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13/01/2017

La France n'est pas un pays d'immigration

La France n'est pays d'immigration que pour des privilégiés qui jouent l'intox et privilégient gros chèque au devenir d'une nation qui banque.

Or, si la France est devenue l'asile facile, la République en a été le cheval de Troie.

La remigration est une fatale perspective d'avenir.

08/04/2016

Décrue = contestation

Le 2 avril 2015, au journaliste Jean-Jacques Bourdin qui demandait à Jean-Marie Le Pen s'il regrettait d'avoir qualifié les chambres à gaz de "détail", celui-ci avait répondu: "Pas du tout. Ce que j'ai dit correspondait à ma pensée que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la guerre, à moins d'admettre que ce soit la guerre qui soit un détail des chambres à gaz".

Le journaliste l'avait alors relancé, demandant si "des millions de morts" pouvaient être qualifiés de "point de détail". "C'est pas un million de morts, c'est les chambres à gaz", "moi je parle de choses précises. Je n'ai pas parlé de nombre de morts. J'ai parlé d'un système. J'ai dit que c'était un détail de l'histoire de la guerre", avait insisté l'ancien leader frontiste.

30.000 euros d'amende pour contestation (ou minimisation ??) de crimes contre l'humanité + 10.001 euros de dommages et intérêts à trois associations parties civiles.... 

Point de commentaire.... le mot est trop cher, quand bien même il est mal choisi !!

21/06/2013

La liberté d'expression n'est plus un fait français

En janvier 2005, l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol publiait le commentaire d'une conversation privée de Jean-Marie Le Pen, sans l'autorisation de ce dernier, et dans laquelle il disait : "En France du moins, l'Occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés".

Mercredi 18 juin, la condamnation de l'ex-dirigeant du Front National pour ces propos est devenue définitive, la Cour de cassation ayant rejeté son pourvoi. Jean-Marie Le Pen a été condamné pour contestation de crime contre l'humanité à trois mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende par la cour d'appel de Paris le 16 février 2012.

Son avocat, Maître Wallerand de Saint-Just, joint par BFMTV, a jugé cette décision "scandaleuse qui viole la liberté d’expression".

25/05/2013

La case de l'oncle Tom ou autre vérités occultées

Extraits de l'ouvrage de Dominique Venner : "Le blanc soleil des vaincus"

Introduction de l'esclavage :

La culture intensive du tabac...exige une main-d'oeuvre importante. Les indiens se refusent avec la dernière énergie à travailler la terre, besogne dégradante à leurs yeux. Quant à les réduire en esclavage, il n'en est pas question. Ils préfèrent mourir....Une solution provisoire est trouvée avec le système des "indentured servents", les engagistes des Antilles françaises. Ce sont des indigents, volontaires pour les colonies. Ils payent leur voyage moyennant un contrat de travail de quatre ans qui les transforme en esclaves temporaires. A la descente du bateau, ces hommes et ces femmes sont vendus aux enchères par le capitaine. Puis à l'expiration du contrat, ils deviennent libres, reçoivent un petit équipement et un lot de terre pour tenter leur chance. Des condamnés de droit commun, "convicts", peuvent bénéficier des mêmes "avantages", à cette différence près qu'ils sont liés à leur maître pour sept ans. Mais cet esclavage momentané est trop bref pour être vraiment rentable et trop maigre pour répondre aux besoins étendus des plantations...La solution scandaleuse à nos yeux, normale à l'époque, est apportée en 1619. Cette année-là, le secrétaire de l'assemblée de la Virginie note sur le journal de la colonie : "Un bâtiment hollandais nous a livré vingt Noirs d'Afrique."...L'importation du "bois d'ébène" est lente jusqu'à la fin du XVIIème siècle. La traite qui fait la fortune de Nantes, déverse en priorité ses cargaisons dans les Antilles...Tout changera lorsque les armateurs du Nord auront évalué les bénéfices à tirer de cet odieux trafic. L'or étouffera les scrupules. Les négriers puritains lèveront les yeux vers le ciel. Ils oublieront leurs principes d'universelle égalité et leur croyance dans le caractère rédempteur du travail libre. L'argumentation calviniste a réponse à tout. Elle propose le syllogisme suivant : le seigneur bénit la richesse. La traite est le moyen le plus rapide de s'assurer la richesse. Donc le Seigneur bénit la traite...Certes, les Justes de la Nouvelle-Angleterre ne sont pas à une hypocrisie près, mais l'esprit puritain ne s'oppose pas encore à l'esclavage des Noirs. jusqu'à la fin du XVIIIeme siècle, celui-ci apparaît à tous comme une institution légitime. Il ne soulève aucune réprobation et le Nord importe lui aussi, dans une moindre mesure, des esclaves Noirs...Le Nord est habité par cet homme de Dieu qui a passé un contrat avec le Ciel pour réussir sur la terre. En échange du rigorisme de son existence, il attend de Jéhovah qu'il favorise ses affaires...

