UA-66869334-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/07/2013

14/18 / 14 juillet et j'en passe, rien à fêter sous le ciel républicain

Si les poilus de 14/18 pouvaient voir aujourd'hui leur patrie et le désaveu de la classe politique pour cette France qu'ils chérissaient. France repliée sur elle-même auraient l'impudeur de dire nos politiques dopés au suivisme, si leurs langues n'étaient liées au déni de leur trahison refoulée. Nos inconditionnels républicains se gardent bien de mêler nos victimes à leur grande braderie. 14/18, inacceptable boucherie dont la république n'est même pas honteuse. La république qui a toujours baigné dans le sang de ses fils, livre aujourd'hui l'héritage transmis par nos sacrifiés, aux appétits présents et à venir, pour le compte d'une éradication commanditée par l'utopie d'une terre promise et confisquée.

Républicains, saints des saints amnésiques adeptes de la bonne parole intransigeante et doctrinale. Ont-ils bien lu tous les chapitres de leur livre d'histoire ?? 10 000 tués, 4000 à 5000 par noyades (que Jean-Baptiste Carrier appelait la déportation verticale), guillotinés, fusillés, massacrés à Nantes en 1793/1794. Que dire de la célébration de « mariages républicains » consistant à attacher les condamnés deux par deux (de préférence un homme avec une femme, nus) avant de les jeter à l'eau. Jean-Baptiste Carrier, ce républicain pur jus, forme une brigade de police politique, le groupe Lamberty, ainsi qu'un corps d'hommes déterminés, appelé la « Compagnie Marat », ou les « hussards américains » (du fait de la présence dans leurs rangs d'anciens esclaves ou colons de Saint-Domingue), qui multiplient les exactions. Je n'ai pas le coeur de décrire les horreurs perpétrées par ce français sur des français, femmes et filles violées au cours d'orgies, enfants massacrés ou guillotinés, nouveaux-nés empalés.

Louis-Marie Turreau, criminel de guerre, chargé par le gouvernement révolutionnaire d’aller réprimer le soulèvement vendéen. Entre 20 000 et 40 000 personnes périssent en quatre mois. Relevé de ses fonctions, puis jugé, il sera finalement acquitté. Il est sur la liste des bénéficiaires de la croix de Saint-Louis, mais meurt avant qu’elle ne lui soit remise au cours d’une cérémonie. Selon la forte expression de Gérard Walter, « son nom déshonore le côté Est de l'Arc de Triomphe. »
En effet, son nom est gravé sur la 15 ème colonne du monument bien connu.

Le général Westermann, surnommé « le boucher des Vendéens », écrivit au Comité de salut public une lettre restée célèbre : « Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m’aviez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé. Un chef des Brigands, nommé Désigny, a été tué par un maréchal-des-logis. Mes hussards ont tous à la queue de leurs chevaux des lambeaux d'étendards brigands. Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que, sur plusieurs endroits, ils font pyramides. On fusille sans cesse à Savenay, car à chaque instant il arrive des brigands qui prétendent se rendre prisonniers. Kléber et Marceau ne sont pas là. Nous ne faisons pas de prisonniers, il faudrait leur donner le pain de la liberté et la pitié n’est pas révolutionnaire. »

Que vous diront les républicains d'aujourd'hui ?? Ces hommes, de triste mémoire, étaient plus révolutionnaires que républicains ?? Il est vrai que les républicains d'aujourd'hui n'ont plus grand chose de révolutionnaire, et une mémoire bien choisie !!

14 juillet 1789, fin de la monarchie absolue, abolition des privilèges. Les sujets sont devenus citoyens.

14 juillet 2013, avènement de la république absolue, institution des privilèges inavoués, avec nouvelle société d'ordres basée sur des critères de fortune, là où la société d'Ancien Régime reposait sur une idéologie et une tradition. Les citoyens sont redevenus sujets, taillables, corvéables, et même jetables depuis les récents accords sur l'emploi. Ils sont cependant devenus citoyens du monde, au point de tout perdre,  jusqu'à l'essence de leur être et l'intégrité de leurs traditions.

