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31/01/2017

Les chrétiens ont détruit la religion d'Homère, leur pénitence est l'Islam

Les chrétiens ont détruit la religion d'Homère, modèle de tolérance.

Leur pénitence est l'Islam.

Ils ont pactisé avec le diable au nom du monothéisme

26/08/2016

Le marchand d'orviétan conduit les âmes

Talmud et Coran promettent la suprématie dans un royaume terrestre.

Les Évangiles ne promettent rien sur Terre, mais bien dans les cieux.

Le paganisme n'a jamais rien promis. C'est pourquoi il n'a pas survécu.

Le marchand d'orviétan conduit les âmes.

20/08/2016

La foi est une manifestation positive et pacifique

Bonjour à tous les malheureux qui se sont écartés du bon chemin pour venir échouer ici, dans cet antre infernal aux incantations sulfureuses.

Autant la politique est une lutte sans concessions à tous les étages, autant la foi non dogmatique est une manifestation positive et pacifique.

Plaisent aux dieux, les cruelles métamorphoses

Société des Gens de Lettres de France - 02/02/2001

Mais pour les coeurs tendres, les âmes délicates, l'endroit n'est pas moins bien choisi et convie l'esprit comme l'amour bien pensé

Poésies légères d'occident

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06/05/2014

Les hommes ne peuvent prétendre qu’à des joies sans lendemains

Agamemnon représente l’éther; Achille, le Soleil; Hélène, la terre; Alexandre, l’air ; Hector, la Lune; les autres portent des noms qui s’y conforment...»

« Les compagnons d’Ulysse sont métamorphosés en porcs et autres animaux de ce genre. C’est une allusion au fait que les esprits des hommes insensés passent dans des corps dénués de cette réflexion propre à l'homme. Leur chute les soumet à la révolution circulaire de l’univers qu’Homère appelle “Circé” (“Cercle”). »

Le monde étant composé d'éléments opposés en concubinage avec une manifestation d’unions proportionnelle, il réunit en même temps les activités d'Héphaïstos, d'Arès et d'Aphrodite. Quand se manifestent les oppositions des éléments, elles se manifestent selon l'Arès guerrier. Quand l’accouplement voit le jour, la puissance d'Aphrodite est efficiente. Quand s’associe la puissance d'Aphrodite à celle d’Arès, l'art d'Héphaïstos est effectif.

« Pénélope (Πηνελόπη) représente celle qui a pris (λαβουσα) les fils (πήνας) des destins, c'est-à-dire la trame conforme à la nature et à l'ordre qu'a filé la nature, et qui ne veut pas s'y soumettre, car elle est supérieure à la nature; c'est pourquoi le poète représente par elle les activités surnaturelles ».

« Les dieux ne vivent pas de pain et de vin comme les mortels, aussi n'ont-ils pas de sang. Mais, au lieu de cela, une substance qu'ils nomment “ichôr” [cf. Iliade, V, 339 à 342], qui est comme une subtile sérosité salsugineuse de couleur blanc transparent, empêchant la corruption dans les animaux et tous les autres composés élémentaires ». Ce sang n’est pas rouge comme la chair dont se nourrissent les hommes. L’ « ambrosia » est la nourriture des dieux, une matière mi-liquide, mi-solide, une sorte d’huile ou d’onguent, complémentaire du néktar qui contribue à l’immortalité des dieux.

Les Charites sont désignées comme les suivantes et les habilleuses d’Aphrodite. Charis, c’est en effet un sentiment de joie, une faveur, la reconnaissance qui vous pousse vers quelqu’un, une sorte d’éclat intérieur qui irradie. Comme l’aura, le magnétisme ou le charisme, c’est une qualité naturelle que les grecs associaient à la jeunesse et à la beauté, c’est à dire au monde même qu’Aphrodite patronne, et aux dieux en général.

Le corps de la déesse est le lieu de toutes les ambigüités. Corps physiologique, il est accessoirement fait de matière et peut se montrer sensible à la douleur. Corps divin, il est fait d’une matière autre, qui ne peut se définir qu’en comparaison avec le corps humain, comme son inverse. Corps qui n’est pas un corps concevable, il est nourri d’immortalité, il est le lieu d’une grâce à peine dicible, et en lui coule un sang qui n’est pas vermeil. La représentation du dieu sous les traits d’un humain n’est qu’un expédient : tous les signes sont détournés ou inversés pour dire que l’être divin est supérieur, d’une nature non pas fondamentalement autre, mais en tout cas différente.

« extrait du Manuel de mythologie grecque » (rajouts en vert)

Les dieux ne sont pas les créateurs du monde. Le monde est incréé. Cependant, ils l’harmonisent. Au contraire, les dieux font partie de l’ordre de l’univers. Ils sont régis par les lois de l’univers et si ils sont immortels, ils ne sont pas tutélaires. Ils peuvent prétendre à un état du bonheur « l’olbos » qui échappe à la jouissance des simples mortels, et ils sont dits « makares », bienheureux, au contraire des hommes qui ne peuvent prétendre qu’à des joies sans lendemains.

La ligne de partage entre mortels et immortels est normalement impossible à franchir pour un être humain sauf en traversant le fleuve glacé qui coule aux enfers et qui sépare le monde des morts de celui des vivants, à l’issue d’une vie et d’une ascèse exemplaire.

 

10:25 Publié dans religion | Lien permanent | Commentaires (0)

31/12/2013

Avoir la foi, c’est aimer la vie

Avoir la foi, c’est aimer la vie.

Avoir la foi, c’est pas un jihâd, car le Jihâd est un acte politique qui se voile derrière une idée religieuse et spécule sur l'après-vie.

Avoir la foi, c’est pas croire aveuglément et à tout prix, contre le consentement des uns ou des autres. A ce prix, les chrétiens ont trop de sang sur les mains, indélébile.

Avoir la foi, c’est un questionnement, une quête, une envie, une liberté totale de l'être selon sa nature et son degrés de conviction.

Point n’est utile de montrer une ferveur plus forte que le sage en sa discrétion.

Où en sommes-nous ???

Le christianisme semble aujourd’hui vouloir jouer la carte de l’apaisement après avoir tout raser sur son passage. Il semble également vouloir céder une place sur son trône afin de contenir l’avide croisade de sa cousine au voile noire, qui s'appuie déjà en Europe sur la fin des nations en deuil, occupées à se disputer une quenelle.

Alors moi je vous dis pour cette nouvelle année, résistez à ces travestissements de l’âme. Pour ceux qui n’ont pas d’autre modèle, réfugiez-vous dans l’athéisme au besoin, vous ne ferez de mal à personne si ce n’est à vous-même. Pour ceux qui possèdent quelques clés, marchez sur la trace de vos ancêtres. Ancêtres qui ne vivaient que pour une sagesse étrangère à tout messianisme.

Le monde est façonné à notre image. Il n’en tient qu’à nous d’orienter son axe vers un soleil plus clément.

08:29 Publié dans religion | Lien permanent | Commentaires (0)

26/11/2013

Entretien avec le Dr Bernard Plouvier sur Jésus, antithèse de Moïse

Entretien avec le Dr Bernard Plouvier, auteur de Jésus de Nazareth Le Grand Consolateur  (propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

Je me suis toutefois permis de remplacer des termes à vocation politique trop orientés et impropres à l'étude posée du sujet évoqué [parenthèses/ithalique]. Enfin j'ai procédé à des coupes de texte, s'agissant de digressions ou redondances qui n'intéressaient pas le propos religieux.

L’enseignement de Jésus de Nazareth parut révolutionnaire à son époque. Était-il absolument original ?

Pas tout à fait. En son temps, soit 13 siècles avant la naissance de Jésus et un siècle avant l’Exode des Hébreux mené par Osarseph-Moïse, Akhenaton avait révélé un Dieu unique, père de l’Humanité. Moïse a capté l’idée monothéiste, mais a fait de son Dieu une essence sectaire, irritable, inspirant à ses ouailles des pratiques (...exclusives) et de multiples génocides, que l’Ancien Testament étale sans vergogne.

À l’époque de Jésus, le souvenir d’Akhenaton était encore perceptible en Égypte, ayant été ravivé par les écrits de l’historien Manéthon, trois siècles plus tôt. En revanche, la notion d’un Dieu d’amour, père de l’ensemble de l’Humanité contredisait absolument les fondements de la religion juive, ethnocentrée. 

Qui a condamné Jésus de Nazareth et pourquoi ?

Le sanhédrin de Judée l’a condamné à mort pour deux « sacrilèges ». Il avait parlé du Dieu des Juifs aux Goyim, contrevenant à un interdit de Moïse, et, en fin de procès, répondant à une question du grand prêtre, il avait déclaré être le Messie attendu depuis trois siècles par les Juifs pieux. Le préfet de Judée n’a fait qu’entériner le jugement et autoriser son exécution, non sans avoir tenté de le gracier à trois reprises, si l’on en croit le récit d’un témoin auditif et oculaire, l’apôtre Jean...

[A tort, l'auteur conteste le fait que l'on puisse parler de religion judéo-chrétienne ] ...Le Dieu de Jésus, Dieu de parfait amour, père de l’Humanité (...donc plus ouvert), n’a rien de commun avec le Yawhé de Moïse, réservant ses faveurs (et quelques colères) à son seul « peuple élu »...

Note personnelle : il n'en est pas moins l'usurpateur sous les traits du messager d'un Dieu trinitaire plus doux et messianique, et dont le caractère hypostatique est une concession faite aux païens pour les besoins de la conversion.

16:57 Publié dans religion | Lien permanent | Commentaires (0)

23/10/2013

Mon cœur s’est desséché

Mon cœur s’est desséché en quelques années d’exposition aux expressions symptomatiques d’un modèle humain sans consistance,  ectoplasme à l’élan vital sous perfusion, configuré pour être de disposition conforme,  ambassadeur grossiste de l’émotion formelle, apôtre de l’amour qui tue l’amour.

