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12/12/2011

Décapitée pour sorcellerie

Une saoudienne, condamnée à mort pour sorcellerie, a été décapitée lundi, a annoncé le ministère saoudien de l’intérieur dans un communiqué cité par l’agence officielle Spa.
Amina bent Abdelhalim Nassar a été exécutée dans la province nordique de Jawf.
La pratique de la sorcellerie est strictement interdite en islam dont l’Arabie saoudite applique une version rigoriste.
L’apostasie est également passible de la peine de mort !!

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11/12/2011

C'est ainsi que jadis

...Dans ces temps reculés où la piété était encore en honneur, les dieux ne dédaignaient pas de visiter les chastes demeures des mortels, et de se mêler à leurs réunions. Souvent lorsque l'année ramenait la pompe des fêtes sacrées, le roi des dieux lui-même venait visiter son temple resplendissant, et contempler cent chars roulant dans la carrière. Souvent, des sommets de Parnasse, Bacchus descendit chassant devant lui la troupe délirante des Thyades échevelées; tandis que Delphes tout entière, se précipitant hors des murailles, accueillait le dieu avec des transports de joie, et faisait fumer l'encens sur ses autels. Souvent, au milieu des sanglantes mêlées; Mars, la belliqueuse Pallas et la vierge de Rhamnuse animaient par leur présence les bataillons armés. Mais, quand une fois le crime eut souillé la terre; quand la cupidité eut banni la justice de tous les coeurs, quand le frère eut trempé sa main dans le sang de son frère; quand le fils eut cessé de pleurer le trépas des auteurs de ses jours; quand le père eut désiré la mort de son premier-né, pour être libre de cueillir la fleur d'une jeune épouse; ... quand, confondant le sacré et le profane, le coupable délire des mortels eut soulevé contre nous la juste colère des dieux; dés lors ils ne daignèrent plus descendre parmi nous, et se dérobèrent pour toujours à nos profanes regards.

CATULLUS

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08/12/2011

Le Miracle Grec, pour une renaissance de l'Occident

Oui, la Grèce antique vit toujours, non plus d'une vie physique mais spirituelle, animée par l'éternelle jeunesse de ses dieux et par les eaux vives de son Esprit ; et elle ne manque pas d'assurer à ceux qui en ont assimilé l'essence impérissable, à ceux qui ont su sonder le secret de ses écoles des mystères, qu'elle peut être encore pour nous une merveilleuse fontaine de jouvence.

Ceux qui vraiment aiment la mythologie du fond du coeur, ceux qui n'ont jamais douté qu'une chose aussi fascinante puisse mourir de sa belle mort, sans nous transmettre la plénitude de son message, seront heureux de l'apprendre...

Aurions-nous définitivement égaré le secret de l'ambroisie, du nectar ou du soma et Ganymède serait-il mort avec les dieux? Serions-nous des orphelins spirituels? Aucun dieu secourable ne nous aidera plus à traverser le styx? Aucun homme charitable ne glissera plus entre nos dents la piécette d'argent destinée à payer notre passage à Caron? Aucune mère ne plongerait plus ses fils dans ses eaux sombres, afin de leur conférer l'immortalité? La douce Hestia a-t-elle laissé mourir le feu familial, et Zeus mépriserait-il les mortels de nos jours? Tout cela serait-il perdu à jamais? Y compris la possibilité de remonter un jour dans l'Olympe, de s'asseoir parmi les dieux et les déesses aux pieds du grand Zeus, dont nous sommes l'image, comme le fit autrefois Héraklès, le modèle humain qui remonta aux sources mêmes de la vie? Perdre cela serait la négation de la vie humaine ; plus que jamais l'Olympe réclame ses enfants prodigues ; d'autre part, chaque étincelle divine incarnée aspire à rejoindre le grand brasier d'amour dont elle est issue...

En vérité, notre ignorance seule ne nous permet plus de remarquer, circulant parmi nous, quelques rares héros. Ces nouveaux héros, s'ils livrent encore de furieuses batailles, ne le font plus dans le fracas des chars de combat et les vociférations des combattants ; ce sont des batailles secrètes, longues, épuisantes, silencieuses, où l'homme n'a d'autre but que se vaincre lui-même.

C'est ce que voulait nous faire comprendre Homère, au travers de ses légendes épiques, car il n'est pas de victoire plus difficile et méritoire que celle remportée sur soi-même.