+[sectarisme au Nord] Les Etats de la Nouvelle-Angleterre sont soumis à la tyrannie des sectes religieuses et de leur clergé. On persécute les dissidents. A Plymouth, on les met à mort. On brûle les "sorcières" ou on les pend. L'affaire des sorcières de Salem (pièce d'Arthur Miller) est l'illustration du climat d'obsession que font régner les puritains. En 1629, ces derniers ont fondé dans cette ville du Massachusetts, la première église congrégationniste d'Amérique. Leur fanatisme nourrira la folie collective qui s'empare de la bourgade en 1692. Du mois de mai au mois de septembre, dix-neuf personnes sont pendues comme adeptes du Malin, dont quatorze femmes et cinq hommes. Une vingtième est mise à mort suivant une méthode plus originale, celle du "pressage", c'est-à-dire qu'on la place dans une situation d'un citron dont on extrait le jus. Deux autres périssent en prison sans doute pas par excès de bons traitements. Plus d'une centaine d'autres malheureux sont emprisonnés et, pour faire bonne mesure, les pasteurs congrégationnistes en font encore inculper deux cents pour crime de sorcellerie.... Les planteurs n'ont que mépris pour le sectarisme et l'intolérance de ces puritains, dont l'adresse en affaires frise la canaillerie. Un virginien écrit en 1736 : "Les saints de la Nouvelle-Angleterre sont fort habiles à avaler un parjure au point de n'en pas garder le goût dans la bouche, et aucun autre peuple ne sait glisser comme eux à travers le code."...+

Jusqu'alors, les ressources principales de l'aristocratie des planteurs étaient l'indigo et le tabac. La culture de l'indigo avait périclité aprés l'indépendance des Etats-Unis, faute de la clientèle anglaise, tandis qu'une invasion de chenilles détruisait les plants. Le tabac avait également souffert de la bouderie anglaise, mais peut-être plus encore de l'épuisement des sols. Des plantations se tournèrent vers la culture intensive du blé et du maïs qui n'exigeait pas une main-d'oeuvre abondante. Avant que la culture du coton n'eût pris le relais, il y eut donc au début du siècle un excédent d'esclaves dans les vieux Etats de la côte atlantique. On en vint à contester le rentabilité de l'esclavage et, sous l'influence des idées philanthropiques à la mode, un mouvement en faveur de l'émancipation se développa dans le Sud. Washington affranchit ses esclaves avant de mourir et, s'il ne s'était trouvé brusquement privé de ressources, Thomas Jefferson aurait agi de même. Ce mouvement fut de courte durée. L'institution qui semblait moribonde connut, tout à coup, un regain et une vigueur imprévisibles avec la demande énorme du royaume du coton, et le renouveau de la culture du tabac grâce aux techniques d'enrichissement des sols mises au point par le virginien Edmund Ruffin. Le formidable développement de la culture du coton fouette toute l'économie du Sud....Or, si le coton est produit dans le Sud, c'est à New York que se tient son marché. C'est là que sont fixés les cours... Enfin, les tarifs douaniers qu'impose le Nord pour protéger ses manufactures contre la concurrence européenne ne profitent qu'à lui et ne coûtent qu'au Sud. Par ailleurs, l'industrialisation naissante du Sud est brisée par un dumping systématique des industriels du Nord. "Le Sud est pour le Nord la plus belle colonie qu'aucun pays ait jamais possédée", fulmine Barnwell Rhett, directeur du Monitor de Charleston...Le Sud dépend du Nord pour toutes ses fournitures...Pour beaucoup de Sudistes, il ne fait pas de doute que cet état de sujétion où ils sont tombés est le fruit d'un vaste complot ourdi par les rapaces affairistes du Nord...En outre, les Sudistes sont désormais une minorité au sein de l'Union, et une minorité de plus en plus faible, car l'émigration européenne vers le Nord ne cesse de grandir. Au Sénat, la situation se dégrade également. Jusqu'en 1850, l'équilibre est maintenu. Mais l'admission de la Californie en 1850, du Minnesota en 1858, de l'Oregon en 1859 et du Kansas au début de 1861 donnera au Nord trente-huit sénateurs contre trente au Sud. La création prévue pour l'avenir de futurs Etats du Nevada, du Colorado et des Dakota concéderait à l'adversaire nordiste une irrémédiable suprématie. C'est à ce moment critique que la question de l'esclavage devient brusquement une question politique majeure et transforme le conflit des deux sociétés en véritable guerre de religion.