Je me suis réveillé d'un songe et tend de toutes mes forces vers un réveil salvateur. Je sais la tâche ardue. Je m'y emploie donc à petits pas. Chaque pas gagné sur moi-même me rapprochera du lieu enchanté où j'allais me ressourcer naguère.

Un petit pas chaque jour, rien de plus car je suis l'infirme qui revient d'une guerre d'usure où gisent mes titres de gloire.

21/10/2013

Entretien avec Gilbert Sincyr, auteur du livre Le Paganisme...

Entretien avec Gilbert Sincyr, auteur du livre Le Paganisme...

J'ai un petit peu l'habitude de ce genre de livre. Cela ne fera de mal à personne de se ressourcer à pareilles enseignements, mais enfin, il n'apporte pas le feu attendu. Certes, comme d'autres et moi-même, il rétablit une vérité occultée à l'encontre le cette église qui s'est bâtie sur le crime, la destruction et l'anathème, et qui nourrit une haine convulsive, au même titre que toutes les religions dogmatiques, pour le paganisme. Mais laissons cette église devenue si angélique et si occupée à nouer de nouvelles ententes pour survivre, force génuflexions.

Je préfère parler du paganisme. Et au nom du paganisme, je vais parler d'un livre que je n'ai pas lu. Celui de Gilbert Sincyr. Je m'en tiendrai donc à l'entretien qui m'instruit assez sur l'ensemble de l'oeuvre. Je connais beaucoup de ces ouvrages qui effectuent un savant travail de réappropriation de l'esprit européen originel dans ses grandes lignes, mais qui n'apportent qu'un écho lointain de la science religieuse victime et martyr. Or, plutôt que remonter le temps en quête de cette connaissance enterrée vivante, l'auteur s'en tient à de redondantes analyses connues.

En fait, cet auteur se situe dans la lignée d'intellectuels à la sensibilité affûtée, à l'émotion sincère, à la culture altière, mais à la foi légère. Oui, les religions du livre sont incapables d'évoluer, dépassées et vieillissantes au contraire du paganisme, éternellement jaillissant, nullement bridé de part son absence de préjugés ou de commandements. Mais l'évolution consubstantielle au paganisme ne peut s'affranchir de l'afflux des connaissances passées d'une richesse sans précédents. Et là, l'église a bien fauché les moissons et labouré nos sanctuaires. Sauf que, Homère est toujours là, et que dans Homère, tout est là. Il suffit de reprendre tout à zéro et semer graine aprés graine.Travail de titan. Personne ne m'y encourage !! Triste époque.

On est loin du raisonnement de Gilbert Sincyr qui cède à la facilité, et surtout qui s'inscrit dans cette doxa minimaliste qui tend à vouloir considérer la religion des anciens comme l'expression d'une religion inadaptée aux mentalités modernes plus affûtées et plus aptes à procurer un meilleur rendu. Certes, je pense que les pratiques religieuses peuvent être effectivement revisitées pour certaines, le rituel n'étant qu'une manifestation sujette à réadaptation. Mais prétendre que nous puissions être en mesure d'apporter la même essence de religion que celle d'Homère en partant d'une simple finesse d'analyse agrémentée de spiritualité. Voilà qui renoue avec la prétention de nos contemporains à qui l'avenir appartient, mais qui sont pourtant loin du compte, si loin !! Il n'est que d'écouter notre mentor : "Les temps ne sont plus à l’adoration. Les Hommes ont acquit des connaissances qui les éloignent des peurs ancestrales... Ce n’est pas vers un retour du passé qu’il nous faut nous tourner, gardons-nous surtout d’une attitude passéiste, elle ne serait que folklore et compromission... Le Paganisme, comme une source jaillissante, doit se trouver de nouveaux chemins, de nouvelles expressions."

Esclave du sens des mots, sensible aux clichés et aux poncifs, soucieux de son image, l'auteur qualifie de folklore une attitude en harmonie avec la religion d'Homère au nom de 2000 ans d'une hypothétique évolution de nos élites customisés. Nouveaux chemins ?? Nouvelles expressions ??? Et nous serions coupable d'attitude passéiste à vouloir comprendre la religion d'Homère au risque de déplaire à nos intellectuels en herbe porphyrogénètes (nés dans la pourpre). Passéiste, ce monsieur craint surtout d'être qualifié comme tel, alors il nous vend de la poudre de perlimpinpin. Mais lorsque l'on nourrit une crainte, on est sûr de n'aller pas plus loin que ses bonnes intentions. Moi, je préfère retourner aux sources patiemment, que boire plus que soif à la fontaine d'un prieuré New Age. Certes le chemin est plus accidenté, mais je préfère marcher sur la trace des dieux que courir à la lumière des porteurs de bonnes nouvelles.

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17/10/2013

Le CRIF, entité hostile à tout débat posé

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a invité les 47 Etats membres à prendre des mesures contre "l'intégrité physique des enfants" dont l'une serait la circoncision au même titre que la mutilation génitale féminine des enfants.

                                       *********BRAVO*********

Le CRIF, conseil représentatif des institutions juives de France, a lancé une pétition contre cette résolution.

Le CRIF avance plusieurs griefs pour contester une décision qui fait tomber le château de carte de son humanité à la carte :

- Cette décision est une remise en cause inacceptable de la liberté religieuse garantie par l'article 9 de la Convention européenne des Droits de l'Homme. (Droit de faire souffrir au nom de pratiques d'un autre âge!!)

- Elle porte atteinte à l'essence même du judaïsme et des traditions qui ont accompagné l'histoire du peuple juif de pars le monde. (Les peuples en constantes évolutions renouvellent force sagesse leurs traditions dans l'esprit de la dite évolution acquise !!)

- Elle agresse les communautés juives d'Europe déjà exposées à une résurgence sans précédent de l'antisémitisme. (Paranoïa ou intox !!)

- En outre, la résolution de l'Assemblée serait insultante lorsqu'elle met sur un pied d'égalité la circoncision et l'excision (Les deux sont égales à mutilation !!)

- Enfin, elle est inconcevable pour tous ceux qui ont vécu la Shoah. (J'ai du mal à faire le lien !! Moyen de pression inconvenant !! )

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20/09/2013

Bonté chrétienne, amnésie coupable

Le pape François, si miséricordieux à l'égard de tout ce que la société compte de disparité, n'a pas un mot de repentir pour les païens molestés, convertis de force, pour les temples détruits, les livres sacrés brûlés, les insultes proférées à l'encontre des pieux serviteurs des anciennes religions, bafoués, bannis ou torturés à loisir. Qu'a réellement apporté cette doctrine lourde de promesses ?? Le temps qui s'écoule ne peut faire taire les cris atroces de toutes les victimes de l'inquisition déchaînée. L'inquisition n'est pas le péché d'une autre église et d'un autre temps. Elle est l'enfant légitime d'une doctrine morbide qui se donne un profil d'ange aujourd'hui.

L'église assume l'héritage de son histoire dans le déni.

La bonté feinte de ces représentants de Dieu n'est qu'un regrettable simulacre qui maintient la porte fermée sur leurs convoitises passées.

Je dois cependant reconnaître une phrase touchante du pape François à propos de l'avortement (je me fais violence à faire abstraction de l'originel caractère d'une église méthodiquement criminelle, et qui ne devrait plus avoir d'échos dans le coeur des hommes appelés à la réflexion ):

"Chaque enfant non né, mais injustement condamné à être avorté, possède le visage du Seigneur qui, avant même de naître puis à peine né, a fait l'expérience du refus du monde".

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29/07/2013

Pape François : non à l'ordination des femmes

La pape François refuse catégoriquement l'ordination des femmes.

"La porte a été fermée sur cette demande par Jean-Paul II", a-t-il dit.

L'ordination des femmes, dans l'Eglise catholique romaine, est interdite par le droit canon. Seul un homme baptisé reçoit validement l'ordination sacrée.

Je serais une femme, je jetterais mon tablier !!

Le prêtre agit in personna Christi

Les évêques agissent comme successeurs des apôtres

L'Eglise agit en sainte-nitouche à l'égard des femmes

Un jour, l'Eglise se révèlera comme une erreur sans précédent de l'histoire.

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07/06/2013

Narcisse n'était pas narcissique

On nous dit que Narcisse était un égocentrique sans pareil au point qu'il devint éperdument amoureux de son image reflétée dans la vasque d'une fontaine !! Et qu'il en mourut d'amour !!

Ce mythe heureusement ne veut pas nous enseigner le "Narcissisme", mais bien autre chose.

Narcisse était d'une grande beauté. Ce qui ne veut pas dire qu'il était beau physiquement, mais d'une nature pensée faite de toutes les vertus. Il dédaignait les femmes comme le font les ascètes. Il était beau parce qu'on voyait qu'un dieu l'habitait, et ne se résignait pas à supporter la condition humaine. Son véritable amour transcendait ce monde. Narcisse devint alors clairvoyant, et ce n'est pas son image qu'il vit se refléter dans la vasque de la fontaine, mais celle de son bien-aimé, celle du dieu intérieur, Dionysos, le dieu solaire qui, sollicité par un tel amour, venait de se révéler à lui.

Ainsi qu'il arrive souvent dans les initiations brusquées, et quand l'homme ne tient plus à la vie terrestre, le "coup de foudre divin" devint mortel. Physiquement, Narcisse aurait pu survivre à cette brusque révélation, mais il n'en serait pas moins mort à l'essor de sa condition humaine.

Mais que vient donc faire cette pauvre nymphe Echo dans cette histoire ?? Là encore, nous retrouvons le piège initiatique avec pour tout repère son nom "Echo". L'amour terrestre de la nymphe était véritablement l'écho, le reflet de l'amour divin qui consumait Narcisse. Il en possède la même résonnance bien qu'atténuée dans l'âme humaine.

Reste le symbole de la fleur, ce narcisse à la couleur de l'éther de lumière, la marque, la signature de l'Esprit solaire que Narcisse venait de rejoindre à jamais. Voilà ce qu'on demandait aux mystes dans les écoles des mystères. Et voilà ce qu'il fallait répondre...jadis et aujourd'hui.

