16.05.2008
RECIT INITIATIQUE
ICI le chemin vers un récit initiatique où la foi païenne et l'engagement politique font cause commune comme l'intemporel et le temporel sur le chemin de l'initiation.
A part quelques exceptions, les éditeurs ont été unanimes à l'ignorer.
Je me dois cependant de rendre hommage à ceux qui ont été courtois et professionnel:
MICHEL GRANCHER : Nous venons de terminer l'étude de votre manuscrit que nous ne pourrons éditer. En effet, le côté original tant de l'écriture que de l'histoire le rend chez nous inclassable... et comme nous "fonctionnons" par collection, nous ne pourrions bien le défendre commercialement.
Cordiales salutations (signé de sa main!!)
BRUNO SOLT - EDITIONS DE RELIE : Nous vous remercions trés sincèrement d'avoir voulu nous confier votre ouvrage intitulé : "Les cruelles métamorphoses"
Toutefois, malgré ses qualités appréciables, nous ne pouvons le publier. Le contenu de votre projet ne concernant pas nos publications actuelles.
Recevez, Monsieur, l'expression de nos meilleurs sentiments. (signé de sa main)
EDITIONS CARACTERES : Nous avons bien lu votre manuscrit. Malgré de grandes qualités de réflexion et de culture, nous ne pouvons le retenir en vue d’une publication car il n’entre pas dans notre ligne éditoriale. Etc.. Le comité de lecture (non signé)
PIERRE DRACHLINE - LE CHERCHE MIDI EDITEUR : Je vous remercie de nous avoir soumis votre manuscrit. « Les cruelles métamorphoses » est roman doux, presque trop riche, à l’image d’une écriture qui gagnerait en efficacité à être plus sèche. A noyer les idées et les sentiments sous les mots, un auteur prend le risque de les rendre moins sensibles. En espérant que vous ne me tiendrez pas rigueur de ces remarques, veuillez croire, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs. (signé de sa main)
JEAN-LOUIS UGHETTO - LA CHAMBRE D’ECHO : Nous avons lu votre manuscrit « Les cruelles métamorphoses ».
Bien que séduits par l’élégance du style et impressionnés par l’ampleur de la tâche accomplie, nous avons constaté que votre ouvrage n’était pas compatible avec la politique éditoriale de « La chambre d’échos ». Nous militons en effet pour une écriture directe et concise, ancrée dans la réalité. Comme nous éditons peu, nos choix sont très sélectifs, très subjectifs aussi. Nos coups de cœur sont suscités par des œuvres où l’auteur se met en danger au sein du quotidien qu’il décrit. C’est notre fil conducteur et nous nous y accrochons tant bien que mal. Nous sommes au regret de vous décevoir, mais nous ne pourrons assurer la publication des « cruelles métamorphoses ». Nous vous remercions cependant de votre confiance. Recevez nos cordiales salutations. Pour la Chambre d’échos, Jean-Louis Ughetto. (signé de sa main)
Enfin, ce dernier témoignage pas banal qui ne vous accorde une mention qu’à la condition de vous balayer de la main (peut-être pas à tort !!): FRANCOIS RICHARD – EDITIONS LORISSE : Cher Monsieur, je vous livre ci-dessous la note de lecture rédigée à l’attention de M . Micberth par François Richard, docteur de l’université Paris Sorbonne.
Ouvrage étonnant, bourré de qualités et de défauts, difficilement lisible, surtout dans sa première partie qui nous offre quelques joyaux au milieu d’un gigantesque fouillis mythologique, à la fois verbeux et grandiloquent, superbe d’intelligence et écrasant de préciosité, littéralement dévoré par un amour des mots qui peut conduire à une expression mi-parnassienne, mi-flaubertienne et à l’emploi systématique de termes rares et de néologismes, souvent grevé d’une orthographe défaillante et parfois affligé de véritables incorrections stylistiques.
Et pourtant, dans cette mythologie pléthorique, dans cette jungle lexicale irritante, il y a l’évocation d’un au-delà de la matière (et de la mort), une finesse d’analyse (introspective, sociale et politique), une puissance d’évocation de l’isolement de l’être, de cette distance que crée la conscience du destin, qui ne sauraient laisser indifférent.
Inclassable, impubliable en l’état, profondément dérangeant dans son anachronisme absolu ou, plus précisément, dans une intemporalité revendiquée (humanisme, oui mais…), ce récit de Maxime Delettre mériterait d’être désencombré, si je puis dire, débarrassé de tout ce qui l’alourdit et le dessert, sans qu’on en vienne, pour autant, à le dénaturer.
Conclusion : Il incombe à l’auteur, toute susceptibilité mise à part, de travailler d’arrache-pied pour parvenir au meilleur texte possible, sans être sûr, le moins du monde, qu’il sera édité, « dans un monde orienté tout autrement ».
Je vous prie de croire à l’assurance de mes meilleurs sentiments. - (signé de la main de mme Annick Morel)
Amis lecteurs, si vous prenez la peine de lire ce récit, soyez assez aimables de me dire si ces derniers commentaires sont justifiés. Pour ma part, je n'imagine pas un instant retoucher une virgule à ce que j'estime achevé. Mon style n'a rien d'académique et s'expose aux réserves empruntées. Je sais de surcroit, combien les critiques ont à coeur d'illustrer la profession!! Merci d’avance.
LIRE LE RECIT
BLOG / Les dieux vous invitent

A ceux qui se demanderaient pourquoi je ne me suis pas mis en contact avec des auteurs ou éditeurs ayant vocation à défendre ou réhabiliter le paganisme, je répondrai que je n’ai pas été sans explorer cette voie. En vain !! Editions Déterna ou Dualpha (Philippe Randa) – Comme auteur, c’est pas l’grand talent, mais plein d’allant dans ce qu’il entreprend !! Editions du Labyrinthe (Alain De Benoist) - Un peu intellectuel, mais indéniablement une référence !! Christopher Gérard, auteur de « Source Pérenne (la) » … – éd. l’Age d’Homme – Qui n’a pas de temps à me consacrer, selon ses termes!! Ces auteurs, éditeurs pour certains, pour lesquels j’ai du respect et de l’estime, n’ont pas cru bon devoir me manifester la moindre solidarité ou sympathie !! Si il n'y avait qu'eux !! Ainsi va le monde
09:27 Publié dans récit initiatique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.03.2008
FEMME DANS LA SOCIETE