Situation des Noirs dans les plantations :

La poésie de l'écrivain William J.Grayson dans son poème "Hireling and the Slave", publié en 1854, brosse un tableau idyllique de la vie des Noirs dans une plantation du Sud. A l'opposé, les ouvrages des abolitionnistes présentent l'esclavage comme une monstrueuse tyrannie. Les planteurs sont cupides et sadiques, brutaux ou dégénérés. Les Noirs sont martyrisés avec des raffinements de cruauté. Une littérature pléthorique évoque les supplices affreux auxquels ces malheureux seraient soumis. On décrit avec une complaisance suspecte les visages marqués au fer rouge, les corps frappés avec des fouets munis de billes de plomb, les chiens féroces spécialement entraînés attaquant les Noirs, sans oublier de graveleuses allusions aux outrages subis par de graciles esclaves.

Le monument du genre est "La Case de l'oncle Tom", publié en 1852, par Mrs. Harriet Beecher-Stowe. Cette épouse d'un professeur de l'Ohio n'a jamais vécu dans le Sud. Sa source principale est un pamphlet abolitionniste publié à New York en 1839, rempli d'erreurs et d'invraissamblances. Ce roman écrit sans talent utilise néanmoins avec une certaine habileté toutes les techniques de la littérature sentimentale. Il fera pleurer tous les Margot du Nord et celles d'Europe. Il existe peut-être dans le Sud des personnages décadents et efféminés comme son Augustin Saint Clare, ou des brutes comme Simon Legree. Mais ils ne sont nullement représentatifs du monde des plantations. Promis à un énorme succés et à des traductions dans toutes les langues, ce livre soulèvera l'indignation et la colère du Sud....Ce qui est certain, c'est que le succés de "La Case de l'Oncle Tom" dans le Nord n'a pas accru pour autant la sympathie pour les Noirs. On y pratique une ségrégation de fait (Les exemples ne manquent pas, page 53 du livre précité). La ségrégation que recommande Abraham Lincoln (futur artisan de l'émancipation), comme la plupart des abolitionnistes, ne pose aucun problème à cette époque dans le Nord.

Les plaidoyers du Sud et les réquisitoires du Nord fournissent deux interprétations partiales et contradictoires qu'il est difficile de ne pas récuser. Heureusement, il existe des témoignages moins partisans, ceux par exemple de voyageurs ou d'étrangers ayant séjourné au Sud sans épouser les querelles qui déchirent l'Union.

"Comme beaucoup d'autres choses, remarque le prince Achille Murat, devenu citoyen américain après Waterloo, l'esclavage vu de loin a une tout autre physionomie que vu de près. Ce que la loi a de dur est adouci par l'usage. Les abus s'entre-détruisent et ce qui est horrible et monstrueux en théorie devient souvent parfaitement tolérable en pratique."

Un voyageur écossais, Charles McKay [Life and Liberty in America (1859)] qui séjourna au Nord et au Sud avant la guerre de Sécession, a laissé des impressions piquantes sur l'attitude comparée des deux sociétés vis-à-vis des Noirs : "Dans le Sud, écrit-il, le propriétaire d'esclaves ne semble pas avoir la moindre objection à se trouver tout près de n'importe quel Noir, jeune ou vieux, homme ou femme. En revanche, les hommes du Nord qui parlent tant de liberté et d'égalité politique retroussent dédaigneusement les lèvres à la moindre possibilité de contact avec un africain. Dans le Sud, le Noir peut sans scandale prendre l'omnibus, son voisinage n'effraie ni ne dégoûte les Blancs. Quant à l'esclave fidèle, il reçoit le titre familier et affectueux d' "oncle" ou de "tante". Si les Etats du Nord et leurs habitants témoignaient aux Noirs la moitié ou le quart de la bienveillance sociale qui leur est témoignée dans le Sud, le problème de l'esclavage serait grandement simplifié. Mais étant donné que les habitants du Nord parlent des droits politiques du Noir tout en l'opprimant ou le rabaissant socialement, leurs discours anti-esclavagistes ont un relent d'hypocrisie et de fausseté....

