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26/06/2012

JULIEN / Contre les galiléens

JULIEN contre les galiléens : Contre les galiléens

 www.julianus.org/julian.htm : Autres écrits

17:06 Publié dans religion | Lien permanent | Commentaires (0)

12/06/2012

Sade contre les Amazones

Avec Sade (qui à l’échelle de la pensée humaine est un contemporain), on est très loin du cortège religieux de textes au symbolisme fort qui auréolent la relation homme/femme au temps des dieux d’Homère. Son œuvre littéraire est réhabilitée au XXème siècle malgré une censure officielle qui dure jusqu’en 1960, puis entre à la Bibliothèque de la Pléiade en 1990. Chez Sade (qui finira sa vie à l’asile d’aliénés de Charenton), la violence sexuelle n’est qu’une normalité (de son esprit dérangé). Elle se conforme au cérémonial des araignées. Il s’agit de soumettre absolument les femmes « aux caprices des hommes », de la même façon que le ligotement et l’anesthésie peuvent être quelquefois nécessaires à la fécondation des araignées. Puisque c’est « pour le bonheur de tous » que nous ont été « données les femmes », il ne s’agit que de les soumettre et d’établir des lois qui les contraignent de céder aux feux de (ceux) qui (les) désirent. La violence même étant un des effets de ce droit, nous pouvons l’employer légalement(…) ; la nature n’a-t-elle pas prouvé que nous avions ce droit en nous départissant la force nécessaire à les soumettre à nos désirs ? »Le rapport des forces est exigé par la survie de l’espèce et la violence virile est une condition de l’évolution, un instrument de sélection naturelle. Force est cependant de reconnaître que Sade a un caractère bien trempé et une plume assurée : « Ma façon de penser, dites-vous, ne peut être approuvée. Eh, que m'importe ! Bien fou est celui qui adopte une façon de penser pour les autres ! Ma façon de penser est le fruit de mes réflexions; elle tient à mon existence, à mon organisation. Je ne suis pas le maître de la changer ; je le serais, que je ne le ferais pas. Cette façon de penser que vous blâmez fait l'unique consolation de ma vie ; elle allège toutes mes peines en prison et j'y tiens plus qu'à la vie. Ce n'est point ma façon de penser qui a fait mon malheur, c'est celle des autres. »

Sade, on l’aura compris, ne s’est pas appesanti sur la complexe relation homme/femme. Le mythe des amazones en revanche, révèle, en désignant l’obstacle qui rend fou, la raison secrète de l’irréconciliable guerres des sexes :

Peuple de femmes guerrières, filles de Mars et d’Harmonie, les amazones se gouvernaient sans l’aide d’aucun homme. Elles châtraient leurs enfants mâles à la naissance pour en faire leurs esclaves et tranchaient le sein droit de leurs filles pour qu’il ne les gêne pas dans le tir-à-l’arc. Un jour, un prince éthiopien avait envahi le pays des scythes. Il avait fait tuer tous les hommes en état de prendre les armes, et tous les vieillards ainsi que tous les enfants, avec l’arrière pensée d’offrir à ses soldats les femmes des scythes. Ceux-ci les traînèrent à leurs lits, mais les femmes scythes caressèrent les éthiopiens…de leurs poignards. Et voici ce que les femmes décidèrent : elles resteraient libres comme le vent sur les libres landes, et ne seraient plus jamais asservies aux hommes. Jamais plus la voix grossière du mâle ne s’élèverait pour les régenter… Toutefois, pour maintenir leur population, elles auront recours aux mâles, mais à ceux seulement que la guerre leur aura livrés. « Lorsque la reine juge le moment venu de remplacer celles que la mort lui a prises, elle appelle à elle les plus belles de ses vierges (..Elle les réunit à Thémyscire, et dans le temple de Diane, elle prie Arès de bénir leurs jeunes corps de sa moisson (…). Alors le dieu révèle par la voix de la grande prêtresse un peuple chaste et farouche en lequel il s’incarnera pour elles. Et les fiancées de Mars – c’est le nom qu’on donne aux guerrières – sont armées, des mains de leurs mères, de flèches et de poignards. » Elles partent alors au pays indiqué, chasser l’homme comme un gibier, et elles ramèneront à Thémyscire les plus vigoureux que leur lance leur aura livré, pour « les plaisirs sans mesure et sans fin de la Fête des Roses »

Le secret de la guerre des sexes, écrit Christian David, c’est que la frontières des sexes « ne passe pas seulement entre les hommes et les femmes mais à l’intérieur même de chaque homme et de chaque femme ». Voyez Penthésilée : est-elle seulement cette jeune fille qu’elle paraît ? Non. Elle est « née des rossignols » sans doute, mais elle est aussi « cuirassée de peaux de serpents », et à la guerre, elle est si redoutable et cruelle, qu’elle semble une caricature de la virilité. Achille de son côté, n’est pas seulement le Farouche, le Terrible ou le Monstre empanaché que décrit la légende, il est aussi le Doux, le Charmant, et Penthésilée le compare, quand elle le croit son prisonnier, à « une jeune colombe dont un enfant entourerait le col d’un ruban… » Tout est fait pour bien nous faire comprendre à quel point l’hermaphrodisme originel est la clé d’un équilibre qui participe à l’harmonie universelle. Quand les amants, au hasard du combat, se trouvent face à face, leur confrontation nous permet de mesurer l’importance du transfert qui est possible des qualités d’un sexe à l’autre. Et c’est l’évidence de ce transfert qui les aveugle et qui les pousse au paroxysme de l’exaspération. Cette partie d’eux-mêmes qu’ils ne reconnaissent pas habituellement en eux est un défi à relever. En effet, Achille doit reconnaître l’aspect féminin que représente la face cachée de sa nature complémentaire révélée par la reine des amazones. Il doit rassembler les deux fragments nécessaire à l’être total s’il veut être à l’image des dieux. Cette nécessité est clairement exposée par Penthésilée : Celle-ci hurle sa rage de lui appartenir, rêve aussi de l’abattre : « Moi, moi seule ! J’abattrai le fils des dieux. Le voici le fer – puisque c’est avec le fer que je dois l’étendre – dont la caresse farouche va le coucher sur mon cœur sans même le blesser. »  Penthésilée souhaite alors mourir , et mourir de sa main : « qu’il vienne ! qu’il m’écrase la nuque de son talon de fer (talon d’Achille), je le veux. Pourquoi deux joues en fleur comme les miennes se sépareraient-elles plus longtemps de la boue qui les a formées ? – joues : nature homme/femme – qu’il me traîne jusque dans son pays – qu’il m’attache par les cheveux à la queue de son cheval ! Ce corps tout plein de vie fraîche, ah ! qu’il le jette dans le fossé ! Que le reniflent les chiens et qu’y fouissent les becs ignobles ! Poussière – oui – que je sois poussière ! – plutôt qu’une femme qui n’a pas séduit ! » (ceci pour signifier que les apparences trahissent une toute autre vérité)

C’est pourquoi, dés que l’un des adversaires est atteint et se trouve à la merci de l’autre, la puissance d’abandon du vainqueur se réveille et il peut alors écouter en lui-même ce désir qu’il ne voulait pas entendre. « Penthésilée, l’aile de la mort l’a touchée – elle a roulé à terre. Elle se tord dans la poussière – son sort est debout devant elle, chacun pense qu’il va lui donner le coup de grâce. Mais non ! il reste là, ce grec mystérieux, immobile, pâle comme la mort (…), ce grec incompréhensible, un dieu, dans sa poitrine cloutée de bronze, lui a soudain fondu le cœur d’amour. » De la même façon Penthésilée épargne Achille quand elle reprend l’avantage : « son cœur était jaloux de la poussière qui recevait son corps. »

En effet, on ne tue pas sa nature complémentaire, mais dans cette lutte perpétuelle contre soi-même, on la révèle et on lui rend un culte approprié.