Parlons des femmes !! Je crois savoir qu’il y a un certain tabou à parler de la situation des femmes aujourd’hui. La plupart des hommes se confondent en compliments, admirateurs éperdus, éperdument hypocrites comme le sont tous les courtisans qui n’ont pas vocation à mouiller leur chemise pour régler un problème dont la solution nécessite une prise de position qui n’a pas le caractère séduisant et médiatique du nihilisme libéral ou du laissez faire libertaire. Ces hommes qui se disent aimer les femmes aiment en réalité un sentiment plus personnel que nature, et qui se rattache directement à l’idée qu’ils se veulent donner d’eux-mêmes. Idée peu contraignante dont ils font un usage immodéré au service du fétichisme de leur démission magnanime. Derrière de flatteuses paroles pleines de vide qui les dédouanent, les dispensent et les excusent, ils renoncent à servir le temple pour aduler une espèce d’utopie démagogique de marché. En définitive ils ne soutiennent en rien la condition féminine mais bien au contraire, l’abandonnent aux lourdes chaînes qui la condamne aux servitudes les plus triviales. Car, la question n’est pas de savoir si on les aime, si elles sont belles et si l’homme est infiniment homme devant l’idole, la question est de savoir la place de la femme aujourd’hui dans une société, les travers de cette dernière dont la femme est la victime obligée, et les moyens d’y remédier. Il ne s’agit pas de donner libre cours à quelques prouesses intellectuelles inutiles et fastidieuses, mais à dégager des idées fortes, autant dire, des vérités qui dérangent. Et en réalité, c’est bien ce qui dérange l’homme. Il n’est pas là encore question de dégager des responsabilités, mais il serait malhonnête de faire comme si de rien n’était. L’homme a déserté la femme pour se consacrer à ses propres désirs, et la femme elle-même ne se sent pas liée à cette image trop pieuse, canalisée et passéiste de sa propre condition. Tout ce qui est destiné à relever ce totem de la Femme mère de tout ce qui vit, est réactionnaire pour les uns, peut-être même totalitaire dans l’esprit de certains. Cette dite libération ne serait avant tout qu’une prison dorée destinée à ôter à la femme les acquis dont elle fait siennes les pires représentations. Et l’on retombe sans cesse dans ces clichés qui font que le nihilisme est source d’émancipation, et le respect, sectarisme et asservissement.
13:33 Publié dans Actualité sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.02.2008
HOMMAGE A LECONTE DE LISLE


TRADUCTIONS :
HESIODE - LE BOUCLIER D'HERAKLES -
HELENE (poèmes antiques)
LES ERINNYES - KLYTAIMNESTRA - (poèmes tragiques)
LES ERINNYES - ORESTES - (poèmes tragiques)
L'APOLLONIDE (derniers poèmes)
AUTRES POEMES (dont poèmes barbares)
POEMES (chez cyberpoète)
Egalement, Le songe d'Hermann, La mélodie incarnée, Le prince Ménalcas, Dianora, Marcie, La rivière des songes, La princesse Yaso'da, Phalya-Mani, etc ...
Vénus de Milo
Marbre sacré, vêtu de force et de génie,
Déesse irrésistible au port victorieux,
Pure comme un éclair et comme une harmonie,
O Vénus, ô beauté, blanche mère des Dieux !
Tu n'es pas Aphrodite, au bercement de l'onde,
Sur ta conque d'azur posant un pied neigeux,
Tandis qu'autour de toi, vision rose et blonde,
Volent les Rires d'or avec l'essaim des Jeux.
Tu n'es pas Kythérée, en ta pose assouplie,
Parfumant de baisers l'Adonis bienheureux,
Et n'ayant pour témoins sur le rameau qui plie
Que colombes d'albâtre et ramiers amoureux.
Et tu n'es pas la Muse aux lèvres éloquentes,
La pudique Vénus, ni la molle Astarté
Qui, le front couronné de roses et d'acanthes,
Sur un lit de lotos se meurt de volupté.
Non ! les Rires, les Jeux, les Grâces enlacées,
Rougissantes d'amour, ne t'accompagnent pas.
Ton cortège est formé d'étoiles cadencées,
Et les globes en choeur s'enchaînent sur tes pas.
Du bonheur impassible ô symbole adorable,
Calme comme la Mer en sa sérénité,
Nul sanglot n'a brisé ton sein inaltérable,
Jamais les pleurs humains n'ont terni ta beauté.
Salut ! A ton aspect le coeur se précipite.
Un flot marmoréen inonde tes pieds blancs ;
Tu marches, fière et nue, et le monde palpite,
Et le monde est à toi, Déesse aux larges flancs !
Iles, séjour des Dieux ! Hellas, mère sacrée !
Oh ! que ne suis-je né dans le saint Archipel,
Aux siècles glorieux où la Terre inspirée
Voyait le Ciel descendre à son premier appel !
Si mon berceau, flottant sur la Thétis antique,
Ne fut point caressé de son tiède cristal ;
Si je n'ai point prié sous le fronton attique,
Beauté victorieuse, à ton autel natal ;
Allume dans mon sein la sublime étincelle,
N'enferme point ma gloire au tombeau soucieux ;
Et fais que ma pensée en rythmes d'or ruisselle,
Comme un divin métal au moule harmonieux.
Leconte de LISLE
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MUSIQUE INDUSTRIELLE ET PAGANISME

Les travaux de Michel Maffesoli, d’Alain de Benoist, de Jacques Marlaud (le renouveau païen dans la pensée française) ou de Sigrid Hunke (la vraie religion de l'Europe) ont montré, ou veulent démontrer, la persistance d’une forme de paganisme à notre époque. Maffesoli le perçoit dans le comportement tribal et certaines pratiques culturelles, de Benoist le voit dans le folklore et la philosophie, Marlaud et Hunke le sentent présent dans la littérature et les arts. Toutefois, nous ne nous pencherons, dans cette étude, que sur l’une de ces cultures, la musique « Industrielle ». Mais avant d’aborder le vif du sujet, il est nécessaire de définir le paganisme.(voir article)
11:42 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
REVERIES D'UN PAIEN MYSTIQUE

