13.11.2009
FAUT-IL ETRE DEMOCRATE ?
Faut-il être démocrate ?
Mettez-vous à l’aise, il n’existe plus d’hommes qui ne soient pas démocrates. C’est peut-être d’ailleurs le fruit de notre évolution réussie. Scoup, nous réalisons aujourd’hui à quel point nos ancêtres étaient incomplets, pas finis quoi !!
Faut dire, ils avaient mordu dans un mauvais fruit au départ, ce qui les a précipités dans le tartare des barbares jusqu’au Ragnarokr où ils ont sombré lors du dernier conflit mondial.
Aujourd’hui, nous sommes libres !! Heureux? Oui, ceux qui se disent libres le sont probablement. Bénéficions-nous de la liberté d'expression ? Ceux qui ne transgressent pas le canon de la sainte obéissance peuvent se prévaloir de l'avoir. De toute façon, ceux qui se plaignent de n'en pas bénéficier sont forcément des individus pas clairs. Sommes-nous maîtres de notre destin ? On ne nous a pas consulté sur les grandes questions qui engagent notre avenir. Mais je n'oublie pas que nous sommes en démocratie. Il est donc toujours permis d'espérer. C'est d'ailleurs le propre des grandes religions révélées.
Sommes-nous des esclaves ? Humm, cette question n’est pas celle d’un démocrate sincère. Il n'est pas convenable de se plaindre dans une société qui s'emploie à oeuvrer en faveur de la justice sociale, leitmotiv des capitalistes. En effet, pour être démocrate sincère, il faut aussi être capitaliste, même pauvre, surtout pauvre, car les capitalistes riches ne sont pas tenus de prouver leur sincérité. Ceci dit, on peut être à la fois démocrate et anti-capitaliste à condition d’être encarté dans le système. Le système? C'est la bonne mère. C’est l’organisation mondiale politique et financière qui gouverne les lobbys, qui eux-mêmes, orientent les politiques nationales, pour le bien-être commun des hommes de demain. Pour aujourd'hui, on s'en tiendra là. Lorsque l'on est anti-capitaliste dans l'enceinte sacrée, on est alors une utile attraction, syndicat doudou trublion dans l’échiquier politique évangélique, bien intransigeant avec le pouvoir et l'argent, et bien complaisant avec le système qui vous accorde une tribune et des subventions. Cette nouvelle mouture pseudo révolutionnaire bien comme il faut aide à fixer les mécontents dans un mouvement de contestation qui s'est juré de ne rien changer en vérité, mais qui a tout loisir de s’en prendre vaguement aux créateurs de richesses, rejetons du système pas toujours comme il faut, pourvu qu'aucune chaîne n'entrave l'état major du capitalisme qui vit de cette manne juteuse et l'exploite sans jamais rien créer.
Parce qu'enfin, il faut que tout le monde vive, et le système est bon avec ses ouailles quoi qu'en disent les détracteurs pas démocrates qui survivent.
Il faut savoir que ce système là gouverne sur terre. Il gouverne sur la masse lymphatique des politiciens guimauve. Il est Dieu et s'inféode toutes les grandes religions auxquelles il accorde une exclusivité qui les lient. Mais ce dieu là n’est pas celui des pauvres. C’est le Dieu qui distribue les châtiments suprêmes sans la moindre humanité au nom de la démocratie tant chérie.
Moi, je suis démocrate bien sûr!!!
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14.09.2009
L'homme parfait
J’ai rencontré l’homme parfait. Je croyais n’avoir jamais le privilège de le rencontrer.
Il n’a pas d’égo, il l’a littéralement pulvérisé. Il n’a pas envie de plaire ni même de séduire. La simplicité est pour lui l’aristocratie de l’âme libérée de son lest intellectuel. Aucune honte n’entache son être intérieur, aucune gloire ne trahit ce qu’il est par lui-même. Chaque instant de son existence est un don qui n’escompte aucun retour, exilé sur les terres délaissées par les mentalités blafardes. Il porte le mensonge des autres comme une écharde dans son cœur, et paye au jour le jour son amour de la vérité qui dérange. Avec quel art consommé les témoins de son existence d’homme jettent un voile pudique sur l’action de sa vie, jaloux de son audace. En vérité, sans complaisance pour lui-même, il a perdu l’estime de ceux qui se sont parjurés, qui font silence de son esprit de sacrifice, de son suicide social, de son bannissement culturel, de son humaine expiation. On le dit pessimiste car il est lucide, asociable car il n’est point lâche, et inaccessible car il est effacé. Il accepte la leçon de ceux qui prétendent savoir et négligent d’écouter, comme un exemple à ne pas reproduire. Par bonté, il a fait la longue expérience de se soumettre à ses contemporains armés de bonnes intentions, mais il est revenu à son originel force d’être un peu polaire pour mieux déplaire. Pour mieux déplaire à cet ersatz d'amour entre les mains de cette armée d’hommes qui a fait allégeance au saint-graal inquisiteur d'un régime honni pour soumettre l’authentique relique d’un autre temps. Il me l’a dit : « L’homme moderne s’est donné une dimension idéale qui ne correspond à rien de vivant. » Pour exemple, ce concept de réussite qui découle d’une aberration de cet être intellectuel malade de lui-même.
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18.08.2009
Le peuple existe t'il ?
Le peuple existe t’il ? On a peut-être tous rêvé ? Cette communauté d’hommes et de femmes n’est peut-être qu’une image d’épinal, car, à tout bien considérer, le peuple est majoritairement à l’image de l’homme ou de la femme qui le gouverne. Sous Napoléon 1er, le français était avant tout impérialiste sans être forcément révolutionnaire, après avoir aimé ses rois. Sous Pétain, il était sincèrement pétainiste, écoeuré des gouvernements corrompus, et sous De Gaulle, il a été gaulliste, car le gaullisme signifiait pour lui la sortie de la guerre. Il y aurait cependant une variante aujourd’hui. Le français ne serait plus à l’image d’une personnalité forte, pour 2 raisons : D’une part, parce que les personnalités fortes sont rejetées du système qui n’admet que des hommes velleitaires (principe de la gamelle). D’autre part, parce que l’histoire est mise entre parenthèse si l’on excepte les tripotages d’un marché juteux à grande échelle dont nous sommes les esclaves modernes et consentants. En effet, le français serait désormais tombé sous la coupe d’une idéologie. Ce qui, inévitablement, présage un avenir houleux, car l’idéologie est une bombe à retardement. Et force est de constater que pour l’heure, le français adhère majoritairement à cette idéologie du non-être qui a pour vocation de parachever la refonte de notre société indigène au nom d’un mariage de raison avec le communautarisme ethnique entre les mains du grand capital, canalisé par les trois ordres religieux qui surfent sur la vague du désarroi généralisé, et entre les griffes des syndicats stipendiés. Comment alors peut-on parler de peuple alors qu’il est question de soulever le voile sur le vrai visage de la mort, afin de révéler la non-existence de cette entité moribonde. Or, pour constituer un peuple, il faut que l’union de tous les esprits du pays réel se retrouve sur des valeurs intangibles qui ne soient pas matière à tractations. Le français est-il capable de relever pareil défi aujourd’hui ? Je dirais que 20% des français sont capables de constituer un peuple. En conséquence de quoi, la démocratie à l’occidentale est bien le gouvernail aux mains des puissants de ce monde qui mène le peuple divisé au milieu de nulle part.
