07.08.2008
RECIT INITIATIQUE
ICI le chemin vers un récit initiatique où la foi païenne et l'engagement politique font cause commune comme l'intemporel et le temporel sur le chemin de l'initiation.
A part quelques exceptions, les éditeurs ont été unanimes à l'ignorer.
Je me dois cependant de rendre hommage à ceux qui ont été courtois et professionnel:
MICHEL GRANCHER : Nous venons de terminer l'étude de votre manuscrit que nous ne pourrons éditer. En effet, le côté original tant de l'écriture que de l'histoire le rend chez nous inclassable... et comme nous "fonctionnons" par collection, nous ne pourrions bien le défendre commercialement.
Cordiales salutations (signé de sa main!!)
BRUNO SOLT - EDITIONS DE RELIE : Nous vous remercions trés sincèrement d'avoir voulu nous confier votre ouvrage intitulé : "Les cruelles métamorphoses"
Toutefois, malgré ses qualités appréciables, nous ne pouvons le publier. Le contenu de votre projet ne concernant pas nos publications actuelles.
Recevez, Monsieur, l'expression de nos meilleurs sentiments. (signé de sa main)
EDITIONS CARACTERES : Nous avons bien lu votre manuscrit. Malgré de grandes qualités de réflexion et de culture, nous ne pouvons le retenir en vue d’une publication car il n’entre pas dans notre ligne éditoriale. Etc.. Le comité de lecture (non signé)
PIERRE DRACHLINE - LE CHERCHE MIDI EDITEUR : Je vous remercie de nous avoir soumis votre manuscrit. « Les cruelles métamorphoses » est roman doux, presque trop riche, à l’image d’une écriture qui gagnerait en efficacité à être plus sèche. A noyer les idées et les sentiments sous les mots, un auteur prend le risque de les rendre moins sensibles. En espérant que vous ne me tiendrez pas rigueur de ces remarques, veuillez croire, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs. (signé de sa main)
JEAN-LOUIS UGHETTO - LA CHAMBRE D’ECHO : Nous avons lu votre manuscrit « Les cruelles métamorphoses ».
Bien que séduits par l’élégance du style et impressionnés par l’ampleur de la tâche accomplie, nous avons constaté que votre ouvrage n’était pas compatible avec la politique éditoriale de « La chambre d’échos ». Nous militons en effet pour une écriture directe et concise, ancrée dans la réalité. Comme nous éditons peu, nos choix sont très sélectifs, très subjectifs aussi. Nos coups de cœur sont suscités par des œuvres où l’auteur se met en danger au sein du quotidien qu’il décrit. C’est notre fil conducteur et nous nous y accrochons tant bien que mal. Nous sommes au regret de vous décevoir, mais nous ne pourrons assurer la publication des « cruelles métamorphoses ». Nous vous remercions cependant de votre confiance. Recevez nos cordiales salutations. Pour la Chambre d’échos, Jean-Louis Ughetto. (signé de sa main)
Enfin, ce dernier témoignage pas banal qui ne vous accorde une mention qu’à la condition de vous balayer de la main (peut-être pas à tort !!): FRANCOIS RICHARD – EDITIONS LORISSE : Cher Monsieur, je vous livre ci-dessous la note de lecture rédigée à l’attention de M . Micberth par François Richard, docteur de l’université Paris Sorbonne.
Ouvrage étonnant, bourré de qualités et de défauts, difficilement lisible, surtout dans sa première partie qui nous offre quelques joyaux au milieu d’un gigantesque fouillis mythologique, à la fois verbeux et grandiloquent, superbe d’intelligence et écrasant de préciosité, littéralement dévoré par un amour des mots qui peut conduire à une expression mi-parnassienne, mi-flaubertienne et à l’emploi systématique de termes rares et de néologismes, souvent grevé d’une orthographe défaillante et parfois affligé de véritables incorrections stylistiques.
Et pourtant, dans cette mythologie pléthorique, dans cette jungle lexicale irritante, il y a l’évocation d’un au-delà de la matière (et de la mort), une finesse d’analyse (introspective, sociale et politique), une puissance d’évocation de l’isolement de l’être, de cette distance que crée la conscience du destin, qui ne sauraient laisser indifférent.
Inclassable, impubliable en l’état, profondément dérangeant dans son anachronisme absolu ou, plus précisément, dans une intemporalité revendiquée (humanisme, oui mais…), ce récit de Maxime Delettre mériterait d’être désencombré, si je puis dire, débarrassé de tout ce qui l’alourdit et le dessert, sans qu’on en vienne, pour autant, à le dénaturer.
Conclusion : Il incombe à l’auteur, toute susceptibilité mise à part, de travailler d’arrache-pied pour parvenir au meilleur texte possible, sans être sûr, le moins du monde, qu’il sera édité, « dans un monde orienté tout autrement ».