C'est ce que Carlyle traduit en une boutade grinçante : "Le Sud dit au [négro] : -Sois esclave, mais que Dieu te bénisse! Alors que le Nord grommelle : -Sois libre, mais que le diable t'emporte!"

En 1816, des planteurs de Virginie, du Maryland et du Kentucky fondent l'American Colonial Society afin de rapatrier les noirs en Afrique. En 1822, la société crée à cet effet le territoire du Libéria, sur la côte occidentale de l'Afrique. Le Congrés vote une subvention de cent mille dollars. En dépit des efforts du président de la société, un neveu de Georges Washington, puis de Henry Clay, cette tentative de régler le problème de l'esclavage des noirs connaît un échec complet. On dépensera la somme astronomique de 1806000 dollars pour transporter au Liberia 10500 esclaves affranchis, moins que le chiffre des naissances de la population servile en un mois. La cause principale de l'échec est la répugnance des Noirs à retourner en Afrique. Les affranchis veulent jouir de leur liberté en Amérique, quant aux esclaves, ils préfèrent la sécurité de leur condition servile à l'imprévu africain.

Enfin, il faut savoir que la grande majorité des blancs du Sud ne se sent pas directement concernée par l'esclavage, puisqu'il y a seulement 350000 familles du Sud propriétaires d'esclaves sur les 1800000 familles du Sud...En revanche, ces mêmes blancs s'inquiètent de ce qui se passerait si les abolitionnistes triomphaient. A Frederick Olmsted qui lui demande si beaucoup de gens de sa région considèrent l'esclavage comme une calamité, un pauvre blanc du Sud répond : "Oh oui! beaucoup. Je pense que la majorité des gens seraient très contents si on pouvait se "débarrasser" des [négros]. Mais elle n'acceptera jamais qu'on les libère et qu'on les laisse ici. je ne connais personne pour ainsi dire qui soit pour cela. Si on les libère et si on les laisse ici, ils se mettront à tout nous voler. Plus personne alors ne pourra vivre ici." (cité par Jean Heffer. Spécialiste d'histoire économique et d'histoire des États-Unis. Directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales de 1985 à 2002, il y a dirigé le Centre d'études nord-américaines.)

En Caroline du Sud, Alabama, Mississipi et Louisiane, le recensement de 1850 montre qu'il y a environ un Noir pour un Blanc, exactement 1664197 Noirs et 1806406 Blancs. Dans certains comtés, les Noirs sont en majorité...Tous les sociologues reconnaissent que cette proportion de 50/50 est beaucoup trop forte pour permettre l'entente et la tolérance mutuelle "en l'absence d'une institution contraignante".

La rivalité entre le Nord et le Sud accentué par cette malédiction de l'esclavage, débouchera sur un conflit qui durera 4 ans. Ce sera le plus sanglant de toute l'histoire américaine. Les pertes seront supérieures d'un tiers à celles des Américains durant la seconde Guerre mondiale, 618000 contre 407000, pour une population sept fois moins nombreuse. Le génie militaire du Général Lee, la fougue de Stonewall Jackson ou de Beauregard, l'audace des forceurs de blocus, la témérité des raids de cavalerie, l'héroïsme des femmes sudistes ne pourront rien contre la supériorité écrasante du Nord et sa volonté de conquête. Le Sud, moins peuplé que la Suisse d'aujourd'hui, succombera sous le nombre.

01/11/2012

Dreyfus ne fut qu'un prétexte pour en découdre à mort

A une époque où la contestation du pouvoir en place était omniprésente et hors d'elle, l'affaire Dreyfus ne fut que le prétexte qui s'offrait à deux blocs en conflit depuis plusieurs décennies pour en découdre à mort. Les anti-dreyfusards ayant pour piliers le clergé et l'armée, furent une place forte d'inspiration nationaliste qui trouva là l'occasion de stigmatiser la montée en puissance des juifs dans une société française minée par de fâcheuses affaires (Panama et autres), et dont certains représentants dénonçaient la collusion. Quant aux dreyfusards, ils se verront représentés par toutes les sensibilités, notamment anticléricales, hostiles à la société réactionnaire qui avait triomphé de la commune, à la gente militaire qui avait réprimé les manifestations ouvrières, enfin à cette société inique qui plaidait en faveur de la suprématie d'une bourgeoisie égoïste et sectaire imbue d'elle-même.  A quelques exceptions prés, la question de la culpabilité ou non de la personne de Dreyfus a toujours été secondaire, le verdict étant en réalité le résultat crucial d'une joute qui devait décider, au même titre que deux animaux dominants d'une meute qui s'affrontent, lequel des rivaux serait l'arbitre d'un avenir en suspension alors menacé de guerre civile.

