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08/12/2011

Le Miracle Grec, pour une renaissance de l'Occident

Oui, la Grèce antique vit toujours, non plus d'une vie physique mais spirituelle, animée par l'éternelle jeunesse de ses dieux et par les eaux vives de son Esprit ; et elle ne manque pas d'assurer à ceux qui en ont assimilé l'essence impérissable, à ceux qui ont su sonder le secret de ses écoles des mystères, qu'elle peut être encore pour nous une merveilleuse fontaine de jouvence.

Ceux qui vraiment aiment la mythologie du fond du coeur, ceux qui n'ont jamais douté qu'une chose aussi fascinante puisse mourir de sa belle mort, sans nous transmettre la plénitude de son message, seront heureux de l'apprendre...

Aurions-nous définitivement égaré le secret de l'ambroisie, du nectar ou du soma et Ganymède serait-il mort avec les dieux? Serions-nous des orphelins spirituels? Aucun dieu secourable ne nous aidera plus à traverser le styx? Aucun homme charitable ne glissera plus entre nos dents la piécette d'argent destinée à payer notre passage à Caron? Aucune mère ne plongerait plus ses fils dans ses eaux sombres, afin de leur conférer l'immortalité? La douce Hestia a-t-elle laissé mourir le feu familial, et Zeus mépriserait-il les mortels de nos jours? Tout cela serait-il perdu à jamais? Y compris la possibilité de remonter un jour dans l'Olympe, de s'asseoir parmi les dieux et les déesses aux pieds du grand Zeus, dont nous sommes l'image, comme le fit autrefois Héraklès, le modèle humain qui remonta aux sources mêmes de la vie? Perdre cela serait la négation de la vie humaine ; plus que jamais l'Olympe réclame ses enfants prodigues ; d'autre part, chaque étincelle divine incarnée aspire à rejoindre le grand brasier d'amour dont elle est issue...

En vérité, notre ignorance seule ne nous permet plus de remarquer, circulant parmi nous, quelques rares héros. Ces nouveaux héros, s'ils livrent encore de furieuses batailles, ne le font plus dans le fracas des chars de combat et les vociférations des combattants ; ce sont des batailles secrètes, longues, épuisantes, silencieuses, où l'homme n'a d'autre but que se vaincre lui-même.

C'est ce que voulait nous faire comprendre Homère, au travers de ses légendes épiques, car il n'est pas de victoire plus difficile et méritoire que celle remportée sur soi-même.

En vérité, rien ne devait se perdre au cours des âges, puisque les mythes, les légendes et les contes ont été écrits dans le but de perpétuer dans le temps la haute sagesse que les peuples antiques connaissaient par expérience. Les grands sages qui les composèrent avaient prévu notre décadence spirituelle, et qu'un jour, l'humanité ayant touché le fond de l'égoïsme et de l'athéïsme, aurait besoin de la sagesse éternelle afin d'assurer sa rédemption. Mythes, légendes et contes sont autant de "bibles scellées", pour un temps, en attendant que "le sel" de la terre soit capable d'en déchiffrer les énigmes et que la conscience humaine écoeurée de tant de bêtise et de haine, aspire à retrouver le souffle pur de l'esprit. Tout est fiction dans la mythologie : adultères, incestes, colère des dieux, crimes, sacrifices humains, géants et monstres, et même les batailles rangées, où chaque héros, par ses hauts faits, tente de s'élever plus haut que son ami ou son valeureux ennemi.

Serait-il logique et sage de rejeter le témoignage des hommes qui sont passés par le feu des mystères, ceux qui ont reçu des mains mêmes d'Athéna le "Mors sacré" capable de dompter les passions humaines et de chevaucher Pégase, le cheval ailé, qui connaît tous les chemins du ciel et ne se laisse monter que par l'élu, celui qui a reçu le "Mors" de la déesse de l'initiation?

Si nous parlons du Miracle Grec, il faut citer "le paradoxe Grec". En effet, tous les peuples de la terre ont leurs écritures sacrées, seule la Grèce n'en posséderait pas? Voilà qui est impensable. Ce peuple dont l'éthique religieuse peut se comparer à l'Inde, où dieux et déesses se mêlaient si intimement à la vie quotidienne des citoyens, ne nous aurait légué qu'une grande imagerie d'Epinal, accompagnée d'une littérature dans laquelle le sublime se dispute au sacrilège, l'indécence à la beauté, l'adultère à la pureté. Quant aux conclusions que l'on a pu en tirer, elles sont, à peu de chose prés, une affabulation météorologique indigne de la pensée grecque.

On voudrait nous faire croire que les Grecs, par ailleurs stoïques et braves, étaient saisis de crainte devant la foudre, le tonnerre, les cyclones ou les éruptions volcaniques, dans lesquels ils voyaient la main des dieux? Face à de telles peuplades incultes, qui oserait parler du "Génie Grec"?

Non, tout n'a pas été dit sur le "Miracle Grec" ; sur cette légende dorée que l'Occident considère comme une admirable oeuvre d'art ; que nos poètes pourraient se représenter sous la forme d'un chef-d'oeuvre d'orfèvrerie, une châsse par exemple, sortie des mains habiles d'Héphaestos, mais dont la clef serait restée au fond de quelque gouffre, jalousement gardée par un monstre farouche aux multiples têtes renaissantes.

Il est temps de se rendre compte que la Grèce antique, en plus des arts et de la logique, fut un pur flambeau de la spiritualité et fait partie des trois grands : Inde, Egypte, Grèce.

La grande idée ou l'idéal de l'élite grecque fut la recherche de l'initiation.

R. EMMANUEL

PLEINS FEUX SUR LA GRECE ANTIQUE - La mythologie vue par ses écoles des Mystères -

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10:51 Publié dans religion | Lien permanent | Commentaires (0)

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