Je ne serai jamais républicain. Ce vocable me porte au coeur. En réponse à quoi, les républicains ont pour coutume de vous qualifier de fasciste. Jadis, vous étiez plutôt qualifié de brigand. C'est pourquoi, lorsqu'un républicain parle de tolérance, il y a anguille sous roche !! L'habit de saint ne témoigne que d'une absence d'opposition signalée. Mais en dépit de l'impunité des crimes proscris et impunis, jugés nécessaires par la force des choses, l'opposition ne sera jamais morte. On est esclave de soi quand on mange dans la main de celui que l'on craint. Pareillement, quand le clergé n'a plus besoin de l'inquisition, les âmes ont rendu l'âme.

15:34 Publié dans guerre, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |

23/07/2012

Hommage aux pieux héros de Verden / Charlemagne le maudit

Article "histoire-fr.com" :

Charlemagne, le boucher chrétien (Ce titre n'est pas extrait de l'article en lien)

A la fin du VIII° siècle, les Saxons d’Angleterre n’avaient plus de liens avec leurs cousins de Germanie. Ces derniers, vivaient dans une contrée d’accès difficile, parsemée de marais et d’épaisses forêts. N’ayant pas de rois, les Saxons étaient divisés en plusieurs tribus, dont chaque chef était indépendant dans son canton. Cependant, ces derniers se réunissaient une fois par an pour discuter de leurs intérêts communs.

L’on comptait quatre principaux groupes de Saxons, à savoir les Westphaliens, les Ostphaliens, les Angrariens et les Nordalbingiens (mieux connus sous le nom de Danois ou Normands). Les Saxons constituaient un des rares peuples d’Europe à n’avoir pas épousé la foi chrétienne. Ainsi, ces derniers étaient restés fidèles au paganisme, qu’ils considéraient comme le symbole de leur indépendance (à noter cependant que la papauté envoyait depuis près d’un siècle des missions de christianisation dans la région).

Première campagne (772), l’Irminsul : en 772, les Saxons attaquèrent la Thuringe, une province du royaume des Francs. Charles, soucieux de défendre ses Etats, mais aussi de combattre le paganisme, décida alors de contre-attaquer. Réunissant son armée à Worms, Charles pénétra en Saxe. Ce dernier, remportant la victoire contre des Saxons désorganisés, entreprit donc de s’attaquer aux lieux de cultes des vaincus. Au fond d’une forêt sacrée, les Francs trouvèrent l’Irminsul, un arbre gigantesque représentant vraisemblablement l’Yggdrasil de la mythologie scandinave (selon la légende, il était le support de l’univers, les neuf mondes étant soutenus par ses branches. A noter que l’on ne sait pas aujourd’hui si l’Irminsul était un frêne, ou bien un simple tronc totémique sculpté. L’arbre étant considéré comme un symbole du paganisme saxon, Charles ordonna qu’il soit mis à terre. Ce dernier souhaitait prouver aux vaincus que la supériorité de la foi chrétienne, car la destruction de l’Irminsul ne provoquerait pas l’effondrement du ciel.

-Seconde campagne (774 à 775) : si les Saxons avaient fait soumission suite à la campagne de 772, la destruction de l’Irmenseul ne fit que les inciter à poursuivre la lutte contre les Francs. Ainsi, alors que Charles assiégeait Pavie, en 774, les Saxons envahirent la Frise et la Hesse, brûlant les églises et saccageant les monastères en guise de représailles. Alors occupé en Italie, Charles, dans un premier temps, envoya des troupes en Germanie, afin de contenir l’avancée des Saxons. Puis, en 775, convoquant l’ost à Quierzy, entra en Westphalie afin d’en découdre avec les insurgés.