Louis Ménard - Rêveries d’un païen mystique :
Lettre d'un mythologue à un naturaliste
Commentaire d'un républicain sur l'oraison dominicale
Alliance de la religion et de la philosophie
Par-dessus tous les dieux du ciel et de la terre
J'adore ton pouvoir immuable indompté,
Déesse des vieux jours, morne fatalité.
Ce pouvoir implacable, aveugle et solitaire
Ecrase mon orgueil et ma force, et je vois
Que l'on décline en vain tes inflexibles lois.
Les peuples adoraient le joug qui les enchaîne,
Rome dormait en paix sur son char triomphal,
Des oracles veillaient sur son sommeil royal.
Maintenant, du destin la force souveraine
Brise le sceptre d'or de Rome dans mes mains,
Et Sapor va venger les Francs et les Germains.
J'ai relevé l'autel des dieux de la patrie,
Et j'aperçois déjà le temps qui foule aux pieds
Les vieux temples déserts de mes dieux oubliés.
Au culte du passé j'ai dévoué ma vie.
Bientôt sous sa ruine il va m'ensevelir.
Le passé meurt en moi, victoire à l'avenir !
LE GÉNIE DE L'EMPIRE.
Ne crains pas l'avenir, toi dont les mains sont pures,
O dernier défenseur d'un culte déserté,
Qui voulus porter seul toutes les flétrissures
Du vieux monde romain, et couvrir ses souillures
Du manteau de ta gloire et de ta pureté.
En vain tes ennemis ont voué ta mémoire
A l'exécration des siècles à venir ;
Le glaive est dans tes mains : l'incorruptible histoire
Dira ce qu'il fallut à l'amant de la gloire
De force et de vertu pour ne s'en pas servir.
La fortune rendra blessure pour blessure
A ces peuples nouveaux, aujourd'hui ses élus,
Quand leurs crimes aussi combleront la mesure.
Mais mille ans passeront sans laver son injure,
Car Némésis est lente à venger les vaincus.
O César, tu mourras sous une arme romaine.
La tardive justice un jour effacera
Ce surnom d'apostat que te donne la haine ;
Mais le monde ébranlé dans sa chute t'entraîne,
Et ton culte proscrit avec toi périra.
Et moi, je te suivrai, car je suis le génie
De Rome et de l'empire ; unissant leurs efforts,
Tes ennemis, les miens, las de mon agonie,
Veulent voir le dernier soleil de la patrie.
Cédons-leur, le destin le veut, nos dieux sont morts.
Louis Ménard
10:19 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.02.2008
recit initiatique - commentaire
Merci pour ce commentaire dont je comprends bien l'esprit!!
Mais est-il opportun d'ouvrir les bras au péril le moins pire, et venir au secours d'une église qui a détruit nos temples et brûlé nos livres sacrés ? Cette église qui s'est évertuée à discréditer notre religion aprés l'avoir plaggiée puis dénaturée ? Cette institution pleine de bons voeux qui a battu tant d'hommes et de femmes, qui a torturé et brûlé tant d'innocents au nom d'une foi lourde de contradictions, et qui aujourd'hui encore, nous maudit et ne reconnaît pas ses crimes !! Pas un mot, pas un regret, pas une prière!!! Les papes n'ont de prières que lorsqu'ils craignent le scandale. Que craindre de nous ?? Le rapprochement ? Autant demander à une victime de se rapprocher de son bourreau pour se faire molester une seconde fois !!!
Le catholicisme traditionnaliste n'est pas devenu "une sorte de nouveau paganisme". Il a prêché le renoncement au monde. Il s'est accomodé du paganisme dont il ne pouvait extraire la racine pour mieux pénétrer les esprits et gagner l'adhésion du plus grand nombre. Il n'y a pas continuum entre paganisme et catholicisme traditionnaliste, mais il y a eu mise à mort des religions originelles, rupture entre deux mondes, accaparement du vainqueur, et mise au banc du vaincu.
Sur le terrain identitaire, un païen et un chrétien peuvent au besoin se rejoindre!! C'est affaire de circonstances !! Mais il convient de rappeler que si l'identité européenne est bafouée de nos jours, c'est bien parce que la religion du sol a été bannie pour satisfaire la conception universaliste d'un Dieu hors monde propre à une religion extra-européenne!! Tout au plus, la mouture a été revue et corrigée bien des fois par quelque habile exégète pour en faire un substrat européen dont l'artificielle nature n'échappe pas à l'âme d'un païen bien trempée!!
En revanche, sur le plan religieux, il n'est pas possible de se rejoindre!! Le chrétien n'est-t'il pas solidaire du musulman ou du juif lorsque le païen réclame à être entendu ? Car nous sommes pour vous, encore aujourd'hui, "charognes d'ânes"
Enfin, lorsque tu parles des dieux laïques ou "droits-de l'hommistes", parle donc plutôt du nouveau Dieu laïque, qui est un ferment laïcisé du Dieu des chrétiens, la continuation logique d'un monothéisme mais sous la forme d'une morale sectaire bien que sanctifiée, universel modèle d'un idéal suprême.
Amicalement,
Maxime
09:25 Publié dans récit initiatique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
31.12.2007
DIONYSOS
Dans le mythe Dionysiaque, être frappé de folie ne signifie pas que l’on est fou. On accède là à un plan qui n’obéit plus à la raison telle que la connaît l’homme attaché à ses automatismes, qui n’obéit plus à un système de réflexion tel que le pratique l’homme moderne soumit au règne de l’utilité. On accède là à un autre état de l’être qui suppose une approche nouvelle, aboutissant à une compréhension de soi-même qui nous rapproche des dieux. Son émergence suppose un détachement complet par rapport aux modes de pensées répandus qui obéissent à une impulsion plus intellectuelle. C’est grâce à cet état de l’être qu’il nous est possible d’entrer en contact avec l’inspiration qui nous guide au delà de ce réflexe incontrôlé qui incite l’homme à trouver dans l’égo, le temple idéal pour son âme travestie, dressée pour la figuration. Aussi, lorsque les dieux vous laissent entrer dans cet autre monde (immanent à celui que tout le monde connaît mais plus subtil), s’achève alors l’épreuve initiatique concernée et en commence une autre. Les mythes nous éclairent sur la situation que nous évoquons par les pratiques de purification à l’issue desquelles l’homme peut se voir appréhender le message des dieux dans le miroir de ses propres projections. Purification effective chaque fois que l’on réalise en soi l’impossible ou impensable refonte des clichés bornés du monde explicable, et qui nous fait verser dans cette conscience de ce qu’est l’élément divin si absurde et vain pour l’homme raisonnable.(Dionysos sera purifié par Thétis)
« Etre frappé de folie »(par Héra) dans les mythes, c’est être l’objet d’une exaltation mystique nécessaire pour éprouver d' intenses émotions en son tréfonds et en féconder l'esprit. Aussi, pour être délivré de cette folie, il faut être purifié, c’est à dire être devenu ce vers quoi l’on tend. C'est pourquoi lorsque Dionysos frappe à son tour Lycurgue de folie, on comprend qu'il est alors le maître artisan de cette exaltation et en possession de ce pouvoir sur lui-même. Mais avant d'en arriver là, il manque quelque chose de capital au myste frappé par cette dite folie. En effet, il lui manque quelque chose d’essentiel pour trouver la juste mesure, l’harmonie, pour concilier les courants contraires, tempérer sa nature profonde, comprendre le sens mesuré des choses. Car, dans l’espace consacré à Héra, cette flamme divine qui vient au monde sans avoir été portée préalablement dans son ventre maternel est folie d’où déséquilibre. Car Héra est le lien, le liant entre le divin et son expression. Elle est le divin dans son expression et son réceptacle. (Dionysos a été conçu sans Héra, il est la flamme divine la plus subtile qui n’a vocation qu’à faire retour mais ne le peut sans le concours d'Héra. Hephaïstos, lui, au contraire, a été conçu par Héra sans Zeus, il est donc boiteux, il a un pied dans chaque monde, il est le feu divin dans la manifestation qui a vocation à demeurer ici-bas et ne peut faire retour sans Dionysos. Dionysos a donc pour tâche de le convaincre de remonter dans l’Olympe pour se réconcilier avec sa mère Héra.) Il lui manque donc le baptême de la mère, la purification dans l’élément « féminin »(eau lustrale), sa concrétisation dans la manifestation de vie qui révèle et purifie comme une eau de source à l’issue d’un long cheminement. Dionysos se substitue à l’homme pour bien nous montrer qu’une nature ignée ne peut aller sans le foyer, le sanctuaire, que dire, le lieu où le baptême de l’eau ouvre grand le sésame de la vie, car c’est dans la manifestation que le divin réalise sa raison d’être. Lorsque Dionysos est dit rejeté, c’est pour bien nous montrer que ici-bas, les passions sont maîtresses si l’on a pas l’esprit à la pointure de l’âme. C'est pourquoi lorsque les Ménades (Thyades) accomplissent le sacrifice rituel d'un homme dans l'extase de la sauvagerie et de la joie, c'est en réalité cet aspect morbide de l'homme grossier livré à ses passions incontrôlées dont ce dernier est libéré pour atteindre un état de conscience différend. Mais, me dira t’on, comment pareille essence peut-elle manquer à un dieu ? Tout simplement parce que Dionysos est fils de la mortelle Sémélé!! (Zeus ne s’unissait à elle que dans l’obscurité). L’harmonie est rompue et de ce fait, les équilibres(entre natures différentes) sont mis à mal. L’esprit n’est alors pas équilibré, tempéré, mesuré, adouci par l’aspect divin qui émane d’Héra. L’homme est donc livré à tous les débordements de ses passions d’homme astreint à ses servitudes. Pour lui, il est donc nécessaire de se libérer de celles-ci afin de les maîtriser dans le but de purifier sa nature mortelle, redorer au soleil d’Apollon son esprit sous l’emprise, et ainsi rétablir l’équilibre pour rejoindre l’Harmonie divine qui permet l’union spirituelle avec l’âme du monde dont Héra est le principe et dont le baptême seul permet à l’émotion de lâcher bride aux divines échappées d’un esprit transformé.
La folie et le délire mystique, indices malins et clins d’œil subtils, nous invitent à méditer sur le sens véritable du mythe de Dionysos. L’expression est en ces termes une symbolique, la reconnaissance par les dieux de cette faculté de l’homme à dépasser son propre état pour accéder à ce qu’il ne saurait naturellement qualifier autrement que par des mots. C’est aussi avoir conscience que ce qui conditionne l’âme ne saurait trouver sa raison d’être qu’à la condition d’être miscible dans sa contraire et complémentaire manifestation pensée dans la juste mesure d’un équilibre parfait. Pareillement, lorsque des femmes sont saisies d’un délire mystique, c’est pour signifier la nature de cette accession : sur le plan divin bien-sûr, mais celui de la mère, principe féminin, qui siège en la terre, et qui permet à l’esprit de faire retour par et dans la manifestation. L’âme embrase l’esprit, le feu remonte par le canal de la mère, l’initiation a lieu sur terre, en soi et dans cet au-delà d’en soi. « Devenu adulte, Dionysos découvrit la vigne et son usage. Mais Héra le frappa de folie. » La vigne, l’alliance du feu et de l’eau sur terre, détentrice de sa propre magie sur l’esprit, mais que l’esprit a vocation à purifier par l’action de la méditation, qui procure l’inspiration source d’immortalité. En fait, la vigne symbolise l’esprit dans la manifestation. L’ivresse est, elle, l’expression d’une sagesse exaltée. C’est être prêt à accueillir en soi la part que les dieux nous réservent.
La nécessité du retour de l’homme dans la sphère immortelle des dieux, voilà la symbolique du cortège triomphal de Dionysos qui ne trouve d’ailleurs son origine que sur un plan divin. Dionysos, qui ira dans l'Hadès rechercher la mortelle Sémélé, sa mère, au terme de ses multiples épreuves, montre à l'homme qu'il est possible de faire retour. Dionysos, ce dieu mi-homme mi-dieux, dieu intériorisé dans l’homme, deux fois né, élevé par des femmes d’ascendance mortelle, est l’interprète idéal, le cordon ombilical entre l’homme et son origine divine.