Texte inspiré d'un ouvrage de René Emmanuel "Pleins feux sur la Grèce Antique"

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09/04/2013

La religion dogmatique, miroir aux alouettes

La religion dogmatique est une doctrine qui procède de l’Un sans partage, et qui s’est donné la vocation de réfuter l’autre afin de conjurer toute superstition qui ne soit pas vassale de sa vérité.

Le moine armé du baton a donné le jour à une institution.

Désormais, même son de cloche entre frères ennemis sous le même empire. Les religions conquérantes se partagent le pain béni d’un monde mis en coupe réglée sous la loi des prophètes. Miroir aux alouettes pour esprits modèles affranchis d'eux-mêmes sous l'autel d'un Dieu jaloux.

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Hymne homérique à Apollon / Hymne homérique à Hermès

L'expression de l'émotion musicale dans les Hymnes homériques de l'époque archaïque

La lyre (ressort de l'âme) : selon Hermès : "Pourvu qu'on en use avec art et savoir et qu'on ne la brutalise pas, la lyre enseigne par sa voix toutes sortes de choses qui plaisent à l'esprit...Pour autant qu'on la traite avec douceur et mesure, la voix de la lyre peut être une institutrice polyvalente pour l'esprit."

"...La musique aime se souvenir; c’est là presque une tautologie quand on sait que les Muses sont les filles de Mémoire. L’enfant Hermès se souvient de ses parents et des autres dieux qui sont ses aînés. Les Déliades, après avoir célébré la triade délienne, font mémoire des « hommes et des femmes du temps jadis ». Relier solidement le présent au passé pour baliser les chemins de demain, unir la communauté dans le souvenir et dans le partage des émotions, l’unir aux dieux qui la protègent, telle est la manière dont la poésie musicale contribue à faire société."  (André Motte)

28/03/2013

Le pape François a fustigé les prêtres tristes

Le pape François a fustigé les prêtres tristes, les appelant à redynamiser leurs messes pour combattre une "crise d'identité sacerdotale".

Révélation en ces temps troublés, l'Eglise ne supporte plus la morgue de ses prêtres. C'est pourtant pas un scoop !! Depuis l'avènement des hommes en noir (moines) dans l'Antiquité, la sombre éclipse n'a jamais laissé filtrer qu'une ennuyeuse superstition durant deux mille ans d'intégrisme moral.

N'est-ce pas pourtant ce pape qui a dit : "Les <lunettes> des larmes sont parfois nécessaires pour voir Jésus." Tous à vos mouchoirs !!

A la vérité, la sainte Eglise est par dessus tout déterminée à moissonner les âmes vulnérables. Elle a vocation à ne pas laisser l'actualité courir la misère du monde sans elle. Dans ce but, elle s'est en effet dotée d'un représentant du patron des plus pauvres d'entre les pauvres, sorti de son palais pour l'occasion. Triste ou pas triste ??

En ce jeudi 28 mars 2013, le pape François a lavé les pieds de détenus au centre de détention pour mineurs de Casal del Marmo, dont, pour la première fois, des jeunes filles. Cérémonie de Pâques inédite pour un pape qui ne demande qu'à faire des émules !!

12:08 Publié dans religion | Lien permanent | Commentaires (0)

23/03/2013

Le Paganisme, ouvrage de Gilbert Sincyr

Le paganisme. Recours spirituel et identitaire de l 'Europe

Opposition de l’esprit du Paganisme européen à celui du monothéisme moyen-oriental.

Confrontation entre les conceptions bibliques et païennes

Rébellion contre le totalitarisme

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04/02/2013

Christ, une bien belle espérance pour un monde désenchanteur.

Christ a nourri les esprits d'espérance.

La pomme de terre a rempli l'estomac des pauvres.

A qui la pauvreté doit-elle le plus ??

On ne se nourrit pas d'espérance. On ne se nourrit pas de promesses qui vous invite à déprécier la vie, votre bien le plus cher. 

L'espérance. On ne se livre à cette beauté fatale qu'au prix de son existence torturée et malade de soi.

Il n'est pas sage de sublimer l'aprés-vie. Mieux vaut porter son regard sur le monde et parer son esprit avec des couronnes de fleurs.

L'homme ne jure que par son image empreinte de ses tourments et au mépris d'un monde sans complexes.

Croyez autant qu'il vous semble utile afin d'ouvrir le sésame du paradis promis. Mais ne vous y trompez pas, les convictions sont comme un voile qui obsurcit l'esprit. Elles ne font pas la piété !! Cette piété toujours en état de questionnement , à jamais emmerveillée.

09:12 Publié dans religion | Lien permanent | Commentaires (0)

09/11/2012

Les Agrionies d’orchomène

Les Agrionies d’orchomène sont une fête dionysiaque de la Grèce antique. La légende fait remonter l’origine de cette fête aux Minyades, les trois filles de Minyas. Dans cette légende le principe féminin domine, Minyas étant le fils de Poséidon. Minyas était fort riche et, parmi les grecs, passe pour avoir été le premier auquel ait été nécessaire la possession d’un « trésor », ce qui signifie que "la gestation du principe féminin arrive à son terme".

De quel crime les Minyades sont-elles les protagonistes ?

Les Minyades ont refusé de rejoindre le cortège des suivantes de Dionysos. Elles furent donc frappées de folie par le dieu. La « folie » des mythes est en réalité l’expression d’une émulation divine ayant pour finalité une mise en mouvement, une mise en présence de l’élément divin originel en l’expression de son efficience provoquée. Dans leur folie, les Minyades démembrèrent alors le fils de l’une d’entre elles, ce qui symbolise l’effective manifestation de l’élément "masculin/feu" consacré par l’élément "féminin/eau".

Les Minyades sont en effet le principe divin humide (eau) originel, primordial, statique et conservateur, en somme dans l’œuf. Dionysos, lui, symbolise le principe divin mâle, le feu, la semence, l’action. Pour peu, on verrait en son action brutale les convulsions de l’accouchement. On retrouve ainsi le rapport si connu gestation / accouchement. Or, le principe divin originel est toujours rétif à l’union avec cet autre nature divine si antagoniste, précurseur, et qui force au changement. C’est pourquoi face au refus des Minyades, les hommes portent le deuil dans cette légende. On les appelle les « cendrées » (couverts de suie). Bien évidemment, cette fête se déroule la nuit, ce qui symbolise le monde en gestation dans l’œuf. On ne parlera pas de précréation, ce terme étant une ineptie. Or, lors de cette fête, il était courant d’arracher le lierre, symbolisant l’emprise de l’élément féminin/eau (terre) sur ce qui tente de s’extraire de son sein. Le prêtre de Dionysos poursuivait alors les femmes quand ce ne fut pas l’inverse, puis celles-ci faisaient semblant de chercher Dionysos et disaient qu’il s’était réfugié chez les Muses, puis festoyaient ensemble en se lançant des devinettes.

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05/11/2012

L'aveugle est celui qui voit l'invisible ...

L’aveugle est celui qui voit l’invisible transcendant au sein du visible immanent. Le don divinatoire est reçu en compensation de ce qui nous apparaît être … d’une cécité

(Tirésias)

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30/10/2012

Le Christianisme et le positivisme par Auguste Blanqui

Oeuvres d'Auguste Blanqui 1869

Source : Auguste Blanqui. Instruction pour une prise d'armes. L'Eternité par les astres, hypothèse astronomique et autres textes, Société encyclopédique français, Editions de la Tête de Feuilles. 1972

(La philosophie positive, n°5, mars-avril 1869) article par Hippolyte Stupuy..

« L'autorité spirituelle, si respectable et si respectée au Moyen Age », dit Stupuy page 203, « se déconsidère de plus en plus au XVIème siècle par le spectacle public de son inconduite et par les conflits sans fin qui président à son élection aux élections papales... ».

Comme si l'inconduite des papes et les scandales du conclave au XVIème siècle pouvaient se comparer, même de loin, aux turpitudes et aux atrocités des compétitions papales des VIIIème, IXème, Xème siècles, époque où l'on dépeint l'autorité spirituelle comme si respectable !

Respectable, parce qu'elle est incontestée et omnipotente grâce à sa férocité. Le Christianisme n'aurait pas été loin certes, sans la violence. Dès l'origine elle a été sa méthode unique. Déjà au 1er siècle, dans l'ombre, il procède par l'oppression, l'espionnage, la calomnie. Il a pour citadelle son organisation, pour arme toutes les formes de violence. Cette organisation formidable résiste à tout, triomphe de tout. La première victime est l'Empire romain. Victorieux, le Christianisme se maintient, comme il a conquis, par l'écrasement.

Sans ce système, il aurait avorté à son berceau, et une fois maître, s'il se fut relâché, n'aurait pas subsisté deux cents ans. Ses milices, ses guerres sans quartier, le fer, la flamme, la torture, les captations, l'astuce, l'enchaînement de la pensée, le siège mis devant chaque individu, l'anéantissement immédiat de toute contradiction l'ont consolidé à travers les siècles et les obstacles. L'incendie, le carnage, la destruction marquent sa route.

Que serait-il advenu, s'il eût succombé dans l'une quelconque des luttes terminées par son triomphe ? Nul ne peut le dire, même l'entrevoir. La moindre conjoncture à ce sujet serait même une niaiserie, Parce que les choses ont suivi ce cours, il semble qu'elles n'auraient pu en suivre d'autre. Le fait accompli a une puissance irrésistible. Il est le destin même. L'esprit s'en trouve accablé et n'ose se révolter. Le sol lui manque. Il ne pourrait s'appuyer que sur le néant.

Terrible force pour les fatalistes de l'histoire, adorateurs de ce fait accompli ! Toutes les atrocités du vainqueur, la longue série de ses attentats sont froidement transformés en évolution régulière, inéluctable, comme celle de la nature. Rien n'arrête ces imperturbables Systématiseurs. Jean XII, Marozie, Théodora, Mathilde, etc..., constituent une « autorité spirituelle » respectable et respectée ! Tout cela est légitime, utile, indispensable. On doit y voir la marche naturelle, obligée du genre humain. La raison sans réplique, c'est que tout cela se suit et s'enchaîne, qu'il y a filiation constante dans les événements, que chaque époque est le produit de l'époque précédente.

