05/07/2014

Point de feu à la peine en ce qui nous unit

En tes yeux l'infinie douceur dispensée

De ta bouche sensuelle les mots sont en fleur

Ta peau douce est d'encens, nue divine à coeur

Tes mains sur mes lèvres, mon âme ennivrée

 

En toison je me fonds, féline et panthère

Ta nuque douce et chaude est élancée, altière

Bouscule mes sens esclaves en ton parfum

Mon corps sous hypnose est pendu à tes reins

 

Je respire ton effluve qui de toi me nourrit

Mon esprit sous ta flamme se consume en bougie

Se consume sans cesse et renaît à la vie

Point de feu à la peine en ce qui nous unit

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04/07/2014

S’enfièvre entre tes doigts, mon âme nue magicienne

De ta nuit éprouvante, triomphe le sommeil
Tes yeux sont lune et clos quand le jour me réveille
Je vois par la pensée ton corps s’abandonner
En douceur, paix en l’âme, je lui prend un baiser

Comme doux alizé, je me glisse sous drap
Et voleur amoureux soupire entre tes bras
Je fais corps chaque instant de ta vie à la mienne
S’enfièvre entre tes doigts, mon âme nue magicienne

11:10 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

26/06/2014

Eléments de mythologie / religion

Agamemnon représente l’éther; Achille, le Soleil; Hélène, la terre; Alexandre, l’air ; Hector, la Lune. Autant dire que ces associations n'ont rien de physique et participent à un état de l'âme dans la manifestation de vie.

« Les compagnons d’Ulysse sont métamorphosés en porcs et autres animaux de ce genre. C’est une allusion au fait que les esprits des hommes insensés passent dans des corps appartenant aux espèces animales. Leur chute les soumet à la révolution circulaire de l’univers qu’Homère appelle “Circé” (“Cercle”). »

Le monde étant composé d'éléments opposés en concubinage avec une manifestation d’unions proportionnelle, il réunit en même temps les activités d'Héphaïstos, d'Arès et d'Aphrodite. Quand se manifestent les oppositions des éléments, elles se manifestent selon l'Arès guerrier. Quand l’accouplement voit le jour, la puissance d'Aphrodite est efficiente. Quand s’associe la puissance d'Aphrodite à celle d’Arès, l'art d'Héphaïstos est effectif.

« Pénélope (Πηνελόπη) représente celle qui a pris (λαβουσα) les fils (πήνας) des destins, c'est-à-dire la trame conforme à la nature et à l'ordre qu'a filé la nature, et qui ne veut pas s'y soumettre, car elle est supérieure à la nature; c'est pourquoi le poète représente par elle les activités surnaturelles ».

« Les dieux ne vivent pas de pain et de vin comme les mortels, aussi n'ont-ils pas de sang. Mais, au lieu de cela, une substance qu'ils nomment “ichôr” [cf. Iliade, V, 339 à 342], qui est comme une subtile sérosité salsugineuse de couleur blanc transparent, empêchant la corruption dans les animaux et tous les autres composés élémentaires ». Ce sang n’est pas rouge comme la chair dont se nourrissent les hommes. L’ « ambrosia » est la nourriture des dieux, une matière mi-liquide, mi-solide, une sorte d’huile ou d’onguent, complémentaire du néktar qui contribue à l’immortalité des dieux.

Les Charites sont désignées comme les suivantes et les habilleuses d’Aphrodite. Charis, c’est en effet un sentiment de joie, une faveur, la reconnaissance qui vous pousse vers quelqu’un, une sorte d’éclat intérieur qui irradie. Comme l’aura, le magnétisme ou le charisme, c’est une qualité naturelle que les grecques associent à la jeunesse et à la beauté, c’est à dire au monde même qu’Aphrodite patronne, et aux dieux en général.

Le corps de la déesse est le lieu de toutes les ambigüités. Corps physiologique, il est fait de matière et soumis à la douleur. Corps divin, il est fait d’une matière autre, qui ne peut se définir qu’en comparaison avec le corps humain, comme son inverse. Corps qui n’est pas un corps, il est nourri d’immortalité, il est le lieu d’une grâce à peine dicible, et en lui coule un sang qui n’est pas vermeil. La représentation du dieu sous les traits d’un humain n’est qu’un expédient : tous les signes sont détournés ou inversés pour dire que l’être divin est supérieur, d’une nature non pas fondamentalement autre, mais en tout cas différente. « extrait du Manuel de mythologie grecque »

Les dieux ne sont pas les créateurs du monde. Le monde est incréé. Cependant, ils l’harmonisent et font partie de l’ordre de l’univers. Les dieux sont régis par les lois de l’univers. Ils sont immortels, pas tutélaires. Ils peuvent prétendre à un état du bonheur « l’olbos » qui échappe à la jouissance des simples mortels, et ils sont dits « makares », bienheureux, au contraire des hommes qui ne peuvent prétendre qu’à des joies sans lendemains.

