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14/04/2016

3 ème colloque de l'Institut Iliade

Succés pour le 3eme colloque de l'Institut Iliade

18/09/2012

Assis sur mes braises, je cultive une foi ardente

Qu’a-t-on enlevé aux français ? La foi. D’abords la foi.

D’une part, la foi dans ses valeurs et dans sa cohésion en nous berçant d’illusions sur une société idéologique où le communautarisme revendicateur tue l’âme du peuple reconvertie de gré ou de force pour servir à l’établissement d’un dogme éradicateur.

D’autre part, la modération naturelle que l’on distinguera de cette modération de façade qui sert à l’entregent pour les besoins de sa propre com.

En effet, il convient d’être aveuglément croyant pour avoir la foi, aveuglément péremptoire en matière d’histoire pacsée avec la loi, aveuglément intransigeant en matière politique au nom du bien et du mal inquisiteur, aveuglément indifférent pour ne pas être compromis avec l’un ou l’autre de ces substrats d’intolérance morbide.

Dans le même temps, évoluant au cœur de ces modernes convivialités, le contemporain  apprivoisé s’ouvre grand aux usages d’une sociabilité au zénith de toutes les coquetteries, au chapitre des mondanités démocratisées à la mode en veux-tu en voilà, et empruntées aux usages d’un républicanisme bon teint.

Qu'à cela ne tienne, assis sur mes braises, je ne vous quitterai pas sans vous citer un exemple de l’intolérance toute intellectuelle propre à l’intéressé appliqué à se présenter en l’habit d’un saint homme évolué.

Savais-tu cher lecteur que si tu ne crois pas en la vie après la mort, tu n’es pas croyant. Croyant, voilà bien un terme niais. Mettre en doute les saintes paroles, les saints écrits, la toute puissance et la bonté d’un Dieu si grand et rédempteur, voilà bien qui n’est point preuve d’une sincère et vive croyance !! Et bien soit. Je préfère de loin être pieux et libre de penser que peut-être, la mort sera une réelle délivrance. Les dieux, je les aime de mon vivant, et de mon vivant seul les choses ont un sens. Après, je m’en remettrai aux flammes, et peut-être, un coin de ciel m’accordera sursis qui vaudra éternité. Mais là encore, il faut avoir la sagesse d’en forcément douter, sans remettre en cause la bienfaisance naturelle des dieux, bienfaisance néanmoins soumise au règne sans partage des destins souverains.

13/07/2011

Lettre au français

Qu’es-tu devenu ? Un citoyen du monde au bon goût reconnu, sympathique et convivial ? Tu ne veux plus être cet ours du passé replié sur lui-même et terré dans ses clivages ? Mon bon français si délicat, mesuré, pondéré. Il n’aura pas fallu longtemps pour t’imprégner de cette manière d’être. Que tu es beau dans ces habits de cérémonie. Tu parles bien, avec des mots, en musique, impatient de plaire. Ta personnalité est bien parée, riche de toutes les nouveautés qui font bonne figure, avec ce petit soupçon de toi-même un peu faisandé qui nous vient du passé pour détourner l’attention, en amont de ce luxe ampoulé. Tu as fort bel écho en ton égo profond, réceptif aux invites de Dieu enfin sur terre à l’image du mieux-disant. Tu as mené à bien ta révolution sur toi-même, bradant tout pour l’image bénie et alimentaire d’un modèle porté aux nues, catéchisme de tes enfants. La société, tu ne veux pas qu’elle change. On s’habitue à voir la misère prospérer, loin de soi. Tes enfants te sauront gré de leur avoir évité ça. C’est encore grâce à toi. Il y a toujours eu des pauvres. Même le plus petit des énarques n’imaginerait pas une société humaniste sans travailleurs pauvres. Qui paierait la dette ? Tu vis pour toi et tout le monde te donne raison. La révolution, à d'autres!! Les solutions proposées sur des sujets racoleurs sont indignes de toi et ne viennent pas de gens dignes de foi. Pour être digne de foi, il faut être comme toi, axé sur soi, mais ouvert sur les autres, pour le folklore. Le folklore, c'est la paix garantie pour faire des affaires. La France profonde figée dans un passé qui ne revendique rien pour l'avenir!! 