Belle découverte et bel argument ! Et sans doute, tout se tient et s'engrène. La seconde d'après suit la seconde d'avant. Mais l'engrenage des choses humaines n'est point fatal comme celui de l'univers. Il est modifiable à toute minute. Un couple va se marier. Je tue l'homme et je prends la femme. Les enfants de cette femme seront les miens. N'auraient-ils pu être ceux du tué ? Le meurtre est intervenu et a changé le père. Il y a toujours filiation, mais la descendance est toute autre.

C'est une immoralité, c'est un crime de glorifier le passé quand même, de le justifier par de prétendues lois immuables, d'invoquer la dignité de l'histoire qui commande le respect ou même l'indulgence pour les horreurs des temps évanouis. Parler des services du catholicisme a pu être, à certains moments, une duperie, une illusion de circonstance. Aujourd'hui, après l'enseignement des récentes années, il n'est plus permis de plaider, au nom du fatalisme, la cause de cette religion néfaste. De la première à la dernière heure, elle n'a fait et ne fera que le mal. Elle n'était pas plus utile à l'humanité que la petite vérole, la peste ou le choléra ne sont nécessaires à la santé d'un homme.

La doctrine du progrès continu est une fantaisie des temps de transition. Elle a donné quelques années de vogue au catholicisme sous le règne de Louis-Philippe. C'était une des formes de la réaction contre le mercantilisme, réaction provoquée dans la démocratie par le débordement et l'outrecuidance cynique des intérêts matériels. Les classes moyennes intronisaient sans vergogne le culte du veau d'or et semblaient l'ériger en religion universelle. La pensée était honnie, l'idée de justice sociale mise au ban, l'enrichissement à tout prix proclamé la seule vertu.

Un moment, dans le premier dégoût de cette puanteur, la Révolution oublia les crimes du catholicisme pour se rappeler seulement sa spiritualité, et eut presque l'illusion de voir dans cet adversaire déchu un auxiliaire contre le sale ennemi surgi tout à coup devant elle. Le Moyen Age fut tout à coup de mode universelle, par méprise et naïveté dans le camp populaire, par instinct et par calcul chez les conservateurs. Courte unanimité ! La méprise s'est évanouie, l'instinct s'est fait doctrine. Chaque chose a repris sa couleur propre. L'avenir a reconnu dans le christianisme son mortel ennemi, le passé sa dernière planche de salut.

Le Positivisme, attaché à la traîne d'un Révélateur, reste figé dans l'admiration du Moyen Age.....On fausse, on estropie l'histoire pour l'ajuster aux divagations des nouveaux livres saints... Dans sa systématisation du Moyen Age, le Positivisme lui sacrifie sans pitié ni scrupule tous les martyrs de la pensée et de la justice, Abélard, Arnaud de Brescia, Rienzi, etc... De sa prétendue science de la sociologie, aussi bien que de la philosophie de l'histoire, le positivisme exclut l'idée de justice. Il n'admet que la loi du progrès continu, la fatalité.

....La manie du progrès quand même, chez ces aveugles systématiseurs, va jusqu'à l'accusation de mouvement rétrograde et d'impulsion négative, portée contre la renaissance des lettres gréco-latines, et suivant eux cette victoire sur les infâmes productions du Moyen Age est un recul. Elle a brisé l'évolution régulière qui était chrétienne ! Elle a introduit en fraude la vieillerie païenne dans le monde moderne. L'Antiquité est une intruse qui nous a dévoyés car elle a fait remonter le cours des âges.

Il est vrai en reparaissant au jour, comme le Rhône après sa perte, l'antiquité s'est permis de donner un rude démenti à la tocade du développement continu. Arrêtant court, puis refoulant dans la nuit le Moyen Age, elle est venue réinstaller sur les ruines de la tradition christiano-absolutiste, l'idée de liberté et de République conservée en dépôt dans les entrailles des idiomes grecs et latins.

Elle est donc fausse cette théorie du progrès ininterrompu et fatal. Car la civilisation gréco-romaine a bondi par-dessus le christianisme pour refaire malgré lui, contre lui, la civilisation moderne. Pas de preuve plus éclatante que cette religion, maladie terrible, a cloué près de deux mille ans l'humanité sur un lit de douleurs.

Si la science a pu naître, c'est que l'imprimerie, appuyée sur l'Antiquité, l'a sauvée du tigre qui la guettait au berceau. Les Positivistes aiment et chantent la Science. Eh! bien, elle est fille de l'Antiquité. Le christianisme a failli la tuer. Sorcière ! Au feu ! Criait cet infâme. Elle n'a échappé qu'avec peine, témoins Roger Bacon, Raymond Lulle et tant d'autres. Elle revit aujourd'hui pour châtier le monstre. De quel droit les panégyristes de l'assassin se font-ils les chantres de la victime ?

Auguste Blanqui

positivisme

En 1947, dans un volume de la célèbre collection Glotz, André Piganiol, professeur au collège de France, aujourd’hui rangé parmi les historiens anticonstantiniens, avait conclu son « Empire chrétien 325-395 » par une formule lapidaire :

« La civilisation romaine n’est pas morte de sa belle mort. Elle a été assassinée. »

André Piganiol

Le christianisme a été une machine de guerre spirituelle idéale et invincible entre les mains de tyrans avides d’exercer une autorité incontestée en s'appuyant sur l'autorité d'un Dieu tout puissant, au nom d'une oeuvre bienfaitrice imbattable en ses promesses et brutale en ses menaces.

Maxime Delettre

14:00 Publié dans religion | Lien permanent | Commentaires (0)

26/10/2012

L'Aïd-Al-Adha, ovins et bovins sacrifiés sans la moindre humanité

L'Aïd-Al-Adha, entre lapidations et immolations,

les pratiques d'un autre temps !!

En France, 105 à 120 000 ovins (mouton, bélier, chèvre) et 4 à 5000 bovins seront sacrifiés, et on sait comment : égorgés au couteau !! Une cinquantaine d'abattoirs supplémentaires ont été mis spécialement à disposition pour l'occasion + des structures d'abattage temporaire au nombre de 57. Comme cela ne suffira encore pas, il est question que certains aient recours au système D (abattages clandestins) aux dires de Khaled Bouchama, responsable des associations de l'union des organisations islamique de France (UOIF). Idem pour Mohammed Moussaoui, président du conseil français du culte musulman (CFCM), "il n'y a pas assez d'abattoirs". Quant à Khalil Merroun, "...si le fidèle doit faire 500 kilomètres pour faire le sacrifice, j'appelle ça un acte de souffrance...."

J'ai bien de la peine pour ces pauvres bêtes qui font les frais de ces cruelles immolations. Dans mon pays, j'aurais aimé que le respect de la vie animale ne fasse pas de ces innocentes victimes, les malheureux instruments de rites impitoyables.

Ces pauvres bêtes ne seront pas étourdies !! J'en ai mal au ventre de constater que rien ni personne à part BB ou Marine ne s'insurge contre cette souffrance infligée à ces êtres vivants sans défense.

Je sais que les appareils politiques rechignent à aborder ce problème de peur de stigmatiser une communauté pour satisfaire la seule cause animale.  Mais il y a là un réel problème d'inadaptation de ces rites et de leurs pratiques aux règles et usages en vigueur dans notre pays aux moeurs subtils.

Je me dois de reconnaître, à son actif, que le christiannisme ne pratique pas ces immolations !! Et le plus inacceptable de la part du pouvoir politique dans notre pays (si tant est qu'il ait un peu de courage !!), est qu'il pourrait tout à fait s'opposer à ces pratiques sans être accusé de meurtrir une religion, car le sacrifice n'est pas obligatoire dans la chariâ. Seule la Sunna le préconise (récit et directives du messager d'Allah). Il n'est ni un pilier de l'Islam, ni une obligation majeure (Grand Mufti de Marseille). Il serait question en fait d'une tradition à grande connotation religieuse. Tradition qui se heurte à nos propres traditions !! Selon le Grand Mufti, le sacrifice "n'est qu'un acte souhaité si les conditions le permettent". "Le premier devoir d'un musulman est de ne jamais choquer au nom de sa religion les gens qui ne la partage pas".

Aïd-Al-Adha

Dans les pays de l’Union européenne, c’est la Directive 93/119/CEE qui définit les normes en matière d’abattage.

En règle générale, selon cette Directive, il faut veiller à épargner aux animaux « toute excitation, douleur ou souffrance évitable pendant l’acheminement, l’hébergement, l’immobilisation, l’étourdissement, l’abattage et la mise à mort » et il est obligatoire « d’étourdir les animaux avant abattage ou de les mettre à mort instantanément ». Cette Directive accorde cependant des dérogations à l’étourdissement préalable dans le cas des abattages rituels. Cela signifie que lorsque des animaux sont tués pour approvisionner les boucheries musulmanes ou juives, les abatteurs sont autorisés à égorger des animaux qui sont tout à fait conscients (opérations uniquement pratiquées dans les abattoirs).

Interdire l’abattage rituel sans étourdissement préalable

En Suède et en Suisse, l’abattage rituel est maintenant interdit, dans la mesure où l’obligation d’étourdir tout animal avant de l’égorger ne fait plus l’objet d’aucune dérogation pour raison religieuse.

Compte tenu des observations scientifiques prouvant que l’abattage rituel sans étourdissement préalable entraîne des souffrances chez les animaux, One Voice demande que l’Union européenne et chaque État membre suppriment les exemptions de la législation pour motif religieux, afin que tout animal soit étourdi avant d’être égorgé.