Dans les rapports humains hommes/femmes de la vie courante, cette légende permet de mieux comprendre cette rivalité passionnée comme nous le démontre Alexandre Maupertuis : « Voilà donc ce qui explique l’aveuglement des deux amants sur eux-mêmes et qui empêche qu’ils soient jamais satisfaits : c’est la réversibilité de leurs personnages, ... Et c’est parce qu’ils refusent de la reconnaître, de l’admettre et de la vivre qu’ils se jettent « l’un vers l’autre, l’un contre l’autre – dans une écume de torrent – dans un entrechoquement d’étoiles ! » C’est pour l’acquisition et l’échange symbolique de ces qualités masculines et féminines (dont chacun d’eux déborde secrètement) que le meurtre de l’autre paraît à chacun d’eux nécessaire. Le conflit est insoluble parce qu’ils refusent de se considérer comme deux êtres distincts mais qu’ils n’acceptent pas non plus l’homogénéité de leurs structures. Parce qu’ils sont deux aspects contradictoires mais complémentaires d’un même personnage, et les deux fragments d’un être total sans pourtant qu’aucune fusion définitive leur paraisse possible (sinon la mort). Pour cela, ils continueront à se battre et à « mourir de leurs baisers », tant qu’Achille voudra nier en lui et tant que Penthésilée niera en elle cette féminité et cette virilité qu’ils se jalousent jusqu’à ce que les exigences de l’un et de l’autre se dissipent comme un rêve, après la mort d’Achille et le suicide de Penthésilée.

 

Texte en partie inspiré de la revue RUBIS (épuisée)

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22/04/2012

Le culte solaire chez les peuples germaniques

"En partant d'une présentation de l'essence de la religion chrétienne pour laquelle, comme pour l'Islam et le Bouddhisme, l'individu est central, nos deux auteurs montrent dans leur ouvrage, que la religiosité des anciens Germains est affirmatrice de la vie au contraire de la religion chrétienne qui méprise le monde et s'affirme anti-vitaliste....."

Article "euro-synergies.hautetfort.com" :

le-culte-solaire-chez-les-peuples-germaniques

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21/04/2012

Dans l'armée des esprits, le Chasseur sauvage n'est autre qu'Odhinn

Les traditions populaires liées à la chasse sauvage ne sont pas le produit d’une quelconque « mythologie naturelle », mais reflètent au contraire de très anciennes croyances indo-européennes, liées aux activités des « sociétés d’hommes traditionnelles ». Georges Dumezil (Mythes et dieux des Germains) et Stig Wikander (Der arische Männerbund. Lund, 1938) devaient montrer toute l’importance des confréries d’hommes dans les plus anciennes sociétés indo-européennes.

Tacite, dans sa Germania, évoque le comportement d’une troupe de guerriers germains, les Haries (Harii). « En plus d’une puissance par laquelle ils dépassent les peuples que je viens d’énumérer, écrit-il, leur âme farouche enchérit encore sur leur sauvage nature, en empruntant les secours de l’art et du moment : boucliers noirs, corps peints ; pour combattre, ils choisissent des nuits noires ; l’horreur seule et l’ombre qui accompagnent cette armée de lémures suffisent à porter l’épouvante, aucun ennemi ne soutenant cette vue étonnante et comme infernale, car en toute bataille les premiers vaincus sont les yeux »(Germania, 43)

Le nom des Haries semble vouloir dire « les guerriers », ou plus précisément, note Alfred Endter, « ceux qui appartiennent à la troupe », « ceux qui en font partie »(op. cit., p.8). Ils ne constituaient probablement pas un peuple, mais plutôt une « fraternité d’armes », un Kriegsbund, « compagnonnage guerrier ». L’usage de « peindre leur corps »(tincta corpora) ne serait pas tant une ruse de guerre "qu’une identification magique à l’armée des esprits, l’armée de la chasse sauvage "…..

Männerbunde et « confréries » ont donc une fonction précise. Au sein des sociétés indo-européennes, dont l’ordre est la loi, elles assument un rôle indispensable de « défoulement conventionnel ». Cette « fonction de fantaisie, de tumulte et de violence, écrit Dumezil, n’est pas moins nécessaire à l’équilibre collectif que la fonction conservatrice (ordre, tradition, respect des tabous) qu’assument les hommes mûrs, et éventuellement les vieux ».

C’est donc dans les périodes de transition et de renouvellement (les équinoxes et les solstices) que se manifestent les scénarios mythico-rituels des confréries exhubérantes. Il s’agit, en quelque sorte, de conjurer la mort (la fin d’un cycle) par la vie dans ce qu’elle a de plus démonstratif. C’est pourquoi  l’on voit aller de pair les cortèges de masques carnavalesques, l’apparition des animaux, des motifs, des divinités chtonico-funéraires. A ces époques de l’année, les ancêtres reviennent visiter les vivants : « Les affiliés rencontrent les morts qui, surtout aux environs du solstice d’hiver, reviennent sur la terre »(Mircéa Eliade. Naissances mystiques, 1959). La chaîne biologique des générations se scelle des initiations marquant l’entrée dans l’âge adulte. Le vacarme, les sons de trompe, les abois, marquent ces solennelles retrouvailles. La chasse sauvage en est le plus présent symbole (Mircéa Eliade. Le mythe de l’éternel retour, 1949)

L’existence de liens étroits entre le Wütende Heer et les sociétés masculines de l’Antiquité nord-européenne conduit, tout naturellement, à poser la question des relations pouvant exister entre le « Chasseur sauvage »(le Grand Veneur) et le chef des Berserkir et des Einherjar, le dieu Odhinn. Georges Dumezil pose la question : « Ces représentations de l’au-delà (la Valhöll), et aussi celle d’Odhinn chevauchant sa monture à huit pieds, le démoniaque Sleipnir, sont-elles à l’origine des croyances modernes, surtout attestées au Danemark et dans le sud de la Suède, où Oden est le meneur de la chasse fantastisque ?(Les dieux des Germains. Op. cit., pp.45-46). R.L.M. Derolez ajoute : « Nous trouvons peut-être une dernière trace du Wodan du continent dans la croyance populaire très répandue concernant le « Chasseur sauvage », le chef de la « bande sauvage », l’armée des fantômes, qui parcourt le monde lors de la nuit de Jul, et peut-être en d’autres moments de l’année »(Les dieux et la religion des Germains). C’est aussi le sentiment de M. Gonzague de Reynold, qui évoque « le Wotan-Odin proscrit et maudit par le christiannisme, venu se réfugier dans les traditions populaires ». « Ce détrôné, écrit-il, n’est plus qu’un démon, un être malfaisant, incarnation du vent et de la tempête, incarnation de Satan »… On entend passer dans la nuit, avec sa meute hurlante, le Chasseur noir que Victor Hugo a si puissamment évoqué dans « Le Rhin », lorsqu’il a suspendu le récit de son voyage pour nous raconter la légende du beau Pécopin et de la belle Bauldour ». Pierre Grappin nous dit: « Les anciens Germains pensaient entendre dans le ciel une chevauchée fantastique durant les nuits d’orage.  Un galop endiablé traversait le ciel, mené par les guerriers morts en combattant. Cette troupe mystérieuse et glorieuse, qui traînait après elle le souvenir de combats sans nombre, emportée au galop de chevaux furieux, avait un chef, le maître de la fureur, celui qui souffle au cœur des hommes l’enthousiasme guerrier : Wode, qui devint Wotan, et dans le nord Odin ».

Aujourd’hui, nombreux sont les ethnographes à s’être laissés convaincre par les brillantes démonstrations d’Otto Höfler. Il est maintenant reconnu « que le conducteur de la Chasse sauvage n’est autre, à l’origine, que le grand dieu germanique Wodan. Sur ce point, la question peut-être considérée comme réglée ».

Le nom même d’Odhinn, « dieu terrible et inquiétant »(Dumézil dixit), vient renforcer cette hypothèse. Il dérive en effet du vieux-scandinave  « ôdhr », qu’Adam de Brême a traduit par « furor », et qui correspond au gotique « wôds », « possédé », et à l’allemand « Wut », « fureur »(angl.wuthered : fr.envoûté ?). Pris comme adjectif, le mot peut signifier « violent », « furieux », « rapide ». Substantivé, il exprime l’ivresse, l’excitation, le génie poétique, le mouvement de la mer, de l’orage et du feu (Georges Dumézil. Les dieux des Germains). « Odhinn, c’est le possesseur de l’ôdhr multiforme, de cette « Wut » volontiers nocturne qui anime aussi sur le continent les chevauchées de la Chasse fantastique, dont Wôde, Wôdan est parfois le chef ». Pour Emile Benveniste, ce nom, formé de « Woda-naz », « chef de la Woda » dit bien qu’Odhinn est à la tête de la « fureur » ou de « l’armée furieuse », c'est-à-dire de ce qu’on a appelé plus tard la « Wuotanes heri ». Son surnom de « Herjan », « seigneur des guerriers », renvoie lui aussi à la direction de l’armée. Dans l’un et l’autre cas, nous voyons donc se confirmer qu’Odhinn-Wodan est un dieu du tumulte.