De retour en Gaule, Charles monta une nouvelle expédition contre les rebelles en 775. Franchissant le Weser, le roi des Francs reçut la soumission des Ostphaliens et des Angrariens ; les Westphaliens, commandés par Widukind, poursuivirent la lutte, mais dd) Troisième campagne (777 à 785), l’exécution de Verden : suite à la soumission du duché de Frioul, en Italie, Charles convoqua une assemblée à Paderborn, en Germanie (777). Les Saxons, désormais vassaux des Francs, s’y rendirent à nombre, à l’exception de Widukind, qui s’était réfugié chez les Nordalbingiens. Ce dernier, voyant que Charles était occupé à guerroyer en Espagne, décida de reprendre les armes à compter de 778. Organisant la résistance saxonne, il menaça l’abbaye de Fulda, en Hesse, que les moines évacuèrent en emportant avec eux les reliques de Saint Boniface. Toutefois, la résistance de Widukind fut perturbée par un parti pro-franc qui émergea au sein de l’aristocratie saxonne, Charles ayant annoncé son intention d’instaurer l’institution comtale en Saxe.   En 782, Widukind parvint à vaincre l’armée franque au pied du massif des Wiehengebirge, près du fleuve Weser.

 

Cette défaite entraîna une grande opération de représailles, Charles se rendant en personne en Germanie. Ce dernier, faisant rassembler 4500 saxons à Verden, leur imposa de choisir entre la conversion ou la mort. Les prisonniers ayant refusé d'abjurer le paganisme, ils furent égorgés suite à un procès sommaire. En outre, 12000 femmes et enfants furent déportés dans les différentes provinces du royaume.

 

Cet évènement tristement célèbre fut plus tard baptisé le massacre de Verden.

 

-Le capitulaire saxon, le baptême de Widukind (785) : toutefois, l’annonce du massacre de Verden ne fit qu’exciter encore plus les Saxons contre la domination franque. Ainsi, beaucoup de colons francs installés en Saxe furent assassinés, et de nombreuses églises furent pillées.

La guerre devenant encore plus violente que par le passé, Charles décida en 785 de promulguer le capitulaire saxon (ou de partibus Saxonie), lors de l’assemblée de Paderborn.

Le texte punissait de mort quiconque refuserait de reconnaître les comtes et les missi, refuserait de se baptiser ou de payer la dîme aux églises, pratiquerait la crémation des morts ou les pratiques sacrificielles, violerait le jeûne du Carême et mangerait de la viande, etc.

Le capitulaire saxon plongea la région dans un bain de sang (Charles lui-même admit plus tard la cruauté de cette loi, et en modifia certains passages). Widukind, isolé, fut alors contraint de faire soumission en 785. Ce dernier, abandonnant le paganisme, se fit baptiser avec ses troupes à Attigny (selon certaines chroniques, Charles aurait été le parrain du Saxon).

-Dernières révoltes saxonnes (792 à 804) : suite à la soumission de Widukind, la Saxe fut en paix pendant près d’une décennie.

Mais, en 792, les Saxons se révoltèrent une fois encore, protestant contre le capitulaire. Widukind, quant à lui, se réfugia une fois encore chez les Nordalbingiens. Les insurgés, abjurant le christianisme, pillèrent les églises et tuèrent de nombreux colons francs.  En 794, Charles décida de lancer une expédition contre la Saxe, à laquelle participa son fils Charles le Jeune. L’ost fut alors divisé en deux, le roi des Francs marchant vers la Thuringe, son fils vers la Westphalie. Les insurgés déposèrent alors les armes sans combattre.

Quelques années plus tard, en 798, les Nordalbingiens attaquèrent les Abodrites, un peuple tributaire des Francs, installé entre l’Elbe et l’Oder. Cependant, ces derniers furent rapidement battus. En 799, la Saxe fut définitivement annexée. En mai 804, Charles acheva la pacification de la région en faisant déporter les rebelles Nordalbingiens ; en outre, les Abodrites furent autorisés à coloniser la rive droite de l’Elbe.

