24.07.2009

Allégeance canonique au service du convenable

Aucun homme, un tant soit peu scrupuleux, ne saurait accuser réception sans un gage certain de sa propre réflexion.

Aucun homme de conscience ne saurait considérer l’expression d’un interdit comme un gage de moralité, sans y voir le dessein de nuire à la vérité pour d’occultes raisons plus proches de l’intérêt.

Pourtant,

Aucun homme, de source bien informée, ne peut donner asile à son oasis dans ce flot de littérature submergée.

Aucun homme sagement éclairé ne peut dire à quiconque ce qu’il sait sans voir son avenir obscurci.

Au contraire,

Pire que l’institution du mensonge est le zèle militant du citoyen ordinaire dans la peau d’un farouche kapo avide des horreurs qu’on lui sert, spectre vivant du faiseur de guerre au nom d’un sentiment de paix galvaudé, et qui, trés satisfait de sa personne, s'en va la fleur au fusil brandir une morale toute faite à l'encontre du français de souche par trop français, jusqu'aux dirigeants étrangers par trop indociles, jugés impropres à l'image dont ils sont eux-mêmes le triste reflet.

L’homme aura t'il un jour la volonté de renouer avec son  libre-arbitre à défaut de s'en adjuger un qui sied bien à tous les vaniteux qu'essaiment nos systèmes.

En lui siège le plus fatal exemple de l’allégeance canonique au service du convenable, toujours plus contraignant et orienté au bénéfice des profiteurs d'une vaste OPA que l'on maintient en vie à coups de milliards gaspillés. Les manoeuvres d'appareils assiègent la liberté de pensée du citoyen lambda, intimidé par le ton grave de ses ténors. Au nom d'un Front Républicain, on porte le fardeau de s'allier aux vils coquins en plein gang-bang, de s'allier à un système qui ne veut pas mourir, et qui ne se donne aucune limite dans l'abjection pour perdurer.

02.11.2007

L'émotion, don ou magie?

Le don est la résultante d’un certain développement de l’être, une manière d’appréhender l’inconnaissable et intransmissible efficience d’une plénitude atteinte, mais qui échappe encore et pour toujours à l’explication, à la connaissance telle que l’intellect la conçoit. Le don de clairvoyance par exemple est  une « optique » qui n’est pas que réflexive, mais bien davantage émotionnelle. Par l’émotion, on apprend plus que dans les livres dans la mesure où l’on ne se perd pas, dans la mesure où il n’y a pas d’erreur possible puisque ses manifestations ne sont pas affaire d’interprétations. Quand je dis « on apprend plus », je veux dire que l’approche intuitive est plus indispensable que ne l’est l’identification de celle-ci bien que la connaissance soit non seulement utile mais aussi nécessaire. L’émotion est un peu le fil d’Ariane de l’homme interpellé. Peut-être parce que celle-ci est d’une nature qui ne doit rien au modèle pensé qui s’impose et s’imprime dans les esprits interactifs évoluant dans une époque donnée!! Car, l’émotion prend racine bien au delà d’une réaction spontanée qui découlerait de l’activité pensée. Elle est en tout cas une voie qui permet le contact avec l’âme du monde et dont les dieux animent et gouvernent la trame. L’émotion est un pont qui vous amène sur la rive de votre choix, vers le monde qui vous enchante, et dont la nature est l’image réfléchie de votre beauté intérieure au cœur même des divines échappées. L’émotion. N’a t’elle pas en elle-même tous les attributs de la magie, lorsque développant ses dons au delà d’elle-même, elle est en phase avec l’âme de laquelle elle vient et vers laquelle elle va.

30.10.2007

Le monde des hommes

Aujourd'hui et pour toujours, méfie toi des hommes.

Marche droit et ne te renie jamais. Mais garde toi de tout dire qui ne soit tout sourire. Ne soit l'otage d'aucune âme vile. Gage sur la prudence et n'oublie pas de vivre au delà du regard des autres.

Si un jour le sacrifice te commande, par tous les dieux, face que ton âme soit la seule autorité dont tu tires le mot d'ordre. Rien ne doit te contraindre si ce n'est les contraintes matérielles de la vie courante.

C'est pour une raison de vivre que l'on sacrifie le meilleur de soi, non pour un devoir moral que la haute société pilote, et dont le copilote est un profiteur. La liberté est dans le coeur, l'indépendance dans l'esprit. Ceux qui l'ont en bouche ne sont que des serviteurs.