« Le caractère d’Odhinn est complexe et peu rassurant, écrit Dumézil. Le visage dissimulé sous son capuchon, dans son manteau bleu sombre, il circule à travers le monde, à la fois maître et espion »

Sa complexité tient au fait qu’il exerce une double fonction, à la fois souveraine et guerrière.(On n’énumérait pas moins de 169 noms, surnoms et qualificatifs attribués à Odhinn). Seigneur du peuple des Ases, il est le roi des dieux, le dieu des rois, le dieu d’une partie des morts, et le dieu magicien. Dieu du « seid », maître de la magie, il tient sa sagesse de la tête parlante du géant Mimir. Dieu de la poésie, c’est par ruse (intelligence divine comme Zeus), en empruntant l’apparence d’un aigle, qu’il s’empare de « l’hydromel des scaldes ». On lui doit aussi la découverte des runes. Pour en connaître les secrets, il est resté neuf jours et neuf nuits suspendu à un arbre agité par le vent, offert en sacrifice à lui-même, sans boire ni manger. De là, probablement, le fait qu’il soit aussi le dieu des pendus. Tout cela lui vaut une quantité de pouvoirs : pouvoir d’ubiquité ou de translocation (il adopte alors les formes animales : aigle, cheval, ours, loup, etc.), pouvoir d’aveugler, d’assourdir, de paralyser ses adversaires. Sa magie lui sert à l’administration du monde. Il peut éteindre le feu, calmer la mer, tourner les vents, prévoir les événements et le destin des hommes. Intervenant dans les batailles, il « lie d’un lien » les guerriers dont il a décidé la perte.

Odhinn possède une lance de fer, Gungir, sur laquelle sont gravées de puissantes runes magiques. Il est le dieu-au-javelot. Il est aussi « Ase-aux-corbeaux », car deux corbeaux, Hugin (l’esprit) et Munnin (la mémoire), volent à ses côtés, qui lui rapportent le fruit de leurs observations. Sleipnir, son cheval à huit pattes, est le plus rapide des coursiers. Sa femme s’appelle Friga, ses enfants Thor et Baldr. Odhinn est borgne. La version méridionale de son nom, Wodan, se retrouve dans la forme anglo-saxonne du mot « mercredi » (jour de Mercure)

-Asgard est la demeure des Ases, peuple sur lequel règne Odhinn, et, par suite, le séjour des dieux.

-Le corbeau, qu’un scalde nommait « la mouette d’Ygg, autre dénomination du dieu, est l’un des principaux attributs d’Odhinn. Sur la plaque décorative d’un casque découvert à Vendel (Suède), se trouve un cavalier armé d’un javelot, qui, très probablement, se confond avec le dieu. Un corbeau vole devant lui, un autre derrière lui. A ses pieds, se trouve un serpent. Sur d’autres représentations, ce sont deux loups qui accompagnent les oiseaux. 

Extraits de "La Chasse sauvage" de Jean-Jacques Mourreau, éditions Copernic

14:23 Publié dans religion | Lien permanent | Commentaires (0)

20/04/2012

Hypathie, vierge martyre des païens

"Dors, ô blanche victime en notre âme profonde,

Dans ton linceul de vierge et ceinte de lotos;

Dors! l'impure laideur est la reine du monde

Et nous avons perdu le chemin de Paros (....)

Demain, dans mille années,

Dans vingt siècles, -qu'importe au cours des destinées -

L'homme étouffé par vous se dressera (...)

Votre oeuvre ira dormir dans l'ombre irrévocable".

LECONTE DE LISLE (Hypathie et Cyrille)

hypatie-1847-poeme-de-le-conte-de-lisle.

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09/04/2012

Fête de Pâques, lapin de Pâques, mais oui, païens

Extraits d'un article du site de "L'église de Dieu restaurée" 

La véritable origine de Pâques

Le lapin de Pâques n'est pas un symbole chrétien, ne s'est jamais vu attribué de rôle chrétien spécifique. Il tire son origine des rites de fertilité païens pré-chrétiens. Le lièvre est notamment un symbole de fertilité de l'ancienne Egypte...."L'origine des oeufs de Pâques est basée sur la tradition des races indo-européennes. Pour elles, les oeufs étaient un symbole de printemps..." La bible ne dit absolument rien au sujet du carême, des oeufs, des friandises etc, bien qu'elle parle des brioches du carême et des cérémonies du lever du soleil comme des abominations que Dieu condamne. La mauvaise traduction d'Actes 12 : 4, était une tentative pas trés subtile d'introduire un festival païen au sein des Ecritures afin qu'elles en autorisent la célébration. Les premiers chrétiens observaient la "Pâque" (juive) pas "les Pâques" ( Pâque envisagée de façon nouvelle, Christ étant le véritable agneau pascal.)

Dieu dit que "Paques" est mauvais!! (Voir article)

Joyeuses Pâques !!

12:28 Publié dans religion | Lien permanent | Commentaires (0)

01/04/2012

La Suède est le pays en Europe avec le plus important taux de viols

CHOQUANT, REVOLTANT, mais savoir est un devoir !!

60.000 viols par an, 5000 par mois, 164 par jour. 20 fois plus que dans les autres pays !! La norvège et le Danemark bien placés également. Le Human Right Service révèle que les viols en réunion ont augmenté de 377 % entre 1995 et 2006. Les viols commis en extérieur ont augmenté de 300 % entre 1975 et 2007. 82 % des femmes ont peur de sortir le soir. Seulement 5 à 10 % des viols sont déclarés à la police, bien souvent par crainte de représailles. Seulement 1 cas sur 10 est traité lors d'un procés. 

Sur google, deux mots clés et des articles sur le sujet dont on ne parle pas. L'horreur !! Sujet tabou, écho nul !! Pire, allez voir vous-même !!

Rien n'est fait, rien n'est dit pour remédier à ce drame humain dont sont victimes les femmes !! Un silence de mort, une condamnation ferme de l'innocence méprisée par ce mot d'ordre : Se taire et fermer les yeux.

C'est le foulard ou la ceinture de chasteté. Les suédoises seraient amenées à devoir choisir. En effet, un groupe d'adolescentes suédoises auraient créé une sorte de ceinture de chasteté que seul le porteur aurait le moyen d'enlever, et à l'aide de ses deux mains. Les pouvoirs publics n'étant pas disposés à confesser, réagir et agir, chacun s'informe, alerte et se protège comme il peut !!

31/03/2012

Les démons

Les démons - Augustin « De divinatione daemonum » 406/411

 

Là où Ciceron voulait, pour mieux sauvegarder la religion, rejeter la superstition attachée à la divination tout en respectant le rôle politique de cette dernière, composante de mos maiorum, Augustin rejette la religion païenne, sans remettre en cause le pouvoir de divination des démons, que la bible elle-même atteste….Pour Augustin, les dieux païens sont des démons, anges déchus. Il ne saurait y avoir de bons démons, à côté des mauvais, comme le prétendent les auteurs païens tel Plutarque ou Porphyre. Pour Porphyre,  les mauvais démons occupent le dernier rang dans la hiérarchie des dieux.

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28/03/2012

Il était une fois, l'amour du prochain

Article Wikipedia.org : Le veau d'or

Épisode de l’Exode (Ex. 32) du peuple hébreu de l’Égypte vers la « terre promise ».

Pendant l’ascension du mont Sinaï par Moïse, pour recevoir les tables de la Loi, les Hébreux, nouvellement libérés du joug du Pharaon, pressèrent Aaron de leur construire une idole d’or, en fondant les bracelets et colliers qu’ils avaient réussi à prendre avec eux. Il construisit un veau d’or qu’ils adorèrent à l’imitation du taureau Apis qui était adoré en Égypte.

Lorsque Moïse descendit du mont Sinaï, et qu’il vit les Hébreux adorer une idole, ce qui est littéralement interdit par le Troisième Commandement, il fut pris d’une colère si grande qu’il fracassa les Tables de la Loi sur un rocher.

L’anecdote du Veau d’or fut utilisée pour justifier l’intolérance religieuse. En effet, Dieu ordonna à Moïse de tuer tous ces hérétiques, et Moïse transmit cet ordre à ceux qui, parmi son peuple, lui étaient restés fidèles :

« 32.26 Moïse se plaça à la porte du camp, et dit : À moi ceux qui sont pour l’Éternel ! Et tous les enfants de Lévi s’assemblèrent auprès de lui. »

« 32.27 Il leur dit : Ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël : Que chacun de vous mette son épée au côté ; traversez et parcourez le camp d’une porte à l’autre, et que chacun tue son frère, son parent. »

« 32.28 Les enfants de Lévi firent ce qu’ordonnait Moïse ; et environ trois mille hommes parmi le peuple périrent en cette journée. »

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25/03/2012

Christianisme / aliénation historique

Le christianisme est une aliénation historique, qui a oblitéré les sentiments religieux spontanés des Européens.