En vérité, rien ne devait se perdre au cours des âges, puisque les mythes, les légendes et les contes ont été écrits dans le but de perpétuer dans le temps la haute sagesse que les peuples antiques connaissaient par expérience. Les grands sages qui les composèrent avaient prévu notre décadence spirituelle, et qu'un jour, l'humanité ayant touché le fond de l'égoïsme et de l'athéïsme, aurait besoin de la sagesse éternelle afin d'assurer sa rédemption. Mythes, légendes et contes sont autant de "bibles scellées", pour un temps, en attendant que "le sel" de la terre soit capable d'en déchiffrer les énigmes et que la conscience humaine écoeurée de tant de bêtise et de haine, aspire à retrouver le souffle pur de l'esprit. Tout est fiction dans la mythologie : adultères, incestes, colère des dieux, crimes, sacrifices humains, géants et monstres, et même les batailles rangées, où chaque héros, par ses hauts faits, tente de s'élever plus haut que son ami ou son valeureux ennemi.

Serait-il logique et sage de rejeter le témoignage des hommes qui sont passés par le feu des mystères, ceux qui ont reçu des mains mêmes d'Athéna le "Mors sacré" capable de dompter les passions humaines et de chevaucher Pégase, le cheval ailé, qui connaît tous les chemins du ciel et ne se laisse monter que par l'élu, celui qui a reçu le "Mors" de la déesse de l'initiation?

Si nous parlons du Miracle Grec, il faut citer "le paradoxe Grec". En effet, tous les peuples de la terre ont leurs écritures sacrées, seule la Grèce n'en posséderait pas? Voilà qui est impensable. Ce peuple dont l'éthique religieuse peut se comparer à l'Inde, où dieux et déesses se mêlaient si intimement à la vie quotidienne des citoyens, ne nous aurait légué qu'une grande imagerie d'Epinal, accompagnée d'une littérature dans laquelle le sublime se dispute au sacrilège, l'indécence à la beauté, l'adultère à la pureté. Quant aux conclusions que l'on a pu en tirer, elles sont, à peu de chose prés, une affabulation météorologique indigne de la pensée grecque.

On voudrait nous faire croire que les Grecs, par ailleurs stoïques et braves, étaient saisis de crainte devant la foudre, le tonnerre, les cyclones ou les éruptions volcaniques, dans lesquels ils voyaient la main des dieux? Face à de telles peuplades incultes, qui oserait parler du "Génie Grec"?

Non, tout n'a pas été dit sur le "Miracle Grec" ; sur cette légende dorée que l'Occident considère comme une admirable oeuvre d'art ; que nos poètes pourraient se représenter sous la forme d'un chef-d'oeuvre d'orfèvrerie, une châsse par exemple, sortie des mains habiles d'Héphaestos, mais dont la clef serait restée au fond de quelque gouffre, jalousement gardée par un monstre farouche aux multiples têtes renaissantes.

Il est temps de se rendre compte que la Grèce antique, en plus des arts et de la logique, fut un pur flambeau de la spiritualité et fait partie des trois grands : Inde, Egypte, Grèce.

La grande idée ou l'idéal de l'élite grecque fut la recherche de l'initiation.

R. EMMANUEL

PLEINS FEUX SUR LA GRECE ANTIQUE - La mythologie vue par ses écoles des Mystères -

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21/09/2011

L'éclipse du sacré, un monde en perdition

Extraits et fragments de l’ouvrage d’Alain de Benoist

« L’éclipse du sacré » :

 

La thèse qui sera soutenue ici est que la disparition du sacré est à mettre directement en relation avec la diffusion d’une religion judéo-chrétienne caractérisée par l’identification de l’être à un Dieu (qui n'émane pas du monde), la dissociation de l’être et du monde, et le rôle particulier qu’elle donne à la raison (au nom du principe de raison).

Thomas d'Aquin : "Il n'y a rien de plus grand que la pensée rationnelle, sauf Dieu." (Preuve de l'existence de Dieu par l'exercice de la raison)

 