La réalité est que le français a vendu son âme. L’âme du peuple est la monnaie d’échange pour le bien-être matériel dont il espère la jouissance. « Après nous le déluge »est la devise qui gouverne toutes les têtes. Le mauvais esprit se répand comme un venin à l’image d’un chacun pour soi. Or, rien ne peut forcer le destin d’un peuple car on ne devient pas sans être au préalable. Rien ne peut rallier un peuple bavard et instable, avide de clichés, corruptible et boulimique à souhait. Sa moralité a pour tribune un égocentrisme à la devanture modeste, soucieux de plaire à la vanité de son image de marque, d’exceller dans l’emploi d’une attitude empruntée au petit guide illustré. L’esprit français se surestime si bien dans le mirage réflexif de son égo, que son mental prend l’apparence d’une libido. Son esprit empêché s’étiole et se laisse entraîner par la mollesse de sa paresse dans l’espace aseptisé de sa pensée sclérosée. A l’esprit de sacrifice, le peuple préfère les commémorations. Souffrances, contraintes et privations sont pour lui une triade passéiste qu’il réserve néanmoins aux générations futures faute de courage et de volonté. Sac à malice d’un héros sans panache, il protège ses fuites perpétuelles derrière un rideau de fumée sans feu, derrière la brume tombante de ses idéaux mort-nés. Au nom des prétentions abusives de notre temps, les vertus les plus viriles sont elles-mêmes rejetées dans le gouffre noir d’un passé honni, impropre à l’hygiène mentale des vocations humanistes. Un humanisme dont la vocation éradicatrice est dénuée de toute notion d’attachement de l’être vivant à ses lignées. Enfin, le français s’imagine avoir l’esprit de corps, de classe, gavroche et violons, mais vainqueur dans un monde vaincu, il est en fait le plus grand perdant de l’histoire. Oui, il a l’esprit de corps, de corporation, solidaire dans l’égoïsme lorsqu’il est question d’avantages, donnant à ses revendications de marchands de tapis, la dimension d’une déclaration universelle. Jamais assez d’humiliations pour notre chroniqueur impénitent toujours pourvu d’une opinion, rejetant avec mépris la main tendue dés lors qu’elle n’est pas celle du pouvoir distributeur, dés lors qu’elle suppose une contrepartie qui engage ou expose. Ceci pour le plus grand bonheur des bourgeois notoires, financiers cleptomanes, politiciens nervis et la cour innombrable de leurs serviteurs dopés aux subtilités juridiques et procédurières, qui marchent d’un pas conquérant sur l’esprit en berne d’un peuple subjugué. Ainsi la paix oligarchique est acquise et la liberté fait peau comme un spectre froid qui vous suce le sang jusqu’à l’âme. Sous son règne, plus personne n’ose parler. Le silence imposé serre les cœurs et verse en libation au mensonge organisé. Mais qu’importe. Mieux vaut un collège de coquins bien coûteux, bien cauteleux, âpres aux gains, pourvu qu’il soit pour le maintien d’un système laxiste et permissif qui satisfait les ventres. La vérité, le peuple n’en a cure. La liberté, il ne la connaît pas et ne la souhaite même pas. Pudiquement , il l’enterre sous la chape de plomb de ses reniements permanents, pour le luxe sage de son indifférence hautaine.
14:59 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.08.2009
La liberté d'expression
La liberté d’expression est un préalable indispensable à la reconnaissance citoyenne de ceux qui ne l’ont pas. Au contraire, ceux qui détiennent le pouvoir n’en ont besoin qu’à titre de vaccin préventif leur permettant d’écarter d’emblée les mauvais sujets désireux d’exposer leurs points de vues au bénéfice d’un contre-pouvoir. Je ne parle pas de ces simulations de contre-pouvoirs qui se rattachent aux fondamentaux d’un système et participent aux simulacres de la vie politicienne. Non. Je parle de ceux qui, en dépit des entraves, s’attachent à une entière liberté d’expression et qui sont de ce fait frappés d’infamie au prétexte qu’ils sont idéologiquement hors la loi. Hors cette loi garante de l’impunité d’une démocratie fantôme dont la nature mutante protège la trahison d’un système, et justifie sa raison d’être au regard des fondamentaux dévoyés d’une révolution française vitriolée. En effet, n’est démocrate que celui qui travaille à la déconstruction des peuples coupables d’avoir été identitaires et exigeants. A bien y réfléchir, c’est là où l’on se perd un peu. Comment peut-on être à la fois pour une entière liberté d’expression et en raison de cela, antidémocrate. Il y a là comme une aberration. Un peu de partialité s'il vous plait. Il ne s'agit pas là des principes fondateurs de la démocratie Athénienne. Pour être démocrate aujourd'hui, il suffit d’être le porte parole d’une liberté d’expression revue et corrigée par une notion de bien et de mal qui a force de loi. En étant partisan de ce catéchisme institutionnel au laïcisme guillotineur, la loi vous lave de tout soupçon. Vous communiez avec le système qui vous admet à sa table. Donc pour ceux qui ne souffrent pas de cet ostracisme, la liberté d’expression est une messe qui les dispensent puisqu’elle leur donne raison sans débat contradictoire. Au contraire, pour ceux qui sont victimes de cet ostracisme, la liberté d’expression n’en est pas une. Il s’agit là d’un constat quel que peu hérétique, je m'en excuse. Mais qui est le plus à l’aise dans ces deux cas. Bien-sûr celui qui est du côté de la loi, puisque la loi est paraît-il l’expression du peuple. Qui est hors la loi est contre la loi. En effet, la loi ayant beau être l’initiatrice de cette restriction de la liberté de parler, elle n’est pas l’expression d’un quelconque despotisme puisque le but est de préserver la dite liberté au nom du peuple. Et même si la notion de liberté est pour les seigneurs qui nous gouvernent le moyen d’aboutir à un chaos qui rapporte gros, vous n’êtes tout simplement pas autorisé à qualifier de système liberticide une société qui vous excommunie comme relaps. Vous vous rangez sans transition dans le camp des séditieux qui revendiquent un droit qu’ils n’ont pas. Le monde est donc forçé de se taire pour ne pas déplaire, ou mentir pour réussir. L’inquisition montre peau neuve en habit d’ange gardien, mais son coeur éternel est celui d'un garde-chiourme. Car, ce qui chez nous s’apparente à une moralisation de la vie politique, n’est que de la censure dans les pays étrangers dés lors qu’ils ne sont pas en odeur de sainteté.
10:33 Publié dans politique et religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.08.2009
Avoir des enfants
Avoir des enfants est la plus grande échelle de valeurs à laquelle hommes et femmes ont à se mesurer. C’est l’examen sans prétentions par excellence, sans conquêtes visées, sans récoltes convoitées, et dont le fruit mûrit à la discrétion des dieux qui aiment les audacieux. L’amour fusionne avec l’angoisse de l’amour et vous invite à savourer chaque instant gagné. Il est si total, si entier, que les sentiments peinent à s’exprimer. Rien au monde n’est en mesure d’empêcher l’espace émotionnel qui se libère en vous. Rien au monde ne saurait en réduire la portée. Ce que vous aurez établi de plus sûr ne résiste pas aux expériences sans cesse renouvellées dont vous êtes l’élève appliqué. Le petit de votre âme devient grand, ivre de cette eau baptismale qui n’étanche pas votre soif, toujours renaissant, soucieux d’apprendre et d’échanger ce destin malin qui vous retient à la vie. Et ce qui grandit en vous ne peut s’appesantir à la splendeur sensible des plus belles envolées littéraires, incapables de pénétrer l’espace sacré où souffle le vent de l’Ouvert. Tout vous porte alors vers ce lieu purificateur où l’amour a prit racine pour donner à votre arbre de vie sa ramure généreuse habillée de ses mille feux. C’est le temps où l’amour se donne sans réserves, où l’existence n’a de sens que dans le don sans mesures. C’est le temps où l’homme est bouleversé par le flot continu de ses émotions souveraines, pour le plus grand bonheur des dieux reconnaissants qui ne donnent qu’aux vainqueurs sans titres.