KARLHEINZ WEIBMANN

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Une sédition éclate en 389, à Alexandrie. Des éléments chrétiens ont attaqué le temple de Sérapis et un Mithraeum, et exhibé publiquement les verenda qu’y adoraient les païens. Ceux-ci se révoltent contre cet attentat, surtout les philosophes. Il y a de part et d’autre beaucoup de morts et de blessés. L’empereur ne veut pas sévir, dans un dessein d’apaisement ; mais il ordonne la destruction totale des temples qui ont été l’occasion de l’émeute.

22/03/2012

Défense du paganisme - Contre les galiléens

Les éditions Mille et une nuits  publient dans La petite collection (une collection de poche à petits prix) Défense du paganisme - Contre les Galiléens de l'Empereur Julien (dit L'Apostat par les chrétiens). Sol Invictus !

defense-du-paganisme.html

Mais il existe également "Celse contre les chrétiens" de Louis Rougier réédité aux éditions du labyrinthe.

Celse est un philosophe épicurien du IIème siècle, auteur d'un ouvrage analytique et articulé "Discours véritable" rédigé vers 178 (Extraits qui nous sont parvenus par le biais de son contradicteur Origène dans son ouvrage "La réfutation")

23:04 Publié dans religion | Lien permanent | Commentaires (1)

20/03/2012

Arkaïm, la cité du soleil / Le livre de Veles

Article "euro-synergies.hautetfort.com" :

Mythes et réalités du néo-paganisme russe :

mythes-et-realites-du-neo-paganisme-russe.html

23:25 Publié dans religion | Lien permanent | Commentaires (0)

19/03/2012

Qu'est-ce que le paganisme ?

Article "euro-synergies.hautetfort.com" :

Qu'est-ce que le paganisme ?

j-vertemont-qu-est-ce-que-le-paganisme.html

22:10 Publié dans religion | Lien permanent | Commentaires (0)

18/03/2012

le néo-paganisme, l'indéracinable réalité toujours d'actualité

Je pense pour ma part qu'Homère a tout dit. Il convient de savoir traduire son langage, sa manière d'appréhender ce qui se donne à voir au delà du visible, et donc comprendre les "articulations", aspects multiples/attributs, natures contraires, diverses et complémentaires, chronologies constitutives de son panthéon. Pas aisé!! Mais accessible. On peut tout à fait tout reprendre depuis le début. Mettre notre potentiel spirituel au service de la foi insoumise de nos pères, commune à tous les peuples libres que la terre ait connue, et reconstruire les temples en nos âmes pieuses. Tout est possible à l'homme, rien n'est providentiel !! J'accepte même le qualificatif de païen dont nous ont gratifiés les adorateurs de Christ. Le mépris n'est pas une pensée pieuse. Nous en avons fait le   symbole dévôt de notre lutte contre la persécution dont nous sommes victimes. Quand je vois le ciel, je déplore seulement que les hommes n'aient d'yeux que pour un crucifix.

Quel nom donner au néo-paganisme ?

J'ai trouvé un article intéressant à ce propos en allant me promener dans la blogosphère "hautetfort":

le-neo-paganisme-en-occident.html

10:37 Publié dans religion | Lien permanent | Commentaires (0)

17/03/2012

NOVA ROMA

Article "paganisme.hautetfort.com" :

Nova Roma est un groupe religieux néo-païen créé en 1998 (ou MMDCCLVI ab urbi condita selon l'usage du calendrier romain) dans l'État du Maine aux États-Unis.

Nova Roma « se voue à la restauration des vertus, de la culture et de la religion romaines ».

nova-roma.html

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14/03/2012

Paganisme en Italie - Cas de la Lituanie

Article "euro-synergies.hautetfort.com" :

Paganisme en Italie aujourd'hui :

Entretien avec le Professeur Sandro Consolato

paganisme-en-italie-aujourd-hui.html

- Cas de la LITUANIE : reconnaissance juridique de l’existence et de la pratique d’anciennes religions païennes.

...prenons l’exemple concret de la Lituanie, où le paganisme « indigène » a été reconnu, il y a quelques années, par l’Etat....,être païen, là-bas, est considéré comme la chose la plus normale, comme une donnée naturelle de l’identité nationale. Le jour du solstice, les païens peuvent, par exemple, visiter les musées gratuitement.

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12/03/2012

Contradictions des Evangiles / PORPHYRE

Contradictions des Evangiles / PORPHYRE

Extraits de l’ouvrage de Pierre de Labriolle / La réaction païenne.

Les évangélistes sont les inventeurs, non les historiens des choses qu'ils racontent de Jésus. –Porphyre-

Discordance entre généalogie du Christ que donne saint Matthieu (Jacob père de Joseph !!) et celle que dresse saint Luc (Heli père de Joseph)

Référence inexacte donnée par saint Marc qui, au seuil même de son évangile, impute au seul Isaïe une citation prise pour moitié chez  Isaïe, et pour moitié à Malachie.

Porphyre traitait saint Matthieu d'ignorant pour avoir attribué à Isaïe une parole du Psalmiste.

Saint Matthieu, saint Luc et saint Jean fixent la crucifixion à la sixième heure. Saint Marc la place à la troisième heure.

Dans les Actes, Judas meurt "rompu par le milieu", tandis que d'après saint Matthieu, il se serait pendu. Saint Jean est le seul à raconter qu'un soldat transperça de sa lance le côté de Jésus crucifié et qu'il en sortit du sang et de l'eau.

Dans saint Jean (VIII,8), Jésus déclare à ses frères qu’il n’ira pas à la fête des Tabernacles; or, il y monte tout de même (VIII,I0)

Jésus dit :"Ne craignez pas ceux qui tuent le corps." Pourquoi donc souhaite-t-il, alors, que sa passion s'éloigne de lui? Il dit encore :"Vous avez toujours les pauvres avec vous; mais, moi, vous ne m'avez pas toujours"(Matth.,XXVI,36), et ailleurs :"Voici que je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles"(ibid.,XXVIII,20)

Le Christ menace les pêcheurs de supplices éternels, et il déclare cependant :"Selon que vous aurez jugé, on vous jugera, et de la même mesure dont vous aurez mesuré on vous mesurera." Quel rapport entre des peines indéfinies et un châtiment qui doit être proportionné à une certaine mesure, et par conséquent circonscrit dans le temps?

Saint Marc renchérit sur saint Matthieu à propos du nombre de porc noyés dans le lac de Tibériade; qu'au surplus, il est invraisemblable qu'un troupeau de deux mille porcs ait pu se trouver groupé en Judée où cet animal était considéré comme impur et détesté, et qu'ils se soient noyés en si grande quantité dans un simple lac(donné comme une mer).

Pourquoi Paul avait-il critiqué Pierre pour s’être tenu à l’écart des païens après s’être mêlé à eux quelque temps, puisque lui-même, qui n’était point partisan de la circoncision, se décida, par ménagement pour les juifs, à circoncire Timothée?

Et que de démentis infligés par les évènements à d'imprudentes promesses ou à de chimériques prédictions! Persistance de l'univers, en dépit de la menace incluse dans le verset de saint Matthieu, XXIV,14; mort ignominieuse de saint Pierre, nonobstant les privilèges qui lui avaient été solennellement conférés; décollation de saint Paul, en dépit des assurances consignées dans les Actes, XVIII,19-20; mort naturelle de saint Jean, à qui Jésus avait annoncé qu'il mourrait martyr; absence de tout nouveau christ en dépit de l'avertissement de Jésus :"Plusieurs viendront sous mon nom, disant: c'est moi qui suit le christ"(Matth.,XXIV,5)

A lui seul, le récit de la passion est un exemple de contradictions :

L'un raconte : "Quand ils furent arrivés au lieu appelé Golgotha, ils lui donnèrent à boire du vin mêlé avec du fiel, il y goûta et ne voulut point en boire." Et bientôt après: "Vers la neuvième heure, Jésus poussa un grand cri: "mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?" Celui qui raconte cela, c'est Matthieu. Pour Marc, il s'agit d'une éponge pleine de vinaigre puis ces paroles : "mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu couvert d'opprobe?" Mais en voici un troisième: "Il y avait là un vase plein de vinaigre. L'ayant attaché à une tige d'hysope, ils le présentèrent à sa bouche. Quand il eut pris du vinaigre, il dit "C'est consommé, et ayant incliné la tête, il rendit l'esprit". C'est Jean qui raconte cela. Un quatrième dit: "Et ayant crié d'une voix forte, il dit: "Père, je remets mon esprit entre tes mains." Celui-là, c'est Luc.