En annexe, je cite Jean-Pierre Vernant. Ceci pour démontrer à quel point l’érudition de nos modernes nous égare. Tout nous sépare alors des anciens.
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12.12.2007
LE COURAGE
Qu’attendre des hommes à présent ? Ils ne se tuaient plus depuis quelques décennies car les jeux étaient faits, et déjà, les esprits oublieux soutenaient avec assurance que rien de méchant ne pouvait plus arriver désormais. Mieux encore, tant de calamités dont il était fait bilan à travers le monde étaient perçues comme indignes pour des sociétés civilisées comme les nôtres, garantes des droits de l’homme. Ces mêmes garants qui, au nom de ces mêmes droits, rasèrent des villes, tuant femmes et enfants, donnant à la vengeance un caractère sain derrière un mot qui sonnait justice. Désormais, la guerre s’était professionnalisée en des termes sociaux culturels au bénéfice des mieux en vue qui soutenaient le diadème de l’autorité la plus dissolue. Mais entre les ténors, point de frictions. En effet, ils ne se disputaient le pouvoir car ils ne prétendaient pas au même empire. Toutefois, dans leurs plus bas instincts, les chiens étaient dressés pour tuer. Les incursions de l’un témoignaient de son empire sur l’autre, et le détachement de l’autre, de l’empire sur soi. Chaque manoeuvre insidieuse donnait lieu à l’esquive, et à toute stratégie battante, s’ensuivait une retraite en bon ordre. Les sous-entendus étaient d’une habilité consommée et les conquêtes virtuelles ajoutaient à la gloire d’une victoire apparente sur les témoins subjugués qui délibéraient servilement. Les personnages de marque les mieux armés exposaient leur situation sans s’exposer à la vanter, se vantaient sans exposer leur modestie, vertu domestique qui tenait plus d’une altière libéralité que d’une sagesse consommée. Dans le même temps, leur zèle orchestré avait soin de ménager le mythe prométhéen de l’homme accompli en dépit de l'adversité, afin d’entretenir le goût épicé de leur égo rebelle au joug, en donnant à leur filière choisie ou offerte le caractère d’un maquis. Leur sens aigu du service public ainsi que leur altruisme rayonnaient dans cette débauche d’énergie pour se placer au centre des affaires dont l’objet les concernait. Tout moyen était bon et donnait lieu à des luttes inégales où l’audace n’était que simulée dans ce qui n’était qu’une chasse gardée. Désormais perçu comme la marque humiliante d’un automatisme primaire et réactionnaire, le courage était laissé telle une dépouille au perdant, tare fondamentale pour l’humain d’aujourd’hui, vertu cardinale d’un autre temps, car il n’est besoin de courage pour triompher lorsque le pouvoir vous en dispense d’emblée. En conséquence de quoi, tout ce qui n’entrait pas dans le cercle fermé de leur monde privilégié se voyait bannis de leur société et relégué aux considérations les moins enviées. Aussi, par soucis d’être mieux placés, les esprits se hâtaient de forger l’arsenal du traître et se donnaient tout l’art de plaider en faveur des plus vils desseins.
C’est ainsi que tout un chacun fait carrière dans l’honneur d’une servilité gratifiante et sacrifie à son intérêt personnel l’héritage des générations passées.
C’est ainsi que pour sa part, l’honneur véritable tombe dans le silence pesant des victimes non reconnues.

