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04/05/2015

Les femens ont le sein lourd !!

Aux femens qui clament « nos seins, nos armes », on a envie de penser « nos attributs, notre insuffisance à nu »

Moi qui n’ai pas un soupçon d’éther chrétienne en l’âme, je ne peux comprendre cependant cette agression envers  les dévôts de cette superstition sans qu’il soit question d’un recours à l’argument en tant que finalité d’un raisonnement.

Défenderaient-elles la liberté pour le plus grand bien d’un nihilisme puéril et convulsif ?? La conscience ne fait pas partie de leurs attributs si voyants !! La liberté a cette pudeur de ne pas choisir ses causes en vue d’alimenter des médias complaisants. Médias garants d’une idée sur laquelle s’appuie la nature d’un système pervers aux ressorts rémunérateurs. Et justement, les femens ont choisi de servir de relais à une idéologie qui consiste à décrier tout principe d’un traditionnalisme constitutif et nécessaire à l’établissement d’une société durable, et ce afin de mieux asseoir dans les esprits malléables, la conception mouvante d’un avenir hypothéqué par des puissants sans foi ni loi, mais discrets. 

Le féminisme des femens ?? Slogan !! Pseudo-convictions d'un opportunisme tapageur !! Leur crédo : Le mariage en tant qu’horizon de la femme objet c’est la honte, le mariage pour tous c’est bien. Femens ex porno-stars qui s’attaquent en poncif éculé à l’industrie du sexe, expression vague s’il en est ??? Parlent-elles pour autant de la pornographie violente comme délit ? de la prostitution aveugle et sans cadre légal ? Qu’ont-elle à dire qui ne soit démagogiquement vide ?? Leur action n’est que farce hystérique d’immatures mégalomanes addicts à l'image qu'elles reflètent d'elles-mêmes, elles-mêmes femmes objets d’une culture apatride et sectaire. C’est comme revendiquer la positivité du mot "salope" grâce aux Sluwalks, alors que les viols ne sont pas consécutifs à la mise des femmes, mais dont les causes sont connues à la lumière de faits que le système occulte. Pleine lumière en revanche sur l’extravagance ordurière des femens qui donne au simulacre un ersatz de liberté d’expression destiné à détourner l’attention tout en dopant le sujet.

On ne saurait associer les femmes à ce spectacle affligeant. Les femmes ne sont en rien défendues par une vulgarité qui les désengagent.

29/04/2015

Au menu de nos deux âmes assorties

Epanouie, ta philosophie du plaisir, de l’élégance et de la séduction font de toi une épicurienne dont la joie de vivre nourrit mes sens.

Souveraine, ta douce ingénuité, belle et frivole, sensuelle et paradoxale, a tout de la nymphe qui donne au désir sa pleine dimension.

Tes yeux reflètent le monde mystérieux qui t’habite, je m’y plonge et m’abandonne en ses abysses.

Ta bouche me transmet ses envies, c’est par elle que ton cœur me délivre ses goûts subtils.

Tes mains, fermes, douces, amples, esthétiques, parfumées, donnent à l’âme un pouvoir tactile qui dispense chaleur et rayonnement en mon corps tendu comme un arc.

Tes autres atouts je les garde pour nos jeux. Je suis bien aise de jouir d’une si bonne main grâce à cette donne si talentueuse, dans l’absolu, incomparable.

Redistribution à l’infini entre nous, et que jeux ne cessent jamais de pourvoir au plaisir de nos sens, non sans donner un sens à nos plaisirs.

12:05 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

25/04/2015

Sur une moto,

Sur une moto, t’es à la fois mâle et sensuel, intrépide et fragile … Avec une bonne posture et force souplesse, t’es comme Dionysos dieu de l’extase qui chevauche un délire mystique accompagné de ses ménades nourricières.

22/03/2015

Si tu hésites à cravacher ta vie

Si tu hésites à cravacher ta vie, galope le temps.

Conduis ta monture avec zèle et le temps s'arrête à toi.

