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12/02/2013

Pensée pour une petite ...

Tu es partie au-delà du voile sensible, et si la nuit enveloppe ton corps silencieux, ton âme si belle trouve en mon cœur un foyer à vie. Tu ne nous a pas quitté. Tu t’es endormie comme un ange en l’espace évanouie. Ton sourire pur nous parle de ta nouvelle demeure. Le calme y règne, absolu. Or, si je ne puis plus te toucher, je peux encore sentir le souffle de ta présence pleine et entière. Je souffle sur les braises. Tu es là, fusionnelle en mon être intime, plus présente que moi-même en ce sanctuaire dont tu es l’autel rayonnant, éternel en mon être mortel. N’aie point de craintes, Tu ne seras jamais seule. Tu habites mon esprit jour et nuit où la lumière est toi, à jamais toi, plus que jamais toi. Je te ferai partager en mon âme éperdue d’amour les moments qui te sont consacrés, et où tu pourras puiser l’indicible chaleur en notre complicité inaltérée. J’élèverai au-delà de ma pauvre nature tout ce qui nous unit au delà de tout, par delà ce monde où tu sommeilles, paisible. Repose en paix en mon cœur bercée. Dors, ô mon enfant, dors. Je suis tout prés de toi. Mon coeur bat pour nos deux âmes entrelacées, entremêlées de nous-mêmes. Pour qu'il me soit donné de te voir nager dans la mer chaude de mes pensées pleines de toi.

01/03/2012

Parcours initiatique du myste

Le myste vivait dans l’oubli de cet imposteur dont il était l’image, à l’image du monde surfait qui faisait de lui un être imparfait. L’oubli de Léthè qui l’entraînait en sa source, par le plus court chemin qu’emprunte le temps. Il acceptait le fouet du destin comme un fruit d’harmonie, comme un tremplin sacré, libre de s’attacher à la maxime delphique de Phémonoé « Connais-toi toi-même », qui s’imposait pieusement à lui comme une femme fatale, un peu fruit vert. Cet isolement, qui n’était point nouveau, révélait sa dissemblance enflammée avec ses semblables, pour l’entériner désormais. Par son recul, il allait chercher tout ce qui se lovait en retrait. Il mettrait un point d’honneur à en être l’artisan, le maître-ouvrier. Grâce aux moissons formatrices d’une expérience future, le ressac de ses déboires attiserait l’étincelle d’Hephaestos en Dionysos Hermès qui guide et révèle à l’esprit ce qui de beau s’oppose à son principe contraire, l’inharmonieuse discordance. Alors, l’amour d’Eros, émanation d’Aphrodite, féconderait ce feu éthéré et embraserait Psyché, l’âme virtuelle qui éclaire l’esprit de son émotive candeur et se révèle à sa raison d’être. Pourtant, ce qui de divin le pénétrait devait encore sommeiller sous le ciel d’un monde sans étoiles. Monde dont il subissait encore la volonté prétendument plus réelle que l’infinité religieuse. Au détour de ce mirage, son âme devait attendre la maturité d’un esprit naissant qui, à peine sorti de sa gestation, n’avait pas encore l’aptitude à réaliser ce qui en son tréfonds s’édifiait contre toute attente. Où était le feu d’Hephaestos, manifestation de Zeus ? Où était l’eau lustrale, l’amour et le réceptacle du feu en Aphrodite, manifestation d’Héra ? Où était le collier et la robe d’Harmonie , fille d’Arès, dieu des arrêts du destin, qui permit aux abysses profonds d’une vague d’amour, la mise en présence dans l’éclaircie d’une manifestation positive écumante ? Où était Athéna, messagère de l’intelligence de Zeus, dépositaire de la sagesse suprême de Métis, modératrice et guide divin sans laquelle l’équilibre et la beauté n’eurent pas eu pour devenir l’homme qui se respecte. En effet, sans cette déesse de l’initiation, l’être restait en gestation. Aussi, prédisposé à la recevoir, le myste invoquait cette belle inconnue, l’inviolable sagesse de cette intelligence virginale qui ne se manifestait que chez l’être le mieux disposé à l’accueillir. Grâce à ce qui de primordial en son émanation était propice à l’acuité de la réflexion, le myste ouvrait grand le champ libre à son génie personnel, prétendant de l’âme plus belle, dévoué à la pensée et amant de la psyché. Alors, l’âme s’édifie, sinon elle ne fait que préexister dans les langes d’une émotion mort-née.  Cet art d’aimer devait néanmoins réaliser sa genèse encore anarchique et prisonnière de l’intellectuelle matière à penser, avec pour dessein de s’en extraire grâce aux attributs les plus raffinés. Une intelligence en substance, isolée d’une nature aux extraits intacts et purs, dont la quintessence fonde l’esprit qui élucide et trouve en son discret modèle, une conjugaison qui révèle et guide. Mais le gourou de l’âme se débattait désespérément contre Apaté qui révélait l’aspect de ce qu’elle n’était. Avant longtemps, il ne lui serait possible de la tenir en respect. Le myste avait déjà perdu le temps qui lui manquerait plus tard, et si il était déjà en marche, il n’était pas encore en route. Pas encore et loin de cette aube future lorsque l’existence s’offrirait derechef l’occasion de le tourmenter. La longue traversée du désert en solitaire s’imposait à son devenir, apprentissage de l’esprit nécessaire à son détachement dans l’âme du monde.