05/01/2011

Sécurité publique, la France à la dérive

L'humanisme conduit au chaos. Il laisse le champ libre à ceux qui en sont dénués. L'humanisme condamne l'innocent livré au bourreau qui peut disposer de la vie d'autrui sans risquer la sienne. L'humanisme n'a de considérations que pour ses impératifs moraux. Les pleurs des victimes ne sont que fatals contrecoups dont ils nous faut payer le prix afin d’être et rester humanistes. A jamais, il nous faudra donc subir le règne de la terreur pour sauvegarder un idéal totalitaire et complice qui valide l’existence et la pratique du récidivisme.

En matière de droit commun, le meurtre, le viol, le vol à main armée, le trafic de drogue et l'adultère sont passibles de la peine de mort en Iran, où les autorités estiment qu'une application sévère de la loi est indispensable pour maintenir la sécurité publique.

La loi iranienne est manifestement trés sévère avec l’adultère !! Trop sévère pour l'homme étranger à la loi corannique. Jamais trop sévère pour la religion officielle. Insupportable pour les trublions humanistes que l'on ne peut, cette fois, désavouer. Si la loi iranienne tenait à sanctionner ce qui m'apparaît n'être tout au plus qu'une faute, je pense qu'il existe d'autres peines qui laissent une possibilité de rachat au yeux du trés grand que l'on nous dit si bon.

16/12/2010

Une certaine France qui déplait au monde

Les temps modernes ont une sainte horreur du talent lorsque celui-ci n’est pas le décret d’une volonté jalouse attachée au droit fil de pensées conformes à l’étiquette. L’espace consacré à l’esprit est confisqué au même titre que les idées. Une poussée urticante d’intellectuels en pleine surestime d’eux-mêmes se flattent de se voir imposer à tout un peuple pour appliquer la charia d’une nouvelle internationale pseudo humanitaire et paradoxalement régimiste.  Dans ce vase clos très ouvert sur le vide intellectuel d’une pensée nivellatrice, l’ opium humanitaire ne manque pas de consommateurs!! 

Nageant dans les eaux calmes de leur autosatisfaction, d’ incontournables gourous aux accents mauvais donnent le champ libre à l’étalage de l’orgueil heureux qui se complait dans sa réussite. Une modestie de façade sensiblement condescendante participe à la pose de leur être manufacturé, mais sous les devants d’esprits avertis, le vide et l’inconsistance soufflent un vent de panique sur l’autel renversé du spirituel moribond rompu à l’exercice d’une adaptation courtisane. 

Ce compost intellectuel a toutefois le vent en poupe. Son sens de la mesure ne porte pas sur la nature de ses traits d’esprit mais sur la manière d’un faire voir soumis à la préparation d’un savoir-faire théâtral. Tout est factice, surfait, insincère, commandité au sein de cette chapelle, adossée au temple du nouvel ordre mondial. Parmi toutes ces figures engagées sur tous les fronts de la réflexion, aucune pensée même militante n’a vocation à mourir pour une opinion car la rançon de l’âme n'est que cet esprit qui s’exerçe à la dérision pour les besoins de son interprétation. Dans leurs attitudes, la part la plus belle est faite à cette espèce de confiance en soi qui les rend si crédibles. Un jeu d'attitudes dont les suites ne portent pas à conséquence car elle s’appuie sur une raison d’être futile où le théorique est religion, mais enfin, une espèce d'aplomb à nous prendre pour des cons!! Au siège de leur être, rien de vertus qui ne fissent mention. Tout converge sur le réel d’un pouvoir jaloux sur les autres, et tous les moyens réels se donnent la plus lucrative liberté de subjuguer l’univers corrompu des hommes avides de nouvelles icones. Leur esprit ne souffre pas la morsure, et l’âme, par le cœur verrouillé, glisse doucement dans l’oubli concerté de sa nature mégalomane et surprotégée, où l’intuition la mieux armée dépose devant la raison sujette aux travers de l’homme imbu de lui-même. 