21/02/2015

L'amour est une idée

L'amour en substance est une idée, l'amour en pratique est une réalisation

20/02/2015

A la moindre pensée…

A la moindre pensée…
Quand je pense à toi, je te touche de si près que ton corps est le lit de toutes les sensations, car je suis le drap qui t’enveloppe, le frisson qui t’étreint, le désir qui s’insinue. Je circule en toi, t’effleure, glisse entre tes reins, parcoure tes cheveux, file entre tes doigts, dépose une rosée sur le bout de tes seins, épouse le moindre pigment de ta peau dont le sel assouvit ma bouche et alimente ma soif.

20:06 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

07/02/2015

Si tu donnes aux destins une ombre de toi-même

Si tu donnes aux destins une ombre de toi-même

Le ciel te jettera ses étoiles car ta nuit,

Personne n’en voudra si ton cœur n’est suprême

Perdu pour les âmes, par ton phare éblouies

18:24 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

27/10/2014

La déraison est folie

Je me fonds en ce qui est secret et imperceptible, converge vers ce qui est idéal, indocile et déraisonnable, transite par le don et le dépassement de soi livré au règne de l'imaginaire. Cet imaginaire me conduit soit à l'impossible, soit à l'impensable. L'impensable est une suite ininterrompue d'actions attribuées aux destins pour le compte de ma folie. Impossible à faire passer sur les ondes de la raison souveraine. La déraison est folie.

15/10/2014

Regarde bien ce fils d’en bas, noyé dans l’écume de ses vers

Comme Ulysse, ciel de Calypso

Homme aux mille ruses et fils d’en haut

J’arpente les mers en quête d’un but

Arrache à l’onde un devenir culte

 

Comme un homme simple sans ambages

A ciel ouvert et sans clivages

Je cours la vie, amour, plaisir

Pour le meilleur et pour le pire

 

Comme un aède aux chants légers

Je jette au vent mes envolées

Réduit à rien ce messager

Qui parle seul à point nommé

 

Regarde bien ce fils d’en bas

Noyé dans l’écume de ses vers

Bientôt le temps engloutira

La fine ébauche d’un éther

10:44 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

14/10/2014

Je ne broie pas du noir où la lumière jaillie

Regarde-moi bien, plus profond dans les yeux

Je ne suis pas à l’image de ce que tu vois

Je brûle à tout instant ce qui devient luxueux

Afin qu’âme ne se fige à l’envie dans son moi

 

Tu cherches à régler l’anarchie de ma vie

À pister le gibier qui fuit à travers bois

Je laisse à ton cœur le soin de m’être acquis

Mais c’est toi que tu leurres au feu de tes émois

 

Pourquoi as-tu donc grand besoin de connaître

Ce qui, par nature a besoin de renaître

La piste s’efface à chaque mort qui s’annonce

C’est dans ce grand vide où mon âme se renfonce

 

Je ne broie pas du noir où la lumière jaillie

A chaque aube la rosée déverse en mon cœur

Son bain de fraîcheur et des nymphes à l’envie

Qui rayonnent en moi et comblent ma pudeur

11:59 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

13/10/2014

Le plaisir est-il un ange ou un démon ??

Le plaisir est-il un ange ou un démon ??

Il ôte à tout esprit le bagage des armes

Conduit sa sentinelle à tomber sous le charme

Soumet tout empire au règne de l’annexion

 

Lutter n’est pas sage car le plaisir est bon

Subir n’est point bon si l’on plait à sa cage

Trouver compromis au comble déraison

Donne de la voile et que point ne t’engage

 

Ne leurre pas ton âme à souffler des bougies

Enrobe son fruit de ton nectar sucré

La pomme d’amour a la fête au palais

Nourrit bien tes sens et assaisonne les

12:55 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

La distance n'est rien si ton coeur me reçoit

Chaque instant m'est doux si ta pensée me vient

Légère et fluide en la fraîcheur d'en toi

La distance n'est rien si ton coeur me reçoit

Quand altéré je brûle aux pieds de l'oasis

Car bien souvent je cours à toi et me souviens

De ton air enjôleur et beaux yeux de ma miss

10:04 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

25/08/2014

Sans toi ma vie a mal, au comble déraison

J'ai goûté fruit si doux, j'en ai perdu le goût

Par la magie du sort qui me tient bien en joue

Le soleil a tourné dos à mon coeur éclos

Privant nos deux printemps de son visage rieur

Sans toi je suis inapte à l'infini si beau

De quoi, le nuage passe, est-il annonciateur ?