14:44 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.08.2009
HIROSHIMA-NAGAZAKI
N’oublions pas ce crime impardonnable de l’Amérique
HIROSHIMA 6 août 1945
NAGAZAKI 9 août 1945
L’Amérique n’a jamais présenté d’excuses
Il est vrai que les japonais ont une autre dignité et ne réclament rien !!
Barack Obama, au regard de ce précédent, a cru bon devoir signaler que les Etats-Unis avaient la responsabilité morale d’agir pour parvenir à un monde dénucléarisé (dénucléarisation qui ne concerne que les nations hostiles aux visées hégémoniques des Etats-Unis et de leurs alliés!!) En réalité, la grande faucheuse n'a ni regrets, ni scrupules!! Ce crime étant absous de tout jugement, pourquoi ne pourrait-il servir aux impératifs de la politique extérieure du moment!! Tout juste donne t'on l’illusion d’être conscient des méfaits d’une arme nucléaire dont le grand Satan se réserve encore l’usage, aprés l'avoir testé sur des vies humaines. L'Amérique serait consciente des méfaits de cette super-bombe? Pourtant le 6 août, ils ont vu, et le 9 août, ils ont recommencé !! Selon un sondage rendu public cette semaine par l’université Quinnipiac(connecticut, nord-est), prés des deux tiers des américains continuent de penser qu’ils ont eu raison d’utiliser la bombe atomique. Obama ne dément pas cette opinion !!
La morale de l’histoire est que le criminel se fait porte-drapeau des plus beaux idéaux.
L’Amérique n’a peur de rien !!
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04.08.2009
Païens sectaires??
Ya t'il des païens sectaires ? Oui il y a des païens sectaires comme il y a des cathos sectaires. Mais il convient de rappeler (sans en faire l'énumération fastidieuse) le préjudice subi par les païens. Des regrets ? L’église n’a aucun regret, enfin, cela dépend pour qui, opportunément, lorsque la politique commande à la foi. Je dirais même que l'église continue à nous vouer un sentiment des plus amère. Or, construire l’avenir entre cathos et païens suppose le respect mutuel. Impossible lorsque l’on constate que le mot païen est dans leur bouche l’insulte et l’antithèse de leurs valeurs fondatrices. Donc, je ne vois pas comment construire l’avenir sur de telles bases. Je reste convaincu qu’un chrétien appréciera de parler avec un musulman ou un juif mais certes pas avec un païen. Ou est le sectarisme d’un païen dans ce constat malheureux ? Ou est le sectarisme lorsque les uns revendiquent l’histoire à leur profit, alors que les autres sont des parias tout juste sortis de la préhistoire. Le paganisme européen ne se résume pas à Conan le barbare. C’est pourtant ce à quoi se résume la connaissance de cette religiosité là à travers les médias. Connaissez-vous un seul film où on nous montrerait la foi d’un païen ? La connaissance de la religion des anciens est forcément donc du ressort de ceux qui font seuls la démarche de s’instruire en ce sens sans aide extérieure, sans droits, sans guides, sans clergé, sans médias. Avec une définition galvaudée du terme dans le dictionnaire missionnaire.
Forcément donc, les paiens ne remplissent pas les stades. Evidemment non, puisque, de toute façon, ils n'auraient pas l'autorisation.
Quand à la réussite sociale des païens, qu'en est-il ? Il est évident que la masse des chrétiens sont chrétiens car ils se laissent portés par ce courant fort reconnu par l’état. Il est aussi avéré que la réussite sociale est gage de reptation, qu’une personne qui se développe socialement dans une société qui la reconnaît est plus disposée à cet exercice, au contraire d’une autre marginalisée qui est habituée aux entraves et se retranche dans une opposition forte de ses convictions. Ont-ils des enfants ? Bien sûr que oui. Ont-ils moins de soixante ans ? Bien sûr que oui. J’en suis l’exemple vivant. Sont-ils les membres fondateurs de sectes? Bien sûr que non. Sont-ils cultivés ? Leurs connaissances et leurs approches ne sont pas de celles qui sont prisées aux oraux des concours ou autres systèmes d’évaluation destinés à mettre au banc de la société ceux ou celles qui ne se renient pas pour le confort d’une position sociale plus avantageuse. Nous ne sommes pas de ces gens en apparence dignes et fiers qui se distinguent grâce à la reconnaissance des distributeurs de bons points, dissimulant leurs allégeances et leurs hontes bues, pour ressortir tout visqueux à l'intérieur d'eux-mêmes et tout bravache au grand jour.
Suis-je un inadapté? Non, je ne me fige pas dans des considérations éthiques puisque j'ai toujours eu la conviction qu'il était nécessaire politiquement de se fondre dans un vaste ensemble plutôt que cultiver de vains particularismes. Mais il en est tout autrement de la religion et dans le contexte que l'on sait. Non vraiment, je veux bien construire l'avenir.
Mais il est impossible de vouloir consentir à sa propre perte pour servir d'auxiliaire à ceux qui vous méprisent. Je veux bien croire qu'il est rassurant pour le quiddam démoralisé de se rapprocher d'une société « tradi », mais celle-ci représente en fait un simulacre petit bourgeois de survivances adaptables prêtes à toutes les compromissions. Je sais cependant qu’il existe des saints et des saintes, mais ils ne sont pas dans le suivisme outré de la masse veule qui flirte avec les conventions. Si on me ressort Jeanne D’Arc, je suivrai, même si elle est pas païenne. Où est le sectarisme païen ? Si je ressort Appollonius de Tyane ou Julien, les chrétiens suivront-ils ???
10:34 Publié dans politique et religion | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24.07.2009
Le paganisme est indéracinable
Le paganisme est indéracinable. Qu’il survive dans l’esprit d’une minorité consciente n’est pas un handicap. Les pierres de nos temples qui nous ont été confisquées ont eues pour effet de raffermir nos âmes. Nos livres brûlés nous ont permis de repenser et recréer pierre après pierre pour une meilleure compréhension, l’articulation de nos pieuses pensées. Les chrétiens pensent avoir triomphé, mais quel triomphe y a-t-il à livrer son âme au mercantilisme de leur esprit pour sauvegarder une institution qui ne doit son existence ou sa survivance qu’à ses abdications et à sa duplicité. Celse et Porphyre pour ne citer qu’eux ont dit l’essentiel sur la pauvreté des écrits chrétiens, insipides et contradictoires. Ces pauvres chrétiens qui n’ont eu plus lumineuse idée que de purifier leurs plaggiats pour pouvoir se les approprier à seule fin d’ étoffer leur doctrine messianique. Il serait fantaisiste de penser que défendre le dieu des chrétiens se résume à défendre l’âme de l’Europe et l’honneur de nos ancêtres. Le Christiannisme admet à sa table l’Islam et le Judaïsme. Les païens ne sont pas conviés au banquet des religions révélées. La démocratie est un sésame qui leur permet d’engranger des âmes veules et malléables en mal d’espérance. Non vraiment, inutile de parler avec des chrétiens. C’est perdre son temps. C’est comme parler à un possédé qui n’est plus maître de son libre arbitre, qui mortifie son esprit dans les artifices pour tenter de redonner vie à des supersitions qui ne se sont imposées que par l’intimidation, le chantage et la peur de l’au-delà. Le christiannisme n’a plus qu’une seule vocation : justifier ses perpétuelles lâchetés dans un monde où les lions sont lâchés, et à l’occasion, se donner la part du lion quand les dos sont tournés. Mais ne leur en déplaise, rien n’est joué, car le présent a cette particularité d’être à jamais imprévisible. Rien n’est jamais gagné. Pour ma part, je préfère à une religion officielle moribonde, l’éternelle jeunesse de dieux qui survivent aux délires mystiques des âmes malades.