Concrètement, ce fut le bras de fer entre deux bourgeoisies, l'ancienne société jouait la carte de sa survie au nom de valeurs pérennes théorisées par Maurice Barrès, la nouvelle son émergeance irrésistible s'appuyant sur une conscience républicaine recomposée, idéaliste et utopiste.

La conséquence du verdict politique fut le désaveu du nationalisme et la montée en puissance de la SFIO, Section Française de l'Internationale Ouvrière. Une nouvelle France était née, avec des clivages nouveaux. La séparation de l'église et de l'Etat vint entériner cette ère nouvelle, par un coup du sort décisif, la mort du pape Léon XIII.

La France ne se remit jamais vraiment de cette rupture, où, de nos jours encore, perdurent de puissants clivages.

23/10/2012

Histoire de l'Afrique ou langue de bois

Extrait de l'ouvrage de Bernard Lugan "Afrique, l'histoire à l'endroit"

En dépit de points d'ancrage reconnus, l'histoire de l'Afrique - ou du moins la représentation qui nous en est donnée dans le public - dérive souvent de la réalité au mythe, de la critique à l'idéologie et de la science à la magie.

La "langue de bois" y est maîtresse. Un exemple, véritable "cas d'école", est donné par la monumentale Histoire de l'Afrique éditée par l'UNESCO. Cette collection, censée présenter l'état des connaissances et indiquer les grandes directions de recherche actuellement suivies, contient des phrases insolites n'ayant pas leur place dans un ouvrage à vocation scientifique. Ainsi : "(...) En Afrique du Sud, les historiens blancs ont refusé le concours de sciences comme l'archéologie, l'anthropologie, la linguistique (...) dans le cas présent, nous assistons à une politique délibérée d'ignorer sinon de détruire les documents existants. (Ngcongo)

Ces affirmations relèvent du plaidoyer politique, de la simple désinformation, non de l'histoire. Négation de l'archéologie en Afrique du Sud ??? Dans l'histoire de la recherche des origines de l'homme, l'Afrique du Sud occupe une place considérable. C'est ainsi que la grotte de Sterkfontein, avec ses dépôts sédimentaires vieux de trois millions d'années, a fourni jusqu'à présent les restes de 300 hominidés. L'importance de ce gisement - et de celui de la carrière de Makapansgat - est primordiale : durant la seule année 1984, des dizaines d'hominidés y ont été exhumés. Dans l'état actuel des recherches, 50% de tous les Australopithèques découverts dans le monde proviennent d'Afrique du Sud ! Les Sud-Africains furent même les pionniers de l'archéologie africaine puisque les principales découvertes furent effectuées dés 1924, à Taung dans l'actuel Bophuthatswana, en 1936 à Sterkfontein au Transvaal, en 1938 à Kromdrai, en 1945 à Makapansgat et en 1948 à Swartkrans.

Ngcongo ment également quand il parle de l'ignorance de la linguistique en Afrique du Sud. A-t-il seulement entendu parler des colloques de l'Université d'Afrique du Sud sur les langues africaines ? Les listes de thèses, d'articles, de livres, etc., que les historiens sud-africains consacrent à l'anthropologie, à la linguistique, aux travaux archéologiques sont impressionnantes par leur nombre et leur qualité exceptionnelle - pour ne pas dire unique - sur le continent africain.