Je me suis mis en berne attendant le retour

De cet esprit léger qui m'a fait voir le jour

Tu t'es posée plus loin, sortie de mon sillage

Où le vent est de brise, grand ciel et bel ombrage

Moi je suis dans le vent, tourné vers l'horizon

Où je te vois de fleur, retour à ton bourgeon

Sans rien où me poser, je trouve le temps long

Ne plus avoir le coeur à trouver mon bonheur

Sans toi ma vie a mal, au comble déraison

22:27 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

09/08/2014

Je suis l'arc tendu sans flèche

Je suis l'arc tendu sans flèche

Tu es la flèche qui manque à l'arc

Laisse moi tendre vers toi

Et prends moi pour cible

21:34 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

24/07/2014

Si ton coeur n'a d'épines, elle est aube et rosée

En ton coeur l'antilope a les yeux tout miroir

Feu ton coeur la féline feint de ne pas te voir

Si ta chair est bien tendre attention à ses griffes

Son amour dérobé en elle-même captif

Si ton coeur n'a d'épines, elle est aube et rosée

Sa volupté ondine en tes sens épanchée

Mais si tu n'es point digne en son coeur de siéger

Tu n'auras qu'un adieu pour toute éternité

21:48 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

Ode à l'amour

Submerge d'une vague douce au siège de mes émois

J'ai versé en ton âme ainsi qu'elle serait mienne

Un soupçon de vertige, une larme de joie

Pour que vive entre nous l'Aphrodite Pandemienne

21:31 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

05/07/2014

Point de feu à la peine en ce qui nous unit

En tes yeux l'infinie douceur dispensée

De ta bouche sensuelle les mots sont en fleur

Ta peau douce est d'encens, nue divine à coeur

Tes mains sur mes lèvres, mon âme ennivrée

 

En toison je me fonds, féline et panthère

Ta nuque douce et chaude est élancée, altière

Bouscule mes sens esclaves en ton parfum

Mon corps sous hypnose est pendu à tes reins

 

Je respire ton effluve qui de toi me nourrit

Mon esprit sous ta flamme se consume en bougie

Se consume sans cesse et renaît à la vie

Point de feu à la peine en ce qui nous unit

13:12 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

04/07/2014

S’enfièvre entre tes doigts, mon âme nue magicienne

De ta nuit éprouvante, triomphe le sommeil
Tes yeux sont lune et clos quand le jour me réveille
Je vois par la pensée ton corps s’abandonner
En douceur, paix en l’âme, je lui prend un baiser

Comme doux alizé, je me glisse sous drap
Et voleur amoureux soupire entre tes bras
Je fais corps chaque instant de ta vie à la mienne
S’enfièvre entre tes doigts, mon âme nue magicienne

11:10 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

23/06/2014

As-tu vu la féline aux cheveux de jais ??

As-tu vu la féline aux cheveux de jais ??

Sa cambrure et maintien ont marié l’excellence

Sans paraître et mutine ajoute en élégance

A la peau satinée de ses charmes déliés

 

Vois comme elle conduit la nature à l’aimer

Oh déesse egyptienne en ses pouvoirs sacrés

Oh déesse olympienne à l’extase dispensée

De sa bouche parfaite Aphrodite exhalée

 

Ressens-tu cette aura qui émane d’en elle ??