...La création du monde par Dieu implique une séparation ontologique irrémédiable. (A propos de Dieu)Il n’est pas une émanation du monde, et la création du monde n’ajoute rien à sa perfection... Le fond du monothéisme biblique, c’est son dualisme constitutif. Dieu et le monde ne sont pas un. (Il en est de même pour le cosmos) Le cosmos est distinct de Dieu. Par là, le cosmos se trouve en effet vidé de toutes les forces vivifiantes que le paganisme antique y voyait se manifester et advenir à la présence... La nature n’a plus par elle-même quoi que ce soit de sacré. Elle devient muette... La bible ne s’intéresse plus à l’être des choses, c’est à dire à ce que sont les choses à partir de leur origine propre, mais à ce qu’elles sont à raison de leur origine en Dieu. Le fondement du réel n’est plus intérieur et consubstantiel au réel, mais rejeté à l’extérieur du réel. Il n’est plus une dimension, invisible, du monde, mais relève d’un autre monde. Le monde, dès lors, n’est plus le lieu par excellence de la vérité (alétheia) prise en tant que dévoilement. La vérité prend le sens moral d’une conformité aux préceptes divins. Le monde, n’ayant plus rien de sacré en lui-même, ne pouvant plus être pensé comme totalité, est paradoxalement rabattu tout entier du côté du profane.

 

Nietzsche : « La démarche chrétienne consiste à poser des absolus tels que, rapportés à eux, tout le réel sensible ne puisse qu’être dévalué, et comme doté d’un statut inférieur d’existence »

 

En tant que créateur du monde, Iahvé n’est pas tant générateur d’un ordre harmonieux du cosmos que puissance à l’état pur. Il est le Tout-Puissant...

 

Le fait premier reste la dissociation inaugurale. Toute l’histoire de la Genèse est une histoire de séparations. La création remarque Leo Strauss, consiste « à faire des choses séparables ». Partout où le paganisme établissait des ponts, des liens, le monothéisme de la bible établit des fractures, des ruptures, qu’il est interdit à l’homme de combler. Iahvé interdit les « mélanges » :entre le ciel et la terre, entre les hommes et le divin, entre les humains et les autres vivants, entre Israël et les autres nations »

 

C’est donc très logiquement que le monothéisme de la Bible s’affirme d’emblée contre toutes les religions « cosmiques » qui intègrent l’ordre humain et l’ordre divin dans une même harmonie générale que le rite et le sacrifice ont pour objet de « recréer » périodiquement. Dieu jaloux, Iahvé s’élève contre l’inacceptable concurrence  que lui font les « idoles ». S’instituant lui-même comme épurateur de ces dieux païens que les prophètes décrivent comme boschet, « ordure », il instaure en matière spirituelle le régime du parti unique. Les autres dieux sont exclus, rejetés dans le néant : « Iahvé est le vrai Dieu, et il n’y en a pas d’autres »(Deutéronome 4,35). Leur existence est intolérable (Exode 20,5 ;Deutéronome 5,7), leur anéantissement est licite (ainsi subsidiairement, que l’extermination de ceux qui les honorent). Ainsi se trouve légitimé le génocide des âmes non conformes. Contre les cultes païens, reposant sur une conception traditionnelle du sacré, Iahvé exprime sa haine : « Je hais, je méprise vos fêtes, pour vos solennités, je n’ai que dégoût. Vos holocaustes et vos ablutions, je n’en veux pas. Vos sacrifices de bêtes grasses, je ne les regarde pas. Délivre-moi du bruit des cantiques, que je n’entende pas le son de vos harpes ! Mais que le droit coule comme l’eau et la justice comme un torrent qui ne tarit pas ! » Le droit et la justice ne relèvent plus d’une nature(phusis) qui advient à la présence sous l’horizon du sacré, mais d’une vérité morale qui trouve sa source dans l’autre monde...

 

Toute forme de religiosité "naturelle" ou cosmique, qui sanctionne et exalte la co-appartenance de Dieu et de l’homme au même être, tout culte rendu aux « dieux mythiques » est dénoncé comme idolâtrie. Et l’ «idolâtrie », c’est d’abords le sentiment de sacré qui magnifie le lien entre l’homme et le monde. De l’interdiction de l’idolâtrie, le judaïsme a pu dire qu’elle « équivaut à toute la Torah ». Elle fait en tout cas partie des lois noachides, c’est à dire de ces lois dont le judaïsme exige l’observance même de la part des non-juifs... Mieux vaut être athée qu’idolâtre !! A ceux qui violent les lois noachides, Emile Touati va jusqu’à dénier le statut d’être humain : « Ceux qui ne respectent pas ces lois élémentaires, on ne peut même pas dire que ce sont des hommes. Et la mission du peuple d’Israël, c’est d’établir partout les lois noachides, c’est de faire en sorte que partout ces lois soient respectées. »

 

La bible affirme avec vigueur que le divin n'étant pas de ce monde, ne saurait relever du faire-voir.(Exode33,20)-(Deut.4,12) La parole de Dieu s'oppose ainsi à toute image. Au Sinaï, Moïse dit: "Dieu vous a parlé du milieu du feu; vous avez entendu le son des paroles, mais d'images, vous n'en avez pas vu, seulement une voix"(Dut.4,12) C'est que voir et entendre n'ont pas dans la bible la même valeur. La différence symbolique entre les deux modes de perception est en effet significative. La vue fait porter le regard sur le spectacle du monde, où l'unité ne se donne à saisir que comme rassemblement d'une pluralité toujours changeante. l'ouïe renvoie plus directement à l'invisible, mettant hors médiation à l'écoute d'une parole qui se veut une.