La ligne de partage entre mortels et immortels est normalement impossible à franchir pour un être humain sauf en traversant le fleuve glacé qui coule aux enfers et qui sépare le monde des morts de celui des vivants, à l’issue d’une vie et d’une ascèse.

10:20 Publié dans religion | Lien permanent | Commentaires (0)

23/06/2014

As-tu vu la féline aux cheveux de jais ??

As-tu vu la féline aux cheveux de jais ??

Sa cambrure et maintien ont marié l’excellence

Sans paraître et mutine ajoute en élégance

A la peau satinée de ses charmes déliés

 

Vois comme elle conduit la nature à l’aimer

Oh déesse egyptienne en ses pouvoirs sacrés

Oh déesse olympienne à l’extase dispensée

De sa bouche parfaite Aphrodite exhalée

 

Ressens-tu cette aura qui émane d’en elle ??

Et qui fouette tes sens esclaves et rebelles

Elle commande à ton âme de lui être fidèle

Et pénètre ton cœur, gagnant sa citadelle

 

Tu croyais en vaincu devoir rendre tribu

Mais douceur naturelle a montré sa bonté

En elle tu peux voir désormais ton salut

Et conduire son char au delà des orées

14:52 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

Moi l’aède des mers aux courants emportés

L’émotion est si forte, j’ai bien cru me noyer

Moi l’aède des mers aux courants emportés

La vague si douce haute en sa majesté

A submergé mon âme habile à naviguer

 

Le goût du bonheur est comme un aiguillon

Un souffle de vie dont l’amour est tison

A percé mon cœur en sa morte saison

Un printemps cueilli aux premières éclaircies

Les saintes glaces en l’âme feu désir ne mûri

 

Les dieux font mystère du bienfait de leurs chants

Dont le son si clair ne connaît de ponant

Ils montrent les dessous d’une voie lactée

Où les sens perdent le mors qui les liait

 

L’altitude en soi est un ciel nouveau

Le vertige étreint et ajoute au brûlot

Jette-toi du haut, ta nature est d’éther

Le feu qui te porte n’est plus celui d’hier

Tu ne crains de toi, bonheur à part entière

Consacre à l’autel ce que dieux ont offerts

09:57 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

22/06/2014

Les destins sont bien malins

Les destins sont bien malins d’oser tout bousculer

Ils se jouent de nos raisons d’être mortelles à souhait

Tout succombe à l’envie, soumis à leurs fantaisies

Pour renaître à la vie, l’existence refait son nid

 

L'émotion n'a de prise sur le fatal entêté

Ce destin solitaire qui prit dieu pour que mort louée

L’amour dément porte voix dans l’infernale chorale

Point de larmes à tes yeux, ouverts sur livre fermé

 

Un dieu sans âme est un maître pour l’éternité

Les cœurs comme rognons trônent sur sa table au souper

Les hommes prophètes appellent au festin sans croire mal

Sans croire mal, à mon sens, est le comble du péché

08:16 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

13/06/2014

Je suis un guerrier sympathique et jovial

Je suis un guerrier sympathique et jovial

Mon arme est un verbe et l’amour mon cheval

J’embrasse mille contrées sous un ciel étoilé

Seul à méditer fort de la muse aimée

 

Regarde mes dieux dans les yeux de la vie

Le vide a jailli en aveugle assourdi

Le monde a prêté à la lune un voile noir

Le soleil caché pleure sous l’effet miroir

 

Un chevalier blanc a surgi de la nuit

Il montrait un panache pour tous relui

C’était lui le bel astre en un tour de magie

Le mort aux dehors si plaisant qui vous nuie

 

Brisez la façade d’un monde semblant

L’idée fort l’image vous combat par le flanc

Chassez ce vampire qui vous suce le sang

Qui paraît si pur et pend l’âme au couchant

 

