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27/10/2013

A la conquête d'une Europe entrée en résistance

Le règlement actuel du Parlement européen prévoit que pour former un groupe politique, il faut au moins 25 députés issus d'au moins sept pays.

Marine Le Pen, élue au Parlement européen depuis 2004, et qui conteste l'appellation d'extrême-droite que l'on prête à son parti, a demandé à ses deux co-eurodéputés FN, à savoir son père Jean-Marie Le Pen (élu depuis 1989) et Bruno Gollnish (élu depuis 1994), de renoncer à toute alliance avec leurs amis radicaux de l'hémicycle européen. Son objectif est de constituer son propre groupe parlementaire, a-t-elle annoncé ce mercredi d'une conférence de presse à Strasbourg.

Dans sa ligne de mire, figurent les ultranationalistes hongrois du parti Jobbik, le BNP, parti national britannique et le parti national démocratique bulgare. Ces trois formations radicales sont affiliées à l'Alliance européenne des mouvements nationaux (AEMN), un parti pan-européen présidé par Bruno Gollnisch et dont fait partie Jean-Marie Le Pen.

"J'ai demandé à Bruno Gollnisch et à Jean-Marie Le Pen de bien vouloir quitter l'AEMN pour que la cohérence du parcours du FN, de ses choix d'alliance, apparaissent parfaitement claires. C'est en train de se faire", a assuré Marine Le Pen. "La situation au FN est un peu schizophrénique", a reconnu Marine Le Pen. Mais il n'est pas question de s'allier avec des partis "extrémistes" pour former un nouveau groupe parlementaire. Le mouvement néo-nazi grec Aube Dorée sera persona non grata dans le groupe parlementaire du FN.

En revanche, MLP cherche à nouer des alliances avec des partis populistes jugés "crédibles" tels le Parti pour la liberté du populiste néerlandais Geert Wilders.
"L'embryon d'un groupe européen" est, selon MLP, déjà constitué par l'Alliance européenne pour la liberté (AEL), une fédération de partis souverainistes et populistes comprenant le FPÖ autrichien, le Vlaams Belang belge, ainsi que les Démocrates suédois que le FN a ralliés à son initiative. En revanche, les partis souverainistes du groupe Europe des libertés et de la démocratie, sont encore réticents à s'engager dans cette voie, notamment l'UKIP (Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni), fort de 13 députés au parlement européen et qui a le vent en poupe. "L'Ukip est déjà tellement victime de diabolisation qu'il a peur de subir la diabolisation d'autres partis", a dit MLP.

Au Royaume-Uni, l'UKIP espère provoquer un seisme aux europeennes

La création d'un important groupe populiste au Parlement européen pourrait bouleverser la donne dans une assemblée où la gauche et la droite se partagent le pouvoir, avec les libéraux et les écologistes comme force d'appoint.

15:11 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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