Nous sommes donc face à une entreprise de désinformation impossible à dissiper car l'Histoire officielle de l'UNESCO compte déjà des millions de lecteurs. Au moment où l'histoire européenne achève de sortir du manichéisme, celle de l'Afrique est d'abord une histoire militante ne tenant plus compte des résultats de la recherche. La situation de l'Afrique pré-coloniale est déformée, afin de persuader les lecteurs qu'avant les blancs, ce continent était une sorte de paradis terrestre. Rousseau est donc toujours présent avec son mythe du "bon sauvage". Les historiens de l'Afrique considèrent trop souvent ce continent comme un terrain de manoeuvres philosophiques. Du pacte colonial, l'on est passé au pacte idéologique, l'Afrique devenant un champ clos dans lequel sont artificiellement introduits des notions, des idées, des termes, des réalités, des controverses, des interdits qui lui sont étrangers. Une fois encore, l'européocentrisme règne en maître...ce qui est cocasse quand il est véhiculé par des tiers-mondistes. (....)

Les hypothèses deviennent certitudes tant il est vrai que les idéologues cherchent partout la justification de leur acte d'accusation permanent contre le nord. La variante journalistique de ce thème est bien illustrée par Atsutsé Kokouyi Agbobli quand il écrit : "Fort d'une supériorité acquise au plan de la technique militaire, l'Occident européen est parti à la conquête du monde, non pour y étendre une civilisation supérieure en assumant " le pardon de l'homme blanc" mais, pour tuer et piller. Contrairement à la thèse selon laquelle les pays colonisés ont coûté cher aux métrpoles, c'est bien ces dernières qui ont bâti leur développement sur le pillage de leurs possessions outre-mer (...) La plus grande monstruosité consiste à considérer l'Afrique anti-coloniale comme une "mosaïque de tribus en guerre permanente".(Jeune Afrique)

Le crédo historique tiers-mondiste est d'abord chanté par les hommes de certains médias, ignorants qui répètent en les amplifiant les poncifs que les idéologues universitaires leur fournissent en "kit". Leur postulat est que l'homme blanc est responsable du sous-développement de l'Afrique, aussi doit-il payer, et pourquoi pas, pour le rachat de ses péchés, se laisser envahir afin de sentir à son tour le poids de son oppression passée? Invention ? Fantasme ? Il suffit de lire l'éditorial de Siradiou Diallo dans la revue Jeune Afrique du 4 mai 1988 pour saisir la réalité de l'idée :

"Tant que les pays industrialisés continueront, à travers les mécanismes, les prix et les structures injustes du marché mondial, à exploiter et à appauvrir les pays sous-développés, africains en particulier, les ressortissants de ces pays n'auront pas le choix. Il envahiront inexorablement le Nord à la recherche d'emplois, de mieux-être et de sécurité. C'est là un courant naturel et irréversible contre lequel les vociférations de l'extrême droite ne pourront rien. Comme cela s'est vu depuis la plus haute antiquité, que ce soit sous l'Egypte pharaonique, Carthage, la Grèce ou Rome."

Petit à petit, les plaies de l'Afrique pré-coloniale ont été effacées des mémoires. Peu à peu furent gommés le tribalisme et les guerres continuelles, oubliés les ethnocides, occultées les épizooties qui réduisaient à néant les troupeaux tous les vint-cinq ans, cachées les mutilations sexuelles, l'esclavagisme ou même l'anthropophagie. On masque soigneusement la réalité. On ne dit plus que, quand débuta la colonisation, les populations africaines sous-alimentées étaient minées par toutes les parasitoses, par le trachome, la malaria, la dysenterie amibienne, la tripanosomiase, le pian, et toutes les shistomiases dont la bilharziose. On nous parle au contraire du choc bactérien introduit par les blancs, en omettant de dire que les maladies européennes étaient guérissables.

Les recherches universitaires ont montré que l'Europe n'a pas brisé l'équilibre de sociétés paradisiaques. Le crédo normalisé par les historiens officiels et par l'UNESCO puis popularisé par les médias n'a pas de valeur scientifique. Il repose sur une suite d'à-priori idéologiques et sur la mise en évidence d'exemples particuliers transformés en loi générale. Il continue à être véhiculé uniquement parce que les tiers-mondistes exercent une véritable dictature intellectuelle et morale sur les études africaines. Le seul fait de la contester, de vouloir argumenter suffit à se voir traiter de "raciste". Accusé, taisez-vous, vous n'avez pas de droit à la parole ! laissez soliloquer Fouquier-Tinville !

Bernard Lugan, maître de conférences en histoire à l'université de Lyon III. Docteur en histoire, docteur ès lettres, spécialiste de l'Afrique, il a enseigné dix ans à l'université du Rwanda. Archéologue, il a travaillé sur les migrations ethniques en Afrique orientale.