Je sais ce fantôme plus mort que vivant

Maître des esprits fébriles voiles au vent

Je suis le guerrier sympathique et jovial

Ne redoute l’épine en la fleur du mal

14:33 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

30/05/2014

A mon père

A mon père,

Forgé par lui-même dans l’acier ciselé

Les coups les plus durs ne l’avaient entamé

Seul, entier, tenace et brûlant de survivre

Rien ne lui fit peur que mental ne délivre

La vie acharnée telle harpie l’éprouvait

Mais bras ferme de mon père jamais ne pliait

Rien ne pouvait réduire le feu de sa forge

L’esprit bien trempé que le monde dégorge

J’ai connu modeste à l’envie effacé

Un père qui ne m’a jamais rien reproché

Je lui trouve en l’âme le plus beau des avoirs

Si les dieux ont pesée, prompts à leur devoir

Ils auront à cœur de lui donner à voir

Son absence me punit d’être regimbeur

Dont le feu attisé n’avait point la chaleur

J’enrage si fort de n’avoir pas su dire

L’amour vibrant au son doux de ma lyre

Combien je suis fier d’être sa force neuve

Héritier d’un diadème, force humilité

Le cœur sur la main, que point d’autre n’abreuve

Je désaltère mon âme, bois à sa santé

Car où il est pensée, son corps n’est pesant

Au crépuscule de sa vie, cœur lui était gros

Devoirs d’homme accomplis, renaissait l’enfant

Sa tendresse exprimait enfin son brûlot

Jetait bas son armure, guerrier endurci

Léger comme la brume, partait sans souci

Amertume n’est pas reine en nos âmes recueillies

Je pense à mon père au printemps reconduit

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29/05/2014

Que n'étais-je, amour aveugle, perdu à la vue

L'amour a rompu les amarres et loin du coeur

Il a jeté en mer toute trace de bonheur

Dans les bras du néant, j'ai trouvé un sentier

Parti comme une ombre, et sans y être éclairé

En mon âme reclus, je me suis replongé

Si longtemps nous étions devenus étrangers

Sur une île, loin de moi, elle était exilée

Nu et vierge de moi-même, je suis allé léger

J'ai profité de son sommeil pour l'approcher

J'ai mis en les draps chauds de mon âme maîtresse

Toute l'adresse de mon art pour la bien réveiller

Au feu de mes baisers, je l'ai senti brûler

Mon désir nu lui  a paru si épuré

Elle m'a laissé l'aimer en son intimité

En elle, inspiré, j'éprouve la joie d'un marié

Pour que de nos étreintes, mon désir renaisse

J'ai mis mes doigts dans ses cheveux filants d'étoiles

J'ai caressé son corps délié comme une effluve,

J'ai trouvé en l'inodore la pudeur des sens

Et dans l'or de ses sens, un trésor sans voile

Je me suis laissé, ivre, envahir par elle,

Ivre mon inconnu, cramponné à ses ailes

J'ai trouvé en son ciel quelqu'un d'autre que moi

Qui parcourait mon esprit, gravait mes émois

J'ai cherché en ce monde l'amour éperdu

Que n'étais-je, amour aveugle, perdu à la vue

Il était en mon âme, amante résolue

 

Poème dédié à Nad, ma soeur bien-aimée, dont la sensibilité/spiritualité est au diapason de la mienne.

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28/05/2014

Quand l’humain sera chasseur et non gibier

Je suis tout feu tout flamme. C'est ma façon à moi de tout brûler pour conjurer. Comme un autodafé. Je ne me retourne pas sur un passé mort et vivant témoin de mon être si rudoyé par une certaine fatalité. Je m’attèle à l’humain épris d’un rêve qui défie les entraves du réel apparent. Et l'humain n'est pas seulement humain, ou bien peut-être l'est-il trop. L’humain comme animal que l’on surprend et qui disparaît dans la nature salvatrice d’une plénitude où j’aime à me rendre spontanément. J’apprends comme Tarzan à vivre dans la jungle des sentiments. Je cris en écho de mon âme. Seul entend l'animal en ce monde qui se dérobe à l'idée d'être senti par tous. De liane en liane, j’explore la diversité qui se donne à voir en et au-delà de cette dense végétation. Je lève les poings vers le ciel. Le réveil sonne et je cours travailler. Je serre les dents et desserre les poings. Je retournerai à mes lianes quand l’humain sera chasseur et non gibier.

25/05/2014

La sociale entente détourne l’humain de son alter égo, l’humain

Je crois comprendre que la vie n’est qu’un bateau ivre sur lequel l’équipage s’affaire sans bien comprendre le but de la manœuvre. Je m’explique. Le naufragé n’est pas forcément celui qui n’est pas sur le pont !! La plupart des gens écoutent et compatissent sans réserve aux confidences certifiées conformes, la main sur le cœur, dés lors que cette écoute participe à l’expression ou la manifestation d’une sympathie de groupe. Celui qui n’est pas de la partie n’a point les bonnes cartes en main. Ils rechignent à s’adonner à la réflexion qui participe à la raison. La paresse ? L’incurie ? Le bug chronique ou l’esprit courtisan ? Ils se plient aux préjugés sans rechigner, savourent les gazettes ambulantes, collaborent aux rapports malhonnêtes qui condamne l’innocence au bûcher. Cette innocence qu'ils n'ont pas la vertu de défendre car ils se font les avocats du diable. Ils sont la sociale entente qui détourne l’humain de son alter égo, l’humain.

