par le préfet du prétoire d'Italie, Nicomachus Flavianius le vieux, et par la majorité des membres païens du sénat romain. Aprés sa nomination, Eugenius recrute plusieurs sénateurs païens importants qui occupent les postes clés de son gouvernement. Il soutient alors le mouvement en faveur du paganisme en garantissant sa reconnaissance officielle, et en restaurant certains de ses sanctuaires importants comme l'Autel de la Victoire ou le temple de Vénus et de Rome.

Théodose, ulcéré par cette résurgence du paganisme, décide d’envahir l’empire d’ Eugenius.

En mai 394, l’armée de Théodose se met en marche. La première offensive est repoussée. Mais alors qu’Arbogast envoie des détachements fermer les passages montagneux derrière Théodose sous le commandement du général Arbitio, celui-ci déserte et trahit. Revigorés par cette nouvelle, les hommes de Théodose attaquent une nouvelle fois. Les éléments sont de leur côté car les vents violents soufflent et soulèvent des nuages de poussière dans le visage des troupes d’ Eugenius, ce qui rend le combat beaucoup plus difficile. L’armée de Théodose voit dans les vents une intervention divine. Ballottées par les vents, les lignes d’Arbogast se rompent et Théodose remporte une victoire décisive.

Par la suite, Eugenius est capturé puis emmené devant l’Empereur. Il implore la clémence de Théodose qui reste impassible et ordonne de le faire décapiter.

Arbogast s’échappe après la défaite et tente de prendre la fuite dans les montagnes. Mais, après quelques jours de traque et estimant que toute fuite est impossible, Arbogast se suicide.

Cette bataille, bien que coûteuse, est une victoire totale pour Théodose, et une défaite définitive pour le paganisme et ses partisans. L’issue de cette bataille favorise l’adoption du christianisme dans la partie occidentale de l’empire.

 

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Eugenius

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12/10/2007

La mauvaise conscience de l'Europe éveillée

La mauvaise conscience de l'Europe éveillée,
Au XIX eme siècle, l'idée se forme d'une dette envers la Grèce : l'Occident, qui lui doit sa culture, est redevable aux Grecs d'une aide dans la lutte pour l'émancipation face aux Turcs. L'idée, exprimée par Louis Ier de Bavière, est que « l'Europe a une dette énorme envers la Grèce... C'est à elle que nous devons les Arts et les Sciences ».(et, dois-je rajouter, les racines spirituelles et religieuses, ceci sans exclure les racines druidiques et nordiques !!)
La révolte grecque va susciter en Europe un mouvement puissant de solidarité et de compassion. Les images de souffrances, les massacres de Chio, la mort de Byron, la destruction de Missolonghi émeuvent les opinions et conduisent à une intervention internationale qui va sauver les insurgés. Les notions de liberté et d'émancipation - programme d'action pour les révolutionnaires romantiques de tous les pays - s'expriment dans le Philhellénisme. Un grand nombre d'Européens se portent volontaires pour lutter aux côtés des Grecs. [ Fin de ces quelques citations tirées du livre de Pierre Burlaud - Danube-Rhapsodie - Images, mythes et représentations - Essai ]

L'antique souvenir de ce peuple libre n’a donc pas cessé d'émouvoir le cœur des européens !!

Mais qu’en est-il aujourd’hui ???
Aujourd’hui, la mauvaise conscience de l’Europe réveillée s’exprime de façon moins romantique !! Les pays de l’Est européen opprimés car livrés par nous à l’allié d’hier bénéficient opportunément de notre aide sous la forme d’un esclavage moderne destiné à un prolétariat sorti de l’enfer pour souffrir le purgatoire . Pourtant, je me souviens qu'il y a peu, on ne voulait pas d'eux!! Et dans le même temps, on nous parle d’une intégration de la turquie à l’Europe. La France des lumières, ne serait-elle pas, à la lumière de ses opportunismes, qu’un pâle reflet du modèle dont elle ne cesse de vanter l’esprit en le galvaudant pour mieux le trahir ???
La grèce, symbole d’un peuple libre, à peine sortie des griffes de la Turquie conquérante, se voit donc à nouveau menacée, grâce aux projets d’ouverture d’une Europe impérialiste au nom d’une économie de marché !!

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Louis Ier de Bavière

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Walhalla, Munich

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