 

Heidegger attribue le "dépouillement des dieux" à cet oubli de l'être dans lequel il voit l'acte constitutif de la métaphysique occidentale (et du principe de raison)... Se trouve alors posé, au coeur de la foi, un principe de raison qui va progressivement se découvrir comme antagoniste de la foi.(Condamnations chrétiennes de la libido sciendi)

 

A.W.Schlegel : "Le christianisme a anéanti le sentiment de la nature. C'est pourquoi le mécanisme domine dans la physique moderne." La science classique s'origine d'une volonté d'appréhension exacte d'un monde désormais objectivé, radicalement soumis à un homme qui, en tant qu'il est porteur d'une raison reflétant l'intellect divin, se trouve du même coup légitimé à se poser contre lui... Dichotomie entre l'homme et le monde, qui laisse l'homme libre de déchaîner sa volonté de puissance en s'instituant "maître et possesseur de la nature"...

 

Peu à peu, on en vient à penser qu'une chose n'est vraie que pour autant qu'elle est intégralement rationnelle, calculable, saisissable dans le registre de l'exactitude. Ce que Friedrich Geog Jünger a appelé la "perfection de la technique" n'est autre que cette complète calculabilité des choses transformées en objets, que présuppose la validité universelle du principe de raison. La technique moderne se dévoile ainsi comme un faire-produire, comme une hermeneutique au nom de laquelle tout savoir requiert le monde au nom de la puissance de calcul. Dés lors, "toute nouvelle connaissance devient un moyen d'imposer une nouvelle servitude à la nature."

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04/08/2011

Le divin, manifestation du sacré. Le sacré, invention des destins.

Le sacré excède la notion de Dieu. Dieu est une notion trop humaine.

Le divin, manifestation du sacré, conditionne les dieux qui en sont l’émanation. Les dieux sont l’émanation de cet existant sans formes qui donne formes à nos yeux. Le monde ne se limite pas aux manifestations visibles. Le monde est l’enfant du sacré au terme d’une longue gestation. Il n’est pas un objet des dieux. Les dieux ne sont que les manifestations évoluées de cette aube aux mille facettes.

Le monde n’est autre que la résultante de la rencontre fortuite des destins qui parcourent un néant riche en attentes.

Les grecs de la grande époque disaient « Les dieux même obéissent à la nécessité ». La nécessité n’est pour autant un principe premier qui pourrait s’appeler Dieu. La nécessité n’est autre que l’expression générique des destins. Les destins sont à la source où les dieux s’abreuvent. Les destins ont inventé le caractère sacré de leur raison d'être. Les hommes n’y ont vu que du feu !!

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08/06/2011

L'amour, c'est divin!!

Il y a plusieurs façons de penser à tout ce qui a trait au divin. Soit croire en Dieu de façon à ce que rien d’autre ne puisse avoir l’indécence de manifester sa présence,

soit restituer aux mystères l’origine de leurs manifestations indépendantes et s’ouvrir aux émotions interchangeables.

Les hommes ne savent plus aimer avec la même intensité ce qui n’a pas vocation à être unique. Ils se donnent pour se perdre au delà du possible. Cet amour là interdit à la vie toute expression susceptible de distraire. Jaloux et despotique, il entend faire de l’existence une prison à la gloire de son exaltation. Cet amour là n’a aucun goût pour la poésie. Son expression est dans la loi. Sa promesse dans le salut.

Tant d'amour pour une poignée de terre!!

Je préfère m'en remettre aux dieux. Ceux-là ne m'ont rien promis. Je n'aime pas les promesses. Je n'attends rien d'eux. Je me contente de les pratiquer avec piété. Aprés, on verra!! La vie aprés la mort? Un espoir, non une promesse.

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15/04/2011

Acte de foi

L’acte de foi ne consiste pas dans le rejet du visible, de toute horizon dont le monde est l’élection. L'acte de foi est la manifestation spontanée de son panthéon émotionnel en proie au génie poétique, piqué d'une intelligence idéale.

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