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21.11.2007
LES DIEUX ET LE MONDE
Les dieux gouvernent le monde et réalisent ce qu’il est grâce à leurs apports multiples et variés.
S’il plait à l’homme d’identifier le monde à Dieu, à le prédéfinir selon un postulat qui se suffit à lui-même, à enfermer la nature dans le cerveau humain, libre à son âme esseulée. Libre à lui d’inventer l’entité qui peut tout, le plus tutélaire des modèles qui ne doit rien qu’à lui-même, et que l’on ne peut concevoir qu’en faisant violence au bon sens, que l’on ne peut concevoir sans être soi-même l’estampille mentale d’une secte dominante au messianisme simpliste comme il se doit. Les dieux n'ont pas déserté le monde. Seuls les hommes ont déserté les dieux pour se livrer avec fureur à l'impensable privilège d'un seigneur gagné à la folie des grandeurs.
La réalité suppose une approche qui ne soit pas démesurée on le comprendra, une approche qui ne soit pas démesurément incompréhensible comme on l’entendra. Une approche qui n’isole pas l’homme du monde dont il dépend et auquel il doit tant.
Les formes diverses que revêt la vie sur terre ne peuvent découler d’un principe unique puisqu’elles proviennent de natures distinctes bien que complémentaires.
Ces formes combinées peuvent donner l’illusion d’une semblante unité, mais cette dite unité n’est pas Dieu mais Harmonie. Or Harmonie n’est pas un principe premier ni la résultante de celui-ci. Harmonie est la raison d’être des dieux, la magie qui lie leurs actions conjointes avec mesure et leur permet l’épanouissement dans une manifestation à leur image et qui justifie l’honneur qui leur est rendu par le rendu que nous offrent les statues. Ainsi nous apparaît le miracle de la vie tel que nous l’admirons et qui n’est pas le fruit interdit de l’unique et démesuré talent d’un seul.

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16.11.2007
QU'IMPLIQUE LE FAIT D'ETRE PAIEN ?
Le fait d'être païen n'entraine rien au niveau relationnel humain en général. Envers les autres païens, on est porté à éprouver un lien sacré sans conséquences sur le jeu des attitudes. Il en est pour nous dire que nous ne sommes que des athés qui s’ignorent. Peut-être parce que nous ne sommes pas démesurés dans notre approche du divin !! Pourquoi ne croirions-nous pas à l'existence réelle du panthéon?? Enfin, si je me dis que les dieux ne ressemblent peut-être pas aux modèles des statues, je ne doute pour autant de leur existence. Il me plait en tout cas à les représenter à visage humain. D’ailleurs, les égyptiens étaient peut-être bien inspirés de leur donner un autre aspect!! Je pense d'ailleurs que les dieux pourraient avoir le pouvoir de ressembler à ce qu'ils veulent. Les dieux si l’on peut dire sont à l’image de nos âmes!! A quoi ressemblent nos âmes??? à nous-mêmes? qui saurait nous le dire?? Quant à nos prières, on les adresse à la divinité de notre choix en fonction de la nature de celles-ci. Nous n'avons plus de temples? et alors? La méditation peut suffire, et puis nous avons la terre mère, l'autel domestique au besoin. En chaque coin de terre, en chaque coin de ciel, en chaque vague, les dieux sont. Ils ne réclament plus d’hommages. Les hommes étant devenus « fous de Dieu », quoi attendre d’une sagesse qui s’est armée de Dieu, capable d’aimer quoi d’autre que Dieu ? Quant à ceux d’entre nous qui ont besoin de pierres, pourquoi n’iraient-ils pas à l’église? Les chrétiens nous doivent bien d'accueillir la diaspora païenne dont ils ont la responsabilité. Sachant que les églises se sont souvent construites sur l'emplacement d'anciens temples et avec leurs propres matériaux, purifiés bien-sûr, il me plait à penser que outre les formes dont je n'ai cure, la matière est là, vivante et païenne. Les chrétiens ont investi nos lieux sacrés? pourquoi n'irions-nous pas investir leurs lieux saints? Nous n'aurions en tout cas pas l'indécence de le faire dans le but de nuire, mais juste dans un but religieux élémentaire même s'il s'avère revendicatif. Nous sommes, nous païens si ignorés, voir calomniés dans le monde des hommes, l'esprit des hommes fait déjà si difficilement le rapport entre païen et foi qu’il est de bon ton de s’accommoder de cette déprime universelle plutôt que se tuer à vouloir donner vie à ce qui n’a pas vocation à Etre. Une bonne fois pour toute, on ne lutte pas contre les chrétiens!! Cette maladie de l’âme, cette excroissance de l’esprit participe à sa victimisation et s’autorise toutes les épurations. Elle devient grande dans le malheur, puisque la vie est pour elle davantage un purgatoire qu’un paradis. Face à pareil fléau, les druides s’étaient fait une raison. Ils s’étaient alors donné pour objectif de pénétrer et influencer la nouvelle religion, de l'architecture à la pensée, en disposant les éléments essentiels à la sauvegarde de l'ancestrale sagesse. Peut-être donc a t’il été plus sage de suivre le sens de l'histoire pour y travailler utilement et discrètement dans l'esprit de son hérétique vocation, plutôt que se cabrer et succomber, bien que cette dernière option soit plus noble.

La chose est entendue de nos jours. Il faut laisser dire bien des mensonges, il faut sanctifier bien des erreurs et laisser le champ libre à une mauvaise fois si patente, qu'il est de bon ton de laisser au temps le temps, tout en plaçant des réserves et des observations avec la sérénité que confère l'inclassable et émotionnel détachement. Cette attitude posée, le recul aidant, cela ne nous fait-il pas percevoir ce qu'a dû être la vie des pieux païens survivant dans un empire chrétien vindicatif? Lorsque je lis et réalise l'attitude des païens cédant progressivement face à la joute chrétienne, comment ne pas comprendre la nécessité de ne pas lutter? Lequel d'entre nous voudrait entrer en conflit ouvert avec ses proches? Qui de nous n'a pas dû subir d'affligeants bourrages de cranes tel que le catéchisme, qui de nous n'a pas été en devoir de faire sa communion, n'a pas renoncé à parler des dieux face à l'incrédulité générale? Le paganisme ne sera plus le ferment des sociétés comme jadis, alors il est de bon ton de le porter dans son coeur et d’en protéger le sanctuaire inviolé. Est-il vraiment souhaitable de partager pareilles sensibilités religieuses avec les anthropophages qui, de nos jours, font office d’hommes!! Nous avons le soucis premier de protéger ce bien inestimable et sacré plutôt que le soumettre aux moues dédaigneuses d'esprits sectaires et grossiers pour qui nous serons toujours le diable incarné d’une secte infâme, quoi que l’on dise ou que l’on fasse. C’est pourquoi j’invite les païens à ne pas céder à la tentation (c’est très chrétien ça !!) d’une unité constituée en quête de cohérence reconnue et qui ne déboucherait que sur l’établissement d’un syncrétisme de plus, succédané du dogme!! Les païens appréhendent le monde d'une façon si unique quelque part, que cette unité existe d'elle-même sans être ni effective ni possible ni souhaitable, encore moins nécessaire. Je les invite néanmoins à travailler à la reconnaissance de notre entité, à faire venir à la présence ce qui nous unie dans la sphère des dieux, c’est à dire à œuvrer pour la reconstruction à la fois individuelle et collective du temple de l'âme, reconstruction symbolique pierre aprés pierre, par le truchement de l'émotion et de l'intelligence partagée. Je les invite à échanger dans la transparence d’une approche compatible, et j’exhorte les tenants des écoles à ne pas chercher à glorifier les particularismes de leurs conceptions afin de faire valoir l’existence commune de notre commune approche pour une reconnaissance future en vertu de notre droit d’exister. Pour ce faire, la communication est constructive, elle édifie. La constitution en groupe ou en institution n'apporterait rien de plus à l’édifice qui a néanmoins vocation à être réalisé en l’honneur des dieux. il n'y a donc pas à rechercher l'unité chez les païens. Elle n'est pas à souhaiter. Nous ne sommes pas une église. En effet, une école peut déjà mettre les spécificités en péril car elle pose déjà le principe d’une vision du monde comme préambule à toute discussion. De surcroit, bien souvent, son petit côté élitiste la fait verser dans l’intellectualisme à tel point qu’une approche spontanée de l’esprit est cordialement raillée. C’est un peu le mal de notre temps. C’est à celui qui sera le plus spirituel!! Pourtant, il peut suffire d’être une espèce de quiddam sans halo avec des étoiles plein la tête. « Rien de trop » pouvait-on voir au fronton du temple d’Apollon !! Moi, je n'affirme rien. Par ailleurs, je ne me suis jamais plu avec les gens qui exprimaient des opinions semblables aux miennes, car la machine s'emballe trés vite et l'esprit devient trés vite le levier d'un système.
Enfin, il convient de ne pas s'enferrer dans des oppositions inopportunes et incultes par nature entre païens de sensibilités ou de traditions différentes. Notre vocation n'est pas d'être dogmatique mais de distiller de savantes vérités par le truchement de l'âme. Nous serons toujours invaincus car la tradition orale est plus puissante que la loi écrite même si la seconde parait s'imposer.