Abattages rituels : les faits

10:13 Publié dans religion | Lien permanent | Commentaires (3)

21/10/2012

Les conseils d'Athéna, déesse aux yeux pers

Quand de la table on eut goûté tous les plaisirs,

le coeur des prétendants n'eut plus d'autre désir

que la danse et le chant, atours des bons moments.

Un héraut avait mis le plus bel instrument,

la divine cithare, aux mains de Phémios,

qui chantait devant eux la gloire des héros,

mais, pensant à Ulysse, il avait le coeur gros.

 

L'aède, en débutant aprés un court prélude,

chantait à belle voix comme à son habitude,

pour n'être point ouï d'aucun des prétendants,

Télémaque en penchant son large front prudent

vers la vierge aux yeux pers, dit ces sages paroles :

-Ne fais pas attention à ces phrases frivoles!

Regarde-moi ces gens : voilà tout leur souci,

le chant et la cithare et de manger ici!

Ce leur est si commode! ils vivent chez autrui,

mangeant impunément tous les biens de celui,

dont les os blanchissant, pourrissant sous la pluie,

jonchent quelque rivage ou roulent sous les flots.

Ah! si dans son Ithaque, il rentrait, ce héros,

comme ils donneraient, tous, pour fuir la sombre mort,

les trésors les plus lourds et d'étoffes et d'or!

Mais voilà qu'il est mort, et d'une mort immonde!

et je n'ai plus d'espoir, quel que soit en ce monde

l'homme qui me viendrait annoncer son retour!...

Non! pour lui, c'en est fait! il ne voit plus le jour!

Mais voyons, réponds-moi point par point, sans détour :

quel est ton nom, ton peuple, et ta ville et ses lois?

Arrives-tu chez nous pour la première fois?

ou plutôt n'es-tu pas un hôte de mon père?

tant d'autres ont connu son manoir et ses terres,

et lui-même, il était d'amis si grand coureur!

 

La déesse aux yeux pers lui dit avec douceur :

-Oui! je vais là-dessus te parler sans détours.

Chez moi, c'est par Mentès qu'on me nomme toujours;

j'ai l'honneur d'être fils du sage Anchialos,

et je commande à nos bons rameurs de Taphos.

Je viens de débarquer, tu vois : j'ai mon bateau,

et j'ai mes compagnons; sur les vineuses eaux,

je vais à Témésa, chez des gens d'autres moeurs,

troquer mon fret de fer contre un bronze meilleur :

mon navire est mouillé, vers la prairie divine,

sous les bois du Neion, au port de la Ravine.

Nous sommes l'un pour l'autre, et non depuis hier,

des hôtes de famille et nous en sommes fiers.

Interroge plutôt à ton premier voyage,

le vieux héros Laerte au coeur noble et trés sage;

car on me dit qu'en ville, il ne vient plus jamais,

et qu'il vit retiré sur ses champs désormais,

travaillant et courant chaque jour la campagne,

le coeur plein de chagrin, que pour seule compagne

une vieille lui sert chaque jour ses repas,

quand il rentre au logis avec ses membres las

d'avoir traîné longtemps sur son coteau de vignes...

Moi, si je suis ici, c'est que des gens indignes

m'avaient dit revenu notre Ulysse divin.

Mais je vois que les dieux lui barrent le chemin.

Ce n'est pas qu'il soit mort, notre Ulysse divin!

Il est encore au monde et vivant, mais en cage,

au bout des mers, qui sait? dans une île aux deux plages,

aux mains de quelque peuple intraitable et sauvage

qui le retient chez lui encore à contrecoeur.

Veux-tu la prophétie qu'un dieu me jette au coeur

dont on aura bientôt le bonheur en partage?

Je ne suis ni devin ni savant en présages,

mais il retrouvera son île entre deux mers;

quand il serait lié d'une chaîne de fer,

il a tant de moyens : il saura s'en sortir...

Mais, à ton tour, dis-moi, point par point, sans mentir :

c'est Ulysse, de lui, que vraiment tu naquis?...

Quoi! déjà ce grand fils que j'ai vu si petit!...

C'est frappant en effet : comme tu lui ressembles!...

sa tête ses beaux yeux!...Car nous allions ensemble

avant qu'il ne s'embarque au pays des Phrygiens,

aux creux des longs vaisseaux, avec les chefs Argiens.

Mais depuis ce jour-là, jamais je ne vis plus

le héros d'endurance; il ne m'a pas revu.

 

Posément Télémaque entama ce discours :

-Oui, mon hôte, je vais te parler sans détour.

Que je sois bien son fils?...ma mère me le dit :

moi, je n'en sais pas plus; à quel signe un petit

reconnaît-il son père, eut-il été un dieu?...

Ah! ne suis-je né d'un bon mortel heureux,

qui, sur ses biens, aurait attendu la vieillesse!

Mais le plus malheureux des humains en détresse,

c'est bien mon père, Ulysse, absent depuis longtemps.

 

La déesse aux yeux pers répliqua posément :

-Ne crois pas que les dieux aient refusé leur signe

à cette descendance alors qu'elle en fut digne,

surtout quand Pénélope enfanta un tel fils...

Mais à ton tour, dis-moi point par point, sans malice :

pourquoi donc ce festin? qu'en avais-tu besoin?

banquet de mariage ou rendu par tes soins?

Il est clair qu'il ne peut s'agir ici d'encas.

Mais je dis qu'attablés sous ton toit, ces gens-là

t'offensent chaque jour : ne les laisse pas faire :

devant telle insolence et dans pareille affaire,

est-il homme de tact qui ne soit indigné?

 

Posément, Télémaque eut ces mots résignés :

-Puisque tu veux savoir et que tu as tout vu,

il se peut qu'autrefois, ce logis ait connu

l'opulence et la règle en des temps trés anciens...

au temps où le héros vivait sur tous ses biens!...

Aujourd'hui, quel revers, par le décret des dieux

qui, nous voulant du mal, le cachent à nos yeux,

puisqu'ils l'ont fait le plus invisible des hommes!

Oui! sa mort, me serait bien moins cruelle en somme,

si je savais qu'il eût péri avec les siens,

au pays des troyens; car, des Panachéens,

il aurait eu sa tombe avec d'autres Argiens,

et me léguait ainsi sa gloire et sa mémoire!

Mais, tu vois, les Harpyes l'ont enlevé sans gloire;

il a quitté la vie sur l'invisible flot,

ne me laissant au coeur que douleurs et sanglots.

Et, quand je me lamente en croyant qu'il se meurt,

ce n'est plus seulement son destin que je pleure :

les dieux m'ont préparé d'autres jours difficiles.

Tous les chefs, tant qu'ils sont, qui règnent sur nos îles,

Doulichion, Samé, Zante la forestière,

et tous tyrans des monts de notre Ithaque entière,

tous courtisent ma mère et mangent la maison.

Elle, sans repousser un hymen de raison,

n'ose pas en finir pour rester au manoir.

Vois-les, à belles dents, dévorer mon avoir;

on les verra bientôt me déchirer moi-même.

 

Athéna répondit dans sa colère extrême :

-Oh! misère!...combien te met dans l'indigence

l'absence du héros! Ah! de leur impudence

il viendrait vite à bout, de ses mains, et sur l'heure,

je le vois aujourd'hui rentrer en sa demeure,

debout au premier seuil, bouclier, casque au front

et deux piques en mains, tel qu'en notre maison,

buvant, avec toujours au coeur beaucoup de joie,

il m'apparut jadis pour la première fois,

le jour où je le vis qui revenait d'Ephyre.

Là-bas aussi, un jour, à bord de son navire,

Ulysse était allé demander à Ilos,

le fils de Mermeros, le poison des héros,

dont il voulait tremper le bronze de ses flèches.

L'autre avait refusé avec des mots revêches,

alléguant le respect des dieux toujours en vie.

Mon père aimait si fort le tien qu'il l'en munit...

Tel qu'alors je le vis, qu'il rentre, cet Ulysse,

chasser ces prétendants et leurs tristes complices!

tous auront la vie courte et des noces amères.

Mais laissons tout cela à tous les dieux, nos pères :

ce manoir verra-t-il son éminent retour,

sa vengeance, ou bien leur impiété toujours?...

Je t'engage à chercher comment tu renverras

d'ici les prétendants qui te font ces tracas.

Il faut bien me comprendre et peser tous mes mots :

convoque l'assemblée achéenne au plus tôt;

en attestant les dieux, dis-leur à tous un mot;

somme-les de rentrer, chacun sur son domaine!...

Ta mère, si son coeur la pousse à cet hymen,

s'en ira chez son père : il a dans son logis

de quoi la recevoir...Toi, j'ai bien réfléchi;

écoute mon conseil : équipe le meilleur

des vingt rames et va aux nouvelles, ailleurs;

sur ton père éloigné de chez lui par les dieux,

interroge les gens ou recueille de Zeus

l'une de ces rumeurs qu'on entend en tous lieux.

Va d'abord t'enquérir chez Nestor s'il est là,

à Pylos, puis à Sparte écouter Ménélas :

c'est le dernier qui soit, de tous les Achéens

à la cotte de bronze, arrivé chez les siens...

si là-bas on t'apprend que ton père est vivant

et qu'il va revenir, attends encore un an.

Mais si c'était la mort, implacable et brutale,

tu reviendrais tout droit à la terre natale,

pour lui dresser sa tombe avec tous les honneurs

qu'on lui doit, car il fut, et de loin, le meilleur,

et puis tu donnerais un époux à ta mère.

Ces devoirs accomplis en l'honneur de ton père,

tu verras en ton coeur et ton âme comment

dans ton manoir tuer ces fougueux prétendants

par la ruse ou aprés un long et dur carnage.

Laisse les jeux d'enfants : ce n'est plus de ton âge.

Ecoute le renom que chez tous les humains,

eut le divin Oreste, aprés que de ses mains

il eut tué Egisthe aux armes de vipère

qui lui avait tué le plus noble des pères!

Toi! mon cher, beau et grand comme un auguste dieu,

sois vaillant pour qu'un jour quelque arrière-neveu

puisse parler de toi sans aucun déshonneur...