Et qui fouette tes sens esclaves et rebelles

Elle commande à ton âme de lui être fidèle

Et pénètre ton cœur, gagnant sa citadelle

 

Tu croyais en vaincu devoir rendre tribu

Mais douceur naturelle a montré sa bonté

En elle tu peux voir désormais ton salut

Et conduire son char au delà des orées

14:52 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

Moi l’aède des mers aux courants emportés

L’émotion est si forte, j’ai bien cru me noyer

Moi l’aède des mers aux courants emportés

La vague si douce haute en sa majesté

A submergé mon âme habile à naviguer

 

Le goût du bonheur est comme un aiguillon

Un souffle de vie dont l’amour est tison

A percé mon cœur en sa morte saison

Un printemps cueilli aux premières éclaircies

Les saintes glaces en l’âme feu désir ne mûri

 

Les dieux font mystère du bienfait de leurs chants

Dont le son si clair ne connaît de ponant

Ils montrent les dessous d’une voie lactée

Où les sens perdent le mors qui les liait

 

L’altitude en soi est un ciel nouveau

Le vertige étreint et ajoute au brûlot

Jette-toi du haut, ta nature est d’éther

Le feu qui te porte n’est plus celui d’hier

Tu ne crains de toi, bonheur à part entière

Consacre à l’autel ce que dieux ont offerts

09:57 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

22/06/2014

Les destins sont bien malins

Les destins sont bien malins d’oser tout bousculer

Ils se jouent de nos raisons d’être mortelles à souhait

Tout succombe à l’envie, soumis à leurs fantaisies

Pour renaître à la vie, l’existence refait son nid

 

L'émotion n'a de prise sur le fatal entêté

Ce destin solitaire qui prit dieu pour que mort louée

L’amour dément porte voix dans l’infernale chorale

Point de larmes à tes yeux, ouverts sur livre fermé

 

Un dieu sans âme est un maître pour l’éternité

Les cœurs comme rognons trônent sur sa table au souper

Les hommes prophètes appellent au festin sans croire mal

Sans croire mal, à mon sens, est le comble du péché

08:16 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

13/06/2014

Je suis un guerrier sympathique et jovial

Je suis un guerrier sympathique et jovial

Mon arme est un verbe et l’amour mon cheval

J’embrasse mille contrées sous un ciel étoilé

Seul à méditer fort de la muse aimée

 

Regarde mes dieux dans les yeux de la vie

Le vide a jailli en aveugle assourdi

Le monde a prêté à la lune un voile noir

Le soleil caché pleure sous l’effet miroir

 

Un chevalier blanc a surgi de la nuit

Il montrait un panache pour tous relui

C’était lui le bel astre en un tour de magie

Le mort aux dehors si plaisant qui vous nuie

 

Brisez la façade d’un monde semblant

L’idée fort l’image vous combat par le flanc

Chassez ce vampire qui vous suce le sang

Qui paraît si pur et pend l’âme au couchant

 