21:49 Publié dans politique et religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Légèrement misanthrope
J'ai trouvé un interlocuteur bien sympa en la personne de moi-même. On s'entend bien sur le fond, comment pourrait-il en être autrement? C'est sur la forme qu'il nous est donné de partager nos vues divergeantes. Notre approche est forcément divergeante puisque nous ne sommes pas exposés de façon identique aux manifestations de la vie physique. Lui est surprotégé et moi surexposé. Lui c'est moi et moi, ce qu'il m'est permis de montrer de lui. Il faut dire qu'à part moi, je ne trouve personne susceptible de répondre à mes attentes. Mes vitales préoccupations ne peuvent se ressourcer qu'en mon tréfonds. Je ne partage donc pas mes émotions. Si j'écris à l'occasion, c'est d'abord pour m'interpeller sur ce que je laisse échapper. Ce moi, moi seul donc le connaît et ne connivence avec personne. Ce que les autres attendent de moi? Que je m'attache à la brièveté d'un texte qui va finir par nous énerver tous.
14:17 Publié dans philosophie et politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Allégeance canonique au service du convenable
Aucun homme, un tant soit peu scrupuleux, ne saurait accuser réception sans un gage certain de sa propre réflexion.
Aucun homme de conscience ne saurait considérer l’expression d’un interdit comme un gage de moralité, sans y voir le dessein de nuire à la vérité pour d’occultes raisons plus proches de l’intérêt.
Pourtant,
Aucun homme, de source bien informée, ne peut donner asile à son oasis dans ce flot de littérature submergée.
Aucun homme sagement éclairé ne peut dire à quiconque ce qu’il sait sans voir son avenir obscurci.
Au contraire,
Pire que l’institution du mensonge est le zèle militant du citoyen ordinaire dans la peau d’un farouche kapo avide des horreurs qu’on lui sert, spectre vivant du faiseur de guerre au nom d’un sentiment de paix galvaudé, et qui, trés satisfait de sa personne, s'en va la fleur au fusil brandir une morale toute faite à l'encontre du français de souche par trop français, jusqu'aux dirigeants étrangers par trop indociles, jugés impropres à l'image dont ils sont eux-mêmes le triste reflet.
L’homme aura t'il un jour la volonté de renouer avec son libre-arbitre à défaut de s'en adjuger un qui sied bien à tous les vaniteux qu'essaiment nos systèmes.
En lui siège le plus fatal exemple de l’allégeance canonique au service du convenable, toujours plus contraignant et orienté au bénéfice des profiteurs d'une vaste OPA que l'on maintient en vie à coups de milliards gaspillés. Les manoeuvres d'appareils assiègent la liberté de pensée du citoyen lambda, intimidé par le ton grave de ses ténors. Au nom d'un Front Républicain, on porte le fardeau de s'allier aux vils coquins en plein gang-bang, de s'allier à un système qui ne veut pas mourir, et qui ne se donne aucune limite dans l'abjection pour perdurer.
10:30 Publié dans petite phrase, idée sage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.06.2009
Renaître aprés une mort apparente
J'ai cessé d’écrire il y a 9 bonnes années. D’une part, parce que ma vie est bien remplie de ce très petit noyau d’êtres chers que j’aime tout naturellement. D’autre part, parce que je n’ai manqué à personne, puisque personne ne m’a lu, ou n’a voulu me lire.
En effet, j’ai éprouvé le désir et le besoin d’écrire, puis je me suis plu à vouloir transmettre une émotion vivante qui est restée lettre morte. Pourtant, je n’ai pas été sans porter brièvement à la connaissance de quelques proches intimes ou non, l’existence de l’ouvrage qui avait vu le jour au crépuscule de leurs bonnes intentions.
Aussi, l’indifférence ayant été telle, je n’en ai plus jamais parlé.
Je suis content de cette évolution, de cette révolution qui s’est produite en moi. Je suis désormais affranchi de ce qui commande ou commandite la plume de tant de gens qui se disent écrivains. Alors même que je croyais avoir enterré ma passion de laquelle je ne donnais aucun signe de vie, l’idée d’écrire se mit à nouveau à germer dans mon esprit renaissant. Je vais donc reprendre mon crayon. Je le fais pour moi-même, après tout. Mais je n’irai pas prier les éditeurs, et fidèle à ma conduite de toujours, je ne participerai à aucune manifestation littéraire au sein desquelles je n’ai jamais eu ma place, à tout point de vue.
L’internet me convient très bien, avec cet espèce d’anonymat au service de la modestie, qui met néanmoins à disposition de tout un chacun ce qui d’insoupçonné restera fatalement ignoré, bien plombé par un coût si modeste soit-il, mais dont personne ne voudra payer le prix.
09:58 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.01.2009
RECIT INITIATIQUE
Je vous invite à découvrir cet ouvrage que j’espère, vous apprécierez.
J'ai eu bien peu d'échos jusqu'à présent. Peut-être faut-il penser que je n’ai pas ce talent que l’on prête à d’autres !! Mais que faut-il penser au juste ?
A toi Maître de séant, ministre plénipotentiaire d’un monde réformé, messie culturel de l’homme lobotomisé, je pose la question :
Que ne vas-tu pas introduire en ton temple le doux venin qui plaît aux dieux ? Mets le monde en musique et ne fait pas le sourd. Les muses cherchent un conducteur, non un censeur. Car, bien souvent hélas, le chiffre passe avant les lettres, et la censure est dans toutes les têtes. Certains éditeurs vont même jusqu’à se réfugier derrière le caractère inclassable de l’œuvre et tuent l’échanson. D’autres s’en approchent avec élégance pour mieux la circonscrire dans le piège insidieux de leurs réserves empruntées pleines de bons sentiments. En réalité, ils n’ont qu’une boutique à la place du cœur, et pour tout ciel, un savant mélange d’orgueil. Alors, ne laisse pas les muses sans voix, ne crains pas le soma qui brûle les lèvres, réponds à l’écho des nymphes, et viens au sanctuaire de l’âme échappée de ta prison dorée, libérée de tout clivage. Viens en son espace intérieur que tu te plais à murer comme Troie. Ne laisse pas lettres mortes ce qui vient à la présence malgré toi. N’isole pas le monde de son potentiel merveilleux. Aussi, du monde, tu ne m'auras pas isolé, car je ne suis pas dérangé par cet ostracisme. Cependant, je ne peux me résigner la mort dans l’âme pour ne pas imposer à l’âme du monde le simulacre d’une manifestation libre et variée, jalouse de ses succédanés. A défaut de besoin, j’éprouve le désir de faire partager ce qui me semble être un apport destiné à ceux qui ne s’en laissent pas montrer par les critères surfaits d’un conformisme déluré.
Aussi j’espère ne choquer personne dans mes propos, car j’ai tant d'émotions que les mots ont la passion.
ICI donc, le chemin vers un récit initiatique où la foi païenne et l'engagement politique font cause commune comme l'intemporel et le temporel sur le chemin de l'initiation.