20/05/2014

Entre moi et moi

Entre moi et moi, une émotion palpitante, une transmission cryptée et déraisonnable qui me pousse à aller voir au-delà. J’ai presque de l’appréhension à voir cet au-delà qui me ferait découvrir ce que je n’aurais pas la faculté ou l'audace d’exprimer, lorsque les pensées se libèrent de l’espace circonscrit d’émotions maîtrisées. Mais j’avance, car c’est ma devise, vers cet inconnu d’une quête qui ne me fait plus peur. Je m'attele à d'inactuelles émotions échappées des clichés et conventions. Je me fonds en ce qui est secret et imperceptible, converge vers ce qui est idéal et indocile, et qui transite par le don et le dépassement de soi livré au règne de l'imaginaire.

19/05/2014

Le désir, impulsion de l'âme travestie par l'esprit

Il n’est pas de ressenti plus oppressant que celui qui découle d’un impératif lié au devoir de s’exécuter sans la sève du désir spontané. Même le devoir doit relever de cette impulsion d'un désir épuré.
Tout ce qui motive nos agissements consentis doit être mû par le désir. Point d’obligation, principe, morale ou convenance qui n'aient à coeur d'être sortis tout droit de l'école de l'âme.
La liberté d’être, c’est la liberté totale de commencer une chose et d’y mettre un terme selon l’expression de ses désirs aboutis et maîtrisés. Le désir ne doit pas être une impulsion de l'âme travestie par l'esprit.

17/05/2014

Le monde des autres est un brouillard opaque

C’est un baume pour le cœur ces larmes. L’âme s’épanche et se montre visible, chaude au goût. C’est une pure jouissance des sens en effervescence. Encore un met délicieux que l’on goûte seul. En présence des autres, c’est presque indécent. La plénitude est absente.

Or, la plénitude est dans la solitude, comme si le vide apparent occultait des trésors insoupçonnés. Voir, là où rien n'apparaît, sentir, là où tout se soustrait. La souffrance, là où l'espérance impose son errance, lorsque les attentes subtiles ont en soi une résonance qui n’est pas au diapason des distractions habituelles. Ce raffinement si cruel est, au delà de l'émotionnel vivier des agitations sensibles, une bénédiction de l’âme. Comme les larmes. Il faut cependant  garder à l’esprit que l’âme ne réside pas dans le monde formel qui nous sert de club « de mise en forme ». On a besoin de ce monde formel pour s’ébattre. Je l’ai longtemps rejeté parce qu’il n’étanchait pas ma soif d’absolu, mon irrésistible propension à vouloir ressentir ce qui est imperceptible , à tendre vers l’inaccessible, à souffrir par bonheur, lorsqu’il m'a été donné d’éprouver ce qu’aucun n’a la fibre ou l’envie.

Le monde des autres est un brouillard opaque aux promesses vagues et aux mises orthodoxes et inventées, qui ne se dissipe qu'à l'aube de la seconde naissance. Lorsque l'on voit à travers soi.

16/05/2014

Ne mange pas dans la main des autres

Si tu cherches l’amour, tu ne le trouveras pas. C’est lui qui alors te surprendras pour contrarier ta croissance nouvelle. Tu es seul et infériorisé ?? On te méprisera car tu consommes l’attention d’autrui pour un usage sans intérêt qui te dévalorise.

Loin des regards, plus près du cœur, ton devenir est dans l’imprévu que favorise ton détachement. Ne mange pas dans la main des autres si tu veux être toi-même.

commémorations du 6 juin / Devoir de mémoire et amnésie

Les commémorations du 6 juin évoqueront-elles les victimes civiles des bombardements anglo-américains ??

Peut-on rendre hommage au courage sans évoquer les crimes ?? Crimes_de_guerre_des_Alliés

À l'approche du débarquement allié en Normandie, Hubert de Lagarde, résistant fondateur du réseau Eleuthère, déplore les bombardements aveugles de différentes villes françaises où les populations civiles sont durement atteintes : il s'élève "contre l'imbécillité criminelle de certains bombardements de l'aviation alliée qui exterminent des Français par centaines sans même atteindre des objectifs militaires", n'hésitant pas à qualifier ces opérations de "travail d'ivrognes", menaçant même de ne plus indiquer [aux Alliés] aucun objectif et de ne plus transmettre à Londres le résultat des bombardements.

