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30/09/2010

Eugène et Arbogast, ultime rempart du paganisme

8 novembre 392 : Théodose Ier impose une législation abolissant les cultes païens et interdisant tout comportement païen dans l'Empire. Il interdit toutes les manifestations religieuses païennes (écoles   philosophiques d’Athènes, Jeux olympiques, mystères d'Éleusis, etc.)

Dans la partie occidentale de l'empire, cette même année, Valentinien révoque Arbogas, général franc et païen, magister militum de l'empire romain d'occident, dernière chance de restauration du paganisme. Celui-ci refuse d’obéir et suicide l’empereur. Puis il élève à ce rang  Eugenius, magister scrinii de la cour impériale romaine d'occident, réputé pour ses connaissances et son aisance en rhétorique. Son ascension est soutenue par le préfet du prétoire d'Italie, Nicomachus Flavianius le vieux, et par la majorité des membres païens du sénat romain. Aprés sa nomination, Eugenius recrute plusieurs sénateurs païens importants qui occupent les postes clés de son gouvernement. Il soutient alors le mouvement en faveur du paganisme en garantissant sa reconnaissance officielle, et en restaurant certains de ses sanctuaires importants comme l'Autel de la Victoire ou le temple de Vénus et de Rome.

Théodose, ulcéré par cette résurgence du paganisme, décide d’envahir l’empire d’ Eugenius.

En mai 394, l’armée de Théodose se met en marche. La première offensive est repoussée. Mais alors qu’Arbogast envoie des détachements fermer les passages montagneux derrière Théodose sous le commandement du général Arbitio, celui-ci déserte et trahit. Revigorés par cette nouvelle, les hommes de Théodose attaquent une nouvelle fois. Les éléments sont de leur côté car les vents violents soufflent et soulèvent des nuages de poussière dans le visage des troupes d’ Eugenius, ce qui rend le combat beaucoup plus difficile. L’armée de Théodose voit dans les vents une intervention divine. Ballottées par les vents, les lignes d’Arbogast se rompent et Théodose remporte une victoire décisive.

Par la suite, Eugenius est capturé puis emmené devant l’Empereur. Il implore la clémence de Théodose qui reste impassible et ordonne de le faire décapiter.

Arbogast s’échappe après la défaite et tente de prendre la fuite dans les montagnes. Mais, après quelques jours de traque et estimant que toute fuite est impossible, Arbogast se suicide.

Cette bataille, bien que coûteuse, est une victoire totale pour Théodose, et une défaite définitive pour le paganisme et ses partisans. L’issue de cette bataille favorise l’adoption du christianisme dans la partie occidentale de l’empire.

 

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Eugenius

10:29 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

28/09/2010

Hommage à Porphyre de Tyr

« Nous établissons que soient livrées au feu toutes [les œuvres], aussi nombreuses qu'elles soient, que Porphyre, poussé par sa folie, a écrit contre le culte religieux des chrétiens, [et] quelle que soit la personne auprès de laquelle on les a trouvées. En effet, nous voulons qu'aucun des écrits qui peuvent provoquer la colère de Dieu et offenser les âmes ne viennent à l'oreille de quiconque.(...) »

"Amen"

27/09/2010

L'IVG

L’IVG est la pire des horreurs existantes. Une œuvre cruelle et injuste de la pire nature. Et à quoi bon en parler autour de soi. Tout un chacun se donne une posture empruntée, nuancée avec application. Car, l’IVG est montrée comme le symbole d’un progrès et d’une libération pour la femme émancipée. On nous en dira tant. Combien de couleuvres nous fera t’on encore avaler au nom de toutes les libérations qui causent tant de misères.
Je n’ai pas de mots. Je me refuse à en avoir. Il n’y a pas de mots. Juste un silence de mort. La complicité de chacun, de tous les instants, me fait dire qu’il n’y a pas de mots car, en effet, chacun voudrait y voir un débat. Or, je ne vois que la mort du petit être innocent. Je me refuse à débattre. L’établissement du crime et son cortège de complicités ne peuvent être associés à l’usage d’une liberté d’opinion alors que ce fléau a lieu sous nos yeux. Je me refuse à débattre mais j’ouvre grand les fenêtres de mon âme. Mon âme a tellement mal, désenchantée par ce monde affreux. Comment arrêter ce massacre quand un peuple se prend pour Dieu et joue aux apprentis sorciers, incapable de comprendre ou de ressentir au delà de son petit monde privatif, jaloux de son éden roi dont l’égo entretient l’illusion et réalise l’égoïsme.
Je vous demande pardon petits êtres de ne rien faire d’assez efficace pour vous garantir ce droit à la vie et vous éviter toutes ces souffrances. Mille pardons.