Amis lecteurs, il y a toujours de grands esprits en ce monde pour vous manifester un courtois mépris en vous donnant en pâture l'espoir de ce que vous pourriez être amené à devenir, pour mieux mettre en évidence l'excellence à laquelle vous ne pouvez prétendre présentement. La critique est si facile pour ceux qui se plaisent à tout retoucher. Pour ma part, j'estime le travail achevé. Et même s'il est de bon ton de l'estimer imparfait, il est le miroir de mon imperfection. Et je ne veux pas paraître plus accompli que je ne suis!! Ce que certains peuvent être tentés d'appeler de "véritables incorrections stylistiques" ne seraient-elles pas en fait le fruit de ma fantaisie qui se plait à considérer que les règles surfaites selon des schémas pré-établis ne sont pas forcément les plus acceptables, et qu'il convient d'oser s'affranchir pour être, pour oser se prévaloir d'un style propre. Il en est d'ailleurs de même pour nombres d'ouvrages qui ne peuvent pas être au goût de tout le monde ou qui révèlent une nature pataude ou un doigté particulier!! Prenons pour exemple "CELINE" (pour le doigté particulier!!) auteur "du style contre les idées". Je mets tout le monde à l'aise!! Je n'ai pas le talent du grand Céline. Loin de moi l'idée de me comparer à ce vivant précurseur d'un genre qui avait un sens de l'écriture forcément déplaisant pour tout académicien mégalomaniaque, esclave de son excellence. Mais, pourrait-on s'imaginer un professionnel de l'édition donner une leçon de chose au créateur ex nihilo d'une littérature nouvelle, d'un style révolutionnaire?? En effet, Louis Ferdinand Céline représente l'émotion incarnée qui ne se cache pas derrière les mots, car il se sert des mots pour affranchir celle-ci et la restituer pure. C'est pourquoi on ne peut comparer ce qui n'est pas comparable lorsqu'on ne parle pas de la même musique!! N'en déplaise, on a, ou on a pas le don!! Et le don n'est pas d'une lecture simple. Il peut exister sous différents aspects difficilement comparables du fait que chaque don est particulier. Libre à chacun ensuite d'établir une hiérarchie dans la finesse. Pour nombre de lecteurs, on a forcément le don quand on est connu, alors que la muse est cendrillon pour l'auteur transparent qui n'est pas à l'affiche. Ces gens là ont fait le choix de leurs lectures!! Mais la finalité de mon propos se résume en cela : Au style d'un auteur, on a pas à mettre ses gros doigts!! Sauf conseil avisé d'un mentor autorisé, le critique peut remballer ses titres et retourner vanter son orthographe dans les salons afin d'illustrer la profession!! Qu'il en soit ainsi, au même titre que certains auteurs, mon style n'a rien d'académique et s'expose aux réserves empruntées.
En vérité, je ne suis même pas sûr de vouloir être lu, mais je fais ce qu'il faut pour ça, car je trouve stérile d'écrire pour soi seul !! Je serais tenté de penser qu'écrire pour soi est une motivation, non une finalité, car une source se tarit si elle ne court pas la nature. La vérité est que cela m'importe peu, car ces quelques pages ne sont que fumées, moi-même ne suis qu'un bref épisode sans lendemains et vous-mêmes lecteurs, à bien y regarder, n'avez pas l'âme du sage qui viendrait sans son bagage personnel pour verser en libation aux muses éternelles. La vérité est que je trouve plus gratifiant de n'être rien, plus convenable, plus vrai!! Je pense sincèrement, avec l'expèrience, que rien au monde ne serait assez persuasif pour me livrer au monde de la dédicace, que d'être invité à une émission littéraire serait un arrache-coeur pour moi, et que toute distinction serait humiliation. Je ne cherche même pas à être cru, car l'opinion est une espèce d'égrégore que j'ignore de prime abord!!
Il faut dire que je dérange, et plus ça va, moins ça va, plus ça me va !! Me donnerait t'on l’occasion d’exister en passant par cet acte volontaire sollicité de celles ou ceux qui se plairaient à m’accorder une certaine reconnaissance par l’acquisition d’un exemplaire vendu ? Peut-être bien que non, car, dans ce contexte là, plus encore, je ne suis pas sûr de vouloir être lu. C'est là où tout se complique. Lorsque je mets mes écrits en ligne à l'attention de tous, je me dis "je suis lu et peut-être même plaggié", mais cela reste un don de soi en rien palpable, un peu comme l'âme libérée de toute contingence humaine. Et là, j'ai le sentiment d'exister!! C'est là où chacun a envie de me répondre, pas toujours ce que j'ai envie d'entendre, pour peu que j'intéresse. Pour peu que tout un chacun ait subitement envie de me lire, c'est du domaine de l'impensable, et l'impensable n'est pas moi. L'idée même m'effraie.
Aprés mûre réflexion donc, je continue à mettre ce récit à disposition de tous gratuitement ici-même.
Ceci dit, " Plaisent aux dieux, les cruelles métamorphoses " bénéficie d'un droit de garde (quand même!!)
LE LIVRE / .doc
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19.06.2008
Chaque époque a ses bûchers...
Chaque époque a ses bûchers. Celui dont les païens font encore les frais reste allumé en permanence. Mais il s’agit là d’un feu déjà ancien. On peut jeter un peu d’eau dessus. Ce monde est mort et enterré pour nombre d'européens décérébrés.Vous serez juste un peu farfelu pour le contemporain, ignoré par les missionnaires de la pensée cousue main, démon sans tête pour les champions du livre. Mais il existe d’autres bûchers de nos jours qui vous assaillent jusqu’à l’âme, alors que le feu à sa source est profane. Il s’agit là d’un feu violent, attisé par de séculaires intérêts qui gouvernent pour un temps. Un feu sans perspectives d'au-delà, pensé comme arme de destruction massive entre les mains de qui n'a d'autre dieu que son propre empire sur les hommes immolés tout feu tout sang. Promoteur d’un monde meilleur, d’un monde calculé pour duper les plus rétifs, Dieu fait homme se fait alors l’apôtre d’un morceau bien ordonné d‘énormités faites de postulats sans fondements, de contrefaçons justifiées au nom du bon sens commun. Aprés le christ, l'antéchrist et son catéchisme. Hier l'Empire romain, demain l'Europe, même linceul.
Entreprise industrielle de la pensée formatée, elle capte les énergies pour les recycler à destination d' un usage étudié. Les esprits ainsi manufacturés ont alors une vocation naturelle à valider les plus grossières piperies. En effet, l’homme moderne, relativiste et noyé dans le flux d’informations contradictoires, reviens tout naturellement vers les plus officielles vérités signées des plus beaux noms, ceux-ci garants des plus incroyables contrevérités. Ces derniers, dispensateur de bonnes leçons, jaloux de leur notoriété payée au prix fort de leurs renoncements conscients et inavoués, occupent le siège de l’orgueilleux censeur qui méprise toute vertu supérieure, tout mérite naturel qui ne soit pas le sien. Soucieux d’être utile aux ténors afin d’être habilité, il nie et méprise tout ce dont ils se sustente et crache sur la table de l’hôte dépossédé comme un perfide qui n’a jamais aimé d’autres patries que ses propres envies. Jaloux par nature, haineux par ricochet, fossoyeur par vocation, il n’a de cœur que pour lui-même en dépit des manifestations extérieures, versées dans l’humanitaire autorisé.
Alors, à quoi bon lutter dit l’homme, si la vérité n’est plus le nec plus ultras des hommes en titre qui font office de guides?
Eh bien tout simplement dit l’autre, parce que la vérité n'a pas besoin du savoir faire de l'homme pour être, et de ce fait, elle est inaltérable. Comme l’amour porté aux dieux, on ne peut ni l’ensevelir, ni la réduire sous une pluie diluvienne de recommandations. Peut importe qu’elle ne soit pas dans les livres, qu’elle ne soit pas dans toutes les têtes, elle doit vivre dans les cœurs des hommes sincères qui chérissent un bien sacré. En dépit des époques, elle continue de vivre pour rejaillir un jour. Le jour où les contrevérités, toujours plus contradictoires et contredites tomberont d'elles-mêmes comme châteaux de cartes d’un jeu qui n’aura fait que nourrir des ventres, sans parvenir à corrompre les esprits de ceux qui font de la vérité, la vertu suprême, et du mensonge, le déshonneur le plus affligeant. Vertu suprême qui sur un plan profane, prend une dimension divine.