- Le païen n’est pas en devoir d’observer une morale mais il a une éthique.
Le fait d'être paien n'implique aucune morale particulière si ce n'est une éthique constitutive de vertus immuables enracinées dans une force d'âme. La morale suppose une règle de principe plutôt définie, normée, cadrée même. La morale érige en religion la nature même d'un principe non religieux et prend la forme d’une religion sécularisée. L'éthique, à mon humble avis, ne se place pas sur un plan religieux mais pose un principe philosophique aux ramifications plus larges. Elle pose un principe certes, mais à toi de l'observer dans le champ multiple de ton propre caleidoscope. Certes, tous les chemins mènent au religieux. Mais j'aurais tendance à penser que l'usage place la morale au dessus de tout en plaçant l'éthique dans un sous groupe. Cette observation me fait penser à cet automatisme actuel qui consiste à considérer qu'une religion révélée est supérieure à une appréhension non formelle du divin.
- La notion de respect et d’harmonie est consubstantielle à la nature même d’un païen
On place bien souvent le respect sur un plan éthique et l’harmonie sur un plan spirituel, mais il arrive que ces mentales expressions soient ancrées dans un contexte plus religieux, une espèce de vocation à vouloir considérer l'homme sur un plan plus universel, privé de toute échelle de valeur. Je cite :« prôner le respect et l'harmonie entre les êtres »
C'est alors que l'on ne fait plus la distinction entre l'homme d'honneur vertueux et l'indigne!! C'est nier l'homme que de prôner ce respect informel que l'on devine inconditionnel du fait de son substrat religieux qui nous invite à une harmonie transmuée en amour nivellateur. J'ai souvent remarqué que parmi les gens sensibilisés au paganisme voir pieux, on faisait un usage immodéré de cette conception (que l'on voudrait fondatrice) de respect, d'harmonie, autant dire d'amour originel entre les êtres!! Bien sûr, et je le dis non pour rassurer ceux qui auront la patience de me lire, je trouve cette conception purement idéaliste bien séduisante, mais un tant soit peu lassante. En effet, même du temps de l'âge d'or d'un paganisme fervent, je ne pense pas que ce fut un but en soi de verser dans cet évangélisme bon enfant qui est le droit fil d'un conditionnement moderne destiné à laver les esprits réactifs. Dans l'esprit du sage même, cette sainte conception eût été aberrante!! Tout comme celle d'agir à l'encontre sans mobiles valables!! Qui plus est, paradoxalement, alors que l'homme moderne est supposé avoir pour son prochain de pieuses pensées, il ne peut s'empêcher de mesurer la statue d’un homme à la séduisante originalité de son dégoût du sens commun. Car, bien que civilisé comme il se doit, il n'en est pas moins un prédateur avide au sourire d'ange qui voue un culte à son égo mythomane, occupé dans sa course au mérite. Acquérir et paraître sont les maîtres mots du contemporain malade de lui-même.
Pour ma part, le mérite, c’est la revendication croupion d’esclaves attachés au privilège de ceux qui n’ont rien à faire valoir. La sagesse empruntée est le change complet de ceux qui s’intronisent et se vénèrent. Quant à la tolérance, elle est la sœur du nihilisme aussi longtemps qu’elle sera la fille de joie du vil coquin, de celui qui auréole son autosuffisance d’une sainte humilité et prend l'autel pour une tribune!! Aujourd’hui, Dieu, c’est un peu Marx en soutane!! Il veut jouer avec Maya, mais l'enchantement se retourne contre lui.