Pourtant, sous leur influence, les vocations n'ont pas tardé à s’élever à hauteur du discours. Nouveaux-nés nourris à bonnes doses de contre-vérités, la nouvelle mouture de l’être accompli flatte ses muses avec la réserve empruntée de celui qui sait, et se distingue à la cour médiatique du bourgeois d’esprit par le luxe efféminé d’un syncrétisme intellectuel et savant.  De ce néant où le spectre du dadaïsme ressurgit pour donner le change à une ligne sectaire, la rigueur et l’exigence sont bannis, et sur les os blanchis d’une spiritualité qui ne fait plus recette, le vague et l’inconsistance revendiquent l’abstrait pour se parer d’esprit.

Ainsi, l'esprit du temps ne dépassait pas le cercle ridicule d'un petit monde supérieur, néanmoins exercé à être entedu jusqu'au ciel chargé de ses prétentions. En fait, ce petit monde en première page avait perdu de vue qu'il n'était rien, qu'il ne pesait en rien sur la vie des hommes.

Complètement décalés, ils n'étaient en mesure d'atteindre qu'un audimat éphémère et volage ou un lecteur snob et futile. Mais à force de vendre des livres, on a cette impression d'une toute autre immanence. A force de se regarder, on a une image déformée de soi. On arrive à se prendre pour ce qu'on est pas dans le mirage de la laide semblance.

02/07/2010

victime expiatrice

Il existe une sorte d’homme qui font de l’entregent, l’aiguillon de leur volonté de nuisance. Ces hommes là prospèrent sans s’exposer derrière une façade empruntée au nec plus ultra d’un modèle citoyen en vogue, calqué sur la plaque signalétique d’un genre humain autorisé à vous atrophier l’âme pour mieux conduire votre esprit vers un exil certifié conforme. L’arme secrète des temps modernes est une combinaison comportementale au rendu très sympathique, et au contenu exceptionnellement vide de toute sincérité. Il consiste à investir le mental bien structuré d’un homme sans arrières pensées en s’aménageant des ouvertures par l’usage culpabilisateur d’une façon d’être contraignante au service d’une philosophie aux attraits trompeurs. L’efficace fixateur n’est autre que le cancer d'une morale fantôme lié au savoir-faire exercé de gens qui cultivent l’art de ne jamais se mettre en faute, pour leur plus grande satisfaction personnelle. Le tout est un peu à l’image d’un château de conte de fées, entouré de chausse-trapes invisibles et peuplé de monstres triomphateurs urinant sur les souvenirs trop propres d’une hygiène mentale déchue.

J’ai été victime de ce prédateur au sourire affûté. J’avais senti l’exécuteur zélé, armé de toutes les mauvaises intentions, exercé à tous les mauvais coups. Mais je n’avais pas voulu me soustraire à lui après m’être annoncé. Tout un chacun me voulait livré à son jugement pour le bien-être de tous, pour servir cette paix que l'on ne gagne pas, mais que l'on subit. Et moi, en mon humble demeure, j'avais accepté le châtiment, conscient que certaines vertus sont d'infâmes péchés. C’est que, je suis politiquement une victime expiatrice forcément coupable. Même ceux qui m’aiment ou m’ont aimé se résignent à  penser que je ne peux être maltraité sans y être pour quelque chose. Il y a quelque chose d’indéfendable en moi. J'ose dire, mon soucis de vérité, mon dégoût pour le mensonge. Je n'ai rien de l'objecteur de conscience qui séduit par son opposition bon-enfant. Me réduire est donc forcément l’œuvre morale et salutaire d’un homme de bien. La curée est un bien sacré, l’occasion de mettre tout le monde à l’aise sur ce qu’il est convenu d’être.

14/09/2009

L'homme parfait

J’ai rencontré l’homme parfait. Je croyais n’avoir jamais le privilège de le rencontrer.