Au final, la guerre contre les Saxons avait duré plus de trente années, malgré la brève accalmie des années 785 à 792. Mais la région était désormais soumise, les Francs ayant imposé par la force la foi chrétienne,  à l’issue d’un conflit parfois considéré comme l’une des premières guerres de religion en Europe.

 

Aimez-vous les uns les autres disent-ils !!

10:38 Publié dans guerre, histoire, religion | Lien permanent | Commentaires (0) | |

12/07/2012

Aprés la guerre, 9,6 millions d'allemands expulsés

 
Extrait article de Wikipédia :
 
Les habitants de l’Est fuient l’Armée rouge, qui pille, viole et détruit tout sur son passage. Après la fin de la guerre, 9,6 millions d’Allemands sont encore expulsés de leur région d’origine et migrent vers l’Ouest. Les expulsions d’Europe de l’Est des populations d’origine allemande ont été légalisées et/ou décidées lors de la conférence de Potsdam de l’été 1945, jetant des millions d’expulsés et de réfugiés sur les routes. Le nombre des victimes civiles allemandes a été considérable pendant toute la durée des expulsions. Longtemps passé sous silence, le nombre des victimes des persécutions reste incertain, mais on estime qu’entre un et trois millions de civils allemands ont perdu la vie. Au total, à la fin de la guerre, 12 millions de personnes sont en quête d’un nouveau foyer.
 
Autre extrait article de Wikipédia :

Lors du repli de la Wehrmacht, l'Armée rouge se livre à de violentes représailles contre les populations ethniquement allemandes d'Europe de l'Est. Ainsi, lors de l'exode des populations allemandes de l'Est, 2 millions de civils sont massacrés par une soldatesque en furie, recrutée en priorité en Ukraine et en Biélorussie : colonnes de réfugiés mitraillées, femmes violées et assassinées, familles brûlées vives dans leur maison après une tentative de résistance.

À partir de l'automne 1944, et l'entrée sur le territoire allemand proprement dit, les troupes soviétiques se déchaînent contre les civils allemands : ainsi à Goldap, petite ville de Vieille-Prusse, la population est massacrée de manière barbare par les soldats de l'Armée rouge. Dans une atmosphère de haine contre les Allemands, les violences sont encouragées par les commissaires politiques, sous le coup du décret des Commissaires ... Viols et meurtres de masse sont la norme en ce qui concerne l'attitude des soldats soviétiques, encadrés par leurs officiers, qui organisent les violences. À l'automne 1944, les exactions soviétiques dans des villes reconquises après l'échec de leur première offensive ont donné un avant-goût du sort des populations allemandes de ces contrées : après le déclenchement de l'offensive Vistule-Oder, encouragée par certains de leurs officiers et les intellectuels soviétiques, la soldatesque soviétique se déchaîne sauvagement contre les populations civiles.

Les pillages, nombreux eux aussi, sont le fait de l'ensemble des troupes, soldats et officiers, et prennent une grande ampleur (comme l'atteste le nombre de colis envoyés depuis le front vers l'URSS) et concernent l'ensemble des biens en Allemagne : productions alimentaires, bracelets de montres, livres, horloges, radios, bicyclettes, etc. ; et les exactions proprement dites : fermes et villages brûlés, viols de réfugiées, abattues la plupart du temps.

Les provinces orientales furent donc le théâtre de multiples pillages et massacres de masse de civils allemands...

08:50 Publié dans guerre, histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |

30/05/2012

Des héros qui exécutent des milliers de femmes et d'enfants

 