Pratique baptismale : (quand ce sont des adultes qui en bénéficient) : tant de souillures, d’adultères, de turpitudes lavés par une seule ablution, par une seule invocation du nom de Christ, au point que le catéchumène rejette tout son fardeau de péché comme un serpent se dépouille de sa peau. Une pareille discipline est conseillère de vice et d’impiété.

Incarnation : Pourquoi le Christ, s’il était vraiment Salut, Connaissance véritable et parfaite, n’est-il pas venu plus tôt pour sauver ceux qui vivaient dans l’ignorance ?Pourquoi serait-il venu si tardivement, après avoir laissé l’humanité privée pendant tant de siècles du bienfait de la révélation ? Pourquoi aurait-il permis que se perdent sans secours d’innombrables âmes ? Et comment croire que le fils de Dieu ait vraiment souffert sur la croix ?…..étant par sa nature impassible ?

Rite eucharistique : Pour Porphyre, la communion est un acte de cannibalisme. Il traite les paroles du Christ dans saint Jean : « Si vous le mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes, etc… », de bestiales et d’absurdes.

Dogme de la résurrection : Pourquoi Dieu interromprait-il à un moment donné la succession des créatures, la conservation indéfinie des espèces ? L’ordre qu’il a une fois déterminé doit être éternel, à la différence d’un ordre humain, toujours précaire. Puis, comment imaginer la reconstitution des organismes abolis ? Un homme fait naufrage : les mulets de mer dévorent son corps ; des pêcheurs mangent les mulets ; ils périssent eux-mêmes, et leurs cadavres sont mangés par des chiens, lesquels deviennent la proie des vautours ; Qu’est devenue la chair du naufragé ?….Comment la terre contiendrait-elle tous les morts, depuis la naissance du monde, s’ils venaient à ressusciter ?

Rappelons à propos de la résurrection les observations de Julien (empereur) : Selon saint Matthieu, Marie-Madeleine et la seconde Marie vinrent au sépulcre, après le sabbat, à l’aube du premier jour de la semaine ; d’après saint Marc, elles vinrent en plein jour, alors que le soleil était déjà levé ; chez Matthieu, elles voient un ange ; chez Marc, un jeune homme ; chez Matthieu, elles s’en vont annoncer la nouvelle de la résurrection du Christ ; chez Marc, elles se taisent et n’en parlent à personne.

L’idée que l’univers puisse finir est insupportable à Porphyre : saint Matthieu : « Le ciel et la terre passeront , mais mes paroles ne passeront point » est qualifiée de mensonge et de vantardise. Comment les paroles de Jésus subsisteraient-elles, une fois le ciel et la terre détruits ?.. Que la terre disparaisse, passe encore ! Mais le ciel ! Le ciel, c’est l’ordre, la permanence. (Note personnelle : le ciel est ce temple éternel que les chrétiens n'ont pu et ne pourront jamais nous enlever, en dépit de leurs menaces. )

Morale chrétienne : Qu’elle s’occupe avant tout des âmes mal portantes, et non pas de celles qui vivent en santé et en beauté, n’est-ce pas là une étrange préférence ? Si ce sont les malades, les pêcheurs qui ont besoin de Jésus, alors l’injuste est donc seul « appelé », à l’exclusion du juste ?

Que signifient aussi les sévérités de l’Evangile à l’égard des riches, ses complaisances pour les pauvres ? Une maxime comme celle de saint Matthieu : « Il est plus aisé qu’un chameau passe par le trou d’une aiguille, qu’il ne l’est à un riche d’entrer dans le royaume des cieux », aboutit à condamner le riche, même vertueux, et à magnifier le pauvre, même vicieux. Celui-ci n’a plus à se préoccuper de bien faire, puisque sa pauvreté suffira à le sauver. Ce n’est plus la vertu qui achemine l’homme au ciel, c’est le manque d’argent… Ce sont propos de gueux, avides de dépouiller les riches de leur avoir, à l’aide de ces inepties.

Et que dire de la prédiction de Christ d’après laquelle la fin du monde surviendrait aussitôt que l’univers aura été totalement évangélisé.

Obscurité, incohérence, illogisme, mensonge, abus de confiance et sottise, Porphyre n’a guère vu autre chose dans le christianisme. A ses yeux, l’Evangile est une « scène truquée », une farce de tréteaux, une mauvaise plaisanterie de faiseurs de tours, une fâcheuse pièce vouée aux brocards et aux sifflets.

La prohibition de Constantin contre l’ouvrage de Porphyre n'empêchera pas une partie de ses écrits de parvenir à la postérité. Les exégètes chrétiens étaient si préoccupés et malmenés par l’esprit aiguisé de leurs contradicteurs, qu’ils n’ont pu faire autrement que nous transmettre bon nombre de fragments, dans leur soucis de contrer chaque réfutation, à grands renforts d'adaptations.

Je porte ces incohérences à la connaissance de tous, pour la gloire du bon sens, et au nom de la vérité. (Et je m'en tiendrai à cet aperçu non exhaustif)

Je rends hommage à Virius Nicomachus Flavianus qui se donna la mort après la défaite d’Eugène contre Théodose, ainsi qu’à son ami Vettius Agorius Praetextatus et Symmaque, fervents défenseurs de la foi originelle et pérenne. Ces érudits ont eu le mérite de porter haut la controverse jusqu'au dénouement funeste de l'effondrement d'une pensée admirable et mesurée, servie en pâture aux foules avides de promesses sans lendemain.

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11/03/2012

Symbolique de l'âne

L’âne est parmi les animaux que j’affectionne le plus. Toute une symbolique.

Je me suis quelque peu attardé sur une légende qui n’a pas grand intérêt sur le plan initiatique mais dont la symbolique n'est pas dénuée d'intérêt.

Ocnos, le cordier, est un personnage que l’on nous représentait aux enfers, en train de tresser une corde qu’une ânesse dévorait à mesure.

Dans le dictionnaire de la mythologie grecque et romaine de Pierre Grimal,  ouvrage très utile au demeurant, l’auteur nous dit à propos de cette légende : « On interprétait couramment ce symbole en disant qu’Ocnos était un homme travailleur, mais qui avait épousé une femme dépensière. Le véritable sens de la légende nous échappe ». Voilà qui se révèle être une interprétation bien hâtive et non sans préjugés. Pour le reste, on ne s’étonne pas que le sens véritable échappe à nos esprits formatés.

Pourtant, le sens de cette légende est d’une simplicité déconcertante. Le fait de tresser une corde suppose une maîtrise constructive qui fait penser à l’édification de l’âme (symbolique du lien entre le ciel et la terre), ou bien de l'existence distincte  de l'individu (symbole du lien entre la naissance et la mort). Un rouleau de corde soigneusement tressé fut l'un des trésors trouvés dans la tombe de Toutankhamon. Il faut savoir aussi que symboliquement, l’âme de l’homme est reliée au corps par la corde d'argent. L'âme s'élève, et lors de la mort, il y a rupture. Toutankhamon voulait sans doute s'assurer d'une certaine continuité!! Par ailleurs, le nœud d'Isis est symbole d'immortalité.

Rien ne nous conduit à penser à un quelconque châtiment.

Il faut également considérer la symbolique de l’âne. Il se révèle être la monture des saints : humilité de l’âne/vertu chrétienne. « Que ne mange saint Martin, ne mange son âne ». L’entrée du christ à Jérusalem a lieu sur une ânesse suivi d’un ânon (ânon : signe de reconnaissance à ses disciples). Au moyen-âge toutefois, les évêques choisiront toujours le cheval, symbole de leur puissance temporelle. Lors de la fuite en Egypte, une ânesse porte la vièrge et l'enfant. "Les Vestalia", fête romaine en l'honneur de la déesse Vesta, célébrée le 8 et 9 juin, mettent en avant des processions d'ânes couronnées de fleurs.

Symbolique de l'âne....htm : L’âne est le symbole de la « chaleur à la tête », l’âne comme le symbole de la folie. C’est qu’il s’agit d’une extrême réceptivité, une sensibilité à fleur de peau, une « sagesse de fous ». (La robe blanche de l’animal serait un symbole plus propice). Homère, dans l’Illiade, lors du siège de Troie, nous apprend qu’Ajax (vaillant combattant comme Achille) est transformé en âne au moment où celui-ci, perdant la raison (là aussi toute une symbolique !!), se jette sur les troupes de sa propre armée. D’après la tradition juive, si on rêve d’un âne, c’est que le salut est à sa porte. D’après l’écriture, l’ânesse de Bila’am le magicien était plus clairvoyante que son maître puisqu’elle percevait la présence d’un ange que lui-même ne voyait pas, etc....