11/03/2011

Commerce avec les dieux

Je me suis profondément ressourcé dans le sein des dieux. Je me suis senti apaisé. Mon esprit s’est remis au vert. Tout m’a semblé si limpide !! Afin de les approcher, j’ai laissé mes effets, posé ma montre et fermé les yeux. Les dieux ne connaissent pas le temps. Le temps est consubstantiel à l’homme. Faute de sagesse, celui-ci a changé de nature par sa volonté à vouloir exister. Il est venu à la lumière pour vivre, mourir et au final, s’enfoncer dans la nuit. Tout ce qui se déroule sur terre est un simple scénario dont l’humain est une séquence. Il est ce réel du moment qui nous saute aux yeux. Ce réel nous oblige à une certaine implication. On y joue sa vie. Une vie à deux faces, comme une pièce de monnaie. Le politique et le religieux.

Le religieux participe à notre ressourcement, à notre équilibre, et à notre détachement.

Le politique, c’est notre pain, nos racines, notre honneur et notre joie.

Dans ce jeu qu’est l’existence, il n’y a pas de règles mais une conduite. Pour ce faire, il convient d’avoir de solides repères. Les repères sont comme un jardin potager. On défriche, on trime, on sème, on récolte.

On en arrive ainsi à observer un réel jaillissement de réflexions cultivées avec le zeste de passion qui conditionne une bonne synthèse.

Se tracer une conduite, c’est un peu se forger mentalement une feuille de route. Pour exemple : Rester loin des luttes religieuses. Les dogmes sont des placebos temporels pour une humanité en souffrance et déboussolée. La religion s’est perdue dans les méandres de l’action humaine. Puis on déroule : Les dieux n’ont rien à prouver, ceux qui ne les voient pas ne peuvent en attendre de signes forts. La démarche est intégralement en l’homme. Point de missionnaires mais une quête individuelle qui nous conduit progressivement au cœur des mystères. Mystères qui, de part leur nature, restent inexploitables aux prophètes, interprètes, envoyés de je ne sais où, écrivailleurs de je ne sais quoi. Les dieux ne détiennent pas la vérité, ils ne sont pas vecteurs de lumière. Vérité et lumière sont des mots sans raisonnances destinés à forcer l'intelligence de l'homme pour l'éblouir. Les dieux n’ont pas vocation à exister puisqu’ils ne sont pas mortels. Il en est de même de la vie et de la mort. Mais l’homme a vocation à les représenter à son image afin d’apparenter ce qui le dépasse à sa compréhension.  Ainsi on ne cède rien à l’abstraite interprétation d’un pouvoir absolu. Les dieux  seuls ont tous les pouvoirs. L’homme n’en peut retranscrire qu’une caricature sujette aux contradictions. L’homme n’a pas la sagesse d’ assumer ces contradictions. Il tue pour les nier. Homère, lui, s’est bien gardé d’employer un ton affirmatif, contrairement aux livres saints. C’eût été une impiété !!

Les dieux, pour leur part, sont restés en retraits, loin de cette folie qui ne ressemble en rien  à leur nature imberbe et inchangée. Il n’ont pas besoin d’une résurrection pour être là, à jamais.

08/02/2011

Coupé du monde, les pieds sur terre

Sans qu’il se fût agi d’une résolution de ma part, je ne partageais plus le fruit de mes réflexions avec les hommes de mon temps. Naufragé sur une île, je vivais dans l’intimité avec moi-même et cultivais sans relâche le jardin secret de mon esprit, libre comme une âme de germain. Une âme belle comme une statue grecque, regardant la mer sur la grève éblouie par le soleil écarlate. Il n’était pas là question d’opinions. La raison était autrement plus profonde. C’était une question de caractère, de force d’âme, de sensibilité née. Rien ni personne, à ma connaissance, ne possédait le cœur assez ferme pour supporter le battement tumultueux de mon idéal sublime, sans se laisser pervertir par la loi inquisitrice et le canon mortifiant d’un enseignement dominant. Chez la plupart de mes contemporains oublieux, les émotions venaient de l’extérieur. Etablis sur de fébriles fondations, l’empire qu’ils avaient sur eux-mêmes faisait l’objet d’un coup d’état permanent. En leur intimité fondatrice, le mortier de leur âme s’évertuait à élever le mur qui les séparait d’eux-mêmes. Au fond d’eux-mêmes, aucune ascèse n’était possible. Juste une construction de l’esprit commune à tous les figurants d’une course au titre. Juste un logiciel téléchargé de clichés sensibles, gratuit pour tous. A quoi bon ouvrir une porte à qui n’a pas envie d’entrer.A quoi bon faire vibrer la corde sensible d’une âme sans caisse de résonnance. Le cœur n’y était pas. A quoi bon leur parler. Leur faire entendre ce qui échappe à la raison. Avaient-ils seulement idée du fossé qui les séparait de l'émotion qui bouleverse tous les clichés auxquels ils sont attachés? Avaient-ils seulement idée qu'à chaque pulsation de vie, il fallait avoir l’âme bien accordée pour s’entendre jouer de la lyre d’Apollon?

Mais me direz-vous, quel gage nous apportes-tu de ton excellence ? As-tu quelque assurance à nous apporter qui justifierait que tu te reconnaisses de si fortes altérités par rapport à tes semblables ?

 

Regarde ce blog. Je mets en ligne toutes mes créations, toutes mes émotions. C’est à la fois tout pour moi, et rien car je ne suis rien à mes yeux tournés vers d’autres statues. Ceux qui n’ont d’autres statues qu’eux-mêmes peuvent bien me plaggier contre mon gré, je n’en serai que conforté dans cette opinion que l’essentiel chez eux est absent chez moi.