Nicola_Boninsegna7.jpg

Article de Jimi.B

Les films catastrophe à grand spectacle (et à gros budget) connaissent toujours un grand succès. Il y a quelques années, Le Titanic de Cameron produit par la 20th Century Fox et Paramount Pictures a battu tous les records d’entrée de l’histoire du cinéma (plus de 20 millions de spectateurs en France !). Plus récemment (juin-juillet 2006), le Poséidon de Wolfgang Petersen a rassemblé plus de 600.000 français dans les salles en quelques semaines.
Le sujet passionne. Mais parmi ces millions de spectateurs passionnés, combien sont-ils à avoir entendu parler de la plus grande catastrophe maritime de tous les temps, celle du « Wilhelm Gustloff », le « Titanic de la Baltique » ? Pourtant, coulé en janvier 1945 par un sous-marin russe, le paquebot allemand emporta par le fond quelque 9 343 victimes, civiles pour la plupart, méconnues et oubliées par l’histoire telle qu’elle a été écrite ensuite.
En France, pas un ouvrage n’a paru sur le sujet à l’exception de « En Crabe », de Günter Grass. Pendant plus de 50 ans, les allemands de l’Ouest, culpabilisés, et ceux de l’Est réduits au silence, ont enfoui pudiquement le souvenir de ce « bombardement sous-maritime » sans jamais oser l’évoquer autrement que dans la clandestinité de cérémonies qui se sont tenues discrètement à chaque date anniversaire.
Fleuron de la flotte allemande de l’époque, le « Wilhelm Gustloff » n’était pas conçu comme le Titanic puisqu’il fût construit « à la gloire des travailleurs » et fût le premier navire sans distinction de classes. Transformé en navire-hôpital à partir de 1939, il sert également de caserne flottante à partir de 1940.
En janvier 1945, dans le port polonais de Gdynia, 60.000 réfugiés allemands s’agglutinent sur les quais pour fuir l’avancée des régiments russes. Plus de 10.000 personnes seront autorisées à monter à bord alors que le manuel du navire n’en autorisait que 1.500…
La suite ressemble fort au Titanic, une température extérieure de –20°, un vent de force 7 soulevant d’énormes vagues, des canots de sauvetage en nombre limité…
Extrait de Wikipédia :
Le Wilhelm Gustloff reçoit un message d'une formation de dragueurs en approche lui demandant de naviguer avec les feux de position allumés pour éviter tout risque de collision entre les navires, ce que le capitaine Petersen exécute immédiatement. Mais un quatrième sous-marin se trouvait alors en patrouille à proximité, le long de la côte basse de Poméranie orientale : le S13. Alexandre Marinesko, le capitaine du sous-marin, fait armer 4 torpilles, dénommées « pour la mère-patrie », « pour Staline », « pour le peuple soviétique » et « pour Léningrad », qui touchent le paquebot plongé dans le noir qui coule en moins d'une heure. Pendant ce laps de temps, une grande panique règne à bord du navire bondé, où les canots de sauvetage sont en sous-nombre et assaillis. L'un des rescapés, le mécanicien Johann Smrczek fait le récit des événements. Ayant rejoint le pont supérieur aménagé pour les blessés du front oriental, il y a « pris conscience du drame qui se déroulait en bas. À travers les vitres blindées, je ne pouvais les entendre crier. Mais les gens étaient serrés comme des sardines et le pont inférieur était déjà à moitié couvert d'eau. Et j'ai vu des éclairs, des coups de feu. Les officiers tuaient leur propre famille. »
Seuls 996 rescapés sont secourus par des navires accourus à la rescousse, laissant derrière eux plusieurs milliers de victimes dont plus de 4000 enfants et adolescents.
"Ces jeunes victimes ont élus foyer dans mon coeur. Je leur offre tout mon amour en sépulture."

D'autres navires de transport subiront le même sort dans la fuite de la Prusse-Orientale :

- Le Général Von Steuben coulé le 10 février 1945 par le même Alexandre Marinesko (et dans la même mission) et qui fit près de 3 000 victimes, réfugiés et blessés essentiellement,

- Le Goya, coulé le 16 avril 1945. On avance le chiffre de 15 000 victimes cumulées pour les naufrages du Wilhelm Gustloff et du Goya.

Le torpillage du Wilhelm Gustloff

Alexandre Marinesko, l'exécuteur : Sa recommandation au titre de Héros de l'Union soviétique fut rejetée par le NKVD parce qu'il avait eu une liaison avec une ressortissante étrangère. Ce n'est qu'en 1990, à la veille du quarante-cinquième anniversaire de la victoire, que cette distinction lui a été attribuée à titre posthume.