13:24 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.03.2008
FEMME DANS LA SOCIETE
Parlons des femmes !! Je crois savoir qu’il y a un certain tabou à parler de la situation des femmes aujourd’hui. La plupart des hommes se confondent en compliments, admirateurs éperdus, éperdument hypocrites comme le sont tous les courtisans qui n’ont pas vocation à mouiller leur chemise pour régler un problème dont la solution nécessite une prise de position qui n’a pas le caractère séduisant et médiatique du nihilisme libéral ou du laissez faire libertaire. Ces hommes qui se disent aimer les femmes aiment en réalité un sentiment plus personnel que nature, et qui se rattache directement à l’idée qu’ils se veulent donner d’eux-mêmes. Idée peu contraignante dont ils font un usage immodéré au service du fétichisme de leur démission magnanime. Derrière de flatteuses paroles pleines de vide qui les dédouanent, les dispensent et les excusent, ils renoncent à servir le temple pour aduler une espèce d’utopie démagogique de marché. En définitive ils ne soutiennent en rien la condition féminine mais bien au contraire, l’abandonnent aux lourdes chaînes qui la condamne aux servitudes les plus triviales. Car, la question n’est pas de savoir si on les aime, si elles sont belles et si l’homme est infiniment homme devant l’idole, la question est de savoir la place de la femme aujourd’hui dans une société, les travers de cette dernière dont la femme est la victime obligée, et les moyens d’y remédier. Il ne s’agit pas de donner libre cours à quelques prouesses intellectuelles inutiles et fastidieuses, mais à dégager des idées fortes, autant dire, des vérités qui dérangent. Et en réalité, c’est bien ce qui dérange l’homme. Il n’est pas là encore question de dégager des responsabilités, mais il serait malhonnête de s'en remettre à la fatalité. Les faits parlent d'eux-mêmes. L’homme a déserté la femme pour se consacrer à ses propres désirs. C'est à dire qu'il a cessé d'être le preux chevalier qui relève le défi au moindre affront porté au symbole fort qu'a représenté la femme dans son imaginaire. Dans le même temps, la femme elle-même ne se sent pas liée à cette image trop pieuse, canalisée et passéiste de sa propre condition. Tout ce qui est destiné à relever le totem de la Femme mère de tout ce qui vit, est réactionnaire pour les uns, archaïque dans l’esprit de certains. A tout bien considérer, l'église n'est pas pour rien dans cette lassitude, avec ses idées arrêtées qui laissent peu de place à la féminité. Mais en réalité, la conception plus moderne dite libération ne serait avant tout qu’une prison dorée destinée à ôter à la femme les acquis dont elle fait siennes les pires représentations. En définitive, on retombe sans cesse dans ces clichés qui font que le nihilisme est source d’émancipation, et le respect, sectarisme et asservissement.
13:33 Publié dans Actualité sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.02.2008
HOMMAGE A LECONTE DE LISLE


TRADUCTIONS :
HESIODE - LE BOUCLIER D'HERAKLES -
HELENE (poèmes antiques)
LES ERINNYES - KLYTAIMNESTRA - (poèmes tragiques)
LES ERINNYES - ORESTES - (poèmes tragiques)
L'APOLLONIDE (derniers poèmes)
AUTRES POEMES (dont poèmes barbares)
POEMES (chez cyberpoète)
Egalement, Le songe d'Hermann, La mélodie incarnée, Le prince Ménalcas, Dianora, Marcie, La rivière des songes, La princesse Yaso'da, Phalya-Mani, etc ...
Vénus de Milo
Marbre sacré, vêtu de force et de génie,
Déesse irrésistible au port victorieux,
Pure comme un éclair et comme une harmonie,
O Vénus, ô beauté, blanche mère des Dieux !
Tu n'es pas Aphrodite, au bercement de l'onde,
Sur ta conque d'azur posant un pied neigeux,
Tandis qu'autour de toi, vision rose et blonde,
Volent les Rires d'or avec l'essaim des Jeux.
Tu n'es pas Kythérée, en ta pose assouplie,
Parfumant de baisers l'Adonis bienheureux,
Et n'ayant pour témoins sur le rameau qui plie
Que colombes d'albâtre et ramiers amoureux.
Et tu n'es pas la Muse aux lèvres éloquentes,
La pudique Vénus, ni la molle Astarté
Qui, le front couronné de roses et d'acanthes,
Sur un lit de lotos se meurt de volupté.
Non ! les Rires, les Jeux, les Grâces enlacées,
Rougissantes d'amour, ne t'accompagnent pas.
Ton cortège est formé d'étoiles cadencées,
Et les globes en choeur s'enchaînent sur tes pas.
Du bonheur impassible ô symbole adorable,
Calme comme la Mer en sa sérénité,
Nul sanglot n'a brisé ton sein inaltérable,
Jamais les pleurs humains n'ont terni ta beauté.
Salut ! A ton aspect le coeur se précipite.
Un flot marmoréen inonde tes pieds blancs ;
Tu marches, fière et nue, et le monde palpite,
Et le monde est à toi, Déesse aux larges flancs !
Iles, séjour des Dieux ! Hellas, mère sacrée !
Oh ! que ne suis-je né dans le saint Archipel,
Aux siècles glorieux où la Terre inspirée
Voyait le Ciel descendre à son premier appel !
Si mon berceau, flottant sur la Thétis antique,
Ne fut point caressé de son tiède cristal ;
Si je n'ai point prié sous le fronton attique,
Beauté victorieuse, à ton autel natal ;
Allume dans mon sein la sublime étincelle,
N'enferme point ma gloire au tombeau soucieux ;
Et fais que ma pensée en rythmes d'or ruisselle,
Comme un divin métal au moule harmonieux.
Leconte de LISLE
12:33 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
culture et paganisme

Il y a la littérature et les arts :
Les travaux de Michel Maffesoli, d’Alain de Benoist, de Jacques Marlaud (le renouveau païen dans la pensée française) ou de Sigrid Hunke (la vraie religion de l'Europe) ont montré, ou veulent démontrer, la persistance d’une forme de paganisme à notre époque. Maffesoli le perçoit dans le comportement tribal et certaines pratiques culturelles, de Benoist le voit dans le folklore et la philosophie, Marlaud et Hunke le sentent présent dans la littérature et les arts.
Mais il y a aussi la musique :
La culture revêt bien des aspects. Il se trouvera toujours des érudits pour discréditer ce qui n'est pas digne de les séduire. L’apparition d’une contre-culture musicale, apparue au début des années quatre-vingt et développant un discours païen n'est pas la plus prisée des milieux intellectuels. Cette scène musicale est connue sous l’expression générique « musique industrielle ». Elle peut être divisée entre deux grandes tendances politiques : l’extrême gauche et l’extrême droite. Cependant, indépendamment des orientations idéologiques, cette scène couvre tout l’éventail du paganisme contemporain : odinisme, shamanisme, wicca et druidisme. Pour ma part, je n'ai pas d'opinion sur cette émergeance. Chacun trouve son bonheur là où il puise son émotion. Il n'appartient pas aux culturistes de l'intellect de juger ce qui est beau ou laid, primitif ou évolué.
11:42 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
REVERIES D'UN PAIEN MYSTIQUE

Louis Ménard - Rêveries d’un païen mystique :
Lettre d'un mythologue à un naturaliste
Commentaire d'un républicain sur l'oraison dominicale
Alliance de la religion et de la philosophie
Par-dessus tous les dieux du ciel et de la terre
J'adore ton pouvoir immuable indompté,
Déesse des vieux jours, morne fatalité.