A quand l’éveil du païen ?
L'éveil,c'est un état de l'être qui te fait entrer dans un autre monde, informel et autrement plus réel que l'image façonnée d'une apparence surfaite. Un monde d'émotions intenses si inaccessible aux mots que l'on comprend pourquoi les druides ont considéré les mots indignes ou inappropriés pour pouvoir le décrire ou l'exprimer. Dommage que les druides n'aient cependant pas daigné laisser quelques traces efficientes de leur religiosité !! Peut-être cette technique de la terre brûlée appliquée au spirituel a t-il été efficace pour la préserver face aux invasions, mais combien d’interprètes avons-nous pour comprendre le sens caché de ces quelques bribes d'authentiques indices qui nous restent!!
Je ne médirais donc pas sur les écrits bien que la tradition orale soit plus adaptée à l’enseignement de type religieux. Car, je pense en effet qu'il y a certains écrits qui, par leur nature, ne commandent pas, suscitent l'émotion par l'évocation, l'allégorie, et que cela peut aider sous des dehors anodins à retrouver le chemin de l'essentiel. Et c’est bien là où je veux en venir !! Si les écrits mythologiques sont encore là, c'est non seulement parce que l'intérêt pour les chrétiens avait été de les montrer comme la preuve de l'absurde et démentielle conception du religieux bien que sympathiques sur le plan artistique, aprés leur avoir enlevé la magie qui en animait la flamme, en brûlant tous les ouvrages capables d'expliquer le sens caché de ces enseignements sacrés. Les légendes contées devenaient alors insipides aux non initiés, et perdaient naturellement la puissance de leurs évocations. Mais la tentative de fossilisation a fait long feu!! Homère ne s'adresse pas à ceux qui n'ont qu'un poids à la place du coeur. N'empêche que grâce à ces écrits, on retourne à la source. Quelquefois je m’interroge à ce propos. Avons nous donc un si grand besoin spirituel sans avoir l'intuitif talent de nos ancêtres puisque nos idoles figurent dans les mythologies mais qui sait les faire parler?? Car il est parlant que l'allégorie d'Homère permet à la pensée de trouver le chemin de l'émotion par l'inextricable dédale de toutes pensées confondues, comme la représentation imagée permet de faire venir à la présence un dieu tel qu'il se présente à nous. En faite, il ne s'agit pas là de philosophie(même si la philosophie peut mener au religieux). On n'est pas tenu à ce type de rigueur bien souvent inutile. On ne va pas discuter sur le sexe des anges lorsque le sens qui émane d'un texte est aux antipodes. Car, il n'est pas là question de matière grise mais d'intuition alliée à une réflexion qui se transcende. Une fois la matrice reconnue, il faut aller voir au delà, procéder par recoupements, méditer sur le sens global et occulté d'une légende, puis sur chaque phrase à l'apparence si extravagante, chercher les indices, puis deviner les séquences, chercher la chronologie. c'est comme une glace sans tain vieille comme le monde. Te vient l'idée de la nettoyer, et soudain, tu vois à travers, et là, la sensation est divine. Les interprétations sont perdues mais l'essence demeure grâce à Homère. Tout est contenu dans ses écrits. Il ne manque rien. C'est d'ailleurs bien dommage que tant de passionnés, de pieux et dévoués fidèles aux anciennes religions aillent chercher ailleurs, se perdent un peu dans les méandres d'un coeur gouverné par l'intellect, se dépensent en interprétations qui, bien que louables, n'ont pas de rapport direct avec des enseignements sacrés si bien gardés. Homère a su bien avant l’heure protéger l'âme païenne contre les attaques et autodaffés des chrétiens et philosophes qui se voulurent éclairés et qui ne voyaient plus de danger dans ce qu'ils avaient pris soin de dénaturer. Homère a noyé le poisson. Les chrétiens se sont plutôt attaqués aux interprétations, à ce qui était accessible pour le plus grand nombre. Remettre le panthéon sur pied, c'est donc traduire Homère, retrouver le fil conducteur, dissiper le brouillard et redonner forme aux statues.
L'âge d'or appartient au passé, mais grâce à l'alchimie d'un présent toujours attisé par les forges d'Héphaestos l'avenir peut nous conduire aux sources. Originellement, l'âge d'or est à l'échelle de l'homme en tant qu'entité naturelle et à l'image des dieux. Désormais, il est à l'échelle de soi.
"La mort est un présent inestimable des dieux". Il en est de même de l'âge d'or qui, aprés un temps plus ou moins long dans l'Hadès peut rejaillir dans le sein d'Aphrodite au printemps des âmes, et dans le sillage d'Hermès, par Apollon Dyonisos, nous conduire au jardin des Hespérides afin d'y cueuillir les pommes d'or.

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13.11.2007
RETOUR DES PAIENS SUR LE MONT OLYMPE
Cela a pris presque 2000 ans, mais ceux qui adorent les 12 dieux de la Grèce antique ont finalement triomphé. La cour d'Athènes a ordonné la levée de l’interdiction de culte à Zeus, Héra, Athéna, Hermès et autres divinités des cultes anciens, ouvrant ainsi la voie à un retour des païens sur le Mont Olympe.
LES DIEUX DE L'OLYMPE, DE RETOUR A ATHENES
Article de presse - le figaro.fr
« ZEUS tout-puissant et Gaïa, nous implorons votre protection. Ô, toi Héra, reine de tout, épouse heureuse de Zeus, qui procure aux hommes la satisfaction de l'âme... accepte nos prières avec joie ! » A midi, le 21 janvier, une étrange cérémonie commence au coeur d'Athènes, sous les colonnes du temple de Zeus. Drapés dans des chlamydes et des himations, ces tuniques blanches et gilets portés dans la Grèce antique, chaussés de sandales, armés d'épées d'un autre temps, la tête couronnée de lauriers, des hommes et des femmes s'avancent en procession, au rythme des danses de Dionysos, chantant des hymnes orphiques en grec ancien. Quand chacun a pris sa place, une femme portant un encensoir entame un rituel en l'honneur de la déesse Héra, protectrice du foyer.
Nous ne sommes pas en plein tournage d'un spot publicitaire pour touristes, ni d'un quelconque péplum. Nous assistons à une première : la célébration d'un rituel d'adoration des dieux de l'Olympe, en dépit de l'interdiction du ministère de la Culture de se livrer à pareille manifestation sur un site archéologique. La cérémonie païenne sera interrompue par les forces de l'ordre. Mais ses initiateurs ont bien l'intention de récidiver, dimanche, sur le site, cette fois, du temple d'Artémis.
« Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement et l'Église nous persécutent, s'insurge Doreta Peppa, la présidente de l'association Ellinaïs. Sur l'Acropole, le Parthénon, temple de la déesse Athéna, est visité par des touristes en bikini qui pique-niquent assis sur les ruines sans que les autorités s'en offusquent. Mais nous, on nous interdit de brûler de l'encens et de revêtir des tuniques ! Nous ne faisons pas de sacrifices d'animaux ou d'êtres humains. Nos offrandes sont symboliques : de l'eau et du miel ! »
Les membres de l'association Ellinaïs se battent pour réhabiliter les pratiques religieuses de la Grèce antique. Ils sont ingénieurs, mathématiciens, professeurs de lettres, historiens, médecins ou avocats et pour eux, Zeus, Héra, Apollon, Hermès, Athéna et les autres dieux de l'Olympe sont les guides de l'humanité « comme ils l'étaient pour les philosophes grecs, la fierté de notre pays. Ils savaient qu'il existait onze planètes solaires et connaissaient le système lunaire sans avoir jamais quitté Athènes. Pourquoi parle-t-on de mythologie alors que les textes font foi ? » Doreta Peppa argumente sans se lasser : « Nos fidèles sont en perpétuelle recherche du savoir. Cela gêne l'Église de Grèce, qui fait pression sur le gouvernement pour nous empêcher d'exister. »
S'il s'y apparente, ce néopaganisme n'est pas interdit juridiquement. Au titre de « religion connue », il peut être librement pratiqué par les citoyens grecs. Ainsi en a décidé le tribunal de première instance d'Athènes en admettant la légalité des adorateurs des dieux de l'Olympe. Le Conseil national archéologique d'Athènes ne l'entend pas de cette oreille. « Demander un tel usage de ces sites deux mille ans après, c'est un peu tard ! » ironise l'un de ses membres. L'Église orthodoxe grecque n'est pas moins furieuse. Elle demande au gouvernement de faire preuve de plus de rigueur. Mais dans la presse nationale, la polémique enfle.
500 000 adeptes dans le monde

Nicolas Markoulakis est venu de Londres afin de célébrer, avec les siens, la déesse Héra. « Si cette polémique prend de l'importance en Grèce, c'est que le sujet est plus vaste », explique-t-il. En effet, dans le débat, revient la question sensible de la liberté religieuse et du poids de l'Église dans un pays où 97 % des habitants se disent orthodoxes. « L'Église de Grèce est très puissante et empêche toute autre religion de s'étendre, poursuit Nicolas. Dans les écoles, les cours d'instruction religieuse orthodoxe sont obligatoires. Nous demandons simplement le droit d'exercer les rites antiques en toute liberté, c'est tout ! »
Le retour aux croyances antiques n'est pas un phénomène récent. Il serait réapparu à la fin du XVIIIe siècle avec l'arrivée d'écoles archéologiques venues faire des fouilles en Grèce. Sous l'influence allemande, ce culte devient une mode sur tout le continent européen en 1825. Il connaît son apogée en 1896 avec le renouveau des Jeux olympiques, aboli par l'empereur Théodose en 394. Aujourd'hui, on dénombre près de 500 000 adeptes à travers le monde. S'ils ont édifié un temple aux États-Unis, ils restent très divisés entre eux. C'est pourquoi l'association Ellinaïs a pris l'initiative de les regrouper et d'en appeler aux instances européennes pour défendre leur liberté de penser sur tous les sites archéologiques en Grèce.