Je vous prie de croire à l’assurance de mes meilleurs sentiments. - (signé de la main de mme Annick Morel)
Amis lecteurs, si vous prenez la peine de lire ce récit, soyez assez aimables de me dire si ces derniers commentaires sont justifiés. Pour ma part, j'estime le travail achevé. Et même s'il est de bon ton de l'estimer imparfait, il est le miroir de mon imperfection. Et je ne veux pas paraître plus accompli que je ne suis!! Ce que certains peuvent être tentés d'appeler de "véritables incorrections stylistiques" ne seraient-elles pas en fait le fruit de ma fantaisie qui se plait à considérer que les règles surfaites selon des schémas pré-établis ne sont pas forcément les plus acceptables, et qu'il convient d'oser s'affranchir pour être, pour oser se prévaloir d'un style propre. Il en est d'ailleurs de même pour nombres d'ouvrages qui ne peuvent pas être au goût de tout le monde ou qui révèlent une nature pataude ou un doigté particulier!! Prenons pour exemple "CELINE" (pour le doigté particulier!!) auteur "du style contre les idées". Je mets tout le monde à l'aise!! Je n'ai pas le talent du grand Céline. Loin de moi l'idée de me comparer à ce vivant précurseur d'un genre qui avait un sens de l'écriture forcément déplaisant pour tout académicien mégalomaniaque, esclave de son excellence. Mais, pourrait-on s'imaginer un professionnel de l'édition donner une leçon de chose au créateur ex nihilo d'une littérature nouvelle, d'un style révolutionnaire?? En effet, Louis Ferdinand Céline représente l'émotion incarnée qui ne se cache pas derrière les mots, car il se sert des mots pour affranchir celle-ci et la restituer pure. C'est pourquoi on ne peut comparer ce qui n'est pas comparable lorsqu'on ne parle pas de la même musique!! N'en déplaise, on a, ou on a pas le don!! Et le don n'est pas d'une lecture simple. Il peut exister sous différents aspects difficilement comparables du fait que chaque don est particulier. Libre à chacun ensuite d'établir une hiérarchie dans la finesse. Pour nombre de lecteurs, on a forcément le don quand on est connu, alors que la muse est cendrillon pour l'auteur transparent qui n'est pas à l'affiche. Ces gens là ont fait le choix de leurs lectures!! Mais la finalité de mon propos se résume en cela : Au style d'un auteur, on a pas à mettre ses gros doigts!! Sauf conseil avisé d'un mentor autorisé, le critique peut remballer ses titres et retourner vanter son orthographe dans les salons afin d'illustrer la profession!! Qu'il en soit ainsi, au même titre que certains auteurs, mon style n'a rien d'académique et s'expose aux réserves empruntées.
Pourquoi je mets ce récit à disposition de tous ? En définitive, je ne suis même pas sûr de vouloir être lu!! Mais je fais ce qu'il faut pour ça, car je trouve stérile d'écrire pour soi seul !! Je serais tenté de penser qu'écrire pour soi est une motivation, non une finalité. Une source se tarit si elle ne court pas la nature. Mais la vérité est que cela m'importe peu, car ces quelques pages ne sont que fumées, moi-même ne suis qu'un bref épisode sans lendemains et vous-mêmes lecteurs, à bien y regarder, n'avez pas l'âme du sage qui viendrait sans son bagage personnel pour verser en libation aux muses éternelles. La vérité est que je trouve plus gratifiant de n'être rien, plus convenable, plus vrai!! Je pense sincèrement, avec l'expèrience, que rien au monde ne serait assez persuasif pour me livrer au monde de la dédicace, que d'être invité à une émission littéraire serait un arrache-coeur pour moi, et que toute distinction serait humiliation. Je ne cherche même pas à être cru, car l'opinion est une espèce d'égrégore que j'ignore!!
L'ouvrage " Plaisent aux dieux, les cruelles métamorphoses " bénéficie d'un droit de garde à la société des gens de lettre de France depuis le 02/05/2001
BLOG / Les dieux vous invitent
09:29 Publié dans récit initiatique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.02.2008
recit initiatique - commentaire
Merci pour ce commentaire dont je comprends bien l'esprit!!
Mais est-il opportun d'ouvrir les bras au péril le moins pire, et venir au secours d'une église qui a détruit nos temples et brûlé nos livres sacrés ? Cette église qui s'est évertuée à discréditer notre religion aprés l'avoir plaggiée puis dénaturée ? Cette institution pleine de bons voeux qui a battu tant d'hommes et de femmes, qui a torturé et brûlé tant d'innocents au nom d'une foi lourde de contradictions, et qui aujourd'hui encore, nous maudit et ne reconnaît pas ses crimes !! Pas un mot, pas un regret, pas une prière!!! Les papes n'ont de prières que lorsqu'ils craignent le scandale. Que craindre de nous ?? Le rapprochement ? Autant demander à une victime de se rapprocher de son bourreau pour se faire molester une seconde fois !!!
Le catholicisme traditionnaliste n'est pas devenu "une sorte de nouveau paganisme". Il a prêché le renoncement au monde. Il s'est accomodé du paganisme dont il ne pouvait extraire la racine pour mieux pénétrer les esprits et gagner l'adhésion du plus grand nombre. Il n'y a pas continuum entre paganisme et catholicisme traditionnaliste, mais il y a eu mise à mort des religions originelles, rupture entre deux mondes, accaparement du vainqueur, et mise au banc du vaincu.
Sur le terrain identitaire, un païen et un chrétien peuvent au besoin se rejoindre!! C'est affaire de circonstances !! Mais il convient de rappeler que si l'identité européenne est bafouée de nos jours, c'est bien parce que la religion du sol a été bannie pour satisfaire la conception universaliste d'un Dieu hors monde propre à une religion extra-européenne!! Tout au plus, la mouture a été revue et corrigée bien des fois par quelque habile exégète pour en faire un substrat européen dont l'artificielle nature n'échappe pas à l'âme d'un païen bien trempée!!
En revanche, sur le plan religieux, il n'est pas possible de se rejoindre!! Le chrétien n'est-t'il pas solidaire du musulman ou du juif lorsque le païen réclame à être entendu ? Car nous sommes pour vous, encore aujourd'hui, "charognes d'ânes"
Enfin, lorsque tu parles des dieux laïques ou "droits-de l'hommistes", parle donc plutôt du nouveau Dieu laïque, qui est un ferment laïcisé du Dieu des chrétiens, la continuation logique d'un monothéisme mais sous la forme d'une morale sectaire bien que sanctifiée, universel modèle d'un idéal suprême.
Amicalement,
Maxime
09:25 Publié dans récit initiatique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note