Ce pouvoir implacable, aveugle et solitaire
Ecrase mon orgueil et ma force, et je vois
Que l'on décline en vain tes inflexibles lois.
Les peuples adoraient le joug qui les enchaîne,
Rome dormait en paix sur son char triomphal,
Des oracles veillaient sur son sommeil royal.
Maintenant, du destin la force souveraine
Brise le sceptre d'or de Rome dans mes mains,
Et Sapor va venger les Francs et les Germains.
J'ai relevé l'autel des dieux de la patrie,
Et j'aperçois déjà le temps qui foule aux pieds
Les vieux temples déserts de mes dieux oubliés.
Au culte du passé j'ai dévoué ma vie.
Bientôt sous sa ruine il va m'ensevelir.
Le passé meurt en moi, victoire à l'avenir !
LE GÉNIE DE L'EMPIRE.
Ne crains pas l'avenir, toi dont les mains sont pures,
O dernier défenseur d'un culte déserté,
Qui voulus porter seul toutes les flétrissures
Du vieux monde romain, et couvrir ses souillures
Du manteau de ta gloire et de ta pureté.
En vain tes ennemis ont voué ta mémoire
A l'exécration des siècles à venir ;
Le glaive est dans tes mains : l'incorruptible histoire
Dira ce qu'il fallut à l'amant de la gloire
De force et de vertu pour ne s'en pas servir.
La fortune rendra blessure pour blessure
A ces peuples nouveaux, aujourd'hui ses élus,
Quand leurs crimes aussi combleront la mesure.
Mais mille ans passeront sans laver son injure,
Car Némésis est lente à venger les vaincus.
O César, tu mourras sous une arme romaine.
La tardive justice un jour effacera
Ce surnom d'apostat que te donne la haine ;
Mais le monde ébranlé dans sa chute t'entraîne,
Et ton culte proscrit avec toi périra.
Et moi, je te suivrai, car je suis le génie
De Rome et de l'empire ; unissant leurs efforts,
Tes ennemis, les miens, las de mon agonie,
Veulent voir le dernier soleil de la patrie.
Cédons-leur, le destin le veut, nos dieux sont morts.
Louis Ménard
10:19 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.02.2008
recit initiatique - commentaire
Merci pour ce commentaire dont je comprends bien l'esprit!!
Mais est-il opportun d'ouvrir les bras au péril le moins pire, et venir au secours d'une église qui a détruit nos temples et brûlé nos livres sacrés ? Cette église qui s'est évertuée à discréditer notre religion aprés l'avoir plaggiée puis dénaturée ? Cette institution pleine de bons voeux qui a battu tant d'hommes et de femmes, qui a torturé et brûlé tant d'innocents au nom d'une foi lourde de contradictions, et qui aujourd'hui encore, nous maudit et ne reconnaît pas ses crimes !! Pas un mot, pas un regret, pas une prière!!! Les papes n'ont de prières que lorsqu'ils craignent le scandale. Que craindre de nous ?? Le rapprochement ? Autant demander à une victime de se rapprocher de son bourreau pour se faire molester une seconde fois !!!
Le catholicisme traditionnaliste n'est pas devenu "une sorte de nouveau paganisme". Il a prêché le renoncement au monde. Il s'est accomodé du paganisme dont il ne pouvait extraire la racine pour mieux pénétrer les esprits et gagner l'adhésion du plus grand nombre. Il n'y a pas continuum entre paganisme et catholicisme traditionnaliste, mais il y a eu mise à mort des religions originelles, rupture entre deux mondes, accaparement du vainqueur, et mise au banc du vaincu.
Sur le terrain identitaire, un païen et un chrétien peuvent au besoin se rejoindre!! C'est affaire de circonstances !! Mais il convient de rappeler que si l'identité européenne est bafouée de nos jours, c'est bien parce que la religion du sol a été bannie pour satisfaire la conception universaliste d'un Dieu hors monde propre à une religion extra-européenne!! Tout au plus, la mouture a été revue et corrigée bien des fois par quelque habile exégète pour en faire un substrat européen dont l'artificielle nature n'échappe pas à l'âme d'un païen bien trempée!!
En revanche, sur le plan religieux, il n'est pas possible de se rejoindre!! Le chrétien n'est-t'il pas solidaire du musulman ou du juif lorsque le païen réclame à être entendu ? Car nous sommes pour vous, encore aujourd'hui, "charognes d'ânes"
Enfin, lorsque tu parles des dieux laïques ou "droits-de l'hommistes", parle donc plutôt du nouveau Dieu laïque, qui est un ferment laïcisé du Dieu des chrétiens, la continuation logique d'un monothéisme mais sous la forme d'une morale sectaire bien que sanctifiée, universel modèle d'un idéal suprême.
Amicalement,
Maxime
09:25 Publié dans RECIT - votre avis | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
31.12.2007
DIONYSOS
Dans le mythe Dionysiaque, être frappé de folie ne signifie pas que l’on est fou. On accède là à un plan qui n’obéit plus à la raison telle que la connaît l’homme attaché à ses automatismes, qui n’obéit plus à un système de réflexion tel que le pratique l’homme moderne soumit au règne de l’utilité. On accède là à un autre état de l’être qui suppose une approche nouvelle, aboutissant à une compréhension de soi-même qui nous rapproche des dieux. Son émergence suppose un détachement complet par rapport aux modes de pensées répandus qui obéissent à une impulsion plus intellectuelle. C’est grâce à cet état de l’être qu’il nous est possible d’entrer en contact avec l’inspiration qui nous guide au delà de ce réflexe incontrôlé qui incite l’homme à trouver dans l’égo, le temple idéal pour son âme travestie, dressée pour la figuration. Aussi, lorsque les dieux vous laissent entrer dans cet autre monde (immanent à celui que tout le monde connaît mais plus subtil), s’achève alors l’épreuve initiatique concernée et en commence une autre. Les mythes nous éclairent sur la situation que nous évoquons par les pratiques de purification à l’issue desquelles l’homme peut se voir appréhender le message des dieux dans le miroir de ses propres projections. Purification effective chaque fois que l’on réalise en soi l’impossible ou impensable refonte des clichés bornés du monde explicable, et qui nous fait verser dans cette conscience de ce qu’est l’élément divin si absurde et vain pour l’homme raisonnable.(Dionysos sera purifié par Thétis)
« Etre frappé de folie »(par Héra) dans les mythes, c’est être l’objet d’une exaltation mystique nécessaire pour éprouver d' intenses émotions en son tréfonds et en féconder l'esprit. Aussi, pour être délivré de cette folie, il faut être purifié, c’est à dire être devenu ce vers quoi l’on tend. C'est pourquoi lorsque Dionysos frappe à son tour Lycurgue de folie, on comprend qu'il est alors le maître artisan de cette exaltation et en possession de ce pouvoir sur lui-même. Mais avant d'en arriver là, il manque quelque chose de capital au myste frappé par cette dite folie. En effet, il lui manque quelque chose d’essentiel pour trouver la juste mesure, l’harmonie, pour concilier les courants contraires, tempérer sa nature profonde, comprendre le sens mesuré des choses. Car, dans l’espace consacré à Héra, cette flamme divine qui vient au monde sans avoir été portée préalablement dans son ventre maternel est folie d’où déséquilibre. Car Héra est le lien, le liant entre le divin et son expression. Elle est le divin dans son expression et son réceptacle. (Dionysos a été conçu sans Héra, il est la flamme divine la plus subtile qui n’a vocation qu’à faire retour mais ne le peut sans le concours d'Héra. Hephaïstos, lui, au contraire, a été conçu par Héra sans Zeus, il est donc boiteux, il a un pied dans chaque monde, il est le feu divin dans la