15/06/2012

Le français ou l'individualisme en pleine lumière

Le français est un personnage de roman, mais l’histoire nous en dresse un portrait plus réaliste qui s’affranchit des contes pour enfants.

Toujours divisés, individualistes et contradicteurs, les français n’ont jamais su constituer le ciment d’une unité considérée comme une sous-marque de fabrique. En cela, ils sont aidés par les systèmes et régimes qu'ils se sont choisis. Je ne parlerai pas des jeux d’alliances et mariages d’intérêt d’une monarchie imposée d'abords chrétienne pour la circonstance, mais principalement de ces rivalités incessantes dont la République est prodigue avec ce vice non dissimulé des belles pensées pleines d'arrières-pensées qui excusent toutes les manoeuvres et exactions.

Outre cette vieille opposition entre Catholiques et Protestants que l’on doit à la religion nouvelle, on notera bien d’autres divorces avant mariage auxquels la religion n’est jamais étrangère, et dont la République exploite une lecture nihiliste contre une nation incapable de tuer ses démons, éternellement revancharde et incapable de surmonter ses mécaniques oppositions. Opposition entre Bourbons et Orléanistes, Républicains et Monarchistes, Exploiteurs et Exploités, Dreyfusards et Antidreyfusards, Pétainistes et Gaullistes, Droite et Gauche, Nationaux et Mondialistes (et sa déclinaison Laïcité et Islam), avec cette nouvelle donne d’un citoyen du monde venu prêcher la bonne parole dans l’esprit figé et ringard des autochtones rétrogrades et consanguins.

Existe un facteur aggravant. La vertu s’excuse d’être vertueuse, et la lâcheté s’expose sans gène comme une toison d’or pour servir d’exemple à nos enfants, conditionnés sans relâche afin d’obtenir ce précieux sésame : le brevet de républicanisme.

Pour l’homme de convictions, il n’existe pas de diplômes et la République plaide l’isolement afin de ne pas affoler le poulailler des élites attachées à leur label.

11/06/2012

Graffittis pro-nazis et antisionistes à Yad Vashem

Une douzaine de graffittis pro-nazis et antisionistes de prés de 2 mètres de haut ont été découverts lundi à l'intérieur de "Yad Vashem", le mémorial de la shoah à Jérusalem.
Parmi ces graffittis figurent des inscriptions à la gloire d'Hitler : "Si Hitler n'avait pas existé, les sionistes l'auraient inventé" et "Merci Hitler pour cette merveilleuse shoah, c'est uniquement grâce à toi que nous avons obtenu un Etat de la part de l'ONU", en référence à la création de l'Etat d'Israël en 1948, à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. On peut lire également : "Les sionistes ont amené la shoah" et "Les guerres des sionistes ne sont pas celles du peuple juif"

La direction de Yad Vashem a évoqué la possibilité que ces actes soient le fait d'extrémistes juifs ultra-orthodoxes anti-sionistes.

http://www.liberation.fr/monde/2012/06/11/a-jerusalem-le-...

15/12/2011

Chirac, enfin condamné, la justice a fonctionné

Sarkozy sur Chirac: son "engagement constant" lui "vaudra encore l'estime des Français"

Monseigneur Hollande, lui, a une pensée pour l'homme

Quant à François Baroin, il  garde "un regard respectueux"

L'Union sacrée, ça existe. On est pas là au pays de Candy!! Or, l'homme n'est pas le sujet. C'est l'ancien maire de Paris qui a été déclaré coupable de "détournement de fonds publics", "abus de confiance", et "prise illégale d'intérêts". Toujours est-il, l'homme qui est derrière la fonction ne mérite pas le respect qu'on lui conserve.

La complaisance des politiques en exercice est inacceptable!! 

Extrait d'un article du nouvel observateur (Laurent Joffrin) :

"Jacques Chirac n'a pas seulement été défendu par des avocats retors, décidés à mettre toutes les ressources de la procédure au service de l'immoralité ; les mêmes avocats ont reçu le soutien scandaleux d'un parquet totalement dévoué à la protection des puissants. En désavouant ces agissements, la justice a renvoyé ces péremptoires rhéteurs à l'inanité de leur argumentation et commencé de rétablir son crédit."

Ce grand Monsieur qui a trahi la confiance des français, et qui s'est cru simultanément autorisé à faire la morale aux électeurs du Front National, n'avait pas grande moralité. La postérité ne retiendra pas cet homme pour ses hauts faits quoi qu'en dise Valérie Pécresse en âme pieuse!!