Je sais ce fantôme plus mort que vivant

Maître des esprits fébriles voiles au vent

Je suis le guerrier sympathique et jovial

Ne redoute l’épine en la fleur du mal

14:33 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

30/05/2014

A mon père / ad patres / avril 2014

A mon père,

Forgé par lui-même dans l’acier ciselé

Les coups les plus durs ne l’avaient entamé

Seul, entier, tenace et brûlant de survivre

Rien ne lui fit peur que mental ne délivre

La vie acharnée telle harpie l’éprouvait

Mais bras ferme de mon père jamais ne pliait

Rien ne pouvait réduire le feu de sa forge

L’esprit bien trempé que le monde dégorge

J’ai connu modeste à l’envie effacé

Un père qui ne m’a jamais rien reproché

Je lui trouve en l’âme le plus beau des avoirs

Si les dieux ont pesée, prompts à leur devoir

Ils auront à cœur de lui donner à voir

Son absence me punit d’être regimbeur

Dont le feu attisé n’avait point la chaleur

J’enrage si fort de n’avoir pas su dire

L’amour vibrant au son doux de ma lyre

Combien je suis fier d’être sa force neuve

Héritier d’un diadème, force humilité

Le cœur sur la main, que point d’autre n’abreuve

Je désaltère mon âme, bois à sa santé

Car où il est pensée, son corps n’est pesant

Au crépuscule de sa vie, cœur lui était gros

Devoirs d’homme accomplis, renaissait l’enfant

Sa tendresse exprimait enfin son brûlot

Jetait bas son armure, guerrier endurci

Léger comme la brume, partait sans souci

Amertume n’est pas reine en nos âmes recueillies

Je pense à mon père au printemps reconduit

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29/05/2014

Que n'étais-je, amour aveugle, perdu à la vue

L'amour a rompu les amarres et loin du coeur

Il a jeté en mer toute trace de bonheur

Dans les bras du néant, j'ai trouvé un sentier

Parti comme une ombre, et sans y être éclairé

En mon âme reclus, je me suis replongé

Si longtemps nous étions devenus étrangers

Sur une île, loin de moi, elle était exilée

Nu et vierge de moi-même, je suis allé léger

J'ai profité de son sommeil pour l'approcher

J'ai mis en les draps chauds de mon âme maîtresse

Toute l'adresse de mon art pour la bien réveiller

Au feu de mes baisers, je l'ai senti brûler

Mon désir nu lui  a paru si épuré

Elle m'a laissé l'aimer en son intimité

En elle, inspiré, j'éprouve la joie d'un marié

Pour que de nos étreintes, mon désir renaisse

J'ai mis mes doigts dans ses cheveux filants d'étoiles

J'ai caressé son corps délié comme une effluve,

J'ai trouvé en l'inodore la pudeur des sens

Et dans l'or de ses sens, un trésor sans voile

Je me suis laissé, ivre, envahir par elle,

Ivre mon inconnu, cramponné à ses ailes

J'ai trouvé en son ciel quelqu'un d'autre que moi

Qui parcourait mon esprit, gravait mes émois

J'ai cherché en ce monde l'amour éperdu

Que n'étais-je, amour aveugle, perdu à la vue

Il était en mon âme, amante résolue

 

Poème dédié à Nad, ma soeur bien-aimée, dont la sensibilité/spiritualité est au diapason de la mienne.

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28/05/2014

Quand l’humain sera chasseur et non gibier

Je suis tout feu tout flamme. C'est ma façon à moi de tout brûler pour conjurer. Comme un autodafé. Je ne me retourne pas sur un passé mort et vivant témoin de mon être si rudoyé par une certaine fatalité. Je m’attèle à l’humain épris d’un rêve qui défie les entraves du réel apparent. Et l'humain n'est pas seulement humain, ou bien peut-être l'est-il trop. L’humain comme animal que l’on surprend et qui disparaît dans la nature salvatrice d’une plénitude où j’aime à me rendre spontanément. J’apprends comme Tarzan à vivre dans la jungle des sentiments. Je cris en écho de mon âme. Seul entend l'animal en ce monde qui se dérobe à l'idée d'être senti par tous. De liane en liane, j’explore la diversité qui se donne à voir en et au-delà de cette dense végétation. Je lève les poings vers le ciel. Le réveil sonne et je cours travailler. Je serre les dents et desserre les poings. Je retournerai à mes lianes quand l’humain sera chasseur et non gibier.

25/05/2014

La sociale entente détourne l’humain de son alter égo, l’humain

Je crois comprendre que la vie n’est qu’un bateau ivre sur lequel l’équipage s’affaire sans bien comprendre le but de la manœuvre. Je m’explique. Le naufragé n’est pas forcément celui qui n’est pas sur le pont !! La plupart des gens écoutent et compatissent sans réserve aux confidences certifiées conformes, la main sur le cœur, dés lors que cette écoute participe à l’expression ou la manifestation d’une sympathie de groupe. Celui qui n’est pas de la partie n’a point les bonnes cartes en main. Ils rechignent à s’adonner à la réflexion qui participe à la raison. La paresse ? L’incurie ? Le bug chronique ou l’esprit courtisan ? Ils se plient aux préjugés sans rechigner, savourent les gazettes ambulantes, collaborent aux rapports malhonnêtes qui condamne l’innocence au bûcher. Cette innocence qu'ils n'ont pas la vertu de défendre car ils se font les avocats du diable. Ils sont la sociale entente qui détourne l’humain de son alter égo, l’humain.