Il n’a pas d’égo, il l’a littéralement pulvérisé. Il n’a pas envie de plaire ni même de séduire. La simplicité est pour lui l’aristocratie de l’âme libérée de son lest intellectuel. Aucune honte n’entache son être intérieur, aucune gloire ne trahit ce qu’il est par lui-même. Chaque instant de son existence est un don qui n’escompte aucun retour, exilé sur les terres délaissées par les mentalités blafardes. Il porte le mensonge des autres comme une écharde dans son cœur, et paye au jour le jour son amour de la vérité qui dérange. Avec quel art consommé les témoins de son existence d’homme jettent un voile pudique sur l’action de sa vie, jaloux de son audace. En vérité, sans complaisance pour lui-même, il a perdu l’estime de ceux qui se sont parjurés, qui font silence de son esprit de sacrifice, de son suicide social, de son bannissement culturel, de son humaine expiation. On le dit pessimiste car il est lucide, asociable car il n’est point lâche, et inaccessible car il est effacé. Il accepte la leçon de ceux qui prétendent savoir et négligent d’écouter, comme un exemple à ne pas reproduire. Par bonté, il a fait la longue expérience de se soumettre à ses contemporains armés de bonnes intentions, mais il est revenu à son originel force d’être un peu polaire pour mieux déplaire. Pour mieux déplaire à cet ersatz d'amour entre les mains de cette armée d’hommes qui a fait allégeance au saint-graal inquisiteur d'un régime honni pour soumettre l’authentique relique d’un autre temps. Il me l’a dit : « L’homme moderne s’est donné une dimension idéale qui ne correspond à rien de vivant. » Pour exemple, ce concept de réussite qui découle d’une aberration de cet être intellectuel malade de lui-même.

24/07/2009

Légèrement misanthrope

J'ai trouvé un interlocuteur bien sympa en la personne de moi-même. On s'entend bien sur le fond, comment pourrait-il en être autrement? C'est sur la forme qu'il nous est donné de partager nos vues divergeantes. Notre approche est forcément divergeante puisque nous ne sommes pas exposés de façon identique aux manifestations de la vie physique. Lui est surprotégé et moi surexposé. Lui c'est moi et moi, ce qu'il m'est permis de montrer de lui. Il faut dire qu'à part moi, je ne trouve personne susceptible de répondre à mes attentes. Mes vitales préoccupations ne peuvent se ressourcer qu'en mon tréfonds. Je ne partage donc pas mes émotions. Si j'écris à l'occasion, c'est d'abord pour m'interpeller sur ce que je laisse échapper. Ce moi, moi seul donc le connaît et ne connivence avec personne. Ce que les autres attendent de moi? Que je m'attache à la brièveté d'un texte qui va finir par nous énerver tous.

12/12/2007

Le courage

Que peut-on attendre de ses pareils en définitive si dissemblables. Probablement rien qui ne soit de nature à les intéresser au départ d’eux-mêmes. Au départ de soi, tout coule de source. Mais au delà, on emprunte les boulevards de tout le monde, l’exode au cœur. L’esprit grouille sur cette artère à la cadence d’une vie courte. Oui mais sur ce boulevard, on fait beaucoup de rencontres, des rencontres brèves ou ponctuées de longueurs, des rencontres dans lesquelles l’individu se mire et fait miroiter le fétichisme de ses effets. Dans le regard de l’autre il s’essore. Du moins le croit-il !! A son insu, la mort prend une apparence de vie et cherche le trou noir où se perd l’esprit. Aimer sans mots dire, grandir sans s’illustrer, évoluer sans distinctions, voilà de quoi faire pâlir le mort. Qui donc s’attarderait à battre en brèche un devenir certain pour un archipel hors de vue, dépourvu de l’humain destin à se conduire en vain pour un gain, éclaté comme embruns dans le sens du vent pour un temps. L’homme avait choisi de jouer sa partie à n’importe quel prix, là où la nécessité n’était pas la mère du mérite, mais le billet gagnant d’un tirage au sort où le hasard n’était pour rien dans le grand tout d’un système confisqué. Son avenir était tout tracé. Dans l’horizon de son ambition, les sésames étaient au secret de sa belle position et s’ouvraient à l’approche du fils élevé dans les honneurs. Son monde était là, tout contenu dans un mandat, propriété de son état, hissé comme pavillon au faite de la haute opinion qu’il s’était forgé de lui-même. L’inconnu n’avait aucune chance de trouver refuge au cœur de ses pensées. Il avait préféré l’art de convaincre à l’art d’éprouver, le besoin de plaire au besoin de s’extraire, le vent de l’utile au souffle divin qui se contente des plus modestes encens, et le sens pratique aux autres sens si futiles, parfums de vie, brin de folie surgi au milieu des choses raisonnables. Surgi du ventre maternel comme une fleur, il avait alors perdu toute la fraîcheur d’un homme de coeur. Les lumières de l’âme elles-mêmes paraissaient ternies et déviaient de leur source pour aller nulle part échouer dans le néant des choses sans fondement.