Mais je dois m'en aller, redescendre au croiseur;

mon équipage attend et peut-être s'affole :

à part, toi, réfléchis et pèse mes paroles.

 

Posément, Télémaque alors, lui répondit :

-Je reconnais, mon hôte, en ce que tu me dis,

les pensées d'un ami, d'un père à son enfant :

je n'en oublierai rien, je t'en fais le serment!

Si pressé que tu sois, reste encore un moment!

Je t'offrirai le bain, des divertissements

et, pour rentrer à bord l'âme emplie de plaisir,

quelque cadeaux de prix, quelque beau souvenir

qui te reste de moi quand tu seras chez toi,

comme on doit en donner à un hôte de choix.

 

La déesse aux yeux pers, alors de répartir :

-Non! ne me garde pas! je brûle de partir.

Le cadeau que ton coeur t'incitait à m'offrir,

je viendrai le chercher pour orner mon logis,

et ce beau souvenir, que tu m'auras choisi,

te revaudra de moi quelque digne merci.

 

S'éloignant à ces mots, l'Athéna aux yeux pers,

disparut dans l'éther comme un oiseau de mer.

Au coeur de Télémaque encore fier de sa race,

elle avait éveillé l'énergie et l'audace,

en ravivant encore la pensée de son père...

En son âme, il comprit ce merveilleux mystère

et, son coeur reconnut la déesse aux yeux pers.


L'ODYSSEE - Homère

Chant I  - 190 / 400

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19/10/2012

Zeus dit aux immortels

"-Ah! misère!...Ecoutez, écoutez les mortels mettre en cause les dieux! C'est de nous, soi-disant, que leur viennent les maux, quand eux, en médisant, aggravent leurs malheurs par leur propre sottise..."

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23/07/2012

Hommage aux pieux héros de Verden / Charlemagne le maudit

Article "histoire-fr.com" :

Charlemagne, le boucher chrétien (Ce titre n'est pas extrait de l'article en lien)

A la fin du VIII° siècle, les Saxons d’Angleterre n’avaient plus de liens avec leurs cousins de Germanie. Ces derniers, vivaient dans une contrée d’accès difficile, parsemée de marais et d’épaisses forêts. N’ayant pas de rois, les Saxons étaient divisés en plusieurs tribus, dont chaque chef était indépendant dans son canton. Cependant, ces derniers se réunissaient une fois par an pour discuter de leurs intérêts communs.

L’on comptait quatre principaux groupes de Saxons, à savoir les Westphaliens, les Ostphaliens, les Angrariens et les Nordalbingiens (mieux connus sous le nom de Danois ou Normands). Les Saxons constituaient un des rares peuples d’Europe à n’avoir pas épousé la foi chrétienne. Ainsi, ces derniers étaient restés fidèles au paganisme, qu’ils considéraient comme le symbole de leur indépendance (à noter cependant que la papauté envoyait depuis près d’un siècle des missions de christianisation dans la région).

Première campagne (772), l’Irminsul : en 772, les Saxons attaquèrent la Thuringe, une province du royaume des Francs. Charles, soucieux de défendre ses Etats, mais aussi de combattre le paganisme, décida alors de contre-attaquer. Réunissant son armée à Worms, Charles pénétra en Saxe. Ce dernier, remportant la victoire contre des Saxons désorganisés, entreprit donc de s’attaquer aux lieux de cultes des vaincus. Au fond d’une forêt sacrée, les Francs trouvèrent l’Irminsul, un arbre gigantesque représentant vraisemblablement l’Yggdrasil de la mythologie scandinave (selon la légende, il était le support de l’univers, les neuf mondes étant soutenus par ses branches. A noter que l’on ne sait pas aujourd’hui si l’Irminsul était un frêne, ou bien un simple tronc totémique sculpté. L’arbre étant considéré comme un symbole du paganisme saxon, Charles ordonna qu’il soit mis à terre. Ce dernier souhaitait prouver aux vaincus que la supériorité de la foi chrétienne, car la destruction de l’Irminsul ne provoquerait pas l’effondrement du ciel.

-Seconde campagne (774 à 775) : si les Saxons avaient fait soumission suite à la campagne de 772, la destruction de l’Irmenseul ne fit que les inciter à poursuivre la lutte contre les Francs. Ainsi, alors que Charles assiégeait Pavie, en 774, les Saxons envahirent la Frise et la Hesse, brûlant les églises et saccageant les monastères en guise de représailles. Alors occupé en Italie, Charles, dans un premier temps, envoya des troupes en Germanie, afin de contenir l’avancée des Saxons. Puis, en 775, convoquant l’ost à Quierzy, entra en Westphalie afin d’en découdre avec les insurgés.

De retour en Gaule, Charles monta une nouvelle expédition contre les rebelles en 775. Franchissant le Weser, le roi des Francs reçut la soumission des Ostphaliens et des Angrariens ; les Westphaliens, commandés par Widukind, poursuivirent la lutte, mais dd) Troisième campagne (777 à 785), l’exécution de Verden : suite à la soumission du duché de Frioul, en Italie, Charles convoqua une assemblée à Paderborn, en Germanie (777). Les Saxons, désormais vassaux des Francs, s’y rendirent à nombre, à l’exception de Widukind, qui s’était réfugié chez les Nordalbingiens. Ce dernier, voyant que Charles était occupé à guerroyer en Espagne, décida de reprendre les armes à compter de 778. Organisant la résistance saxonne, il menaça l’abbaye de Fulda, en Hesse, que les moines évacuèrent en emportant avec eux les reliques de Saint Boniface. Toutefois, la résistance de Widukind fut perturbée par un parti pro-franc qui émergea au sein de l’aristocratie saxonne, Charles ayant annoncé son intention d’instaurer l’institution comtale en Saxe.   En 782, Widukind parvint à vaincre l’armée franque au pied du massif des Wiehengebirge, près du fleuve Weser.

 

Cette défaite entraîna une grande opération de représailles, Charles se rendant en personne en Germanie. Ce dernier, faisant rassembler 4500 saxons à Verden, leur imposa de choisir entre la conversion ou la mort. Les prisonniers ayant refusé d'abjurer le paganisme, ils furent égorgés suite à un procès sommaire. En outre, 12000 femmes et enfants furent déportés dans les différentes provinces du royaume.

 

Cet évènement tristement célèbre fut plus tard baptisé le massacre de Verden.

 

-Le capitulaire saxon, le baptême de Widukind (785) : toutefois, l’annonce du massacre de Verden ne fit qu’exciter encore plus les Saxons contre la domination franque. Ainsi, beaucoup de colons francs installés en Saxe furent assassinés, et de nombreuses églises furent pillées.

La guerre devenant encore plus violente que par le passé, Charles décida en 785 de promulguer le capitulaire saxon (ou de partibus Saxonie), lors de l’assemblée de Paderborn.

Le texte punissait de mort quiconque refuserait de reconnaître les comtes et les missi, refuserait de se baptiser ou de payer la dîme aux églises, pratiquerait la crémation des morts ou les pratiques sacrificielles, violerait le jeûne du Carême et mangerait de la viande, etc.

Le capitulaire saxon plongea la région dans un bain de sang (Charles lui-même admit plus tard la cruauté de cette loi, et en modifia certains passages). Widukind, isolé, fut alors contraint de faire soumission en 785. Ce dernier, abandonnant le paganisme, se fit baptiser avec ses troupes à Attigny (selon certaines chroniques, Charles aurait été le parrain du Saxon).

-Dernières révoltes saxonnes (792 à 804) : suite à la soumission de Widukind, la Saxe fut en paix pendant près d’une décennie.

Mais, en 792, les Saxons se révoltèrent une fois encore, protestant contre le capitulaire. Widukind, quant à lui, se réfugia une fois encore chez les Nordalbingiens. Les insurgés, abjurant le christianisme, pillèrent les églises et tuèrent de nombreux colons francs.  En 794, Charles décida de lancer une expédition contre la Saxe, à laquelle participa son fils Charles le Jeune. L’ost fut alors divisé en deux, le roi des Francs marchant vers la Thuringe, son fils vers la Westphalie. Les insurgés déposèrent alors les armes sans combattre.

Quelques années plus tard, en 798, les Nordalbingiens attaquèrent les Abodrites, un peuple tributaire des Francs, installé entre l’Elbe et l’Oder. Cependant, ces derniers furent rapidement battus. En 799, la Saxe fut définitivement annexée. En mai 804, Charles acheva la pacification de la région en faisant déporter les rebelles Nordalbingiens ; en outre, les Abodrites furent autorisés à coloniser la rive droite de l’Elbe.

Au final, la guerre contre les Saxons avait duré plus de trente années, malgré la brève accalmie des années 785 à 792. Mais la région était désormais soumise, les Francs ayant imposé par la force la foi chrétienne,  à l’issue d’un conflit parfois considéré comme l’une des premières guerres de religion en Europe.

 

Aimez-vous les uns les autres disent-ils !!

09/07/2012

Le monothéisme, une simplification aberrante

Alain Daniélou, auteur de « Shiva et Dionysos », a vécu en Inde où il a étudié le sanskrit, la musique et la philosophie dans les écoles traditionnelles. Il fut professeur chargé de recherches à l’université de Bénarès, puis directeur du Centre de recherches de la bibliothèque d’Aydar à Madras, enfin directeur de l’Institut français d’indologie de Pondichéry. Après avoir rappelé les ressemblances entre les cultes dionysiaques et le shivaïsme indien, Alain Daniélou explique que le monothéisme est « une espèce de construction logique, simpliste, qui évite d’essayer de comprendre la nature du monde », « une simplification aberrante qui a eu un effet dangereux et même très néfaste sur l’évolution de l’humanité ».