Pour ma part, je m'associe aux commémorations dépouillées qui, force pudeur, se signent sur les actions bonnes et mauvaises.

10:23 Publié dans guerre | Lien permanent | Commentaires (0)

15/05/2014

Les libertés des populations autochtones misent bas

Article du site de "Gaelle Mann" :

Italie : maillots deux pièces interdits en présence de musulmans

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Affaire de la jupe nantaise : invitation a été faite aux garçons dans certains lycées de l'académie de Nantes, de venir symboliquement en jupe vendredi pour lutter contre le sexisme.

Dans le même temps, les femmes qui résident dans certaines banlieues ne peuvent en porter. La France et l'Europe du progrès !!

09:24 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

14/05/2014

C’est quoi un démocrate et humaniste ??

C’est quoi un démocrate et humaniste ??

Un dieu tyrannique en soutane.

En visite à Washington ce mardi, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a dit regretter que Barack Obama n'ait pas frappé la Syrie durant l'automne 2013.

Du désir spontané au désir épuré

Il n’est pas de ressenti plus oppressant que celui qui découle d’un impératif lié au devoir de s’exécuter sans la sève du désir spontané.

Tout ce qui motive nos agissements consentis doit être mû par le désir. Surtout pas d’obligation, principe, morale, convenance, ou autre transfert sans résonance.

La liberté d’être, c’est la liberté totale de commencer une chose et d’y mettre un terme selon l’expression de ses désirs épurés, expression d'une sincérité garante de l'âme.

12/05/2014

Pas de pitié pour la mort

Avant de penser à ce qu’il peut advenir de nous après une mort si nécessaire à l’existence de chacun, il convient de s’interroger sur la manière qu’il nous sera donné de prendre congé pour l’éternité. Dans un dernier geste à l’humanité, montrer que l’on a les ressources de faire place nette avec élégance. Facile à imaginer lorsque la question n’est qu’affaire de projection et que la santé ne nous met pas au pied du mur. La mort a plusieurs visages sur l’absence d’un corps insaisissable. Alors plutôt que d’affronter un ennemi plus fort que soi, je me suis imaginé lui faire une place de choix dans mes relations privilégiées. L’inviter à ma table, lui dédier un autel et lui faire des sacrifices. Ne surtout pas la flatter et lui jeter Dieu en pâture afin de lui montrer ma prévenance. Mais j’ai confondu la mort et le mal. La mort n’est pas le mal, elle est la nécessité, l’imparable destinée. Que ne pourrais-je pas lui donner un gage en m’adaptant à son tempérament fort et si intransigeant. Ne sommes nous pas semblables sur la forme ?? Point de formes et point de gage, elle prend tout et je ne suis pas pressé de tout lui donner pour me faire oublier d’elle au final. Qu'à cela ne tienne, peut-on se conduire en amis si je m'évertue à broyer du noir ?? La route n’est pas à double sens et la mort n’a pas d’amis. N’en ayant pas non plus, je croyais pourtant voir une communion d’esprit. La mort n’a pas d’esprit. Dois-je alors me manifester à elle par l’exercice d’une souffrance existencielle ?? La vie me l’interdit et l’amour me rappelle à lui, bien qu’il m’en coûte, lui qui m'a déjà tué une fois. Je suis donc condamné à ce baiser glacé fatal à l’étreinte de la vie. Il ne me reste que l’élégance à sauver de ce péril futur si présent à l’esprit.

Que les dieux me soient propices. Permettez-moi, oh mes dieux les plus chers, de conduire ma barque aussi loin qu’il me sera permis de garder les pieds sur terre. Pas de pitié pour la mort, elle ne sera donc pas mon amie.

09/05/2014

La métamorphose est une jouissance de l’âme

J’ai beaucoup travaillé sur moi-même. La métamorphose est une jouissance de l’âme qui n’a besoin d’un accomplissement final pour trouver satisfaction. Je me retrouve tel que les dieux m’avaient laissé, loin en arrière. Aussi loin qu’ils sont de mon âme en convalescence, je perçois déjà leur présence en mes sens libérés d’un exil volontaire, expiatoire et sacrificiel. J’entre désormais dans cet espace de jadis resté en jachère. J’entre dans la phase capitale de ma vie, en route vers l’apothéose de mon approche wagnérienne de la destinée humaine. J’ai jeté bas l’esprit bien rangé dans lequel j’avais plié les effets singuliers de ma vie passée. Un monde est mort en mon âme réhabilitée. J’ai brûlé la part de mon esprit qui obscurcissait ma vue imprenable sur le monde où officient les dieux si paisibles et garants de cette harmonie convoitée sur l’autel restauré.