manifestation qui a vocation à demeurer ici-bas et ne peut faire retour sans Dionysos. Dionysos a donc pour tâche de le convaincre de remonter dans l’Olympe pour se réconcilier avec sa mère Héra.) Il lui manque donc le baptême de la mère, la purification dans l’élément « féminin »(eau lustrale), sa concrétisation dans la manifestation de vie qui révèle et purifie comme une eau de source à l’issue d’un long cheminement. Dionysos se substitue à l’homme pour bien nous montrer qu’une nature ignée ne peut aller sans le foyer, le sanctuaire, que dire, le lieu où le baptême de l’eau ouvre grand le sésame de la vie, car c’est dans la manifestation que le divin réalise sa raison d’être. Lorsque Dionysos est dit rejeté, c’est pour bien nous montrer que ici-bas, les passions sont maîtresses si l’on a pas l’esprit à la pointure de l’âme. C'est pourquoi lorsque les Ménades (Thyades) accomplissent le sacrifice rituel d'un homme dans l'extase de la sauvagerie et de la joie, c'est en réalité cet aspect morbide de l'homme grossier livré à ses passions incontrôlées dont ce dernier est libéré pour atteindre un état de conscience différend. Mais, me dira t’on, comment pareille essence peut-elle manquer à un dieu ? Tout simplement parce que Dionysos est fils de la mortelle Sémélé!! (Zeus ne s’unissait à elle que dans l’obscurité). L’harmonie est rompue et de ce fait, les équilibres(entre natures différentes) sont mis à mal. L’esprit n’est alors pas équilibré, tempéré, mesuré, adouci par l’aspect divin qui émane d’Héra. L’homme est donc livré à tous les débordements de ses passions d’homme astreint à ses servitudes. Pour lui, il est donc nécessaire de se libérer de celles-ci afin de les maîtriser dans le but de purifier sa nature mortelle, redorer au soleil d’Apollon son esprit sous l’emprise, et ainsi rétablir l’équilibre pour rejoindre l’Harmonie divine qui permet l’union spirituelle avec l’âme du monde dont Héra est le principe et dont le baptême seul permet à l’émotion de lâcher bride aux divines échappées d’un esprit transformé.
La folie et le délire mystique, indices malins et clins d’œil subtils, nous invitent à méditer sur le sens véritable du mythe de Dionysos. L’expression est en ces termes une symbolique, la reconnaissance par les dieux de cette faculté de l’homme à dépasser son propre état pour accéder à ce qu’il ne saurait naturellement qualifier autrement que par des mots. C’est aussi avoir conscience que ce qui conditionne l’âme ne saurait trouver sa raison d’être qu’à la condition d’être miscible dans sa contraire et complémentaire manifestation pensée dans la juste mesure d’un équilibre parfait. Pareillement, lorsque des femmes sont saisies d’un délire mystique, c’est pour signifier la nature de cette accession : sur le plan divin bien-sûr, mais celui de la mère, principe féminin, qui siège en la terre, et qui permet à l’esprit de faire retour par et dans la manifestation. L’âme embrase l’esprit, le feu remonte par le canal de la mère, l’initiation a lieu sur terre, en soi et dans cet au-delà d’en soi. « Devenu adulte, Dionysos découvrit la vigne et son usage. Mais Héra le frappa de folie. » La vigne, l’alliance du feu et de l’eau sur terre, détentrice de sa propre magie sur l’esprit, mais que l’esprit a vocation à purifier par l’action de la méditation, qui procure l’inspiration source d’immortalité. En fait, la vigne symbolise l’esprit dans la manifestation. L’ivresse est, elle, l’expression d’une sagesse exaltée. C’est être prêt à accueillir en soi la part que les dieux nous réservent.
La nécessité du retour de l’homme dans la sphère immortelle des dieux, voilà la symbolique du cortège triomphal de Dionysos qui ne trouve d’ailleurs son origine que sur un plan divin. Dionysos, qui ira dans l'Hadès rechercher la mortelle Sémélé, sa mère, au terme de ses multiples épreuves, montre à l'homme qu'il est possible de faire retour. Dionysos, ce dieu mi-homme mi-dieux, dieu intériorisé dans l’homme, deux fois né, élevé par des femmes d’ascendance mortelle, est l’interprète idéal, le cordon ombilical entre l’homme et son origine divine.

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12.12.2007
LE COURAGE
Qu’attendre des hommes à présent ? Ils ne se tuaient plus depuis quelques décennies car les jeux étaient faits, et déjà, les esprits oublieux soutenaient avec assurance que rien de méchant ne pouvait plus arriver désormais. Mieux encore, tant de calamités dont il était fait bilan à travers le monde étaient perçues comme indignes pour des sociétés civilisées comme les nôtres, garantes des droits de l’homme. Ces mêmes garants qui, au nom de ces mêmes droits, rasèrent des villes, tuant femmes et enfants, donnant à la vengeance un caractère sain derrière un mot qui sonnait justice. Désormais, la guerre s’était professionnalisée en des termes sociaux culturels au bénéfice des mieux en vue qui soutenaient le diadème de l’autorité la plus dissolue. Mais entre les ténors, point de frictions. En effet, ils ne se disputaient le pouvoir car ils ne prétendaient pas au même empire. Toutefois, dans leurs plus bas instincts, les chiens étaient dressés pour tuer. Les incursions de l’un témoignaient de son empire sur l’autre, et le détachement de l’autre, de l’empire sur soi. Chaque manoeuvre insidieuse donnait lieu à l’esquive, et à toute stratégie battante, s’ensuivait une retraite en bon ordre. Les sous-entendus étaient d’une habilité consommée et les conquêtes virtuelles ajoutaient à la gloire d’une victoire apparente sur les témoins subjugués qui délibéraient servilement. Les personnages de marque les mieux armés exposaient leur situation sans s’exposer à la vanter, se vantaient sans exposer leur modestie, vertu domestique qui tenait plus d’une altière libéralité que d’une sagesse consommée. Dans le même temps, leur zèle orchestré avait soin de ménager le mythe prométhéen de l’homme accompli en dépit de l'adversité, afin d’entretenir le goût épicé de leur égo rebelle au joug, en donnant à leur filière choisie ou offerte le caractère d’un maquis. Leur sens aigu du service public ainsi que leur altruisme rayonnaient dans cette débauche d’énergie pour se placer au centre des affaires dont l’objet les concernait. Tout moyen était bon et donnait lieu à des luttes inégales où l’audace n’était que simulée dans ce qui n’était qu’une chasse gardée. Désormais perçu comme la marque humiliante d’un automatisme primaire et réactionnaire, le courage était laissé telle une dépouille au perdant, tare fondamentale pour l’humain d’aujourd’hui, vertu cardinale d’un autre temps, car il n’est besoin de courage pour triompher lorsque le pouvoir vous en dispense d’emblée. En conséquence de quoi, tout ce qui n’entrait pas dans le cercle fermé de leur monde privilégié se voyait bannis de leur société et relégué aux considérations les moins enviées. Aussi, par soucis d’être mieux placés, les esprits se hâtaient de forger l’arsenal du traître et se donnaient tout l’art de plaider en faveur des plus vils desseins.
C’est ainsi que tout un chacun fait carrière dans l’honneur d’une servilité gratifiante et sacrifie à son intérêt personnel l’héritage des générations passées.
C’est ainsi que pour sa part, l’honneur véritable tombe dans le silence pesant des victimes non reconnues.
11:35 Publié dans philosophie et politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