Qu’attendre des hommes à présent ? Ils ne se tuaient plus depuis quelques décennies car les jeux étaient faits, et déjà, les esprits oublieux soutenaient avec assurance que rien de méchant ne pouvait plus arriver désormais. Mieux encore, tant de calamités dont il était fait bilan à travers le monde étaient perçues comme indignes pour des sociétés civilisées comme les nôtres, garantes des droits de l’homme. Ces mêmes garants qui, au nom de ces mêmes droits, rasèrent des villes, tuant femmes et enfants, donnant à la vengeance un caractère sain derrière un mot qui sonnait justice. Désormais, la guerre s’était professionnalisée en des termes sociaux culturels au bénéfice des mieux en vue qui soutenaient le diadème de l’autorité la plus dissolue. Mais entre les ténors, point de frictions. En effet, ils ne se disputaient le pouvoir car ils ne prétendaient pas au même empire. Toutefois, dans leurs plus bas instincts, les chiens étaient dressés pour tuer. Les incursions de l’un témoignaient de son empire sur l’autre, et le détachement de l’autre, de l’empire sur soi. Chaque manoeuvre insidieuse donnait lieu à l’esquive, et à toute stratégie battante, s’ensuivait une retraite en bon ordre. Les sous-entendus étaient d’une habilité consommée et les conquêtes  virtuelles ajoutaient à la gloire d’une victoire apparente sur les témoins subjugués qui délibéraient servilement. Les personnages de marque les mieux armés exposaient leur situation sans s’exposer à la vanter, se vantaient sans exposer leur modestie, vertu domestique qui tenait plus d’une altière libéralité que d’une sagesse consommée. Dans le même temps, leur zèle orchestré avait soin de ménager le mythe prométhéen de l’homme accompli en dépit de l'adversité, afin d’entretenir le goût épicé de leur égo rebelle au joug, en donnant à leur filière choisie ou offerte le caractère d’un maquis. Leur sens aigu du service public ainsi que leur altruisme rayonnaient dans cette débauche d’énergie pour se placer au centre des affaires dont l’objet les concernait. Tout moyen était bon et donnait lieu à des luttes inégales où l’audace n’était que simulée dans ce qui n’était qu’une chasse gardée. Désormais perçu comme la marque humiliante d’un automatisme primaire et réactionnaire, le courage était laissé telle une dépouille au perdant, tare fondamentale pour l’humain d’aujourd’hui, vertu cardinale d’un autre temps, car il n’est besoin de courage pour triompher lorsque le pouvoir vous en dispense d’emblée.  En conséquence de quoi, tout ce qui n’entrait pas dans le cercle fermé de leur monde privilégié se voyait bannis de leur société et relégué aux considérations les moins enviées. Aussi, par soucis d’être mieux placés, les esprits se hâtaient de forger l’arsenal du traître et se donnaient tout l’art de plaider en faveur des plus vils desseins.

C’est ainsi que tout un chacun fait carrière dans l’honneur d’une servilité gratifiante et sacrifie à son intérêt personnel l’héritage des générations passées.

C’est ainsi que pour sa part, l’honneur véritable  tombe dans le silence pesant des victimes non reconnues.