06/05/2014

Les hommes ne peuvent prétendre qu’à des joies sans lendemains

Agamemnon représente l’éther; Achille, le Soleil; Hélène, la terre; Alexandre, l’air ; Hector, la Lune; les autres portent des noms qui s’y conforment...»

« Les compagnons d’Ulysse sont métamorphosés en porcs et autres animaux de ce genre. C’est une allusion au fait que les esprits des hommes insensés passent dans des corps dénués de cette réflexion propre à l'homme. Leur chute les soumet à la révolution circulaire de l’univers qu’Homère appelle “Circé” (“Cercle”). »

Le monde étant composé d'éléments opposés en concubinage avec une manifestation d’unions proportionnelle, il réunit en même temps les activités d'Héphaïstos, d'Arès et d'Aphrodite. Quand se manifestent les oppositions des éléments, elles se manifestent selon l'Arès guerrier. Quand l’accouplement voit le jour, la puissance d'Aphrodite est efficiente. Quand s’associe la puissance d'Aphrodite à celle d’Arès, l'art d'Héphaïstos est effectif.

« Pénélope (Πηνελόπη) représente celle qui a pris (λαβουσα) les fils (πήνας) des destins, c'est-à-dire la trame conforme à la nature et à l'ordre qu'a filé la nature, et qui ne veut pas s'y soumettre, car elle est supérieure à la nature; c'est pourquoi le poète représente par elle les activités surnaturelles ».

« Les dieux ne vivent pas de pain et de vin comme les mortels, aussi n'ont-ils pas de sang. Mais, au lieu de cela, une substance qu'ils nomment “ichôr” [cf. Iliade, V, 339 à 342], qui est comme une subtile sérosité salsugineuse de couleur blanc transparent, empêchant la corruption dans les animaux et tous les autres composés élémentaires ». Ce sang n’est pas rouge comme la chair dont se nourrissent les hommes. L’ « ambrosia » est la nourriture des dieux, une matière mi-liquide, mi-solide, une sorte d’huile ou d’onguent, complémentaire du néktar qui contribue à l’immortalité des dieux.

Les Charites sont désignées comme les suivantes et les habilleuses d’Aphrodite. Charis, c’est en effet un sentiment de joie, une faveur, la reconnaissance qui vous pousse vers quelqu’un, une sorte d’éclat intérieur qui irradie. Comme l’aura, le magnétisme ou le charisme, c’est une qualité naturelle que les grecs associaient à la jeunesse et à la beauté, c’est à dire au monde même qu’Aphrodite patronne, et aux dieux en général.

Le corps de la déesse est le lieu de toutes les ambigüités. Corps physiologique, il est accessoirement fait de matière et peut se montrer sensible à la douleur. Corps divin, il est fait d’une matière autre, qui ne peut se définir qu’en comparaison avec le corps humain, comme son inverse. Corps qui n’est pas un corps concevable, il est nourri d’immortalité, il est le lieu d’une grâce à peine dicible, et en lui coule un sang qui n’est pas vermeil. La représentation du dieu sous les traits d’un humain n’est qu’un expédient : tous les signes sont détournés ou inversés pour dire que l’être divin est supérieur, d’une nature non pas fondamentalement autre, mais en tout cas différente.

« extrait du Manuel de mythologie grecque » (rajouts en vert)

Les dieux ne sont pas les créateurs du monde. Le monde est incréé. Cependant, ils l’harmonisent. Au contraire, les dieux font partie de l’ordre de l’univers. Ils sont régis par les lois de l’univers et si ils sont immortels, ils ne sont pas tutélaires. Ils peuvent prétendre à un état du bonheur « l’olbos » qui échappe à la jouissance des simples mortels, et ils sont dits « makares », bienheureux, au contraire des hommes qui ne peuvent prétendre qu’à des joies sans lendemains.

La ligne de partage entre mortels et immortels est normalement impossible à franchir pour un être humain sauf en traversant le fleuve glacé qui coule aux enfers et qui sépare le monde des morts de celui des vivants, à l’issue d’une vie et d’une ascèse exemplaire.