Revenons à la légende d'Ocnos: 

Conclusion : La symbolique du lien entre la vie et la mort est celle qui me paraît correspondre le mieux à la légende d’Ocnos. En effet, la mort dure l’éternité, mais il n’est plus question de naissance (ânesse et non âne). Toutefois, il me plaît également de penser à cette autre symbolique : Ocnos tresse une corde afin de relier les enfers à la terre et au ciel. Grâce à l’ânesse, le royaume d’Hadès demeure coupé de toute manifestation de vie. En effet, sans la mort, point de vie. A mon sens donc, bien que l’ânesse dans cette légende soit aux enfers, son rôle reste bénéfique.

Un lien intéressant concernant la symbolique de l'âne, bien que certaine interprétations me paraissent sujettes à caution :

Symboles_et_Creation.htm

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09/03/2012

Qu’ont donc les chrétiens contre les femmes ????

Qu’ont donc les chrétiens contre les femmes ????


Tertullien, qui lutta activement contre les cultes païens, fut considéré comme le plus grand théologien chrétien de son temps.

Tertullien distingue les anges déchus et les démons, qui seraient les âmes des géants issus de l ‘union des anges et des femmes !!!!!!!!!!

 

Comment les femmes peuvent-elles accepter une religion qui les considère ainsi ?? Pourquoi les institutions ou associations garantes des droits de la femme n'en font-elles pas état ???

 

La convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes a été adptée le 18 décembre 1979 par l'Assemblée générale des Nations Unies. Elle est entrée en vigueur le 3 septembre 1981 aprés avoir été ratifiée par 20 pays. Aujourd’hui, les seuls membres de l'ONU à n’avoir pas signé la Convention sont: le Vatican, l’Iran, Nauru, les Palaos, la Somalie, le Soudan et les îles Tonga. Les Etats-Unis l’ont signée en 1980 mais ne l’ont toujours pas ratifiée. Les États qui n’avaient pas signé le traité lors de son entrée en vigueur y « accèdent » aujourd’hui, sans le signer. Le dernier État en date à l’avoir fait est le Qatar, le 29 avril 2009.

08/03/2012

Destruction du Sérapeum d'Alexandrie

Le coup de grâce est pour la religion sectaire, dans le coeur de tous les hommes libres :

Edit de Théodose interdit tous les cultes païens 391

Interdiction légale du culte païen en 399

Edit de 407 ordonnant la destruction des sanctuaires privés et les manifestations publiques à caractère païen (contraignant tout culte païen à se dérouler en cachette, de nuit).

Chute de Rome 410

Suite au décret de Théodose 1er (391) visant à éliminer toute trace de paganisme en Egypte, est ordonnée la destruction du Sérapeum d'Alexandrie et du Théâtre de Dionysos. Le Sérapeum était le palladium de la religion égyptienne et de la philosophie grecque.

L'archevêque d'Alexandrie Théophile ordonna le pillage des édifices publics et de faire brûler les livres de la célèbre bibliothèque qui contenait les œuvres complètes des Anciens.

Eunape : « Des hommes, qui n’avaient jamais entendu parler de la guerre, s’attaquèrent bravement à des pierres, les assiégèrent en règle, démolirent le Sérapeum, et s’emparèrent des offrandes que la vénération des siècles y avaient accumulées. Vainqueurs sans combats et sans ennemis, après avoir courageusement livré bataille aux statues et aux offrandes, après les avoir vaincues et dépouillées, ils firent la convention militaire que tout ce qui avait été volé serait de bonne prise….Comme ils ne pouvaient emporter le sol, ces grands guerriers, ces héroïques conquérants, tout glorieux de leurs exploits, se retirèrent et se firent remplacer dans l’occupation du sol sacré par des moines, c’est à dire par des êtres ayant de l’homme l’apparence, vivant comme les plus vils animaux, et se livrant en public aux actions les plus dégoûtantes qu’il est possible de rappeler. C’était pour eux un acte de piété de profaner de toute manière ce lieu révéré : car, à cette époque, quiconque portait une robe noire avait un pouvoir despotique… Ces moines campèrent donc sur la place du Serapeum ; et alors, au lieu des dieux de la pensée, on vit des esclaves et des criminels obtenir un culte : à la place des têtes de nos divinités, on montrait les têtes sales de repris de justice ; on mettait un genou devant eux et on les adorait. On appelait martyrs, diacres et chefs de la prière, des esclaves infidèles déchirés par le fouet et tout sillonés des marques de leurs crimes. Tels étaient les nouveaux dieux de la terre. »

"des hommes à robe noire qui mangent plus que des éléphants, dont la soif infatigable épuise ceux qui leur servent à boire pendant leurs chants; mais qui cachent leurs orgies sous le masque d'une pâleur factice : ce sont ces hommes qui font la guerre aux temples par le fer, par les pierres ou par le bois; ou faute d'instruments, avec leurs mains ou avec leurs pieds".

Libanius "Pour les temples"

L’ Oracle avait prédit ce naufrage : O Sérapis, élevé sur ton rocher, tu feras une grande chute dans la trois fois misérable Égypte.

.L'histoire a été manipulée....htm

.L'église.......htm

Par tous les dieux, dites-moi s'il est possible d'aimer Dieu à l'évocation d'une telle ardeur dans la haine et la destruction commanditées par les plus grandes figures passées de la chrétienté ? Le chrétien peut-il avoir l'âme sereine d'avoir fait triompher sa foi dans le sang, les larmes et la destruction ? Le fait d'être chrétien n'est-il pas une adhésion à l'incalculable succession d'exactions ? + de 1600 ans de persécutions !!

Pour ma part, il ne me serait donné d'être le continuateur d'une entreprise aussi coupable et dénuée de tout repentir. Car, aujourd'hui encore, les adeptes de l'ancienne religion sont encore persécutés.

Les adeptes de l'ancienne religion toujours persécutés....!!l

15:31 Publié dans religion | Lien permanent | Commentaires (0)

Asclépius – traité

Hermès Trismégiste à Asclépius

 

….L’Egypte, notre patrie, n’est-elle pas le temple de l’univers ? Mais l’avenir est sombre pour cette terre d’élection, et pour la religion dont elle est le vivant foyer.

 

« Comme il appartient au sage de tout prévoir, voici ce qu’il ne vous est pas permis d’ignorer. Un temps viendra où il apparaîtra que c’est en vain que les Egyptiens ont trouvé la divinité avec une âme pieuse et un culte fidèle ; tout leur culte des choses saintes, frustré de son objet, sera réduit à néant. La divinité remontera de la terre au ciel, elle abandonnera l’Egypte ; et cette contrée, naguère la patrie des cérémonies sacrées, sera privée de la présence des dieux et abandonnée par eux ! Des étrangers rempliront ce pays, et non seulement la religion se verra abandonnée, mais ce qui est plus dur encore, une prohibition légale interdira sous des peines déterminées la religion, la piété, le culte divin. Alors, cette terre si sainte, demeure des sanctuaires et des temples, sera toute pleine de sépulcres et de morts (memoriae des martyrs). O Egypte, Egypte ! de tes cérémonies il ne subsistera plus que l’histoire à laquelle la postérité ne croira pas, et les paroles gravées dans la pierre qui racontent tes pieuses actions : ….., toute la barbarie voisine s’installera chez toi !….Pourquoi pleurer Asclépius ? Chose plus pénible, plus lamentable encore, l’Egypte même se laissera persuader ; des maux pires l’intoxiqueront. Elle, la terre très sainte, amante de la Divinité,….maîtresse de sainteté et de piété, elle donnera l’exemple des pires cruautés. Les hommes inspireront une telle répugnance que l’univers cessera d’être admiré, adoré…Les ténèbres seront préférées à la lumière, on trouvera la mort plus utile que la vie. Personne ne lèvera plus les yeux vers le ciel ; l’homme religieux sera considéré comme un fou, l’irréligieux passera pour un sage, le furieux pour un énergique, le scélérat pour un homme de bien… Oui, croyez-m’en : il y aura péril capital pour celui qui se consacrera au culte de l’âme. Un nouveau droit se constituera, une loi nouvelle ; il ne sera plus question de rien de saint, de rien de religieux qui soit digne du ciel et de ses célestes habitants ; on ne croira plus à tout cela. Il y aura un douloureux divorce entre les dieux et les hommes. Seuls les anges nuisibles resteront, mêlés à l’humanité : ils induiront les malheureux à tous les méfaits de l’audace, aux guerres, aux rapines, aux fraudes, à tout ce qui est contraire à la vraie nature des âmes…

 

Hermès Trismégiste parachève cette lugubre et menaçante cantilène par l’annonce de grands bouleversements dans la nature. Haec et talis senectus veniet mundi. Une fois morts les cultes païens, l’univers n’a plus qu’à périr ou du moins qu’à se renouveler, et le deus primipotens saura faire son choix entre les moyens propres à en extirper les éléments mauvais pour lui restituer sa face ancienne, ad antiquam faciem mundum revocabit.