Un héros rouge sang, tâché à jamais du sang des innocents désarmés, enfants, adolescents, femmes, vieillards, soldats blessés au front. Qui osera lui contester son titre de héros ? Il rejoint au panthéon des "Héros" funestes, Arthur Travers Harris, à l'origine du concept de "bombardement moral" et des campagnes de bombardements stratégiques massifs.

Arthur_Travers_Harris

Malgré les lourdes destructions de Caen sous les bombardements alliés, en particulier les avions Lancaster et Halifax du général Harris, ce dernier fut fait Citoyen d'Honneur de cette ville après la guerre. Une voie fut même nommée en son honneur, vers 2007, dans la zone Nord de l'agglomération sur laquelle il avait fait larguer 2 500 tonnes de bombes le 7 juillet 1944. Moi qui suis caennais, j'en suis particulièrement affecté !!

Aura-t-on l'impudeur de nous dire que cet hommage ne fait pas ombrage aux victimes ?? Honte à cette humanité qui honore les crimes en odeur de sainteté !! Comment ne pas s'indigner de l'application de tous à taire le martyr de tout innocent, dés lors qu'il ne compte pas au passif du vaincu, dés lors que le vainqueur en est le funeste auteur.

Arthur Travers Harris / Dresde :

Le premier maire communiste de Dresde, après la guerre, Walter Weidauer, considérait en 1946 les attaques comme évitables bien qu'ayant été provoquées par les « fascistes allemands ». Cependant trois ans plus tard, il considérait les puissances occidentales comme seules responsables du bombardement « criminel » de Dresde qui ne répondait à aucune nécessité militaire. Une hypothèse (défendue entre autres par l'Allemagne de l'Est à partir de 1949) était que les Alliés occidentaux avaient voulu laisser à l'Union soviétique une zone d'occupation détruite.

Extrait de Wikipédia :

À la fin de la guerre, l’Allemagne est un pays affaibli. Les bombardements et les incendies ont détruit les grandes villes et plusieurs régions industrielles comme la Ruhr (Ruhrgebiet). Le 30 mai 1942, les Alliés effectuent leur premier raid sur la ville de Cologne. Des raids destructeurs, dont le but est de briser le moral et le potentiel industriel de l’ennemi par des bombardements stratégiques massifs, et qui laissent Cologne dans un état de ruine totale. Seule la cathédrale reste debout. À l’arrivée des troupes américaines à Cologne, la ville ne compte plus que 40 000 « habitants », contre 750 000 en 1939. La ville portuaire de Hambourg connaît un sort encore pire lors de l’opération Gomorrhe en juillet 1943. Lors des bombardements de Dresde, 650 000 bombes incendiaires tombent sur la ville, provoquant entre 300 000 et 450 000 morts dont seules 250 000 ont pu être identifiés. Un tiers de la ville est détruit du 13 au 15 février 1945.

13:18 Publié dans guerre, histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | |

26/03/2012

Pas d’histoire sans une grande probité intellectuelle

Ce qui est inculte dans l’esprit de l’homme contemporain, c’est son inaptitude à  tendre ou se maintenir dans l’espace intègre de la sagesse qui sous-tend l'exercice pratique de son propre recul, préalable intellectuel insupportable pour son égo menteur. Il en résulte que l’homme est toujours porté à mentir ou exagérer avec ce désinvolte simulacre d’apaisement générateur de conflits futurs. A titre d'exemples, n'ayant pas le coeur de pourfendre les mensonges, je m’en tiendrai à l'énumération pondérée de quelques exagérations à propos d'évènements qui font date, et montrer que la fiabilité  d' écrivains réputés ne fait pas l'histoire, celle-ci étant soumise à leur état d'esprit.

 

Extraits de l’ouvrage de Norton Cru « Du témoignage »

 

On s'en tiendra à la Guerre de 14/18, la seconde n'étant pas ouverte aux débats.