20/05/2014

Entre moi et moi

Entre moi et moi, une émotion palpitante, une transmission cryptée et déraisonnable qui me pousse à aller voir au-delà. J’ai presque de l’appréhension à voir cet au-delà qui me ferait découvrir ce que je n’aurais pas la faculté ou l'audace d’exprimer, lorsque les pensées se libèrent de l’espace circonscrit d’émotions maîtrisées. Mais j’avance, car c’est ma devise, vers cet inconnu d’une quête qui ne me fait plus peur. Je m'attele à d'inactuelles émotions échappées des clichés et conventions. Je me fonds en ce qui est secret et imperceptible, converge vers ce qui est idéal et indocile, et qui transite par le don et le dépassement de soi livré au règne de l'imaginaire.

19/05/2014

Le désir, impulsion de l'âme travestie par l'esprit

Il n’est pas de ressenti plus oppressant que celui qui découle d’un impératif lié au devoir de s’exécuter sans la sève du désir spontané. Même le devoir doit relever de cette impulsion d'un désir épuré.
Tout ce qui motive nos agissements consentis doit être mû par le désir. Point d’obligation, principe, morale ou convenance qui n'aient à coeur d'être sortis tout droit de l'école de l'âme.
La liberté d’être, c’est la liberté totale de commencer une chose et d’y mettre un terme selon l’expression de ses désirs aboutis et maîtrisés. Le désir ne doit pas être une impulsion de l'âme travestie par l'esprit.

17/05/2014

Le monde des autres est un brouillard opaque

C’est un baume pour le cœur ces larmes. L’âme s’épanche et se montre visible, chaude au goût. C’est une pure jouissance des sens en effervescence. Encore un met délicieux que l’on goûte seul. En présence des autres, c’est presque indécent. La plénitude est absente.

Or, la plénitude est dans la solitude, comme si le vide apparent occultait des trésors insoupçonnés. Voir, là où rien n'apparaît, sentir, là où tout se soustrait. La souffrance, là où l'espérance impose son errance, lorsque les attentes subtiles ont en soi une résonance qui n’est pas au diapason des distractions habituelles. Ce raffinement si cruel est, au delà de l'émotionnel vivier des agitations sensibles, une bénédiction de l’âme. Comme les larmes. Il faut cependant  garder à l’esprit que l’âme ne réside pas dans le monde formel qui nous sert de club « de mise en forme ». On a besoin de ce monde formel pour s’ébattre. Je l’ai longtemps rejeté parce qu’il n’étanchait pas ma soif d’absolu, mon irrésistible propension à vouloir ressentir ce qui est imperceptible , à tendre vers l’inaccessible, à souffrir par bonheur, lorsqu’il m'a été donné d’éprouver ce qu’aucun n’a la fibre ou l’envie.

Le monde des autres est un brouillard opaque aux promesses vagues et aux mises orthodoxes et inventées, qui ne se dissipe qu'à l'aube de la seconde naissance. Lorsque l'on voit à travers soi.

16/05/2014

Ne mange pas dans la main des autres

Si tu cherches l’amour, tu ne le trouveras pas. C’est lui qui alors te surprendras pour contrarier ta croissance nouvelle. Tu es seul et infériorisé ?? On te méprisera car tu consommes l’attention d’autrui pour un usage sans intérêt qui te dévalorise.

Loin des regards, plus près du cœur, ton devenir est dans l’imprévu que favorise ton détachement. Ne mange pas dans la main des autres si tu veux être toi-même.