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26/06/2012

JULIEN / Contre les galiléens

JULIEN contre les galiléens : Contre les galiléens

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12/06/2012

Sade contre les Amazones

Avec Sade (qui à l’échelle de la pensée humaine est un contemporain), on est très loin du cortège religieux de textes au symbolisme fort qui auréolent la relation homme/femme au temps des dieux d’Homère. Son œuvre littéraire est réhabilitée au XXème siècle malgré une censure officielle qui dure jusqu’en 1960, puis entre à la Bibliothèque de la Pléiade en 1990. Chez Sade (qui finira sa vie à l’asile d’aliénés de Charenton), la violence sexuelle n’est qu’une normalité (de son esprit dérangé). Elle se conforme au cérémonial des araignées. Il s’agit de soumettre absolument les femmes « aux caprices des hommes », de la même façon que le ligotement et l’anesthésie peuvent être quelquefois nécessaires à la fécondation des araignées. Puisque c’est « pour le bonheur de tous » que nous ont été « données les femmes », il ne s’agit que de les soumettre et d’établir des lois qui les contraignent de céder aux feux de (ceux) qui (les) désirent. La violence même étant un des effets de ce droit, nous pouvons l’employer légalement(…) ; la nature n’a-t-elle pas prouvé que nous avions ce droit en nous départissant la force nécessaire à les soumettre à nos désirs ? »Le rapport des forces est exigé par la survie de l’espèce et la violence virile est une condition de l’évolution, un instrument de sélection naturelle. Force est cependant de reconnaître que Sade a un caractère bien trempé et une plume assurée : « Ma façon de penser, dites-vous, ne peut être approuvée. Eh, que m'importe ! Bien fou est celui qui adopte une façon de penser pour les autres ! Ma façon de penser est le fruit de mes réflexions; elle tient à mon existence, à mon organisation. Je ne suis pas le maître de la changer ; je le serais, que je ne le ferais pas. Cette façon de penser que vous blâmez fait l'unique consolation de ma vie ; elle allège toutes mes peines en prison et j'y tiens plus qu'à la vie. Ce n'est point ma façon de penser qui a fait mon malheur, c'est celle des autres. »

Sade, on l’aura compris, ne s’est pas appesanti sur la complexe relation homme/femme. Le mythe des amazones en revanche, révèle, en désignant l’obstacle qui rend fou, la raison secrète de l’irréconciliable guerres des sexes :

Peuple de femmes guerrières, filles de Mars et d’Harmonie, les amazones se gouvernaient sans l’aide d’aucun homme. Elles châtraient leurs enfants mâles à la naissance pour en faire leurs esclaves et tranchaient le sein droit de leurs filles pour qu’il ne les gêne pas dans le tir-à-l’arc. Un jour, un prince éthiopien avait envahi le pays des scythes. Il avait fait tuer tous les hommes en état de prendre les armes, et tous les vieillards ainsi que tous les enfants, avec l’arrière pensée d’offrir à ses soldats les femmes des scythes. Ceux-ci les traînèrent à leurs lits, mais les femmes scythes caressèrent les éthiopiens…de leurs poignards. Et voici ce que les femmes décidèrent : elles resteraient libres comme le vent sur les libres landes, et ne seraient plus jamais asservies aux hommes. Jamais plus la voix grossière du mâle ne s’élèverait pour les régenter… Toutefois, pour maintenir leur population, elles auront recours aux mâles, mais à ceux seulement que la guerre leur aura livrés. « Lorsque la reine juge le moment venu de remplacer celles que la mort lui a prises, elle appelle à elle les plus belles de ses vierges (..Elle les réunit à Thémyscire, et dans le temple de Diane, elle prie Arès de bénir leurs jeunes corps de sa moisson (…). Alors le dieu révèle par la voix de la grande prêtresse un peuple chaste et farouche en lequel il s’incarnera pour elles. Et les fiancées de Mars – c’est le nom qu’on donne aux guerrières – sont armées, des mains de leurs mères, de flèches et de poignards. » Elles partent alors au pays indiqué, chasser l’homme comme un gibier, et elles ramèneront à Thémyscire les plus vigoureux que leur lance leur aura livré, pour « les plaisirs sans mesure et sans fin de la Fête des Roses »

Le secret de la guerre des sexes, écrit Christian David, c’est que la frontières des sexes « ne passe pas seulement entre les hommes et les femmes mais à l’intérieur même de chaque homme et de chaque femme ». Voyez Penthésilée : est-elle seulement cette jeune fille qu’elle paraît ? Non. Elle est « née des rossignols » sans doute, mais elle est aussi « cuirassée de peaux de serpents », et à la guerre, elle est si redoutable et cruelle, qu’elle semble une caricature de la virilité. Achille de son côté, n’est pas seulement le Farouche, le Terrible ou le Monstre empanaché que décrit la légende, il est aussi le Doux, le Charmant, et Penthésilée le compare, quand elle le croit son prisonnier, à « une jeune colombe dont un enfant entourerait le col d’un ruban… » Tout est fait pour bien nous faire comprendre à quel point l’hermaphrodisme originel est la clé d’un équilibre qui participe à l’harmonie universelle. Quand les amants, au hasard du combat, se trouvent face à face, leur confrontation nous permet de mesurer l’importance du transfert qui est possible des qualités d’un sexe à l’autre. Et c’est l’évidence de ce transfert qui les aveugle et qui les pousse au paroxysme de l’exaspération. Cette partie d’eux-mêmes qu’ils ne reconnaissent pas habituellement en eux est un défi à relever. En effet, Achille doit reconnaître l’aspect féminin que représente la face cachée de sa nature complémentaire révélée par la reine des amazones. Il doit rassembler les deux fragments nécessaire à l’être total s’il veut être à l’image des dieux. Cette nécessité est clairement exposée par Penthésilée : Celle-ci hurle sa rage de lui appartenir, rêve aussi de l’abattre : « Moi, moi seule ! J’abattrai le fils des dieux. Le voici le fer – puisque c’est avec le fer que je dois l’étendre – dont la caresse farouche va le coucher sur mon cœur sans même le blesser. »  Penthésilée souhaite alors mourir , et mourir de sa main : « qu’il vienne ! qu’il m’écrase la nuque de son talon de fer (talon d’Achille), je le veux. Pourquoi deux joues en fleur comme les miennes se sépareraient-elles plus longtemps de la boue qui les a formées ? – joues : nature homme/femme – qu’il me traîne jusque dans son pays – qu’il m’attache par les cheveux à la queue de son cheval ! Ce corps tout plein de vie fraîche, ah ! qu’il le jette dans le fossé ! Que le reniflent les chiens et qu’y fouissent les becs ignobles ! Poussière – oui – que je sois poussière ! – plutôt qu’une femme qui n’a pas séduit ! » (ceci pour signifier que les apparences trahissent une toute autre vérité)

C’est pourquoi, dés que l’un des adversaires est atteint et se trouve à la merci de l’autre, la puissance d’abandon du vainqueur se réveille et il peut alors écouter en lui-même ce désir qu’il ne voulait pas entendre. « Penthésilée, l’aile de la mort l’a touchée – elle a roulé à terre. Elle se tord dans la poussière – son sort est debout devant elle, chacun pense qu’il va lui donner le coup de grâce. Mais non ! il reste là, ce grec mystérieux, immobile, pâle comme la mort (…), ce grec incompréhensible, un dieu, dans sa poitrine cloutée de bronze, lui a soudain fondu le cœur d’amour. » De la même façon Penthésilée épargne Achille quand elle reprend l’avantage : « son cœur était jaloux de la poussière qui recevait son corps. »

En effet, on ne tue pas sa nature complémentaire, mais dans cette lutte perpétuelle contre soi-même, on la révèle et on lui rend un culte approprié.

Dans les rapports humains hommes/femmes de la vie courante, cette légende permet de mieux comprendre cette rivalité passionnée comme nous le démontre Alexandre Maupertuis : « Voilà donc ce qui explique l’aveuglement des deux amants sur eux-mêmes et qui empêche qu’ils soient jamais satisfaits : c’est la réversibilité de leurs personnages, ... Et c’est parce qu’ils refusent de la reconnaître, de l’admettre et de la vivre qu’ils se jettent « l’un vers l’autre, l’un contre l’autre – dans une écume de torrent – dans un entrechoquement d’étoiles ! » C’est pour l’acquisition et l’échange symbolique de ces qualités masculines et féminines (dont chacun d’eux déborde secrètement) que le meurtre de l’autre paraît à chacun d’eux nécessaire. Le conflit est insoluble parce qu’ils refusent de se considérer comme deux êtres distincts mais qu’ils n’acceptent pas non plus l’homogénéité de leurs structures. Parce qu’ils sont deux aspects contradictoires mais complémentaires d’un même personnage, et les deux fragments d’un être total sans pourtant qu’aucune fusion définitive leur paraisse possible (sinon la mort). Pour cela, ils continueront à se battre et à « mourir de leurs baisers », tant qu’Achille voudra nier en lui et tant que Penthésilée niera en elle cette féminité et cette virilité qu’ils se jalousent jusqu’à ce que les exigences de l’un et de l’autre se dissipent comme un rêve, après la mort d’Achille et le suicide de Penthésilée.

 

Texte en partie inspiré de la revue RUBIS (épuisée)

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22/04/2012

Le culte solaire chez les peuples germaniques

"En partant d'une présentation de l'essence de la religion chrétienne pour laquelle, comme pour l'Islam et le Bouddhisme, l'individu est central, nos deux auteurs montrent dans leur ouvrage, que la religiosité des anciens Germains est affirmatrice de la vie au contraire de la religion chrétienne qui méprise le monde et s'affirme anti-vitaliste....."

Article "euro-synergies.hautetfort.com" :

le-culte-solaire-chez-les-peuples-germaniques

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21/04/2012

Dans l'armée des esprits, le Chasseur sauvage n'est autre qu'Odhinn

Les traditions populaires liées à la chasse sauvage ne sont pas le produit d’une quelconque « mythologie naturelle », mais reflètent au contraire de très anciennes croyances indo-européennes, liées aux activités des « sociétés d’hommes traditionnelles ». Georges Dumezil (Mythes et dieux des Germains) et Stig Wikander (Der arische Männerbund. Lund, 1938) devaient montrer toute l’importance des confréries d’hommes dans les plus anciennes sociétés indo-européennes.