 

« Il n’y a plus de terre, mais un tapis de cadavres »(Lekeux)

« La terre était positivement cachée par les corps »(Descubes)

« Des couches superposées de cadavres boches nivelaient au ras du sol le carrefour [de tranchées] qui la veille s’enfonçait à prés de trois mètres(Péricard)

« Les cadavres allemands se tassaient jusqu’à deux ou trois mètres de hauteur »(Gauchez)

« Les prussiens tombaient tellement serrés qu’il y avait des cadavres restant debout »(Lauzanne)

« Au bord du talus et sur le fond de la tranchée traîne un long glacier de cadavres »(Barbusse)

« Le boyau était un entassement infâme…..on hésitait à fouler ce dallage, puis on avança pataugeant dans la mort »(Dorgelès)

« Telle une averse rouge le sang des braves giclait sur les avoines hautes »(Christian-Frogé)

« Une nappe de sang vermeil…- Une source de sang gémissant…. – Un ruisseau noir qui a afflué dans la rivière..(Barbusse)

Comme disait Jubert, mort à la guerre, « Quand les balivernes nous apparaissent trop fortes, tirées à des millions d’exemplaires, un mouvement d’humeur nous prend bien vite »

 

« Dire la vérité n’est pas de la sévérité, c’est un devoir. Et bien peu la disent. Com. Henches. Lettre du 26 avril 1916

 

Norton Cru : « Barbusse, Dorgelès, Remarque, ne se sont pas mis en frais d’observation et d’esprit critique. Ils ont accepté des mains des bellicistes et Rodomonts d’hier et de jadis la notion traditionnelle du combat ; ils n’y ont rien changé, ils ont dépeint les mêmes bagarres, les mêmes assassinats à l’arme blanche, boucherie héroïques devenues sous leur plume boucheries démentes et inhumaines. Ils n’ont rien ajouté pour remédier à la carence de la psychologie chez leurs modèles : leurs poilus ont des goûts d’apaches et s’adonnent au meurtre avec un brio imité des brutes héroïques de nos fastes militaires apocryphes. C’est la plus révoltante calomnie de ces braves gens, le soldat français et le soldat allemand. La belle œuvre que voilà, pour des pacifistes ! La belle vérité qu’ils nous révèlent ! Ils ne l’ont certes pas puisée dans leur expérience personnelle du combat. Littérateurs, doués du sens du public, avertis de l’attraction malsaine qu’exercent le geste tueur, le couteau sanglant, le cadavre mutilé, ils en ont joué hors de propos avec un art déformateur, et ont servi à la foule moutonnière ce qu’elle lit depuis des siècles, mais en le colorant à la mode du jour.

14:50 Publié dans guerre, histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | |

16/03/2011

Leclerc de Hauteclocque, états de service

Au pied du nid d'aigle d'Hitler, les combats ont cessé la veille. La guerre est finie. Le PC de Leclerc est installé à Bad Reichenhall. Des soldats américains, qui les avaient fait prisonniers, viennent déposer douze hommes, des Waffen SS, dans la rue où est installé l'état-major de la 2ème DB. Stupeur chez les Français : ces SS sont, eux aussi, français - issus de la Division Charlemagne ! Leclerc passe les voir quelques minutes et une altercation a lieu. Alors qu'il leur demande s'ils n'ont pas honte de porter l'uniforme allemand, l'un des prisonniers fait remarquer au libérateur de Paris qu'il porte bien, lui, l'uniforme américain. C'en est trop. Leur destin est scellé. Dans l'après-midi du 8 mai, (alors que tous les combats en Allemagne ont cessé officiellement), ils sont fusillés par la 4ème compagnie du Régiment de marche du Tchad (RMT), dans une clairière proche de Bad Reichenhall. Les corps sont abandonnés là et ne seront inhumés que trois jours plus tard par l'armée américaine.

plaque.jpg

13:44 Publié dans guerre, histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |