27/10/2014

La déraison est folie

Je me fonds en ce qui est secret et imperceptible, converge vers ce qui est idéal, indocile et déraisonnable, transite par le don et le dépassement de soi livré au règne de l'imaginaire. Cet imaginaire me conduit soit à l'impossible, soit à l'impensable. L'impensable est une suite ininterrompue d'actions attribuées aux destins pour le compte de ma folie. Impossible à faire passer sur les ondes de la raison souveraine. La déraison est folie.

15/10/2014

Regarde bien ce fils d’en bas, noyé dans l’écume de ses vers

Comme Ulysse, ciel de Calypso

Homme aux mille ruses et fils d’en haut

J’arpente les mers en quête d’un but

Arrache à l’onde un devenir culte

 

Comme un homme simple sans ambages

A ciel ouvert et sans clivages

Je cours la vie, amour, plaisir

Pour le meilleur et pour le pire

 

Comme un aède aux chants légers

Je jette au vent mes envolées

Réduit à rien ce messager

Qui parle seul à point nommé

 

Regarde bien ce fils d’en bas

Noyé dans l’écume de ses vers

Bientôt le temps engloutira

La fine ébauche d’un éther

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14/10/2014

Je ne broie pas du noir où la lumière jaillie

Regarde-moi bien, plus profond dans les yeux

Je ne suis pas à l’image de ce que tu vois

Je brûle à tout instant ce qui devient luxueux

Afin qu’âme ne se fige à l’envie dans son moi

 

Tu cherches à régler l’anarchie de ma vie

À pister le gibier qui fuit à travers bois

Je laisse à ton cœur le soin de m’être acquis

Mais c’est toi que tu leurres au feu de tes émois

 

Pourquoi as-tu donc grand besoin de connaître

Ce qui, par nature a besoin de renaître

La piste s’efface à chaque mort qui s’annonce

C’est dans ce grand vide où mon âme se renfonce

 

Je ne broie pas du noir où la lumière jaillie

A chaque aube la rosée déverse en mon cœur

Son bain de fraîcheur et des nymphes à l’envie

Qui rayonnent en moi et comblent ma pudeur

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13/10/2014

Le plaisir est-il un ange ou un démon ??

Le plaisir est-il un ange ou un démon ??

Il ôte à tout esprit le bagage des armes

Conduit sa sentinelle à tomber sous le charme

Soumet tout empire au règne de l’annexion

 

Lutter n’est pas sage car le plaisir est bon

Subir n’est point bon si l’on plait à sa cage

Trouver compromis au comble déraison

Donne de la voile et que point ne t’engage

 

Ne leurre pas ton âme à souffler des bougies

Enrobe son fruit de ton nectar sucré

La pomme d’amour a la fête au palais

Nourrit bien tes sens et assaisonne les

12:55 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

La distance n'est rien si ton coeur me reçoit

Chaque instant m'est doux si ta pensée me vient

Légère et fluide en la fraîcheur d'en toi

La distance n'est rien si ton coeur me reçoit

Quand altéré je brûle aux pieds de l'oasis

Car bien souvent je cours à toi et me souviens

De ton air enjôleur et beaux yeux de ma miss

10:04 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

25/08/2014

Sans toi ma vie a mal, au comble déraison

J'ai goûté fruit si doux, j'en ai perdu le goût

Par la magie du sort qui me tient bien en joue

Le soleil a tourné dos à mon coeur éclos

Privant nos deux printemps de son visage rieur

Sans toi je suis inapte à l'infini si beau

De quoi, le nuage passe, est-il annonciateur ?

Je me suis mis en berne attendant le retour

De cet esprit léger qui m'a fait voir le jour

Tu t'es posée plus loin, sortie de mon sillage

Où le vent est de brise, grand ciel et bel ombrage

Moi je suis dans le vent, tourné vers l'horizon

Où je te vois de fleur, retour à ton bourgeon

Sans rien où me poser, je trouve le temps long

Ne plus avoir le coeur à trouver mon bonheur

Sans toi ma vie a mal, au comble déraison

22:27 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

09/08/2014

Je suis l'arc tendu sans flèche

Je suis l'arc tendu sans flèche

Tu es la flèche qui manque à l'arc

Laisse moi tendre vers toi

Et prends moi pour cible

21:34 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

24/07/2014

Si ton coeur n'a d'épines, elle est aube et rosée

En ton coeur l'antilope a les yeux tout miroir

Feu ton coeur la féline feint de ne pas te voir

Si ta chair est bien tendre attention à ses griffes

Son amour dérobé en elle-même captif

Si ton coeur n'a d'épines, elle est aube et rosée

Sa volupté ondine en tes sens épanchée

Mais si tu n'es point digne en son coeur de siéger

Tu n'auras qu'un adieu pour toute éternité

21:48 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

Ode à l'amour

Submerge d'une vague douce au siège de mes émois

J'ai versé en ton âme ainsi qu'elle serait mienne

Un soupçon de vertige, une larme de joie

Pour que vive entre nous l'Aphrodite Pandemienne

21:31 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

05/07/2014

Point de feu à la peine en ce qui nous unit

En tes yeux l'infinie douceur dispensée

De ta bouche sensuelle les mots sont en fleur

Ta peau douce est d'encens, nue divine à coeur

Tes mains sur mes lèvres, mon âme ennivrée

 

En toison je me fonds, féline et panthère

Ta nuque douce et chaude est élancée, altière

Bouscule mes sens esclaves en ton parfum

Mon corps sous hypnose est pendu à tes reins

 

Je respire ton effluve qui de toi me nourrit

Mon esprit sous ta flamme se consume en bougie

Se consume sans cesse et renaît à la vie

Point de feu à la peine en ce qui nous unit

13:12 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

04/07/2014

S’enfièvre entre tes doigts, mon âme nue magicienne

De ta nuit éprouvante, triomphe le sommeil
Tes yeux sont lune et clos quand le jour me réveille
Je vois par la pensée ton corps s’abandonner
En douceur, paix en l’âme, je lui prend un baiser

Comme doux alizé, je me glisse sous drap
Et voleur amoureux soupire entre tes bras
Je fais corps chaque instant de ta vie à la mienne
S’enfièvre entre tes doigts, mon âme nue magicienne

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23/06/2014

As-tu vu la féline aux cheveux de jais ??

As-tu vu la féline aux cheveux de jais ??

Sa cambrure et maintien ont marié l’excellence

Sans paraître et mutine ajoute en élégance

A la peau satinée de ses charmes déliés

 

Vois comme elle conduit la nature à l’aimer

Oh déesse egyptienne en ses pouvoirs sacrés

Oh déesse olympienne à l’extase dispensée

De sa bouche parfaite Aphrodite exhalée

 

Ressens-tu cette aura qui émane d’en elle ??

Et qui fouette tes sens esclaves et rebelles

Elle commande à ton âme de lui être fidèle

Et pénètre ton cœur, gagnant sa citadelle

 

Tu croyais en vaincu devoir rendre tribu

Mais douceur naturelle a montré sa bonté

En elle tu peux voir désormais ton salut

Et conduire son char au delà des orées

14:52 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

Moi l’aède des mers aux courants emportés

L’émotion est si forte, j’ai bien cru me noyer

Moi l’aède des mers aux courants emportés

La vague si douce haute en sa majesté

A submergé mon âme habile à naviguer

 

Le goût du bonheur est comme un aiguillon

Un souffle de vie dont l’amour est tison

A percé mon cœur en sa morte saison

Un printemps cueilli aux premières éclaircies

Les saintes glaces en l’âme feu désir ne mûri

 

Les dieux font mystère du bienfait de leurs chants

Dont le son si clair ne connaît de ponant

Ils montrent les dessous d’une voie lactée

Où les sens perdent le mors qui les liait

 

L’altitude en soi est un ciel nouveau

Le vertige étreint et ajoute au brûlot

Jette-toi du haut, ta nature est d’éther

Le feu qui te porte n’est plus celui d’hier

Tu ne crains de toi, bonheur à part entière

Consacre à l’autel ce que dieux ont offerts

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22/06/2014

Les destins sont bien malins

Les destins sont bien malins d’oser tout bousculer

Ils se jouent de nos raisons d’être mortelles à souhait

Tout succombe à l’envie, soumis à leurs fantaisies

Pour renaître à la vie, l’existence refait son nid

 

L'émotion n'a de prise sur le fatal entêté

Ce destin solitaire qui prit dieu pour que mort louée

L’amour dément porte voix dans l’infernale chorale

Point de larmes à tes yeux, ouverts sur livre fermé

 

Un dieu sans âme est un maître pour l’éternité

Les cœurs comme rognons trônent sur sa table au souper

Les hommes prophètes appellent au festin sans croire mal

Sans croire mal, à mon sens, est le comble du péché

08:16 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

13/06/2014

Je suis un guerrier sympathique et jovial

Je suis un guerrier sympathique et jovial

Mon arme est un verbe et l’amour mon cheval

J’embrasse mille contrées sous un ciel étoilé

Seul à méditer fort de la muse aimée

 

Regarde mes dieux dans les yeux de la vie

Le vide a jailli en aveugle assourdi

Le monde a prêté à la lune un voile noir

Le soleil caché pleure sous l’effet miroir

 

Un chevalier blanc a surgi de la nuit

Il montrait un panache pour tous relui

C’était lui le bel astre en un tour de magie

Le mort aux dehors si plaisant qui vous nuie

 

Brisez la façade d’un monde semblant

L’idée fort l’image vous combat par le flanc

Chassez ce vampire qui vous suce le sang

Qui paraît si pur et pend l’âme au couchant

 

Je sais ce fantôme plus mort que vivant

Maître des esprits fébriles voiles au vent

Je suis le guerrier sympathique et jovial

Ne redoute l’épine en la fleur du mal

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30/05/2014

A mon père / ad patres / avril 2014

A mon père,

Forgé par lui-même dans l’acier ciselé

Les coups les plus durs ne l’avaient entamé

Seul, entier, tenace et brûlant de survivre

Rien ne lui fit peur que mental ne délivre

La vie acharnée telle harpie l’éprouvait

Mais bras ferme de mon père jamais ne pliait

Rien ne pouvait réduire le feu de sa forge

L’esprit bien trempé que le monde dégorge

J’ai connu modeste à l’envie effacé

Un père qui ne m’a jamais rien reproché

Je lui trouve en l’âme le plus beau des avoirs

Si les dieux ont pesée, prompts à leur devoir

Ils auront à cœur de lui donner à voir

Son absence me punit d’être regimbeur

Dont le feu attisé n’avait point la chaleur

J’enrage si fort de n’avoir pas su dire

L’amour vibrant au son doux de ma lyre

Combien je suis fier d’être sa force neuve

Héritier d’un diadème, force humilité

Le cœur sur la main, que point d’autre n’abreuve

Je désaltère mon âme, bois à sa santé

Car où il est pensée, son corps n’est pesant

Au crépuscule de sa vie, cœur lui était gros

Devoirs d’homme accomplis, renaissait l’enfant

Sa tendresse exprimait enfin son brûlot

Jetait bas son armure, guerrier endurci

Léger comme la brume, partait sans souci

Amertume n’est pas reine en nos âmes recueillies

Je pense à mon père au printemps reconduit

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29/05/2014

Que n'étais-je, amour aveugle, perdu à la vue

L'amour a rompu les amarres et loin du coeur

Il a jeté en mer toute trace de bonheur

Dans les bras du néant, j'ai trouvé un sentier

Parti comme une ombre, et sans y être éclairé

En mon âme reclus, je me suis replongé

Si longtemps nous étions devenus étrangers

Sur une île, loin de moi, elle était exilée

Nu et vierge de moi-même, je suis allé léger

J'ai profité de son sommeil pour l'approcher

J'ai mis en les draps chauds de mon âme maîtresse

Toute l'adresse de mon art pour la bien réveiller

Au feu de mes baisers, je l'ai senti brûler

Mon désir nu lui  a paru si épuré

Elle m'a laissé l'aimer en son intimité

En elle, inspiré, j'éprouve la joie d'un marié

Pour que de nos étreintes, mon désir renaisse

J'ai mis mes doigts dans ses cheveux filants d'étoiles

J'ai caressé son corps délié comme une effluve,

J'ai trouvé en l'inodore la pudeur des sens

Et dans l'or de ses sens, un trésor sans voile

Je me suis laissé, ivre, envahir par elle,

Ivre mon inconnu, cramponné à ses ailes

J'ai trouvé en son ciel quelqu'un d'autre que moi

Qui parcourait mon esprit, gravait mes émois

J'ai cherché en ce monde l'amour éperdu

Que n'étais-je, amour aveugle, perdu à la vue

Il était en mon âme, amante résolue

 

Poème dédié à Nad, ma soeur bien-aimée, dont la sensibilité/spiritualité est au diapason de la mienne.

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28/05/2014

Quand l’humain sera chasseur et non gibier

Je suis tout feu tout flamme. C'est ma façon à moi de tout brûler pour conjurer. Comme un autodafé. Je ne me retourne pas sur un passé mort et vivant témoin de mon être si rudoyé par une certaine fatalité. Je m’attèle à l’humain épris d’un rêve qui défie les entraves du réel apparent. Et l'humain n'est pas seulement humain, ou bien peut-être l'est-il trop. L’humain comme animal que l’on surprend et qui disparaît dans la nature salvatrice d’une plénitude où j’aime à me rendre spontanément. J’apprends comme Tarzan à vivre dans la jungle des sentiments. Je cris en écho de mon âme. Seul entend l'animal en ce monde qui se dérobe à l'idée d'être senti par tous. De liane en liane, j’explore la diversité qui se donne à voir en et au-delà de cette dense végétation. Je lève les poings vers le ciel. Le réveil sonne et je cours travailler. Je serre les dents et desserre les poings. Je retournerai à mes lianes quand l’humain sera chasseur et non gibier.

25/05/2014

La sociale entente détourne l’humain de son alter égo, l’humain

Je crois comprendre que la vie n’est qu’un bateau ivre sur lequel l’équipage s’affaire sans bien comprendre le but de la manœuvre. Je m’explique. Le naufragé n’est pas forcément celui qui n’est pas sur le pont !! La plupart des gens écoutent et compatissent sans réserve aux confidences certifiées conformes, la main sur le cœur, dés lors que cette écoute participe à l’expression ou la manifestation d’une sympathie de groupe. Celui qui n’est pas de la partie n’a point les bonnes cartes en main. Ils rechignent à s’adonner à la réflexion qui participe à la raison. La paresse ? L’incurie ? Le bug chronique ou l’esprit courtisan ? Ils se plient aux préjugés sans rechigner, savourent les gazettes ambulantes, collaborent aux rapports malhonnêtes qui condamne l’innocence au bûcher. Cette innocence qu'ils n'ont pas la vertu de défendre car ils se font les avocats du diable. Ils sont la sociale entente qui détourne l’humain de son alter égo, l’humain.

20/05/2014

Entre moi et moi

Entre moi et moi, une émotion palpitante, une transmission cryptée et déraisonnable qui me pousse à aller voir au-delà. J’ai presque de l’appréhension à voir cet au-delà qui me ferait découvrir ce que je n’aurais pas la faculté ou l'audace d’exprimer, lorsque les pensées se libèrent de l’espace circonscrit d’émotions maîtrisées. Mais j’avance, car c’est ma devise, vers cet inconnu d’une quête qui ne me fait plus peur. Je m'attele à d'inactuelles émotions échappées des clichés et conventions. Je me fonds en ce qui est secret et imperceptible, converge vers ce qui est idéal et indocile, et qui transite par le don et le dépassement de soi livré au règne de l'imaginaire.

19/05/2014

Le désir, impulsion de l'âme travestie par l'esprit

Il n’est pas de ressenti plus oppressant que celui qui découle d’un impératif lié au devoir de s’exécuter sans la sève du désir spontané. Même le devoir doit relever de cette impulsion d'un désir épuré.
Tout ce qui motive nos agissements consentis doit être mû par le désir. Point d’obligation, principe, morale ou convenance qui n'aient à coeur d'être sortis tout droit de l'école de l'âme.
La liberté d’être, c’est la liberté totale de commencer une chose et d’y mettre un terme selon l’expression de ses désirs aboutis et maîtrisés. Le désir ne doit pas être une impulsion de l'âme travestie par l'esprit.

17/05/2014

Le monde des autres est un brouillard opaque

C’est un baume pour le cœur ces larmes. L’âme s’épanche et se montre visible, chaude au goût. C’est une pure jouissance des sens en effervescence. Encore un met délicieux que l’on goûte seul. En présence des autres, c’est presque indécent. La plénitude est absente.

Or, la plénitude est dans la solitude, comme si le vide apparent occultait des trésors insoupçonnés. Voir, là où rien n'apparaît, sentir, là où tout se soustrait. La souffrance, là où l'espérance impose son errance, lorsque les attentes subtiles ont en soi une résonance qui n’est pas au diapason des distractions habituelles. Ce raffinement si cruel est, au delà de l'émotionnel vivier des agitations sensibles, une bénédiction de l’âme. Comme les larmes. Il faut cependant  garder à l’esprit que l’âme ne réside pas dans le monde formel qui nous sert de club « de mise en forme ». On a besoin de ce monde formel pour s’ébattre. Je l’ai longtemps rejeté parce qu’il n’étanchait pas ma soif d’absolu, mon irrésistible propension à vouloir ressentir ce qui est imperceptible , à tendre vers l’inaccessible, à souffrir par bonheur, lorsqu’il m'a été donné d’éprouver ce qu’aucun n’a la fibre ou l’envie.

Le monde des autres est un brouillard opaque aux promesses vagues et aux mises orthodoxes et inventées, qui ne se dissipe qu'à l'aube de la seconde naissance. Lorsque l'on voit à travers soi.

16/05/2014

Ne mange pas dans la main des autres

Si tu cherches l’amour, tu ne le trouveras pas. C’est lui qui alors te surprendras pour contrarier ta croissance nouvelle. Tu es seul et infériorisé ?? On te méprisera car tu consommes l’attention d’autrui pour un usage sans intérêt qui te dévalorise.

Loin des regards, plus près du cœur, ton devenir est dans l’imprévu que favorise ton détachement. Ne mange pas dans la main des autres si tu veux être toi-même.

commémorations du 6 juin / Devoir de mémoire et amnésie

Les commémorations du 6 juin évoqueront-elles les victimes civiles des bombardements anglo-américains ??

Peut-on rendre hommage au courage sans évoquer les crimes ?? Crimes_de_guerre_des_Alliés

À l'approche du débarquement allié en Normandie, Hubert de Lagarde, résistant fondateur du réseau Eleuthère, déplore les bombardements aveugles de différentes villes françaises où les populations civiles sont durement atteintes : il s'élève "contre l'imbécillité criminelle de certains bombardements de l'aviation alliée qui exterminent des Français par centaines sans même atteindre des objectifs militaires", n'hésitant pas à qualifier ces opérations de "travail d'ivrognes", menaçant même de ne plus indiquer [aux Alliés] aucun objectif et de ne plus transmettre à Londres le résultat des bombardements.

Pour ma part, je m'associe aux commémorations dépouillées qui, force pudeur, se signent sur les actions bonnes et mauvaises.

10:23 Publié dans guerre | Lien permanent | Commentaires (0)

15/05/2014

Les libertés des populations autochtones misent bas

Article du site de "Gaelle Mann" :

Italie : maillots deux pièces interdits en présence de musulmans

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Affaire de la jupe nantaise : invitation a été faite aux garçons dans certains lycées de l'académie de Nantes, de venir symboliquement en jupe vendredi pour lutter contre le sexisme.

Dans le même temps, les femmes qui résident dans certaines banlieues ne peuvent en porter. La France et l'Europe du progrès !!

09:24 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

14/05/2014

C’est quoi un démocrate et humaniste ??

C’est quoi un démocrate et humaniste ??

Un dieu tyrannique en soutane.

En visite à Washington ce mardi, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a dit regretter que Barack Obama n'ait pas frappé la Syrie durant l'automne 2013.

Du désir spontané au désir épuré

Il n’est pas de ressenti plus oppressant que celui qui découle d’un impératif lié au devoir de s’exécuter sans la sève du désir spontané.

Tout ce qui motive nos agissements consentis doit être mû par le désir. Surtout pas d’obligation, principe, morale, convenance, ou autre transfert sans résonance.

La liberté d’être, c’est la liberté totale de commencer une chose et d’y mettre un terme selon l’expression de ses désirs épurés, expression d'une sincérité garante de l'âme.

12/05/2014

Pas de pitié pour la mort

Avant de penser à ce qu’il peut advenir de nous après une mort si nécessaire à l’existence de chacun, il convient de s’interroger sur la manière qu’il nous sera donné de prendre congé pour l’éternité. Dans un dernier geste à l’humanité, montrer que l’on a les ressources de faire place nette avec élégance. Facile à imaginer lorsque la question n’est qu’affaire de projection et que la santé ne nous met pas au pied du mur. La mort a plusieurs visages sur l’absence d’un corps insaisissable. Alors plutôt que d’affronter un ennemi plus fort que soi, je me suis imaginé lui faire une place de choix dans mes relations privilégiées. L’inviter à ma table, lui dédier un autel et lui faire des sacrifices. Ne surtout pas la flatter et lui jeter Dieu en pâture afin de lui montrer ma prévenance. Mais j’ai confondu la mort et le mal. La mort n’est pas le mal, elle est la nécessité, l’imparable destinée. Que ne pourrais-je pas lui donner un gage en m’adaptant à son tempérament fort et si intransigeant. Ne sommes nous pas semblables sur la forme ?? Point de formes et point de gage, elle prend tout et je ne suis pas pressé de tout lui donner pour me faire oublier d’elle au final. Qu'à cela ne tienne, peut-on se conduire en amis si je m'évertue à broyer du noir ?? La route n’est pas à double sens et la mort n’a pas d’amis. N’en ayant pas non plus, je croyais pourtant voir une communion d’esprit. La mort n’a pas d’esprit. Dois-je alors me manifester à elle par l’exercice d’une souffrance existencielle ?? La vie me l’interdit et l’amour me rappelle à lui, bien qu’il m’en coûte, lui qui m'a déjà tué une fois. Je suis donc condamné à ce baiser glacé fatal à l’étreinte de la vie. Il ne me reste que l’élégance à sauver de ce péril futur si présent à l’esprit.

Que les dieux me soient propices. Permettez-moi, oh mes dieux les plus chers, de conduire ma barque aussi loin qu’il me sera permis de garder les pieds sur terre. Pas de pitié pour la mort, elle ne sera donc pas mon amie.

09/05/2014

La métamorphose est une jouissance de l’âme

J’ai beaucoup travaillé sur moi-même. La métamorphose est une jouissance de l’âme qui n’a besoin d’un accomplissement final pour trouver satisfaction. Je me retrouve tel que les dieux m’avaient laissé, loin en arrière. Aussi loin qu’ils sont de mon âme en convalescence, je perçois déjà leur présence en mes sens libérés d’un exil volontaire, expiatoire et sacrificiel. J’entre désormais dans cet espace de jadis resté en jachère. J’entre dans la phase capitale de ma vie, en route vers l’apothéose de mon approche wagnérienne de la destinée humaine. J’ai jeté bas l’esprit bien rangé dans lequel j’avais plié les effets singuliers de ma vie passée. Un monde est mort en mon âme réhabilitée. J’ai brûlé la part de mon esprit qui obscurcissait ma vue imprenable sur le monde où officient les dieux si paisibles et garants de cette harmonie convoitée sur l’autel restauré.

06/05/2014

Les hommes ne peuvent prétendre qu’à des joies sans lendemains

Agamemnon représente l’éther; Achille, le Soleil; Hélène, la terre; Alexandre, l’air ; Hector, la Lune; les autres portent des noms qui s’y conforment...»

« Les compagnons d’Ulysse sont métamorphosés en porcs et autres animaux de ce genre. C’est une allusion au fait que les esprits des hommes insensés passent dans des corps dénués de cette réflexion propre à l'homme. Leur chute les soumet à la révolution circulaire de l’univers qu’Homère appelle “Circé” (“Cercle”). »

Le monde étant composé d'éléments opposés en concubinage avec une manifestation d’unions proportionnelle, il réunit en même temps les activités d'Héphaïstos, d'Arès et d'Aphrodite. Quand se manifestent les oppositions des éléments, elles se manifestent selon l'Arès guerrier. Quand l’accouplement voit le jour, la puissance d'Aphrodite est efficiente. Quand s’associe la puissance d'Aphrodite à celle d’Arès, l'art d'Héphaïstos est effectif.

« Pénélope (Πηνελόπη) représente celle qui a pris (λαβουσα) les fils (πήνας) des destins, c'est-à-dire la trame conforme à la nature et à l'ordre qu'a filé la nature, et qui ne veut pas s'y soumettre, car elle est supérieure à la nature; c'est pourquoi le poète représente par elle les activités surnaturelles ».

« Les dieux ne vivent pas de pain et de vin comme les mortels, aussi n'ont-ils pas de sang. Mais, au lieu de cela, une substance qu'ils nomment “ichôr” [cf. Iliade, V, 339 à 342], qui est comme une subtile sérosité salsugineuse de couleur blanc transparent, empêchant la corruption dans les animaux et tous les autres composés élémentaires ». Ce sang n’est pas rouge comme la chair dont se nourrissent les hommes. L’ « ambrosia » est la nourriture des dieux, une matière mi-liquide, mi-solide, une sorte d’huile ou d’onguent, complémentaire du néktar qui contribue à l’immortalité des dieux.

Les Charites sont désignées comme les suivantes et les habilleuses d’Aphrodite. Charis, c’est en effet un sentiment de joie, une faveur, la reconnaissance qui vous pousse vers quelqu’un, une sorte d’éclat intérieur qui irradie. Comme l’aura, le magnétisme ou le charisme, c’est une qualité naturelle que les grecs associaient à la jeunesse et à la beauté, c’est à dire au monde même qu’Aphrodite patronne, et aux dieux en général.

Le corps de la déesse est le lieu de toutes les ambigüités. Corps physiologique, il est accessoirement fait de matière et peut se montrer sensible à la douleur. Corps divin, il est fait d’une matière autre, qui ne peut se définir qu’en comparaison avec le corps humain, comme son inverse. Corps qui n’est pas un corps concevable, il est nourri d’immortalité, il est le lieu d’une grâce à peine dicible, et en lui coule un sang qui n’est pas vermeil. La représentation du dieu sous les traits d’un humain n’est qu’un expédient : tous les signes sont détournés ou inversés pour dire que l’être divin est supérieur, d’une nature non pas fondamentalement autre, mais en tout cas différente.

« extrait du Manuel de mythologie grecque » (rajouts en vert)

Les dieux ne sont pas les créateurs du monde. Le monde est incréé. Cependant, ils l’harmonisent. Au contraire, les dieux font partie de l’ordre de l’univers. Ils sont régis par les lois de l’univers et si ils sont immortels, ils ne sont pas tutélaires. Ils peuvent prétendre à un état du bonheur « l’olbos » qui échappe à la jouissance des simples mortels, et ils sont dits « makares », bienheureux, au contraire des hommes qui ne peuvent prétendre qu’à des joies sans lendemains.

La ligne de partage entre mortels et immortels est normalement impossible à franchir pour un être humain sauf en traversant le fleuve glacé qui coule aux enfers et qui sépare le monde des morts de celui des vivants, à l’issue d’une vie et d’une ascèse exemplaire.

 

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