Tacite, dans sa Germania, évoque le comportement d’une troupe de guerriers germains, les Haries (Harii). « En plus d’une puissance par laquelle ils dépassent les peuples que je viens d’énumérer, écrit-il, leur âme farouche enchérit encore sur leur sauvage nature, en empruntant les secours de l’art et du moment : boucliers noirs, corps peints ; pour combattre, ils choisissent des nuits noires ; l’horreur seule et l’ombre qui accompagnent cette armée de lémures suffisent à porter l’épouvante, aucun ennemi ne soutenant cette vue étonnante et comme infernale, car en toute bataille les premiers vaincus sont les yeux »(Germania, 43)

Le nom des Haries semble vouloir dire « les guerriers », ou plus précisément, note Alfred Endter, « ceux qui appartiennent à la troupe », « ceux qui en font partie »(op. cit., p.8). Ils ne constituaient probablement pas un peuple, mais plutôt une « fraternité d’armes », un Kriegsbund, « compagnonnage guerrier ». L’usage de « peindre leur corps »(tincta corpora) ne serait pas tant une ruse de guerre "qu’une identification magique à l’armée des esprits, l’armée de la chasse sauvage "…..

Männerbunde et « confréries » ont donc une fonction précise. Au sein des sociétés indo-européennes, dont l’ordre est la loi, elles assument un rôle indispensable de « défoulement conventionnel ». Cette « fonction de fantaisie, de tumulte et de violence, écrit Dumezil, n’est pas moins nécessaire à l’équilibre collectif que la fonction conservatrice (ordre, tradition, respect des tabous) qu’assument les hommes mûrs, et éventuellement les vieux ».

C’est donc dans les périodes de transition et de renouvellement (les équinoxes et les solstices) que se manifestent les scénarios mythico-rituels des confréries exhubérantes. Il s’agit, en quelque sorte, de conjurer la mort (la fin d’un cycle) par la vie dans ce qu’elle a de plus démonstratif. C’est pourquoi  l’on voit aller de pair les cortèges de masques carnavalesques, l’apparition des animaux, des motifs, des divinités chtonico-funéraires. A ces époques de l’année, les ancêtres reviennent visiter les vivants : « Les affiliés rencontrent les morts qui, surtout aux environs du solstice d’hiver, reviennent sur la terre »(Mircéa Eliade. Naissances mystiques, 1959). La chaîne biologique des générations se scelle des initiations marquant l’entrée dans l’âge adulte. Le vacarme, les sons de trompe, les abois, marquent ces solennelles retrouvailles. La chasse sauvage en est le plus présent symbole (Mircéa Eliade. Le mythe de l’éternel retour, 1949)

L’existence de liens étroits entre le Wütende Heer et les sociétés masculines de l’Antiquité nord-européenne conduit, tout naturellement, à poser la question des relations pouvant exister entre le « Chasseur sauvage »(le Grand Veneur) et le chef des Berserkir et des Einherjar, le dieu Odhinn. Georges Dumezil pose la question : « Ces représentations de l’au-delà (la Valhöll), et aussi celle d’Odhinn chevauchant sa monture à huit pieds, le démoniaque Sleipnir, sont-elles à l’origine des croyances modernes, surtout attestées au Danemark et dans le sud de la Suède, où Oden est le meneur de la chasse fantastisque ?(Les dieux des Germains. Op. cit., pp.45-46). R.L.M. Derolez ajoute : « Nous trouvons peut-être une dernière trace du Wodan du continent dans la croyance populaire très répandue concernant le « Chasseur sauvage », le chef de la « bande sauvage », l’armée des fantômes, qui parcourt le monde lors de la nuit de Jul, et peut-être en d’autres moments de l’année »(Les dieux et la religion des Germains). C’est aussi le sentiment de M. Gonzague de Reynold, qui évoque « le Wotan-Odin proscrit et maudit par le christiannisme, venu se réfugier dans les traditions populaires ». « Ce détrôné, écrit-il, n’est plus qu’un démon, un être malfaisant, incarnation du vent et de la tempête, incarnation de Satan »… On entend passer dans la nuit, avec sa meute hurlante, le Chasseur noir que Victor Hugo a si puissamment évoqué dans « Le Rhin », lorsqu’il a suspendu le récit de son voyage pour nous raconter la légende du beau Pécopin et de la belle Bauldour ». Pierre Grappin nous dit: « Les anciens Germains pensaient entendre dans le ciel une chevauchée fantastique durant les nuits d’orage.  Un galop endiablé traversait le ciel, mené par les guerriers morts en combattant. Cette troupe mystérieuse et glorieuse, qui traînait après elle le souvenir de combats sans nombre, emportée au galop de chevaux furieux, avait un chef, le maître de la fureur, celui qui souffle au cœur des hommes l’enthousiasme guerrier : Wode, qui devint Wotan, et dans le nord Odin ».

Aujourd’hui, nombreux sont les ethnographes à s’être laissés convaincre par les brillantes démonstrations d’Otto Höfler. Il est maintenant reconnu « que le conducteur de la Chasse sauvage n’est autre, à l’origine, que le grand dieu germanique Wodan. Sur ce point, la question peut-être considérée comme réglée ».

Le nom même d’Odhinn, « dieu terrible et inquiétant »(Dumézil dixit), vient renforcer cette hypothèse. Il dérive en effet du vieux-scandinave  « ôdhr », qu’Adam de Brême a traduit par « furor », et qui correspond au gotique « wôds », « possédé », et à l’allemand « Wut », « fureur »(angl.wuthered : fr.envoûté ?). Pris comme adjectif, le mot peut signifier « violent », « furieux », « rapide ». Substantivé, il exprime l’ivresse, l’excitation, le génie poétique, le mouvement de la mer, de l’orage et du feu (Georges Dumézil. Les dieux des Germains). « Odhinn, c’est le possesseur de l’ôdhr multiforme, de cette « Wut » volontiers nocturne qui anime aussi sur le continent les chevauchées de la Chasse fantastique, dont Wôde, Wôdan est parfois le chef ». Pour Emile Benveniste, ce nom, formé de « Woda-naz », « chef de la Woda » dit bien qu’Odhinn est à la tête de la « fureur » ou de « l’armée furieuse », c'est-à-dire de ce qu’on a appelé plus tard la « Wuotanes heri ». Son surnom de « Herjan », « seigneur des guerriers », renvoie lui aussi à la direction de l’armée. Dans l’un et l’autre cas, nous voyons donc se confirmer qu’Odhinn-Wodan est un dieu du tumulte.

« Le caractère d’Odhinn est complexe et peu rassurant, écrit Dumézil. Le visage dissimulé sous son capuchon, dans son manteau bleu sombre, il circule à travers le monde, à la fois maître et espion »

Sa complexité tient au fait qu’il exerce une double fonction, à la fois souveraine et guerrière.(On n’énumérait pas moins de 169 noms, surnoms et qualificatifs attribués à Odhinn). Seigneur du peuple des Ases, il est le roi des dieux, le dieu des rois, le dieu d’une partie des morts, et le dieu magicien. Dieu du « seid », maître de la magie, il tient sa sagesse de la tête parlante du géant Mimir. Dieu de la poésie, c’est par ruse (intelligence divine comme Zeus), en empruntant l’apparence d’un aigle, qu’il s’empare de « l’hydromel des scaldes ». On lui doit aussi la découverte des runes. Pour en connaître les secrets, il est resté neuf jours et neuf nuits suspendu à un arbre agité par le vent, offert en sacrifice à lui-même, sans boire ni manger. De là, probablement, le fait qu’il soit aussi le dieu des pendus. Tout cela lui vaut une quantité de pouvoirs : pouvoir d’ubiquité ou de translocation (il adopte alors les formes animales : aigle, cheval, ours, loup, etc.), pouvoir d’aveugler, d’assourdir, de paralyser ses adversaires. Sa magie lui sert à l’administration du monde. Il peut éteindre le feu, calmer la mer, tourner les vents, prévoir les événements et le destin des hommes. Intervenant dans les batailles, il « lie d’un lien » les guerriers dont il a décidé la perte.

Odhinn possède une lance de fer, Gungir, sur laquelle sont gravées de puissantes runes magiques. Il est le dieu-au-javelot. Il est aussi « Ase-aux-corbeaux », car deux corbeaux, Hugin (l’esprit) et Munnin (la mémoire), volent à ses côtés, qui lui rapportent le fruit de leurs observations. Sleipnir, son cheval à huit pattes, est le plus rapide des coursiers. Sa femme s’appelle Friga, ses enfants Thor et Baldr. Odhinn est borgne. La version méridionale de son nom, Wodan, se retrouve dans la forme anglo-saxonne du mot « mercredi » (jour de Mercure)

-Asgard est la demeure des Ases, peuple sur lequel règne Odhinn, et, par suite, le séjour des dieux.

-Le corbeau, qu’un scalde nommait « la mouette d’Ygg, autre dénomination du dieu, est l’un des principaux attributs d’Odhinn. Sur la plaque décorative d’un casque découvert à Vendel (Suède), se trouve un cavalier armé d’un javelot, qui, très probablement, se confond avec le dieu. Un corbeau vole devant lui, un autre derrière lui. A ses pieds, se trouve un serpent. Sur d’autres représentations, ce sont deux loups qui accompagnent les oiseaux. 

Extraits de "La Chasse sauvage" de Jean-Jacques Mourreau, éditions Copernic

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20/04/2012

Hypathie, vierge martyre des païens

"Dors, ô blanche victime en notre âme profonde,

Dans ton linceul de vierge et ceinte de lotos;

Dors! l'impure laideur est la reine du monde

Et nous avons perdu le chemin de Paros (....)

Demain, dans mille années,

Dans vingt siècles, -qu'importe au cours des destinées -

L'homme étouffé par vous se dressera (...)

Votre oeuvre ira dormir dans l'ombre irrévocable".

LECONTE DE LISLE (Hypathie et Cyrille)

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