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09.11.2007
Paganisme et politique
Loin de moi l’idée de faire un lien direct entre paganisme et politique. Les affaires humaines et le commerce avec les dieux n’étant pas de même nature, n’ayant pas les mêmes ressorts. On imagine pas l’âme se préoccuper des problèmes sociaux, ni l’intellect se préoccuper d’essence divine.(encore que cela ne dérange pas certains!!)
Toutefois, nous savons le paganisme religion d’un peuple et si cosmopolites les sociétés païennes ont été, elles ne l’ont pas été idéologiquement comme le sont les sociétés monothéistes d’aujourd’hui. Si l’apport étranger a été accueilli, il l’a été parce qu’il était conforme à la nature particulière, ignée d’une hérédité charnelle cultivée avec amour et passion. Il l’a été parce qu’il vivait en harmonie avec l’ontologique façon d’être d’un peuple libre de tout clivage. Il l’a été sans parjurer l’essence de ce vers quoi il tendait, sans jamais prétendre à l’avènement heureux d’une altérité fondamentalement distincte et intolérante qui serait considérée force orgueil comme une richesse. Au contraire, le moderne associe à une maladie congénitale d’un passé réactionnaire l’absence d’une telle révolution sanctifiée par tous les acteurs d’une société mercantile.
Aussi, les sociétés païennes ont été en cela ethno-différentialistes sans être xénophobes, afin de préserver les caractéristiques propres d’un genre en constant développement dans le but d’atteindre une harmonie viable et non feinte.
En cela, le politique qui défend un modèle de société qui n’est pas idéologique peut avoir une approche religieuse du monde temporel en ceci : l’hérédité charnelle n’est ni choisie, ni subie. Elle n’est ni un canon, ni une conception, ni un idéal, mais un don des dieux qui a besoin d’être ressenti, faute d’être expliqué.
Son équilibre naturel peut-être l’objet de toutes les indélicatesses, mais on sait où les travers de l’homme moderne conduisent le monde. L’homme ne forcera pas la nature à bousculer ses champs d’attractions. L’homme ivre de ses convictions ne peut décider seul de ce qui est et de ce qui sera sans subir le revers de ses outrances.

11:50 Publié dans politique et religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.11.2007
La terre nous supportera t'elle encore longtemps??
Je ne vous ferai pas la leçon. Personne n’ignore la situation !! La terre supporte les outrages de l’homme du XX ème siècle imbu de lui-même. Pendant des dizaines de millions d’années, elle s’est peuplée d’êtres vivants sans que celle-ci ait eu à souffrir d’autres révolutions que les siennes. Désormais, la terre n’est que matière au yeux de l’homme dont le regard se porte ailleurs, loin de notre berceau commun. Il ne voit que par les religions tutélaires irrévérencieuses envers une nature décrétée sans âme et qu’il s’est donné la charge d’exploiter. Partant, il n’a de respect que pour une demeure céleste qui promet la lune et ne doit rien à la terre. Enfin, il ne jure que par des systèmes économico-politiques dont le seul et unique but avoué est de garantir la bonne santé du sacro-saint portefeuille. Chez cet autre, l’indifférence est telle qu’il ne s’est donné d’autre devoir que de bien vivre, quitte à hypothéquer l’avenir des siens. Enfin et pourtant, je serais bien mal inspiré d’ignorer la présence de héros donnant de leur personne afin de protéger cet être vivant qui nous donne tant. Qui nous donne tant et qui nous enlèvera tout malgré tout, car, loin de moi l’idée d’être un oiseau de mauvaise augure, mais nous sommes condamnés à être jetés dans l’enfer de ce grand Dieu qui a si bien contribué à dénigrer notre terre mère, lorsque nous n’aurons plus de maison, plus d’air dans nos poumons, plus de mer à contempler, plus de cimes où s’élever.

L’Amérique trouvera enfin le maître qu’elle s’est cherchée, le Chaos. Elle nous emmenera tous dans cet au-delà qui ont conduit ses choix. Elle aura eu raison du monde et le monde sera son linceul.

Alors, la terre renaîtra de ses cendres et reconduira la vie dans ses droits et ses devoirs. Les dieux redescendront de l’Olympe, instruiront les âmes naissantes afin de retrouver la joie et la beauté de temples neufs. Peut-être en sera t’il ainsi !! Autant dire que cette idée me hante, m’oppresse. Le retour des dieux ne peut être la résultante d'une hécatombe. Mais je n’ai pas de prières à adresser aux dieux. Ils ne sont pas responsables. Ils sont impuissants face à la folie dont les hommes ont la palme. Ils nous regardent et s’étonnent. Même Hadès s’inquiète. Enfin, ils nous pleurent aussi, car, c’est la mort qui sourit.

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03.11.2007
La réaction païenne
De tous les ouvrages qui abordent avec sérieux la lutte à mort entre le paganisme et le christianisme, celui-ci m’a réellement convaincu. L’auteur, Pierre De Labriolle, ne prend pas position, mais lorsqu’il cite les érudits et sages protecteurs des anciennes religions dans leurs confrontations avec les exégètes chrétiens, on est très vite édifié !! On trouve d’un coté le bon-sens et le raisonnement bien campés sur une assurance sans faille, et de l’autre, le soucis de justifier l’avènement d’une nouveauté pleine de contradictions mais si attractive pour le modeste sans esprit critique. Mais on est surtout atterré de constater que la justesse d’un raisonnement, que la démonstration éclatante d’intelligence et de finesse ne peut rien contre la folie mystique qui se répand comme feu de forêt, attisé par une propagande frénétique, nouveau concept en soi et progrés s’il en est !!
Grâce à ce livre, on réalise l’extraordinaire résistance d’un monde auquel on tente de râvir non seulement la dignité, mais l’âme, en exploitant l'espérance, en dénigrant le passé pour mieux vanter l'idée d'un progrés annoncé, mirage que l’on nous présente aujourd’hui encore comme un modèle auquel on doit tout sacrifier. Une religion forte d'un Dieu qui peut tout, passé maître dans l'art d'émouvoir et qui ne souffre pas la contradiction. Mais à quoi bon réfléchir lorsque l’on ne nous demande pas de comprendre mais de croire. Croire pour ne point voir cette manipulation collective qui commande et menace au besoin. Regardez seulement comme le monde peut sembler nu à ceux qui ne veulent fleurir