 

Ces plaintes se lient et s’apparentent à celles que Julien l’Apostat a si souvent formulées. Pour le traducteur de l’Asclépius grec, comme pour l’Empereur Julien lui-même, christiannisme signifie barbarie, haine de la lumière, haine de la vie. Il remplit de tombeaux un sol qui se paraît naguère de la beauté de ses temples. Il renverse audacieusement toutes les traditions consacrées par le temps. Et il emprunte la force de la loi pour contraindre les âmes vraiment religieuse.

 

Le texte grec est antérieur aux premières années du IVe siècle.

Extrait de l’ouvrage de Pierre De Labriolle – La réaction païenne -

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06/03/2012

Homère n'était pas aveugle, les modernes le sont

Les modernes ont longtemps disserté sur Homère, sur la réalité de son existence, sur la nature ou la véracité de ses écrits, sur sa cécité, voir l’hypothèse avancée par Friedrich August Wolf d’un Homère analphabète. Pourquoi oser pareille allégation si ce n'est pour dénigrer encore et toujours ? Du temps d'Homère, la transmission orale des enseignements religieux était de rigueur. Des écrits, il ne ressort pas d'aura divine. Les écrits ne font pas venir à la présence et commandent à l'esprit de s'émouvoir pour l'âme. Or, l'esprit a un pied sur terre et l'autre dans l'autre monde, à condition que celui-ci n'obéisse pas à un commandement, sinon, il est trop humain pour être subtil. Peu importe la manière dont Homère a écrit ou transmis son savoir. Le fait est que les écrits tels qu'on les connaît ne se lisent pas comme on l’entend, mais comme on est amenés à les ressentir au delà de toute apparence. Ils interpellent notre intuition et en appellent à notre intelligence patiente, métamorphosée, dépouillée de son complexe de supériorité. C’est à nous, désormais seuls, de faire parler ces textes,  et retrouver en notre cœur la note juste, thyrse initiatique de la transmission orale confinée en soi.

A quoi bon discuter sur le sexe des anges et chercher les contradictions en abordant tout de façon littérale, linéaire ou méthodique à la manière d’Hercule Poirot. Ces études spécialisées ont la manie de cultiver le questionnement,  pour n’arriver qu’à des conjectures loin du plus simple bon sens. Mais il est connu que la simplicité ne satisfait pas les grands esprits. Homère dérange. Dans un pays de tradition catholique, il doit être pensé comme un simple aède. Dans une société réductrice et scientiste, il doit être pensé sous l’aspect d’un archaïsme fantasque. Lorsque l’on sait le pouvoir destructeur de l’homme gagné à cette espèce de rage confessionnelle ou partisane, on est saisi par le caractère indestructible de cet hymne magique.

La réalité se dispense des beaux apparats de nos maîtres à penser. Homère n’était pas aveugle, mais il était  d’usage à l'époque de considérer comme tel un guide divin, un aède exercé aux arts divinatoires, car il n’a pas besoin de ses yeux pour voir justement ce qui ne se voit pas avec les yeux, mais avec le prisme de l’âme. Le but n’est pas de se couper du monde pour mieux voir, mais de dépasser ses sens afin de développer une autre sensibilité capable d’appréhender ce qui échappe à notre intuition. Pour comprendre, il faut donc être privé de la vue qui s’offre à nous et nous distrait. Le monde des apparences occulte la clairvoyance. Il n'est pas là question d'être aveugle, cette approche n'ayant rien de physique. Dans la pratique, il faut tourner son regard derrière le voile pudique d’une perception sensible. Par la suite, lorsque les yeux initiés deviennent le miroir de l’âme, le jour se lève où le monde prend un tout autre aspect et les sens ont une toute autre essence. Héra, originelle et primordiale gardienne du temple, change même de nature, oublie sa colère assagie par la ruse. Et la magie opère si bien que la flamme devient miscible dans l’eau lustrale pour former une alchimie sublunaire capable d’appréhender ces mondes que l’on ne voit pas, afin de les ressentir au plus prés de soi.

Lorsque nous lisons les mythes, nous sommes de grands enfants. Homère en aurait-il  ri, à défaut d’être effrayé ? L’intelligence n’est pas en cause. Il s’agit bien plutôt d’une impossibilité de penser autrement pour nous désormais. Nous sommes comme entravés, empêchés par nous-mêmes, épris de nos certitudes. Nous avons des schémas de pensée qui tiennent en bride notre faculté de transposer notre mode de perception. Esclaves de l’intellect, nous sommes des forçats de l’émotion terre à terre. L’âme est alors inhabitée par notre incapacité à en pénétrer l’espace autrement que par l’exercice d’une méditation dictée par des enseignements préétablis aux subtilités élucidées. Nous sommes tristes, malheureux et fanfarons. Nous avons perdu le langage de l’âme en quête d’un bonheur dont seul Homère a la clé. En vertu de notre prétention, nous n’y prêtons guère attention.

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05/03/2012

L'Apothéose d'Homère

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MAGNIFIQUE !! Mon coeur s'enflamme. Mon âme soupire. 

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(Croquis : http://www.insecula.com)

On ne se demande pas ce que fait le bas-relief (225-220 av.J.-C.) d'Archélaos de Priène au British Museum.

Pauvre Grèce, ma patrie spirituelle, le berceau de ma tendre et douce........religion.

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03/03/2012

Chrétien devant l'éternel, citoyen sous la loi de Dieu

Il se croyait dans les petits papiers de Dieu. Il le disait avec une sainte et timide expression de communiant fervent, avec un air de satisfaction gêné, contrarié par la transcendante supériorité empesée de ses vertus autoproclamées. Son ouverture d'esprit se prêtait à toutes les compromissions, flétrissures et faiblesses, pourvu qu'elles soient de nature à satisfaire une tolérance exorcisante. Sa vocation à excuser l'homme en dépit de ses travers et en toutes circonstances conférait à cette élégance complice, l'illusoire vertu d'une compassion pour le moins fanatique. Tout avait le goût et l'esprit d'une charité déraisonnable et endiablée destinée à nous faire accroire en l'existence d'une humanité plus humaine que jamais. Le pieu dans ton coeur si tu n'y croyais. En réalité, rien n'était plus tyrannique qu'un sérieux austère où les principes érigés en morale contraignaient la vie à se réguler en un système de pensée pour soi-même oppressif, pour le bien-être subversif, et pour tout un chacun, en une abnégation mortifiante et fatale.