Article "lefigaro.fr":

97001-20111215FILWWW00377-jm-le-pen-chirac-un-delinquant....

Condamnation symbolique mais qui nous autorise à rétablir de cet homme une image qu'il n'était pas permis de ternir hier. Au final, il n'aura pas payé bien cher l'affront qu'il a fait aux français. Mais la vie continue, et le français va vite oublier comme à son habitude !! Voyez par vous mêmes : Alain Juppé, condamné en 2004 dans cette même affaire à 14 mois de prison avec sursis, n'est-il pas aujourd'hui de retour aux affaires comme ministre des affaires étrangères ? En ange de justice, le glaive à la main.

10/06/2011

Justice sans parti-pris ?

Une ancienne résistante néerlandaise, âgée de 96 ans, a avoué le meurtre en 1946 à Leiden (ouest des Pays-Bas) d'un ingénieur dont elle était persuadée, à tort, qu'il avait collaboré avec les nazis pendant la seconde guerre mondiale.

Mme Ridder-Visser ne sera pas poursuivie, son crime étant prescrit.

Pauvre vieille dame!! On ne poursuit pas les anciens résistants. Même pour des crimes commis aprés la guerre. La légende ne supporterait pas pareil procés!!

En attendant, la victime est bien morte depuis 65 ans, et son meurtrier vit toujours sans être blâmée. Qui oserait lui faire tort? La conscience peut-être, 65 ans aprés!!

27/09/2010

L'IVG

L’IVG est la pire des horreurs existantes. Une œuvre cruelle et injuste de la pire nature. Et à quoi bon en parler autour de soi. Tout un chacun se donne une posture empruntée, nuancée avec application. Car, l’IVG est montrée comme le symbole d’un progrès et d’une libération pour la femme émancipée. On nous en dira tant. Combien de couleuvres nous fera t’on encore avaler au nom de toutes les libérations qui causent tant de misères.
Je n’ai pas de mots. Je me refuse à en avoir. Il n’y a pas de mots. Juste un silence de mort. La complicité de chacun, de tous les instants, me fait dire qu’il n’y a pas de mots car, en effet, chacun voudrait y voir un débat. Or, je ne vois que la mort du petit être innocent. Je me refuse à débattre. L’établissement du crime et son cortège de complicités ne peuvent être associés à l’usage d’une liberté d’opinion alors que ce fléau a lieu sous nos yeux. Je me refuse à débattre mais j’ouvre grand les fenêtres de mon âme. Mon âme a tellement mal, désenchantée par ce monde affreux. Comment arrêter ce massacre quand un peuple se prend pour Dieu et joue aux apprentis sorciers, incapable de comprendre ou de ressentir au delà de son petit monde privatif, jaloux de son éden roi dont l’égo entretient l’illusion et réalise l’égoïsme.
Je vous demande pardon petits êtres de ne rien faire d’assez efficace pour vous garantir ce droit à la vie et vous éviter toutes ces souffrances. Mille pardons.

07/08/2009

HIROSHIMA-NAGAZAKI

N’oublions pas ce crime impardonnable 

 

HIROSHIMA 6 août 1945

NAGAZAKI  9 août 1945

 

L’Amérique n’a jamais présenté d’excuses

Il est vrai que les japonais ont une autre dignité et ne réclament rien !!

 

Au regard de ce précédent, notre grand état mondial a cru bon devoir signaler qu'il avait la responsabilité morale d’agir pour parvenir à un monde dénucléarisé. En réalité, la grande faucheuse n'a ni regrets, et guère de scrupules!! Ce crime étant absous de tout jugement, pourquoi ne pourrait-il servir aux impératifs de la politique extérieure du moment!! Tout juste donne t'on l’illusion d’être conscient des méfaits d’une arme nucléaire dont le grand Satan se réserve encore l’usage, aprés l'avoir testé sur des vies humaines. L'Amérique serait consciente des méfaits de cette super-bombe? Pourtant le 6 août, ils ont vu, et le 9 août, ils ont recommencé !! Selon un sondage rendu public cette semaine par l’université Quinnipiac(connecticut, nord-est), prés des deux tiers des américains continuent de penser qu’ils ont eu raison d’utiliser la bombe atomique. Obama ne dément pas cette opinion !!

La morale de l’histoire est que le criminel se fait porte-drapeau des plus beaux idéaux.

L’Amérique n’a peur de rien !!