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03/05/2014

Diên Biên Phu / Hommage à mon père

Dans cette bataille, dans l'incapacité de se reposer ni d'être relevés, les Français font preuve d'une combativité et d'une résistance exceptionnelles. Il y a de nombreux cas de morts d'épuisement. On entend des hommes se battre en chantant la Marseillaise au cours des combats. Lorsqu'on sollicite les blessés pour retourner au combat, faute de combattants valides, il y a encore des volontaires....[ dix soldats du 6e BPC résistent sans soutien aux assauts Viêt Minh pendant huit jours. Au moment de déposer les armes, ils tiennent toujours leur position avec deux survivants, les brigadiers Coudurier et Logier…] Les Viêts utilisent massivement des lance-roquettes multiples Katioucha (ou « orgues de Staline ») sur la garnison, dont les effets sont dévastateur…Après 57 jours et 57 nuits de combat quasi ininterrompus, le camp retranché de Dien Bien Phu tombe.

L'impétueux lieutenant-colonel Langlais mettra clairement en cause la valeur des troupes Nord Africaines à DBP. S'ajoutant à cela le fait que certains soldats de ces unités, démoralisés, déserteront et iront se réfugier sur les bords de la Nam Youm en refusant de livrer combat jusqu'à la fin de la bataille, le cours des événements finira par donner naissance au mythe selon lequel « seuls les paras et la Légion se sont battus à DBP »

Tous les prisonniers (y compris les blessés « légers », selon les critères établis par le Vietminh) devront marcher à travers jungles et montagnes sur 700 km, pour rejoindre les camps, situés aux confins de la frontière chinoise, hors d'atteinte du Corps Expéditionnaire. Ceux qui étaient trop faibles mouraient ou étaient achevés. Sur les 11 721 soldats de l'Union Française, valides ou blessés, capturés par le Vietminh à la chute du camp, plus de 70 % décédèrent pendant leur marche vers les camps ou une fois en captivité, de sous-alimentation, mauvais traitements, absence de soins, dans des régions propices à toutes sortes de maladies, ou furent exécutés sommairement… Là, un autre calvaire attendait les prisonniers. Ceux qui auront le mieux survécu étaient les blessés lourds car ils n'eurent pas à subir la marche forcée de 700 km et furent pris en charge par la Croix-Rouge. Les autres furent internés dans des camps dans des conditions effroyables. Ainsi, leur alimentation quotidienne se limitait à une boule de riz pour les valides, une soupe de riz pour les agonisants. Un grand nombre de soldats sont morts de dénutrition et de maladies. Ils n'avaient droit à aucun soin médical, puisque les quelques médecins captifs étaient tous assignés dans la même paillote, avec interdiction d'en sortir. Les prisonniers devaient également subir un matraquage de propagande communiste avec endoctrinement politique obligatoire. Cela incluait des séances d'autocritique où les prisonniers devaient avouer les crimes commis contre le peuple vietnamien (réels et surtout imaginaires), implorer le pardon, et être reconnaissants de la « clémence de l'Oncle Ho qui leur laisse la vie sauve ».

Extraits Wikipédia

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30/04/2014

L'homme est un dieu mort, et un tombeau vivant

L’esprit est une caisse de résonnance pour l’âme. Si vous n’avez pas choisi le chapitre de l’émotion, qu’attendez-vous d’une âme aux ressorts si subtils ?? L'émotion par le prêche vaccine de l'émotion. L’église a tout fait pour détruire l’esprit. Elle a pris le nid et détruit les œufs, n’en conservant qu’un. Puis elle a mal couvé sa froide imposture et mis au monde une malédiction universelle des plus rachitique. Elle a engendré le glacial atavisme de l’esprit certifié conforme qui s’étrique et se mortifie. Elle en a fait la morale austère au service des lois noachides. Les hommes d’aujourd’hui sont des fantômes enchaînés à leurs certitudes, incapables de concevoir le monde par eux-mêmes. Ils donnent tous les gages de natures malléables et dépendantes. Ils sont devenus serviles et démonstratifs, trouvent l’honneur dans les compromissions, et s’attachent aux apparences autant qu’à l’esprit courtisan qui leur est dicté. Si vous voulez être aimé d’eux, il vous faut leur ressembler. Vous devez verser en libation à la carte mère d’un intellect formaté pour plaire aux stéréotypes diplomatiques.

Désormais, l’homme ambivalent couve sans œufs la bulle de ses chimères et de ses prétentions. Il est vide et intéressant, sans perspectives et brillant. Il est un dieu mort, et un tombeau vivant.

29/04/2014

J’ai redessiné le monde à l’image de mes pensées

La vie d’un homme se métamorphose au gré des révolutions existentielles qui conditionnent et impactent son adaptation sensible. Se reconstruire à l’occasion d’un renouveau participe à la formation d’une nouvelle strate dans la continuité et la rupture avec l’ancienne composante qui lui sert d’assise.