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01/03/2012

Parcours initiatique du myste

Le myste vivait dans l’oubli de cet imposteur dont il était l’image, à l’image du monde surfait qui faisait de lui un être imparfait. L’oubli de Léthè qui l’entraînait en sa source, par le plus court chemin qu’emprunte le temps. Il acceptait le fouet du destin comme un fruit d’harmonie, comme un tremplin sacré, libre de s’attacher à la maxime delphique de Phémonoé « Connais-toi toi-même », qui s’imposait pieusement à lui comme une femme fatale, un peu fruit vert. Cet isolement, qui n’était point nouveau, révélait sa dissemblance enflammée avec ses semblables, pour l’entériner désormais. Par son recul, il allait chercher tout ce qui se lovait en retrait. Il mettrait un point d’honneur à en être l’artisan, le maître-ouvrier. Grâce aux moissons formatrices d’une expérience future, le ressac de ses déboires attiserait l’étincelle d’Hephaestos en Dionysos Hermès qui guide et révèle à l’esprit ce qui de beau s’oppose à son principe contraire, l’inharmonieuse discordance. Alors, l’amour d’Eros, émanation d’Aphrodite, féconderait ce feu éthéré et embraserait Psyché, l’âme virtuelle qui éclaire l’esprit de son émotive candeur et se révèle à sa raison d’être. Pourtant, ce qui de divin le pénétrait devait encore sommeiller sous le ciel d’un monde sans étoiles. Monde dont il subissait encore la volonté prétendument plus réelle que l’infinité religieuse. Au détour de ce mirage, son âme devait attendre la maturité d’un esprit naissant qui, à peine sorti de sa gestation, n’avait pas encore l’aptitude à réaliser ce qui en son tréfonds s’édifiait contre toute attente. Où était le feu d’Hephaestos, manifestation de Zeus ? Où était l’eau lustrale, l’amour et le réceptacle du feu en Aphrodite, manifestation d’Héra ? Où était le collier et la robe d’Harmonie , fille d’Arès, dieu des arrêts du destin, qui permit aux abysses profonds d’une vague d’amour, la mise en présence dans l’éclaircie d’une manifestation positive écumante ? Où était Athéna, messagère de l’intelligence de Zeus, dépositaire de la sagesse suprême de Métis, modératrice et guide divin sans laquelle l’équilibre et la beauté n’eurent pas eu pour devenir l’homme qui se respecte. En effet, sans cette déesse de l’initiation, l’être restait en gestation. Aussi, prédisposé à la recevoir, le myste invoquait cette belle inconnue, l’inviolable sagesse de cette intelligence virginale qui ne se manifestait que chez l’être le mieux disposé à l’accueillir. Grâce à ce qui de primordial en son émanation était propice à l’acuité de la réflexion, le myste ouvrait grand le champ libre à son génie personnel, prétendant de l’âme plus belle, dévoué à la pensée et amant de la psyché. Alors, l’âme s’édifie, sinon elle ne fait que préexister dans les langes d’une émotion mort-née.  Cet art d’aimer devait néanmoins réaliser sa genèse encore anarchique et prisonnière de l’intellectuelle matière à penser, avec pour dessein de s’en extraire grâce aux attributs les plus raffinés. Une intelligence en substance, isolée d’une nature aux extraits intacts et purs, dont la quintessence fonde l’esprit qui élucide et trouve en son discret modèle, une conjugaison qui révèle et guide. Mais le gourou de l’âme se débattait désespérément contre Apaté qui révélait l’aspect de ce qu’elle n’était. Avant longtemps, il ne lui serait possible de la tenir en respect. Le myste avait déjà perdu le temps qui lui manquerait plus tard, et si il était déjà en marche, il n’était pas encore en route. Pas encore et loin de cette aube future lorsque l’existence s’offrirait derechef l’occasion de le tourmenter. La longue traversée du désert en solitaire s’imposait à son devenir, apprentissage de l’esprit nécessaire à son détachement dans l’âme du monde.

28/02/2012

Divine statue

Le plus clair du temps, il relisait l'impression qu'elle lui laissait et dont il percevait le sens par la voie de l'intuition. L'amour ne gouvernait pas les raisons de son attention particulière à lui trouver toute beauté, car cette intuition commandait au coeur de ne point faire entendre sa douce clameur. La souffrance ne montrait pas son aiguillon, et le mystère entier, loin de lui servir attraits, donnait matière à de plus sages pensées. En elle, survivait un antique bocage où Daphné trouvait à se distraire sans qu'elle s'en doutait. La plénitude s'invitait en elle, et grâce à elle, la beauté retrouvait l'éclat sauvage d'une noblesse antique, naturelle et divine. A travers l'auguste majesté dont elle n'étalait point la pompe, se glissait l'expression séduisante d'une retraite paisible où la nudité ajoutait à la profondeur de ses abysses sans fond. Son pouvoir attractif et envoûtant avait de quoi ravir les dieux qui s'invitaient à la discrétion de son inspiration exaltée, et faisaient banquet en son sanctuaire dans un délire mystique.

Inaccessible à l'homme altéré, elle était de marbre.

25/02/2012

Dans le monde D'Héra, trouver la bonne mesure et ne pas s'embraser trop vite

Pour comprendre, il faut être privé de la vue qui s’offre à vous et tourner son regard derrière le voile pudique d’une perception sensible. Car le monde des apparences occulte la clairvoyance. Toutefois, lorsque les yeux initiés deviennent et reflètent le miroir de l’âme, le monde prend un tout autre aspect, et les sens ont une toute autre essence. Héra, originelle et primordiale gardienne du temple change même de nature,  en oublie sa colère et commande à Thétis, assagie par la ruse subtile d’une approche transformée. La magie opère si bien que l’embrasement de l’âme est miscible avec la lustrale source d’un cœur d’enfant, pour former une alchimie sublunaire capable d’appréhender ces mondes que l’on ne voit pas, à charge de chacun d’y faire son chemin pour y porter sa flamme, sous les bons auspices de Thyoné.

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09/02/2012

Dionysos, l'espoir vrai, une promesse liée au mérite

Dès sa jeunesse, Dionysos est présent parmi les hommes. Sa naissance, unique dans la mythologie, a beaucoup intrigué les mythologues. Ils n’avaient pas compris le symbole de la gestation dans la cuisse de Zeus, ce qui le prédestinait à une fonction de Dieu intériorisé. Il est différent des dieux solaires, il n’est pas élevé par les bergers, mais au contraire par des prêtresses de l’eau, et ces nymphes dansaient autour de lui en agitant des thyrses (instrument qui donne la vibration solaire). Le mystère du vin le fait faussement assimiler à Bacchus, mais son vin est le soma de l’Olympe, et non celui de la vigne.

Homère va nous éclairer sur sa véritable fonction(Ch. 6 de l’Illiade, vers 130). Il nous dit : « Dionysos fut poursuivi par Lycurgos sur le mont Nysa et celui-ci l’obligea à se réfugier dans la mer, où Thétis le reçut sur son sein. Le nom de Lycurgos signifie « Celui qui cache la lumière » ! Ceci nous fait comprendre que Dionysos intériorisé dans l’homme ne reverra plus la lumière avant longtemps, en attendant son retour dans l’Olympe avec l’homme initié. Il nous dit encore que Cronos, furieux de sa fuite, le priva de la vue ! Et c’est Hermès, le dieu de l’initiation, qui protégea son enfance.

On aurait mauvaise grâce de ne pas comprendre ! (Dans l’Inde, le Dieu Soma fut aussi cousu dans la cuisse d’Indra.)

Dionysos est « la graine des dieux », dans les campagnes, on offrait des graines à Dionysos et Hermès !

 

[Pour ceux qui ne comprennent que le langage biblique] Avons-nous chuté ? Eve a-t-elle commis un péché en mangeant la pomme symbolique ? Avons-nous été chassés du Jardin de l’Eden ? Nous pouvons répondre hardiment non à toutes ces questions. Cette chute et ce péché originel relèvent de la fable et sont le fait d’une lecture des écritures prises à la lettre. Nous ne sommes pas plus coupables que Lucifer. L’Archange solaire soi-disant révolté ! C’est lui et ses légions qui acceptèrent de descendre avec nous afin de nous instruire et nous aider à acquérir l’intelligence (divine).

Non seulement l’homme n’a pas fauté dans le jardin de l’Eden, mais il a fait ce que le plan divin lui commandait de faire, c’est à dire, il s’est enfermé dans un corps physique qui allait obscurcir de plus en plus sa divinité, avec, pour un grand nombre d’hommes, une menace certaine de ne plus pouvoir remonter à la source divine d’où ils étaient issus.

 

Extraits de l’ouvrage de R. Emmanuel

« Pleins feux sur la Grèce Antique »

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13/01/2012

Au dieu des jardins

Priape, je te dédie, je te consacre ce bosquet, qui t'offre l'image du temple et du bois sacré que tu as à Lampsaque : car les villes qui s'élèvent sur les côtes poissonneuses de l'Hellespont te rendent un culte particulier.

CATULLE

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22/12/2011

Les anges ne sont pas chrétiens

Ceux qui revendiquent pour la France une identité uniquement judéo-chrétienne sont systématiquement victimes d’amnésie lorsque l’on évoque les conditions dans lesquelles s’est imposée et a perduré cette religion du désert d’abord invasive, violente et sectaire, puis amène car hégémonique. Machine de guerre qui a fait souffrir tant de non chrétiens, en l’occurrence païens, et à qui elle voue une haine au point de confisquer leurs âmes au sein même d’Etats laïcs qui communient avec un Dieu jaloux dans un silence approbateur.

Or, libres de toute entrave, les religions païennes sont les véritables racines de l’Europe, au sein de laquelle elles n’ont même pas droit de cité. Là où le dogme est roi!! Le dogme a cela d’humain qu’il dénature et confisque les manifestations du divin à ses fins propres. Pourquoi devrait-on admettre que nos origines ne puissent remonter au delà d’une construction de l’esprit dont la révélation n’a été autre qu’emprunts et contradictions, relayée par des rois chrétiens soumis à une légitimité sauvegardée au prix du sang ?

Les chrétiens ont fait le vide autour d'eux. Les anges ne sont pas chrétiens !!

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