Tout part d’en soi. D’un désir enfoui aux confins de l’esprit, et dont on veut faire jaillir le feu pour conjurer la pâleur d’un monde en exil. J’ai préparé mon mental comme un alchimiste fabuleux avec ses fioles emplies de potions subtiles aux couleurs mécréantes. J’ai distillé ce nectar et venin dans l’abîme de mes sens profonds pour y élever des montagnes aux contours harmonieux. Une nouvelle vie a pris forme à son propre appel. Je me suis fait pasteur et, sous des traits affermis, conduis un cortège dionysiaque en des contrées nouvelles où l’appétit des autres ne trouve pas matière à satisfaction. J’ai trouvé le repos. Les conditions idéales à une ascèse. Et pourtant, la tempête gronde en dehors de moi. Elle aspire mon esquif si léger mais sûr. J’ai donc mis les voiles au départ de mon île assiégée, car il me faut aller au devant de l’épreuve. Le cœur léger car je suis un homme deux fois né. Le cœur armé, car j’ai pris les rênes de mon père. Son épée et sa force se sont joints à moi au nom de sa volonté. Je suis l’invincible archange de ma renaissance alors que l’on me voulait mort. Je suis fort car j’ai désormais un coin secret où me ressourcer. Ma tanière de Zorro. Le juste équilibre est encore l’alchimie à réaliser. Le bon dosage de mes fioles. La petite note qu’il convient d’ajouter pour trouver l’harmonie. Le temps participe à mon œuvre. J’ai redessiné le monde à l’image de mes pensées. Car je dois tout refaire. Je l’ai réadapté dans l’espace irréel des autres où les sources ont leur lit. J’ai posé mes empreintes sur son sol inculte aux idées. Car mes pensées n’ont pas la moindre idée. Elles sont un réceptacle et n’ont point de buts à poursuivre, d'esprits à convertir, de public à séduire. Je retrouve enfin un peu de moi-même et un peu d’un autre en instance d’être. Et de tout ça, j’en attends beaucoup. Un peu, beaucoup, pas du tout. Pas du tout, c’est le monde fermé pour ceux qui ont trahi ma confiance et ma candeur.

16:45 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

18/04/2014

L'homme forge son destin. L'homme se réduit-il au suffrage ??

Les vertus les plus hautes ne feront jamais l’unanimité. C’est quoi les vertus les plus hautes ??? Le patriotisme. Tout le monde le revendique. Peu en sont les dépositaires. La démocratie s’appuie sur le nombre de suffrages. La vertu  s’appuie sur la valeur de l’individu. A vous de vous forger une opinion.

Le suffrage est une fondamentale, les destins n’en tiennent pas compte. Les systèmes ne sont pas une constante de l’univers. Qu’y -a-t-il de constant ?? L’homme passera. Ainsi en va-t-il de nos utopies.

13:00 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (1)

14/04/2014

Merci à Florent Pagny

Merci à Florent Pagny pour sa chanson "Le soldat"

Une pensée, des mots justes, un touchant ressenti.

Florent Pagny révèle une fibre sensible qu'on ne lui soupçonnait pas, une gravité qui échappe si souvent à nos stars extraverties et soucieuse de leur affiche pour le moins fantaisiste et guimauve.

03/04/2014

Ne surtout pas restreindre la liberté de circulation !!

Face à l’épidémie sans précédent de fièvre Ebola en Guinée, il est dit que la France accroît sa vigilance !!!

Marisol Touraine, ministre des affaires sociales, nous rassure : cas suspects en France "A ma connaissance non, à l’heure à laquelle où je vous parle." "Il n’y a pas de raison pour l’instant de s’inquiéter particulièrement." "Il n’y a pas aujourd’hui nécessité de restriction des voyages dans les pays d’Afrique de l’Ouest où des où des cas suspects ou avérés ont été constatés." !!!!!!! "Nous avons alerté les médecins en France, pour que face à certains symptômes, ils pensent à cette maladie."

Il n’existe aucun vaccin ni remède contre ce virus hautement contagieux.

Nos responsables politiques toujours aussi irresponsables !!

02/04/2014

Charles de Gaulle et le socialisme

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18:53 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

01/04/2014

C'est quoi le bonheur ??

Quand je regarde les étoiles, je me vide la tête. Ma pauvre tête !!

Quand je ferme les yeux, la nuit n’a pas d’étoiles. Un trou noir.

De ce trou, le jour me libère, mais je broie du noir et poursuis ma nuit.

C’est quoi le bonheur ?? Un réveil en fanfare. Une histoire à dormir debout. Un coin de chance dans un univers de rêve. Une savoureuse impudeur au caprice facile. L'exaltation d'un égo charmant en sa constellation.